Farid Boudjellal

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Farid Boudjellal
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Boudjellal en 2007.

Naissance
Toulon, Var, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Autres activités
affichiste et illustrateur publicitaire
Formation
comptable
Distinctions
Médaille de la ville de Toulon, Prix Actualité 91, Prix Œcuménique au festival d'Angoulême en 1999
Famille

Farid Boudjellal, né le à Toulon, est un auteur de bande dessinée français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Issu de l'immigration algérienne et de l'exode arménien, il est atteint de la poliomyélite à l'âge de huit mois. Il grandit dans le sud de la France. La maladie, poliomyélite et asthme, l'empêche d’aller à l’école du cours moyen jusqu’à la classe de troisième. Titulaire d'un CAP d’employé de bureau et d'un baccalauréat G2, il poursuit par deux années à l’université : l’une en lettres, l’autre en sociologie. Son enfance est marquée par la guerre d'Algérie, mai 68 et la revue Kiwi à laquelle il rend plus tard hommage dans l'album Petit Polio où il fait apparaître entre autres, le héros Blek le Roc.

Entrée dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 1978, il publie des histoires courtes dans Circus et Charlie Mensuel. Son premier récit, L'Oud, paraît chez Futuropolis. À Paris, il s'installe dans un studio avec José Jover et Roland Monpierre. Il réalise en 1986 l’affiche du film Le Gone du Chaâba, adaptation au cinéma d'un ouvrage d'Azouz Begag. Il écrit de nombreux scénarios et dessine de nombreux albums consacrés au thème de l’immigration (Les Soirées d’Abdullah, Mémé d'Arménie), à la crise du logement en France (L’Oud), au racisme (Juifs-Arabes, Jambon-beur, Le Beurgeois) et au handicap (Petit Polio).

La consécration[modifier | modifier le code]

En 1998 paraît le premier tome de Petit Polio, série plus ou moins autobiographique où il reprend le personnage de Mahmoud déjà présent dans Ramadan : « Le personnage de Petit Polio est d’une certaine façon l'anti-Titeuf... Titeuf est un personnage immuable, tout comme Astérix ou Tintin, il ne bouge pas. À l’inverse, Petit Polio grandit. Dans le prochain album intitulé L'Année Ventoline, il part se faire soigner dans une clinique, que j'ai connue, spécialisée dans le traitement des maladies respiratoires[1]. »

La série des Petit Polio lui permet de toucher un très large public et, en 1999, de remporter le Prix Œcuménique au festival d'Angoulême. Au début des années 2000, il adopte un style graphique différent avec un trait semi-réaliste en introduisant la couleur directe à l'aquarelle sur ses planches de bande dessinée.

Son frère cadet, Mourad Boudjellal, est le créateur et l'ancien PDG des éditions Soleil Productions.

Récompense[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • L'Oud, Futuropolis
  1. L'Oud, 1983
  2. Le Gourbi, 1985
  3. Ramadan, 1988
  1. Petit Polio, première partie, 1998 (ISBN 2-87764-764-1)
  2. Petit Polio, seconde partie, 1999 (ISBN 2-87764-916-4)
  3. Mémé d'Arménie, 2002 (ISBN 2-84565-204-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mouloud Boukala, Charles Gardou, « Petits corps malade. Entretien avec Farid Boudjellal » Reliance, Eres, no 25, 2007, p. 115-124. http://www.cairn.info/revue-reliance-2007-3-page-115.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Farid Boudjellal (int. Christian Marmonnier, « Entretien avec Farid Boudjellal », dans Critix n°4, Bananas BD, automne 1997, p. 57-60.
  • Mouloud Boukala, « La mise en récit de soi par la bande dessinée : construction et stratégies identitaires dans Petit Polio de Farid Boudjellal ». Dans Uhl, M. Les récits visuels de soi. Paris : Presses de l’Université de Paris Ouest, 2015, p.159-178.