Camaret-sur-Aigues

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Camaret-sur-Aigues
Camaret-sur-Aigues
Place de l'Église.
Blason de Camaret-sur-Aigues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Intercommunalité Communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence
(siège)
Maire
Mandat
Philippe de Beauregard (RN)
2020-2026
Code postal 84850
Code commune 84029
Démographie
Gentilé Camaretois, Camaretoise
Population
municipale
4 542 hab. (2019 en diminution de 3,57 % par rapport à 2013)
Densité 259 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 51″ nord, 4° 52′ 28″ est
Altitude 72 m
Min. 56 m
Max. 97 m
Superficie 17,53 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Camaret-sur-Aigues
(ville-centre)
Aire d'attraction Orange
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vaison-la-Romaine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Camaret-sur-Aigues
Liens
Site web http://www.camaret.org

Camaret-sur-Aigues est une commune française, située dans le département du Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune, défini par le Code officiel géographique de l'INSEE, est Camaret-sur-Aigues.

Toutefois, il est parfois fait usage, sans aucun caractère officiel, de l'appellation « Camaret-sur-Aygues» ou simplement « Camaret ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Camaret-sur-Aigues est située à 6,5 kilomètres au nord-est de la ville d'Orange.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Les routes départementales 23, 93 et 975 arrivent au bourg alors que la route départementale 43 le contourne par l'ouest.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7.

Communes limitrophes de Camaret-sur-Aigues
Sérignan-du-Comtat Travaillan
Camaret-sur-Aigues Violès
Orange Jonquières

Relief[modifier | modifier le code]

La commune est relativement plate avec une différence de 41 mètres seulement entre le point le plus haut de la commune, à l'extrême est de celle-ci, et le point le plus bas, situé à l'ouest-sud-ouest du bourg, en bordure de commune, au niveau de la mayre de Raphaëlis.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol est principalement constitué d'alluvions quaternaires.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

L'Eygues, lieu de baignades.

L'Eygues passe au nord du bourg. Plusieurs canaux (canal de Carpentras et canal du moulin) et petits cours d'eau comme les mayres de Mourelette, de Raphaëlis, d'Ancione passent aussi sur la commune[2].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[3]. Depuis 2009, la ville d'Orange dispose d'une station météorologique en ville[4].

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : [5]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,4
1,3
44,4
 
 
 
11,3
2,6
57,5
 
 
 
14,4
4,4
61,1
 
 
 
17,8
7,2
58,9
 
 
 
22,1
10,8
72,4
 
 
 
26,1
14,4
43,6
 
 
 
29,6
17
27,8
 
 
 
28,8
16,3
56,3
 
 
 
25
13,8
67,6
 
 
 
19,7
9,7
97,4
 
 
 
13,3
4,9
57,7
 
 
 
9,5
1,9
48,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an, essentiellement du mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source : https://www.linternaute.com/ville/ville/climat/25721/orange.shtml

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Camaret-sur-Aigues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Camaret-sur-Aigues, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[9] et 5 265 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orange, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (66,1 %), zones agricoles hétérogènes (18,1 %), zones urbanisées (10,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,3 %), forêts (1,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la pls ancienne est de Camareto, attestée en 1137. Ce toponyme suggère un thème pré-celtique *kam-ar avec le sens de hauteur arrondie[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, des fouilles avaient découvert du numéraire, des urnes funéraires, des lampes à huile, des vases dits lacrymatoires et des miroirs d'argent poli. Une pierre tumulaire épigraphe intégrée dans la façade d'une maison avait été descellée et vendue. Elle portait l'inscription S. P. SEVERIUS SIBI ET SVIS VIVUS FECIT. Avaient aussi été répertoriés des vestiges d'un aqueduc qui fournissait Orange en eau de source[17].

Au cours du XXe siècle, des fouilles menées plus scientifiquement, ont permis de retrouver au quartier des Marelles un fragment d'autel épigraphe, et trois sépultures à tegulæ sur le site des Garriguettes[18].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Porte des remparts médiévaux.

Durant tout le bas Moyen Âge et jusqu'à la Révolution, Camaret dépendit de la baronnie de Sérignan. Elle avait d'abord appartenu à la principauté d'Orange puisque Raymond VII de Toulouse, comte de Provence, l'avait donné en fief, dès 1237, à Raymond des Baux. Ce fief fut donné comme dot à Tiburge d'Orange lors de son mariage avec Adhémar de Poitiers, comte de Valentinois. Celle-ci, en 1324, accorda l'élection de deux syndics pour représenter la communauté. Leurs successeurs, le , signèrent un prix fait pour que fussent édifiés de nouveaux remparts[17].

Le chevalier Guillaume Fabri fut coseigneur de Camaret-sur-Aigues jusqu'à ce qu'il fût condamné au chapitre des Lattes[19]. En 1346, ce fut l'ancien baile de Pélissanne (1345), Raymond Martini qui fut chargé de vendre ses biens. Vers 1346, Guillaume d'Orange fut seigneur de Camaret et de Sérignan. Noble et puissant, Jean de Baux, sire de Camaret et de Sérignan eut à son service comme juge ordinaire de ses deux terres, en 1369, un noble bachelier, originaire d'Orange, Bérenger Sadoyrani, juge d'Arles (1372) et de Sisteron (1387)[20].

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1495, le Conseil de Ville obtint de la baronnie l'autorisation que chaque habitant puisse cultiver une éminée de jardin exempte de dîme sur les fruits et les herbages[17].

Les guerres de religions sévirent pendant une décennie. Camaret ayant été pris par les religionnaires, le [18], le capitaine pontifical Fabrice Serbelloni vient mettre le siège. Après quatre jours de canonnade, ses troupes investirent le village et passèrent par le fil de l'épée 100 prisonniers. Une nouvelle attaque des calvinistes de Nyons eut lieu en 1573. Mais leur homme de main qui devait leur ouvrir les portes fut démasqué et ils se retirèrent. Il n'en fut pas de même deux ans plus tard. Le , les huguenots d'Orange forcèrent la place, mais durent rapidement se retirer face aux troupes envoyées par le cardinal d'Armagnac[21].

Ces attaques ont permis de savoir qu'en 1565, les remparts s'ouvraient par trois portes : la Grande Porte ou Portail Bérenguier, dite aussi des Ursulines ; la porte Jaubert ou Portalet ; la porte Carbonnel. Celles du Portail et de Carbonnel étaient précédées d'un pont levis. Les affrontements finis, deux autres portes furent ouvertes, celle de la Brèche et celle de la Tour[22].

Ce fut en 1599 que les deux syndics du village changèrent leur titre pour prendre celui de consul[17].

Révolution : les jugements de 1794[modifier | modifier le code]

De nombreux habitants de Camaret impliqués dans des actions contre-révolutionnaires ont été emprisonnés à Orange sur dénonciations d'autres habitants. Parmi eux, la plupart furent relâchés fautes de preuves, mais certains furent exécutés[23],[24],[25] :

  • Le 12 thermidor :
    • Joseph-Andéol Coste, ex-maire, juge de paix, président de la section fédéraliste, 42 ans (°26.04.1752 Camaret)
    • Nicolas Courbier, perruquier, fédéraliste, 35 ans (°1759 Avignon)
    • François Alphonse Martin Gaudibert, notaire, contre-révolutionnaire, réfugié à Camaret, 36 ans (°1758 Vacqueyras)
  • Le 13 thermidor :
    • Louis Biscarrat, capitaine de la garde nationale, avait fait arrêter l'ex-maire révolutionnaire, dénoncé par son voisin, 52 ans (°22.07.1742 Uchaux)
    • Jean-Antoine ou Joseph-Antoine Lambert, médecin, secrétaire de la section fédéraliste, 46 ans (°24.07.1748 Camaret)
    • Louis Grangeon, cultivateur, avait escorté l'ex-maire révolutionnaire arrêté, 23 ans (°17.01.1771 Camaret)
  • Le 14 thermidor :
    • Jean-Louis Raymond, cardeur de laine, contre-révolutionnaire, menaça les patriotes, 56 ans (°24.07.1737 Camaret)
    • Jean-Pierre Latour, assesseur de juge, notable et ex-maire, avait dénoncé plusieurs patriotes à la section fédéraliste, 52 ans (°01.01.1744 Camaret)
  • Le 15 thermidor :
    • Bernard Collet, religieux récollet, a refusé de prêter le serment constitutionnel, 66 ans (°04.08.1728 Camaret)
    • Etienne-Simon Teyssier, a prêché le fanatisme, 76 ans (°12.10.1718 Barbentane)
    • Joseph Fabre, notaire, secrétaire de la section fédéraliste, 42 ans (°13.10.1752 Violès)

Les habitants relâchés ou condamnés (sentence entre parenthèses) furent : Claude-Raymond Barbe, chanoine de 75 ans (détention à perpétuité) / André Biscarrat, négociant - métayer de 28 ans (1 an de prison) / Pierre Bonnadonne, cultivateur de 64 ans (2 mois de prison) / Jean-François Bouche, cultivateur de 43 ans / Pierre-Louis Collet, journalier de 30 ans / Joseph Collet, cultivateur de 44 ans / Joseph Collet, journalier cultivateur de 30 ans (6 mois de prison) / Jeanne-Marie Coste, ursuline de 43 ans / Jean-Louis Dianoux, fabricant d'étoffes - tisseur en filoselle de 37 ans (1 an de prison) / Paul Dianoux cordonnier / Jean-Pierre Favier, cultivateur - cardeur de laine de 60 ans / Louis-Michel Gabellon, journalier de 32 ans (détention à perpétuite) / M. de Georges de Guillaumont, capiscol de 84 ans / Grégoire Germain, salpêtrier de 24 ans (2 mois de prison) / André Gleyze, journalier de 40 ans (détention à perpétuité) / Frédéric-Joseph Goudareau, 17 ans (1 an de prison) / Joseph Goudareau, chirurgien de 60 ans (détention à perpétuité) / Antoine d'Hugues, notaire de 48 ans / Pierre Imperaire, cultivateur de 58 ans / Pons Imperaire, fabricant d'étoffes de 58 ans / Joseph-Philippe Jonc, salpêtrier de 40 ans (1 an de prison) et sa femme de 38 ans (incarcérée) / Louis Lagier, géomètre de 64 ans (incarcéré) / Noël Lagier, ménager de 62 ans / Simon Lambert, cultivateur de 38 ans / Jean-Pierre Latour, sans profession 54 ans / Jean-François Latour, cultivateur de 47 ans / Joseph-Charles Latour, cultivateur de 32 ans / Rose Latour (femme de Noël Lagier), ménagère de 52 ans / Esprit Marie, cultivateur de 58 ans / Jean Marie, journalier de 27 ans / Balthazard Mourier, aubergiste de 35 ans / Jean-François Muret, blanchisseur de 30 ans / Jean-Joseph Perrand, notaire de 62 ans / Joseph-François Perrand, chirurgien de 60 ans (incarcéré) / Jean-François Plantevin, journalier de 38 ans (2 mois de prison) / André Raymond, fermier de 45 ans / Étienne Raymond, cultivateur de 52 ans / Joseph Reymond, cultivateur de 50 ans et sa femme Françoise / André Revol, fabricant d'étoffes de 37 ans / Élisabeth Rey, journalière de 50 ans (détention à perpétuité) / Michel Roure, cultivateur de 55 ans.[réf. nécessaire]

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Dans le milieu du XIXe siècle, le village, grâce à l'irrigation, avait diversifié son agriculture avec maraîchage, huile d'olive, mûriers pour l'élevage des vers à soie et safran. Toute une petite et moyenne industrie, liée à la force motrice de l'eau, s'était développée : blanchisserie, moulins à farine, fabrique de chapeaux et moulinage de la soie[17].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1907 à 1952, la ville possède une gare sur la Ligne d'Orange à Buis-les-Baronnies. La gare est reconvertie en centre de loisir municipal "La gare aux enfants"[26].

Camaret, grâce à l'implantation, de la coopérative agricole « Le cabanon » s'est acquis la réputation de capitale nationale de la tomate de conserve[27]. Au début de 1967, Buitoni y ouvre une usine devant fournir à la marque du concentré de tomate[28]. Cette usine, la seule de la marque Buitoni en France, est vendue par Nestlé à Raynal et Roquelaure en 2002[29].

Le , le maire Philippe de Beauregard et le père Pascal Mamba consacrent la commune au Sacré-Cœur. Le maire s'engage par ailleurs « à prendre des décisions conformes à l’enseignement de l’Église »[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.

Avant 1789, ce sont 2 syndics puis consuls élus par les chefs de famille (ou les membres du conseil suivant l'époque) qui géraient la ville : administration, budget, gestion des catastrophes (inondations, réparation des murailles, incendie, peste...). Ce mode d'élection démocratique est assez proche de ce qui se fera post-Révolution.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Roger Devine[31]    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2008 Paul Durieu[32] RPR puis UMP Viticulteur
Conseiller général du canton d'Orange-Ouest (1994 → 2002)
2008 2014 Marlène Thibaud[32] PS Salariée du secteur médical
2014 En cours Philippe de Beauregard FN puis RN Juriste
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (2017 → )
Vice-président de la CC Aygues Ouvèze en Provence
Suppléant de la Députée Marie-France Lorho

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[33].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence. Celle-ci a été créée le .

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Camaret-sur-Aigues en 2009[34]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,73 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,44 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 57,11 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 17,85 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[35]).

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[36] :

  • total des produits de fonctionnement : 5 541 000 , soit 1 155  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 5 003 000 , soit 1 043  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 787 000 , soit 372  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 948 000 , soit 406  par habitant.
  • endettement : 1 939 000 , soit 404  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 8,30 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 20,80 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 57,11 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 079 [37].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[39].

En 2019, la commune comptait 4 542 habitants[Note 3], en diminution de 3,57 % par rapport à 2013 (Vaucluse : +2,09 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0202 0352 1212 2282 2162 2882 2892 4302 553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6252 5952 4982 4012 2782 0531 9651 8901 738
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6331 7001 7851 5231 5441 5621 5161 5001 581
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 7941 9552 2552 4683 1213 5534 2074 5964 556
2019 - - - - - - - -
4 542--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du terroir de Camaret et Sérignan-du-Comtat.

Au cours du XIXe siècle, face à un Plan de Dieu « plaine presque inculte », les autorités et les élus pensèrent utile et judicieux d'envisager son irrigation sans considérer qu'il y avait là un terroir viticole de première importance[17]. Aujourd'hui, le vignoble de la commune produit des vins Côtes-du-rhône villages classés en plan-de-dieu (AOC), au même titre que Jonquières, Travaillan et Violès. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays de la Principauté d'Orange.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entreprise agro-alimentaire Conserves de Provence, premier opérateur français de production de tomate transformée, a été racheté en 2004 par le groupe chinois Xinjiang Chalkis Co.Ltd qui s'est porté acquéreur de 55 % des parts[42], le reste appartenant à la SA Le Cabanon, ancienne coopérative agricole, pour 7 millions d'euros[43], en 2004[44] qui est propriétaire de l'usine de Camaret[43]. Depuis, la majorité des tomates qui passent par l'usine sont importées de Chine[43],[45]. L'accord de vente stipulait que la production chinoise représenterait les deux tiers de l'activité des Conserves de Provence dans un premier temps, avant d'augmenter progressivement tout en garantissant pendant 10 ans l'écoulement de la production des agriculteurs français de la coopérative[44].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup d'autres communes viticoles de Vaucluse, l'œnotourisme est présent dans l'économie locale. Ce n'est cependant pas la seule forme de tourisme, en particulier grâce à sa proximité d'Orange et de ses monuments et festival, mais aussi du mont Ventoux, d'Avignon, etc.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Quatre écoles primaires :

- trois publiques : La Souleïado (maternelle), Frédéric-Mistral (CP, CE1, CE2), Les Amandiers[46] (CE2, CM1, CM2) ;

- une privée : Saint-Andéol.

Ensuite les élèves vont au collège Arausio à Orange[47] puis vers le lycée polyvalent régional de l'Arc, toujours à Orange[48].

Sports[modifier | modifier le code]

L'on trouve plusieurs clubs à vocation sportive (football, motoball, volley-ball, handball, basket-ball, twirling bâton) sur la commune.

Plusieurs stades, tennis, etc.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une pharmacie, ainsi que de médecins, dentistes, infirmiers et kinésithérapeutes. Il n'y a, par contre, pas d'hôpital, le plus proche étant sur Orange.

Intérieur de l'église paroissiale de Camaret.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Camaret fait partie du diocèse d'Avignon, doyenné d'Orange Bollène[49]. Placée sous le vocable de Saint-Andéol, elle date du début du XVe siècle et a été totalement restaurée en 1780 [22].

Dans l'édifice religieux précédent, se trouvait une vierge noire. Lors d'une visite épiscopale de l'évêque d'Orange, François Roussel de Tilly, en 1780, elle horrifia le prélat qui fut choqué par son indécence. Il avait constaté que la Vierge ne tenait pas son fils dans ses bras, mais sur son giron. Il ordonna que cette statue romane fut brûlée et que ces cendres fussent enterrées dans le cimetière[22].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés, la gestion de l'assainissement collectif, la lutte contre les nuisances sonores, le contrôle de la qualité de l'air et la protection et mise en valeur de l'environnement font partie des compétences de la Communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Camaret-sur-Aigues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or à l'ormeau arraché de sinople, chargé de trois oranges de gueules ordonnées 2 et 1, au chef du même chargé de la lettre C capitale du champ.[54],[55]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. L'eau dans la commune
  3. La climatologie de Vaucluse
  4. Station météo d'Orange
  5. Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Camaret-sur-Aigues », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Orange », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1725.
  17. a b c d e et f Jules Courtet, op. cit., p. 114.
  18. a et b Robert Bailly, op. cit., p. 124.
  19. AD du 13, série B1593f131v.
  20. Chiffoleau, Les justices, p. 289
  21. Jules Courtet, op. cit., p. 115.
  22. a b et c Robert Bailly, op. cit., p. 125.
  23. 8 L 80 - Archives départementales du Vaucluse (dossiers de plusieurs personnes arrêtées à Camaret et jugées par le tribunal révolutionnaire d'Orange en l'an II)
  24. Histoire de la révolution avignonaise, Réné, (lire en ligne).
  25. Constant Latour, Camaret en Comtat, ses origines, ses institutions et sa vie municipale, d'après les archives de la mairie, (lire en ligne).
  26. Ville de Camaret, « L'accueil des 0/6 ans », sur camaret.org (consulté le ).
  27. Patrick Saletta (sous la direction de), Haute Provence et Vaucluse - Les Carnets du Patrimoine, Les Guides Masson, Paris, 2000, p. 207.
  28. L'Express no 798 du 3-9 octobre 1966, p. 61.
  29. Laurent Flallo, Michel Ktitareff, Nestlé va céder une usine Buitoni à Raynal et Roquelaure, Les Echos du 13 septembre 2002
  30. Un maire du Vaucluse consacre sa ville au Sacré-Cœur
  31. Hommage à Roger Devine, Camaret Magazine n° 10, p. 14, octobre 2012
  32. a et b ledauphine.com - Camaret-sur-Aygues : Marlène Thibaud détrône Paul Durieu
  33. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Camaret-sur-Aigues, consultée le 26 octobre 2017
  34. « Impôts locaux à Camaret-sur-Aigues », taxes.com.
  35. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  36. Les comptes de la commune
  37. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  42. Les tomates de Provence passées au chinois, Commerce international, 2 juillet 2004
  43. a b et c La Tomate globale, CQFD n° 25, 15 juillet 2005
  44. a et b Pierre Haski, Les Chinois croquent la tomate transformée française, Libération, 12 avril 2004
  45. 86 : Chalkis ou la mondialisation expliquée aux enfants. Comédie géographique en quatre actes, Café-géo, « Les lettres de Cassandre », par Pierre Gentelle, 15 décembre 2008
  46. Site de l'école Les Amandiers de Camaret
  47. « Carte scolaire du Vaucluse », Conseil Général de Vaucluse.
  48. « Site du lycée de l'Arc », Académie Aix-Marseille, .
  49. Diocèses en Vaucluse
  50. L'Eglise Saint-Andéol
  51. Orgue de tribune
  52. « Porte de ville », notice no PA00081991, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 ; 1939-1945 Indochine (46-54) AFN-Algérie (54-62)
  54. Armorial des communes du Vaucluse
  55. Aygues Ouvèze en Provence : Camaret-sur-Aigues, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé, (1re éd. 1857), 400 p. (lire en ligne)
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)
  • Constant Latour, Camaret en Comtat. Ses origines, ses institutions et sa vie municipale d'après les archives de la Mairie, Villedieu-Vaison, Macabet-Jacomet, 1914, 424 p. Lire en ligne
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Vᵉ siècle à la fin du XVᵉ siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 158 p. (ISBN 2-906700-09-6)
    Camaret-sur-Aigues, p. 444, et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]