Mouvance identitaire

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Le lambda, symbole de la mouvance identitaire.

La mouvance identitaire désigne un mouvement politique social, une école de pensée ou un courant politique de l'extrême droite européenne apparu à la fin du XXe siècle en France et dérivant de la Nouvelle Droite. Elle met l'accent sur la défense des européens de "race blanche" avec une vision ethnique de la politique.

Le fer de lance de cette mouvance est le mouvement Génération identitaire, aile jeunesse des Identitaires, qui a l'intention de répandre ses idées à travers toute l'Europe.

Définition[modifier | modifier le code]

En France, Guillaume Faye en est l'un des principaux théoriciens. La mouvance identitaire comprend des groupes régionalistes, des groupes nationaux regroupés sous le terme générique "les Identitaires", des associations culturelles (Terre et Peuple, Polémia). On peut également citer le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE).

Guillaume Luyt[1], militant identitaire, fait la distinction avec le nationalisme traditionnel :

« Au nationalisme, idéologie de la nation, nous préférons le patriotisme, attachement charnel à notre terre. Un patriotisme que nous osons affirmer triple : régional (patrie charnelle), français (patrie historique), européen (patrie civilisationnelle). »[2].

Idéologiquement, cette mouvance met l'accent sur la défense des indigènes européens blancs. Certains se déclarent racialistes [3] ou ethno-différencialistes[4]. Selon la Commission nationale consultative des droits de l'homme, la mouvance identitaire est un courant politique antisémite[5].

Le courant solidariste d'extrême droite, mené en France par Serge Ayoub, rejette le terme « identitaire » [6].

France[modifier | modifier le code]

En France, la mouvance est composée de différents groupes politiques, soit régionalistes (Alsace d'abord, Nissa Rebela, la Ligue du Sud, Ligue du Midi), soit nationaux (Les Identitaires, nom générique sous lequel on regroupe Les Identitaires, Génération identitaire et d’autres associations comme Réseau identité). Dans la même perspective, on peut mentionner aussi l'association culturelle Terre et Peuple, dirigée par Pierre Vial, la Fondation Polémia, dirigée par Jean-Yves Le Gallou, le magazine Réfléchir et agir, et de nombreux blogs.

Une autre organisation, la Maison de l'identité, créée en 2002 par Gilles Soulas et d'anciens membres du Mouvement national républicain, a, quant à elle, cessé toute activité.

L'agence de presse fr.novopress.info peut également être intégrée dans ce courant, puisqu'elle a été initiée par Les Identitaires. Elle dispose de nombreux relais dans les régions dites « à forte identité ».

Également, le GRECE se présente aujourd'hui comme « la seule société de pensée de la mouvance identitaire ». Alain de Benoist, le principal chef de file du GRECE, a en effet déclaré à propos de la notion d'identité :

« Le mauvais usage qu'on peut en faire discrédite cet usage sans discréditer du même coup la notion, mais la notion elle-même ne saurait faire perdre de vue les mauvais usages qu'on peut en faire. L'identitarisme peut aboutir au meilleur comme au pire, inspirer la xénophobie la plus agressive ou le service du bien commun le plus désintéressé. Il faut défendre l'identité de façon positive et ouverte »[7].

Certains des fondateurs du GRECE aujourd'hui impliqués dans divers projets de la mouvance identitaire, comme Pierre Vial, Guillaume Faye et Jean-Yves Le Gallou, ont quitté le groupement dans les années 1980 et 1990 en raison de désaccords avec ses orientations. Ils ont renforcé ainsi la dispersion et le développement de la mouvance identitaire au sens large.

La librairie Libre-Diffusion s'inscrit dans la mouvance identitaire, en accueillant des ex-théoriciens de la Nouvelle droite comme Guillaume Faye et Pierre Vial, ainsi que des hommes politiques comme Jacques Bompard, pour débattre sur des thématiques identitaires (l'écrivain Henri Vincenot, entre autres).

Stéphane François indique en 2017 qu'il est « difficile d’évaluer précisément ce que représente cette mouvance, ses contours sont changeants. Elle est estimée à environ, au grand maximum, 1 500 à 2 000 personnes, toutes tendances confondues »[8].

Europe[modifier | modifier le code]

Identitaire allemand à une manifestation de PEGIDA, le 5 janvier 2015.

Aujourd'hui on trouve, ailleurs en Europe, des groupes qui se proclament également « identitaires », tels que l'Identitäre Bewegung (de) en Allemagne[9], partiellement reliée à PEGIDA[10], et en Autriche[11], qui se réclame de la mouvance identitaire, ou Nordiska Förbundet (sv) (Alliance Nordique) en Scandinavie[12], Causa Identitária au Portugal[13], l’Union Nationaliste & Identitaire Suisse (UNIS)[14], Génération Identitaires Flandre et Mouvement Nation en Belgique[15]. En Italie, on peut ajouter également le centre sociale d'inspiration CasaPound.

Actions[modifier | modifier le code]

L'association Terre et Peuple et Les Identitaires, en réponse à la création du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) (lui-même créé à l'imitation du Conseil représentatif des institutions juives de France, CRIF), ont créé le Conseil représentatif des associations blanches qui « entend lutter contre les tensions raciales, dans une optique républicaine, en agissant à la manière classique d'un groupe de pression »[réf. nécessaire].

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Mouvance identitaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cercle de Précy, conférence animée par Guillaume Luyt et en présence de Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire. bloc-identitaire.com. Du 6 mars 2011
  2. Oui nous ne sommes pas (plus) nationalistes. blog-identitaire.com. 3 avril 2006
  3. Alexandre VICK : Les identitaires se réorganisent pour la survie de la « race blanche ». resistannces.be. du 28 février 2013
  4. Réflexions sur le mouvement “Identitaire”, analyse de Stéphane François, Du 3 mars 2009
  5. «Les identitaires instrumentalisent en effet la cause palestinienne afin de développer leurs thèses antisémites», Commission nationale consultative des droits de l'homme: Rapport d'activité 2004, La documentation française, 2005, p. 248-249
  6. Simon HARYS : Solidaristes contre identitaires. resistances.be. 18 octobre 2011
  7. Robert de Herte (pseudonyme d'Alain de Benoist), « Liberté, égalité, identité », dans Éléments, no 113, été 2004.
  8. « Mouvance identitaire et Front National, "la porosité est réelle" », sur Sud Ouest.fr, (consulté le 26 février 2017).
  9. Page principale du Identitäre Bewegung Deutschland. identitaere-bewegung.de, Accès le 12 août 2016 (allemand)
  10. Page principal de Pegida. pegidaoffiziell.wordpress.com. Accès le 13 août 2016
  11. Unsere Forderungen. iboesterreich.at. Accès le 17 août 2016 (allemand)
  12. Page principal de Niordiska Förbundet. nfls.nu. Accès le 17 août 2016 (anglais)
  13. Page Facebook Causa Identitária. facebook.com. Accès le 13 août 2016
  14. L'unification des militants Romands. unisrom.wordpress.com. Accès le 14 août 2016
  15. GÉNÉRATION IDENTITAIRE FLANDRE – ARTOIS. generation-identitaire.com. Accès le 14 août 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]