Le Choc du mois

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Le Choc du mois
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Mensuel
Genre Politique
Diffusion 25 000 ex. (2007)
Date de fondation 1987
Ville d’édition Paris

Propriétaire SACEMM
Directeur de publication Jean-Marie Molitor
Rédacteur en chef François Bousquet
ISSN 0986-9727
Site web Le Choc du mois

Le Choc du mois est un mensuel politique français d'extrême droite diffusé à partir de décembre 1987 jusqu'en 1993, date à laquelle il a cessé de paraître à la suite des conséquences d'une condamnation pour négationnisme. Le journal a été fondé par François Brigneau, Marc Dem et Bruno Larebière. Ce n'est qu'en 2006 qu'il reparaîtra dans une nouvelle série et sur une ligne éditoriale élargie. Le Choc du mois se définit aujourd'hui comme « le magazine de toutes les droites ». Bruno Larebière en a été le nouveau rédacteur en chef, remplacé en 2009 par François Bousquet.

Historique[modifier | modifier le code]

La revue, après cinq années de parution et soixante-sept numéros, s'interrompt en 1993 (no de juillet/août). Dès 1990, les ventes avaient diminué sensiblement. Les condamnations judiciaires ont achevé de creuser le déficit. En avril 1991, la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné Patrice Boizeau, directeur de la publication du mensuel, à 30 000 francs d'amende et à verser 20 000 francs à chacune des onze associations d'anciens déportés qui s'étaient constituées partie civile. Le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans quatre quotidiens, à raison de 15 000 francs par publication[1]. Le Choc du mois avait en effet publié un entretien accordé par Robert Faurisson, et celui-ci déclarait : « Le mythe des chambres à gaz est une gredinerie », et « J'ai d'excellentes raisons de ne pas croire à cette politique d'extermination des juifs, ou à la magique chambre à gaz, et on ne me promènera pas en camion à gaz. »

Les locaux du journal avaient été endommagés par un attentat à la bombe le dont l'explosion avait manqué de tuer le journaliste Éric Letty[réf. nécessaire].

Nouvelle série[modifier | modifier le code]

Le magazine est réapparu dans les kiosques le 27 avril 2006 sous la direction de Jean-Marie Molitor — également à la tête de Minute —, Bruno Larebière en étant à nouveau le rédacteur en chef. La nouvelle série se démarque de la première série, tant par les polémiques que Le Choc du mois première manière a pu susciter que par le ton, en privilégiant les dossiers grand format et les grands entretiens avec des personnalités du monde politique, médiatique, culturel et universitaire, tout en affichant une ligne éditoriale volontiers anti-conformiste qui l'apparente au courant de l'anarchisme de droite[réf. nécessaire]. Il est qualifié de journal d'extrême droite par L'Express[2], Libération[3].

Le numéro 3 de la nouvelle série comprend des entretiens avec les journalistes Sylvain Attal et Dominique Jamet, le numéro 5 des entretiens avec Brigitte Bardot, l'écrivain gaulliste Denis Tillinac et l'archevêque de Bagdad. En janvier 2007, c'est au tour de l'ancien Premier ministre socialiste Édith Cresson de donner une interview au Choc du mois. Dans le numéro 16 d'octobre 2007, c'est Frédéric Taddeï qui répond aux questions des journalistes du Choc du mois. Dans le numéro 27 de novembre 2008 et le numéro 38 du juillet 2010, le journaliste et polémiste Éric Zemmour. Dans le numéro 33 de septembre 2009, c'est Éric Naulleau. Ces grands entretiens apparaissent dans chaque numéro : du prix Nobel d'économie Maurice Allais au prix Nobel de la paix, Jean Jouzel, du magistrat Philippe Bilger au chanteur Renaud, du criminologue Xavier Raufer[4] au sinologue Jean-Luc Domenach[5], du professeur et cancérologue Dominique Belpomme[6] à l'économiste Hervé Juvin[7], etc.

Depuis l'été 2009, François Bousquet a remplacé Bruno Larebière à la tête de la rédaction.

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]