Martial Bild

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Martial Bild
Illustration.
Fonctions
Conseiller municipal de Rosny-sous-Bois

(11 ans, 11 mois et 27 jours)
Conseiller régional d'Île-de-France

(17 ans, 11 mois et 26 jours)
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Paris 17e
Nationalité Française
Parti politique Parti des forces nouvelles (1978-1980)
Front national (1980-2008)
Parti de la France (depuis 2009)
Profession Permanent politique
Journaliste

Martial Bild, né le dans le 17e arrondissement de Paris, est un journaliste français.

Cadre du Front national de 1980 à 2008, il cofonde le Parti de la France en 2009 et TV Libertés en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

D'origine sarroise, il naît à Paris[1] de parents commerçants[2].

Issu d'un milieu modeste, il a quinze ans lorsque son père, militant nationaliste, meurt[1]. Il est scout dans la troupe de la paroisse Saint-Charles-de-Monceau, et fait ses classes à l'école Legendre[2] et au lycée Carnot[n 1]. Il étudie à la faculté de Tolbiac, où il a pour modèle Jacques Bainville[2], « fait le coup de poing »[3] et rencontre Carl Lang[1], puis poursuit à l'Institut catholique de Paris (La Catho)[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié en 1990, il a trois enfants[1] et possède une résidence à La Baule-Escoublac[5]. Il est catholique[6].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Après une licence d'histoire, il s'engage en 1978, à l'âge de seize ans[7], au Front de la jeunesse (FJ), organe du Parti des forces nouvelles (PFN)[8].

Deux ans plus tard, en , il adhère au Front national, où il rencontre André Dufraisse[1] et devient le responsable FNJ du 17e arrondissement de Paris en 1982.

Déclaré inapte au service militaire, il décide de s'engager plus avant[2]. À l'instigation de Michel Collinot, il devient l'un des premiers permanents du FN[1].

En 1983, il est présent sur la liste conduite par Jean-Marie Le Pen dans le 20e arrondissement de Paris lors des élections municipales ; il anime alors une éphémère Radio Le Pen[1]. En 1985, il est élu comité central du FN et lance, après la lecture d'un article paru dans Présent[1] et en réaction au slogan de SOS Racisme, la campagne du FNJ « Touche pas à mon peuple ! »[9] ; en 1986, il entre au bureau politique et est nommé directeur national du FNJ[n 2].

En 1987, il cofonde, à Athènes et avec Yves Dupont, Jean-Pierre Gendron et Carl Lang, le Mouvement de la jeunesse d'Europe, regroupant des mouvements nationalistes[10], et en devient le trésorier[11].

En 1989, il est élu conseiller municipal de Rosny-sous-Bois. Réélu en 1995, il conserve son mandat jusqu'en 2000[1], date à laquelle il est nommé secrétaire départemental du FN de Paris[2].

En 1990, il obtient le 10e meilleur score lors de l'élection pour le comité central du FN[12].

En 1992, il devient conseiller régional d'Île-de-France, élu dans le département de la Seine-Saint-Denis[1],[13],[1]. Dans le cadre de ce mandat, il est administrateur du comité régional du tourisme d'Île-de-France, membre des commissions permanente et « Démocratie régionale » du conseil et vice-président du groupe FN. Il est réélu en 1998, puis en 2004, sur une liste parisienne[1].

Lors des élections législatives de 1993, il affronte Jean-Luc Bennahmias et Robert Pandraud dans la 8e circonscription de la Seine-Saint-Denis ; recueillant 25 % des suffrages au premier tour, il est battu au second[1]. Dans le même temps, il est, avec Roger Holeindre et Franck Timmermans, l'un des responsables de la fédération départementale du FN de la Seine-Saint-Denis[7].

En 1996, il ouvre front-nat.com, premier site internet d'un parti politique français[14]. En 1997, Roland Gaucher, tout en soulignant sa valeur personnelle, critique son inclination « servile » envers Jean-Marie Le Pen[15].

À partir de cette année[2], il est adjoint de Bruno Gollnisch au secrétariat général puis à la délégation générale du Front national (et directeur de la communication du FN jusqu'en 1999). La même année, il est à nouveau candidat aux élections législatives face à Jean-Luc Bennahmias et Robert Pandraud dans la 8e circonscription de la Seine-Saint-Denis (13,83 % au second tour). En , il est chargé de la famille dans le contre-gouvernement du FN supervisé par Jean-Claude Martinez[16].

Après la scission de 1998[2], il occupe aussi la responsabilité de directeur de rédaction de FDA — Français d'abord[17], le mensuel officiel du FN qui disparaîtra en mars 2008, puis devient, en 2000, secrétaire départemental du FN de Paris[n 3]. Enfin, il assure, avec l'aide de Yann Maréchal, la « présentation des meetings, des congrès ou des manifestations du FN »[7].

En 2003, il recueille le 4e meilleur score lors de l'élection au comité central du FN, derrière Bruno Gollnisch, Carl Lang et Roger Holeindre[12].

Lors de l'élection présidentielle de 2007, il prend notamment la parole lors du meeting de Jean-Marie Le Pen à Paris[18]. Aux élections municipales de 2001, il est à la tête de la liste « Un Paris d'espoir » dans le XVIIIe arrondissement de Paris[19],[20].

À partir de janvier 2007[21],[22], il est l'un des animateurs, avec Gérard Marin, Bernard Antony et Emmanuel Ratier, du Libre journal de la résistance française sur Radio Courtoisie un mercredi soir par mois. Assisté notamment d'Éric Domard et Georges-Henri Moreau[7], il conclut traditionnellement son émission par une séquence intitulée « Coups de cœurs, coups de colère »[23].

Il est à la tête de la liste Front national — intitulée « Pôle tricolore » — aux élections municipales de 2008 à Paris, avec pour slogan « Moins de paillettes, plus de pépettes ». Il recueille 3,50 % des suffrages exprimés.

En novembre 2008, il démissionne de ses responsabilités au sein du Front national, mettant en cause l'« impossibilité d’infléchir, ne serait-ce que d’un iota, la ligne autiste imposée par Louis Aliot et Marine Le Pen »[24]. L'historienne Valérie Igounet présente son départ, groupé à ceux de Martine Lehideux, Michel Bayvet, Fernand Le Rachinel, Myriam et Christian Baeckeroot et Michel de Rostolan, comme « la troisième scission du FN », qui prépare l'avènement de Marine Le Pen à la tête du FN[25]. Il cofonde ensuite, en 2009 et avec Carl Lang, le Parti de la France (PDF), parti concurrent du Front national[26],[27], dont il intègre le bureau politique[28]. Il ne fait plus partie de son organigramme aujourd'hui[29].

En 2014, il devient le directeur de la rédaction de la chaîne de télévision par internet TV Libertés, à laquelle participent également des personnalités et d'autres anciens cadres du FN comme Jean-Yves Le Gallou, ainsi que plusieurs animateurs de Radio Courtoisie.

En , le Libre journal qu'il animait sur Radio Courtoisie est supprimé par Henry de Lesquen[30]. Dans un communiqué envoyé au journal Présent, ce dernier estime que Bild avait « démissionné de facto en n'assurant pas son libre journal »[31].

Positions[modifier | modifier le code]

Appartenant à la tendance nationale-catholique[32] de l'extrême droite française, il qualifie la nation de « fondamentale et naturelle »[33]. Il tient l'égalité pour une « notion dévoyée […] à l'origine d'idéologies qui méprisent la démocratie et sont la source de la misère et de la Terreur[34] ».

Il est un proche de Bruno Gollnisch[35],[36],[37], qu'il considère comme « un des hommes les plus brillants de sa génération »[38].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Où il obtient un baccalauréat série D.
  2. Il le reste jusqu'en 1992.
  3. En remplacement de Martine Lehideux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Martial Bild », sur radio-courtoisie.over-blog.com,
  2. a, b, c, d, e, f et g [1]
  3. https://books.google.fr/books?id=kZXhAAAAMAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CB4Q6AEwADgUahUKEwjupvj3r9bIAhVCyRoKHV8MA6A
  4. https://books.google.fr/books?id=vO5nAAAAMAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CFAQ6AEwCTgeahUKEwj2g7GCudbIAhWB2xoKHbqcBEg
  5. http://www.kernews.com/martial-bild-la-baule-a-maintenant-besoin-dun-regard-un-peu-plus-neuf-qui-la-projette-vers-les-grands-defis/2231/
  6. « Bistro Libertés s2e11 – Avec Carl Lang, président du Parti de la France. », TV Libertés
  7. a, b, c et d [2]
  8. Guy Birenbaum, Le Front national en politique, Balland, 1992, p. 222.
  9. Gattegno et Roland-Lévy 2009
  10. « Ces jeunes fachos qui, peut-être, nous gouverneront... », REFLEXes,
  11. https://books.google.fr/books?id=bjuwAAAAIAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CEYQ6AEwBzgUahUKEwjupvj3r9bIAhVCyRoKHV8MA6A
  12. a et b Laurent de Boissieu, « Chronologie du Front national », sur france-politique.fr (consulté le 7 juin 2016).
  13. Dreyfus 2008
  14. « Sur la toile, qui va régner ? », REFLEXes, 29 novembre 2004
  15. https://books.google.fr/books?id=fnoOAQAAMAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CEsQ6AEwCDgUahUKEwjupvj3r9bIAhVCyRoKHV8MA6A
  16. « Jean-Marie Le Pen réunit son « pré-gouvernement », sur lemonde.fr, .
  17. https://books.google.fr/books?id=LwMqAQAAIAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CCsQ6AEwAzgoahUKEwiBj5v5udbIAhVDWRoKHeYWAmo
  18. http://www1.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51050.asp
  19. http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20001122.OBS9444/les-20-tetes-du-fn-pour-paris.html
  20. http://www.leparisien.fr/paris/le-fn-cherche-des-hommes-23-11-2000-2001779287.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F
  21. https://books.google.fr/books?id=9YMiAQAAIAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CDwQ6AEwBTgUahUKEwjupvj3r9bIAhVCyRoKHV8MA6A
  22. https://books.google.fr/books?id=SigkAQAAIAAJ&q=%22Martial+Bild%22&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CC8Q6AEwAmoVChMIheDZnJ7WyAIVBbUaCh2Rfgli
  23. [3]
  24. Pierre Picace, « Martial Bild : « J'étais devenu une voix discordante, dissonante, dissidente. » », sur national-hebdo.net, (consulté le 7 juin 2016).
  25. Valérie Igounet, « Clap de F(I)N ? », France Télévisions, (consulté le 17 mai 2016).
  26. « Lang prend le parti de la France », Le Journal du dimanche, 24 février 2009
  27. [4]
  28. Laurent de Boissieu, « Le Parti de la France (PDF) », sur france-politique.fr (consulté le 7 juin 2016).
  29. [5]
  30. « Le Libre Journal de Martial Bild sur Radio Courtoisie est supprimé... », sur synthesenationale.hautetfort.com,
  31. [6].
  32. https://books.google.fr/books?id=Yt7i14ngqAMC&pg=PT41&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CEEQ6AEwBjgKahUKEwj6rpe6rdbIAhWCCBoKHT8cAls#v=onepage&q=%22Bild%22&f=false.
  33. https://books.google.fr/books?id=SEorBgAAQBAJ&pg=PA70&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CB4Q6AEwADgeahUKEwj2g7GCudbIAhWB2xoKHbqcBEg#v=onepage&q=%22Bild%22&f=false.
  34. https://books.google.fr/books?id=9MmNiH2mes0C&pg=PA7&dq=%22Martial+Bild%22&hl=fr&sa=X&ved=0CCUQ6AEwATgKahUKEwj08ryOsNbIAhWL0xoKHRt0ABc#v=onepage&q=%22Martial%20Bild%22&f=false.
  35. http://www.lesinrocks.com/2015/05/12/actualite/bruno-gollnisch-sera-t-il-la-prochaine-cible-de-marine-le-pen-11747398/.
  36. http://www.mediapart.fr/journal/france/280109/au-fn-l-hemorragie-de-cadres-continue.
  37. http://www.liberation.fr/france/2010/09/06/le-choc-frontal-bruno-gollnisch_676818.
  38. http://www.national-hebdo.net/MARTIAL-BILD-J-ETAIS-DEVENU-UNE.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]