Claude Askolovitch

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Claude Askolovitch au 28 minutes, en 2014

Claude Askolovitch est un journaliste français, né le 18 décembre 1962 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Chaptal, il est le fils de Roger Ascot[1], l'ancien directeur de la revue L'Arche[2]. Il suit des études d'économie à l'université Paris-Dauphine avant d'entrer au Centre de formation des journalistes, dont il sort diplômé en 1985.

Après des piges à Sciences et vie Économie et Mondial, il travaille à RFO avant d'être engagé au Matin de Paris. Il rejoint en 1987 le quotidien Le Sport qui vient de se créer. À la disparition de ce titre, fin 1987, il travaille à Europe 1. Puis il devient reporter à l'Evénement du jeudi puis à Marianne. Il a été grand reporter au Nouvel Observateur pendant 7 ans de 2001 à , avant de devenir rédacteur en chef, puis éditorialiste au Journal du dimanche. Il rejoint Le Point en août 2011[3] et le quitte en mai 2012. Il collabore ensuite à nouveau à Marianne.

De 2008 à 2011, il a été également chroniqueur sur Europe 1, dans les tranches d'information du matin, puis du soir, et sur i-Télé en 2010-2011. Depuis janvier 2011, il est chroniqueur dans Avant-Premières les jeudis soirs sur France 2.

Journaliste sportif à l'origine, il a écrit avec Basile Boli son autobiographie Black Boli, et traite aujourd'hui surtout de sujets sociétaux et politiques, avec une inclination particulière pour les controverses d'opinions et les sujets polémiques. Il a couvert pour le Nouvel Observateur le mouvement altermondialiste et a lancé la controverse autour des déclarations jugées antisémites de Tariq Ramadan en 2003.

Il a suivi le Front national, qui constitue le thème de son deuxième livre, écrit une biographie de Lionel Jospin, et a interrogé Éric Besson pour son pamphlet contre Ségolène Royal, Qui connaît Madame Royal ?. Il a réalisé deux autres livres d'entretiens, le premier avec Rachida Dati, sur son parcours, le second avec l'actuel premier ministre, Manuel Valls, sur la refondation de la gauche.

Il est chroniqueur dans des émissions de radio et télévision comme On refait le monde (RTL), On refait le match (RTL, LCI), Entre les lignes (La Chaîne Parlementaire), ITélé, 28 minutes.

Il est à l'origine de « l'affaire Siné » : le , lors d'une émission sur RTL, il qualifie d'antisémite une chronique du dessinateur Siné publiée dans Charlie Hebdo qui suggérait, selon lui, que l'éventuelle conversion au judaïsme du fils du président de la République Française, Jean Sarkozy, aurait été profitable à sa carrière. Siné est relaxé de l'accusation de la Licra d'« incitation à la haine raciale » le 24 février 2009 par le tribunal correctionnel de Lyon[4]. Le 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris condamne Charlie Hebdo pour préjudice moral et financier à l'encontre de Siné à la suite de son licenciement de Charlie Hebdo, décision confirmée en décembre 2012 par la cour d’appel de Paris[5]. Le journal doit également verser 90 000 euros de dommages et intérêts à Siné. Cette affaire a suscité des polémiques. Daniel Schneidermann a sévèrement critiqué l'attitude de Claude Askolovitch en l'accusant d'avoir agi en faveur des Sarkozy et d'avoir été remercié de ses services par sa nouvelle nomination au sein du groupe Lagardère[6]. Le , le tribunal a relaxé Claude Askolovitch et débouté Siné d'une plainte en diffamation qu'il avait déposée[7].

Depuis l'Euro 2012, il est chroniqueur dans Le Club d'Alexandre Ruiz sur BeIN Sports.

Il quitte Le Point en 2012 sur une divergence de point de vue, selon lui, avec la rédaction du journal sur le traitement de l'islam en France. Il aurait été considéré par ces responsables comme trop islamophile alors qu'ils préparaient leur 'une' restée célèbre "L'islam sans gêne"[8].

À la suite de ce départ, il écrit Nos mals-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas, livre en partie autobiographique et basé sur des rencontres de musulmans engagés, dans lequel il regrette le manque de place accordé à l'islam dans une France qui change[9], et s'oppose au durcissement de la laïcité. Ce livre est vivement critiqué par certains de ses confrères, comme Natacha Polony dans Le Figaro, Caroline Fourest dans Le Nouvel Observateur, Maurice Szafran et Eric Conan dans Marianne ou encore Elisabeth Levy dans Le Point [10],[11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Claude Askolovitch a, d'une première union, une fille et un garçon. Veuf, il a ensuite un enfant d'une seconde union. Il se décrit comme un juif laïc non pratiquant vivant dans une famille ayant différentes religiosités[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]