Claude Askolovitch

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Claude Askolovitch
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Claude Askolovitch est un journaliste français né le 18 décembre 1962 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Askolovitch est le fils de Roger Ascot[1], ancien directeur de la revue L'Arche[2].

Ancien élève du lycée Chaptal, il suit des études d'économie à l'université Paris-Dauphine avant d'entrer au Centre de formation des journalistes (CFJ), dont il sort diplômé en 1985.

Après des piges à Sciences et Vie Économie et Mondial, il travaille à RFO avant d'être engagé au Matin de Paris. Il rejoint en 1987 le quotidien Le Sport qui vient de se créer. À la disparition du titre, fin 1987, il travaille à Europe 1. Puis il devient reporter à L'Evénement du jeudi puis à Marianne. Il est grand reporter au Nouvel Observateur pendant 7 ans de 2001 à , avant de devenir rédacteur en chef, puis éditorialiste au Journal du dimanche. Il rejoint Le Point en août 2011[3] et le quitte en mai 2012. Il collabore ensuite à nouveau à Marianne et à Vanity Fair[4].

De 2008 à 2011, il est chroniqueur sur Europe 1, dans les tranches d'information du matin, puis du soir, et sur i-Télé en 2010-2011, puis de 2013 à 2016.

Journaliste sportif à l'origine, il a écrit avec Basile Boli son autobiographie Black Boli, et traite aujourd'hui surtout de sujets sociétaux et politiques, avec une inclination particulière pour les controverses d'opinions et les sujets polémiques. Il a couvert pour Le Nouvel Observateur le mouvement altermondialiste et a lancé la controverse autour des déclarations jugées antisémites de Tariq Ramadan en 2003.

Il a suivi le Front national, qui constitue le thème de son deuxième livre, raconté le parcours de Lionel Jospin du trotskisme au socialisme dans une biographie et a interrogé Éric Besson pour son pamphlet contre Ségolène Royal, Qui connaît Madame Royal ? Il a réalisé deux autres livres d'entretiens, le premier avec Rachida Dati, sur son parcours, le second avec l'ancien premier ministre Manuel Valls, sur la refondation de la gauche. Il a publié en 2013 un essai sur l'islam en France et les rejets qu'il provoque, Nos mal-aimés. En 2017, il fait un bilan dur et personnel de la disparition de la gauche dans un autre essai, Comment se dire adieu.

Il a été chroniqueur dans des émissions de radio et télévision comme On refait le monde (RTL), On refait le match (RTL, LCI), Avant-Premières (France 2), Entre les lignes (La Chaîne parlementaire), I-Télé et dans Le Club d'Alexandre Ruiz sur BeIN Sports.

Il travaille depuis 2013 pour 28 minutes (Arte) et pour Vanity Fair, depuis 2015 pour le magazine en ligne Slate.fr. Depuis 2016 sur France Inter, il présente Histoire et politique, une chronique le dimanche à 8 h 51, au cours de laquelle il s'intéresse à des moments méconnus, comme par exemple la création du slogan « CRS SS » en 1948, et non en 1968 comme on pourrait le croire[5],[6]. A partir du 28 août 2017, il y présente la revue de presse du lundi au vendredi, à 8 h 30[5].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Claude Askolovitch a, d'une première union, une fille et un garçon. Veuf, il a ensuite deux garçons d'une seconde union[réf. souhaitée].

Il se décrit comme un juif laïc non pratiquant vivant dans une famille ayant différentes religiosités[7].

Controverses et polémiques[modifier | modifier le code]

Nos mals-aimés[modifier | modifier le code]

Claude Askolovitch quitte Le Point en 2012 sur une divergence de point de vue, selon lui, avec la rédaction du journal sur le traitement de l'islam en France. Il aurait été considéré par ses responsables comme trop islamophile alors qu'ils préparaient leur une restée célèbre « L'islam sans gêne »[7]. Après son départ, il écrit Nos mals-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas, livre en partie autobiographique et basé sur des rencontres de musulmans engagés, dans lequel il regrette le manque de place accordée à l'islam dans une France qui change[8], et s'oppose au durcissement de la laïcité.

Reconnu comme un ouvrage important par Arrêt sur images[9], le livre provoque des débats[10] et est aussi vivement critiqué par Natacha Polony dans Le Figaro, Caroline Fourest dans Le Nouvel Observateur, Maurice Szafran et Éric Conan dans Marianne ou encore Élisabeth Lévy dans Le Point[11],[12].

« Affaire Siné »[modifier | modifier le code]

Claude Askolovitch est à l'origine de « l'affaire Siné » : le , lors d'une émission sur RTL, il qualifie d'antisémite une chronique du dessinateur Siné publiée dans Charlie Hebdo qui suggérait, selon lui, que l'éventuelle conversion au judaïsme du fils du président de la République française, Jean Sarkozy, aurait été profitable à sa carrière.

Daniel Schneidermann critique sévèrement l'attitude d'Askolovitch en l'accusant d'avoir agi en faveur des Sarkozy et d'avoir été remercié de ses services par sa nouvelle nomination au sein du groupe Lagardère[13].

Le , le tribunal relaxe Claude Askolovitch et déboute Siné d'une plainte en diffamation qu'il avait déposée[14]. Le juge estime que les propos poursuivis n'étaient pas diffamatoires et « participaient au débat d'idées, consubstantiel à toute société démocratique. »

« Affaire Meklat »[modifier | modifier le code]

En février 2017, une polémique éclate sur les réseaux sociaux, puis dans la presse[15],[16], concernant d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes de Mehdi Meklat[17], jeune écrivain à la mode, ancien de France Inter et figure du Bondy Blog. Claude Askolovitch prend la défense de Meklat sur twitter en ces termes: « Un gamin qui tweetait des blagues Nazes pour tester sa provo est moins immonde que ceux qui utilisent ses conneries passées » [18] ; puis écrit un long texte sur Slate, "L'impossible vérité de Mehdi Meklat", où il s'interroge sur la double identité de Meklat et les hypocrisies de cette polémique. Claude Askolovitch est attaqué par Martine Gozlan dans Marianne : « On croit rêver, c’est à crever. La haine crève l’écran et ils ne veulent pas la voir[18]. » et par l'ancien directeur de France Inter Philippe Val, qui lui reproche de défendre « l'indéfendable »[19]. Le Parisien révèle que, depuis au moins l'année 2012, Meklat postait régulièrement ce genre de tweets, y associant les noms de journalistes connus comme Audrey Crespo-Mara, Mouloud Achour ou Caroline Fourest[20].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Voir sur israel7.com. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 14 mai 2017)
  2. Voir sur judaicultures.info.
  3. « DSK et le journaliste mystère du “Point”… », Renaud Revel, lexpress.fr, 7 juillet 2011.
  4. Claude Askolovitch, « Drame familial - Le jeu de cartes de la famille Le Pen », sur Vanity fair, .
  5. a et b « Claude Askolovitch rejoint la matinale de France Inter - Radio - Télérama.fr », sur www.telerama.fr (consulté le 29 août 2017).
  6. https://www.franceinter.fr/emissions/histoire-et-politique
  7. a et b Nos mals-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas, Grasset, 2013.
  8. Nabil Wakim, « L'islam d'une France qui change », Le Monde, 25 septembre 2013.
  9. http://www.arretsurimages.net/breves/2013-09-20/Askolovitch-une-islamophilie-acceptable-id16085
  10. https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-20-septembre-2013
  11. Frédéric Martel, À propos de « Nos Mal-Aimés, ces musulmans dont la France ne veut pas », Slate (magazine).fr, 25 septembre 2013.
  12. « Natacha Polony et Claude Askolovitch ne vivent pas sur la même planète », lanouvellerepublique.fr, 20 septembre 2013.
  13. Daniel Schneidermann, « L'ascension d'un journaliste », liberation.fr, 1er septembre 2008.
  14. Lynda Zerouk, « Siné débouté de sa demande en diffamation », Libération,‎ (lire en ligne).
  15. « D'anciens tweets injurieux d'un chroniqueur du Bondy Blog provoquent un tollé », lefigaro.fr, 20 février 2017.
  16. « Mehdi Meklat, icône des banlieues ou antisémite haineux ? », lepoint.fr, 21 février 2017.
  17. « Mehdi, le copain antisémite et anti-Français de Christiane Taubira », valeursactuelles.com, 19 février 2017.
  18. a et b « Derrière le chouchou médiatique Mehdi, l'abominable Meklat sur Twitter », marianne.net, 20 Février 2017.
  19. L'embarras des médias après l'affaire Mehdi Meklat, Eugénie Bastié, lefigaro.fr, 23 février 2017
  20. Sandrine Bajos et Benoît Daragon, « Mehdi Meklat, ses succès… et ses tweets haineux », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]