Saint-Didier (Vaucluse)

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Saint-Didier
Place à Saint-Didier.
Place à Saint-Didier.
Blason de Saint-Didier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement de Carpentras
Canton Canton de Pernes-les-Fontaines
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Gilles Vève
2014-2020
Code postal 84210
Code commune 84108
Démographie
Gentilé Saint-Didierois, Saint-Didieroises
Population
municipale
2 125 hab. (2014)
Densité 587 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 25″ nord, 5° 06′ 36″ est
Altitude 184 m (min. : 127 m) (max. : 262 m)
Superficie 3,62 km2
Localisation

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Saint-Didier

Saint-Didier est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village de Provence, Saint-Didier est situé à l'est d'Avignon, non loin de Carpentras et de Pernes-les-Fontaines. Le village se trouve au pied des monts de Vaucluse, et au nord-est, il y a une vue sur le mont Ventoux.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV celle d'Avignon.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Pernes-les-Fontaines auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Nesque est un petit cours d'eau qui passe non loin du cœur du village, tandis que celui-ci est traversé par le Barbara.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[2].

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34,0 465,4
Source : Données climatologiques de Carpentras 2000-2007

Le mistral[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mistral (vent).

Dans cette commune qui produit des ventoux (AOC), aucun vigneron ne se plaint du mistral, même violent, car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Appelé le « mango-fango », le mangeur de boue, il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombreuses maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune porte le nom de Saint Didier, qui fut évêque de Vienne (Isère) entre 596 et approximativement 608.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

De tous temps, les pierres de la carrière de Saint-Didier ont été renommées pour leur grain. Il y a 5 000 ans, la stèle anthropomorphe de Lauris, à 50 kilomètres de là, a été sculptée dans ce calcaire. Lors de la colonisation romaine, les premiers occupants placèrent ce lieu sous la protection de Mars Nabelcus et ses eaux sous celle de Dea Eviata[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le castrum primitif fut vendu à Franco, évêque de Carpentras, en 1160, par Raymond V, comte de Toulouse et marquis de Provence. Ce fut à cette occasion que, pour la première fois, fut utilisé le nom de S. Desiderii'.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au début du XVe siècle, ce fief du Comtat Venaissin était tenu en paréage par plusieurs coseigneurs. Parmi eux se trouvaient les Thézan, les Venasque, les Seguin-Vassieux, les Guesc, les Modène, les Raffélis de Tertulle et les Chaylus[5].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Sainte-Garde-des-Champs.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Saint-Didier était anciennement appelé (XIXe siècle) Saint-Didier-les-Bains grâce à ses stations thermales situées sur la commune et à ses demeures d'accueil prestigieuses pour soigner diverses maladies grâce au thermalisme. Le domaine de Sainte-Garde — lieu occupé aujourd'hui par le centre spirituel de l'Institut Notre-Dame de Vie — a servi d'hôpital pendant la Première Guerre mondiale.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

À la du XIXe siècle, le bâtiment placé sous le vocable de Notre-Dame de Sainte-Garde, propriété des p.p gardistes, fut transformé en séminaire puis abandonné en 1905. Dans la première moitié du XXe siècle, ce village fut une place importante pour le marché de la cerise du Comtat puisque ses habitants, pour la plupart paysans, en faisaient la culture. Petit à petit, celle-ci a diminué depuis 1973, date de l'accession du vignoble à l'AOC. Mais le marché à la cerise n'en a pas disparu pour autant[6].

La coopérative vinicole intercommunale La Courtoise a été construite en 1926, agrandie en 1929 puis modernisée à la fin du XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Armes de Saint-Didier

Les armes peuvent se blasonner ainsi : Écartelé d'or et de gueules, à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces de l'un en l'autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007, le taux d'abstention a été de 11,40 %. Le résultat sur la commune donna la victoire de Nicolas Sarkozy avec 64,55 % soit 863 voix.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2005 Gilbert Espenon DVD  
mars 2005 mars 2008 Gilles Vève DVD  
mars 2008 en cours Gilles Vève LR  
Les données manquantes sont à compléter.

La commune qui était du comtat Venaissin dans les états pontificaux en 1789, est passée dans le département des Bouches-du-Rhône en 1792 sous le nom de Pierre-Blanche, puis dans celui du Vaucluse en 1793 sous le nom de Didier, dans le district de Carpentras et le canton de Venasque. En 1801 elle devient Saint-Didier dans le canton de Pernes devenu Pernes-les-Fontaines en 1936.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 125 habitants, en augmentation de 0,9 % par rapport à 2009 (Vaucluse : 2,58 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
367 346 477 440 512 555 658 656 711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
768 850 838 768 846 899 900 777 777
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
756 691 610 565 634 647 809 724 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
795 1 024 1 067 1 313 1 657 1 847 2 024 2 149 2 125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

AOC ventoux de la cave La Courtoise.
Truffière.

L'agriculture tient toujours une place importante, bien que le nombre d'exploitations diminue régulièrement.

les cultures sont : des vignes, des cerisiers, des oliviers, des truffiers, des amandes, des abeilles, des maraîchers.

La cave coopérative "La Courtoise" tient une place importante dans la vie économique du village, le vin produit est une appellation d'origine contrôlée (A.O.C) depuis 1973 : côtes-du-ventoux.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme a aussi sa part dans l'économie locale. Le secteur bénéficie de l'attrait touristique qu'engendre l'histoire de ses villages, le mont Ventoux qui domine la plaine du Comtat, les Sorgues, la richesse de ses sols et le résultat de son agriculture (œnotourisme en plein développement) et bien sûr son ensoleillement. Gîtes et chambres d'hôtes, deux restaurants gastronomiques, trois cafés-brasseries Un hôtel restaurant.

Professions libérales et artisanat[modifier | modifier le code]

Le village compte quelques professions libérales : des médecins (généralistes et spécialistes), un architecte, une graphiste, et aussi quelques artistes peintres, musiciens, potier...

Quelques petites entreprises sont implantées en sa zone périphérique artisanale dénommée les "Garrigues". - cette zone artisanale comporte aussi un "établissement classé présentant un risque industriel majeur" mitoyen d'une zone d'habitations.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La boutique de Silvain paysan-nougatier.

Dans le centre du village est implantée une entreprise artisanale sous la marque « Silvain, paysans -nougatiers ». Celle-ci fabrique et commercialise toute une série de confiseries typiques de la région comtadine et provençale (nougats blanc et noir, nougatine, pâte de fruits, fruits confits, chocolat, etc.). Sa renommée a largement dépassé les frontières locales puisqu'elle expédie en France et à l'étranger.

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Didier comporte une école maternelle et primaire et une crèche. Le collège public dont dépendent les enfants de Saint-Didier est le collège Charles-Doche à Pernes-les-Fontaines ; les lycées (classique ou d'enseignement professionnel) se trouvent à Carpentras.

On trouve également dans cette ville un centre international catholique de formation théologique et spirituelle : le Studium Notre Dame de Vie. Ce dernier se trouve dans l'ancien couvent Sainte-Garde-des-Champs.

Sports[modifier | modifier le code]

Le cadre des monts de Vaucluse est propice aux randonnées pédestres, cyclotouristiques, VTT et moto.

Santé[modifier | modifier le code]

Le village bénéficie d'une maison de retraite, centre hospitalier de la Gardette (anciennement établi au château) qui soigne les maladies nerveuses, ainsi que d'une pharmacie. D'autres spécialistes, hôpitaux et cliniques se trouvent à Carpentras et l'Isle-sur-la-Sorgue.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Trois boulangeries-pâtisseries, deux épiciers dont un traditionnel, un boucher, un buraliste, un marchand de presse, une pharmacie, trois coiffeurs, deux fleuristes, une nougaterie (avec diaporama et salon de thé)...

Tous les lundis matin se tient un marché traditionnel sur la place du village.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église du village est affectée au culte catholique. La messe y est célébrée tous les dimanches.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement se fait dans le cadre de la communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Thézan dont les façades et les toitures donnant sur la cour d'honneur, le porche d'entrée et l'escalier à vis ont été inscrits monuments historiques le 30 septembre 1975, ainsi que le décor intérieur de la salle des fêtes et du grand salon et la cheminée de la salle de lecture[11].

Portail latéral de la chapelle de Sainte-Garde-des-Champs et sa niche avec statue, inscrit aux monuments historiques.

L'église Saint-Didier, du XVIe siècle, remaniée en 1758, comporte un passage couvert à la base du clocher. L'ensemble constitué de l'église, du passage voûté et du clocher a été inscrit monument historique le 21 novembre 1973[11].

L'ancien couvent Sainte-Garde-des-Champs, construit au XIXe siècle, dont le portail latéral de la chapelle comporte une niche avec statue, a été inscrit monument historique le 23 avril 1981.

Des lavoirs et des fontaines dont la fontaine de la place de l'église qui a été inscrite monument historique le 28 octobre 1949.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Lorca[12] (1978), chanteur acteur ;
  • Robert Sabatier (1923-2012), écrivain qui y a séjourné longuement ;
  • Jules Laurens (1825-1901), peintre natif de Carpentras, s'installe à Saint-Didier en 1880.
  • Le magazine "L'Acheteur Cycliste", leader en France des magazines liés au cyclisme, a son siège à Saint-Didier.
  • Depuis sa création en 1970, l'atelier de facture d'orgues de Pascal Quoirin se situe à Saint-Didier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), (ISBN 284406051X)
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 2879230411)
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières, (ISBN 978-2-906162-92-1)
  • Martine Reynaud, Notre-Dame de Sainte-Garde. Un lieu, une histoire, (ISBN 2-913593-64-X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. La climatologie du Vaucluse
  3. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 14.
  4. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 95.
  5. Robert Bailly, op. cit., p. 359.
  6. Robert Bailly, op. cit., p. 360.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a et b Base Mérimée
  12. http://sebastienlorca.com/index.php

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]