Marie-Christine Arnautu

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Marie-Christine Arnautu
Illustration.
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le
(2 ans et 14 jours)
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (depuis 2015)
Conseillère municipale de Nice
En fonction depuis le
(2 ans 3 mois et 11 jours)
Élection 30 mars 2014
Groupe politique Front national (présidente)
Vice-présidente du Front national
(suspendue le 11 juillet 2016)
En fonction depuis le
(5 ans 5 mois et 29 jours)
En tandem avec Louis Aliot
Alain Jamet (2011-2014)
Florian Philippot (2012-)
Jean-François Jalkh (2012-)
Steeve Briois (2014-)
Conseillère régionale d'Île-de-France

(12 ans et 1 jour)
Élection
Réélection
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique FN (depuis 1987)
Diplômée de Université Panthéon-Assas
Profession Cadre commercial
Religion Catholique
Site web Sites officiels et Sites officielsVoir et modifier les données sur Wikidata

Marie-Christine Arnautu, née le à Paris, est une femme politique française.

Membre du Front national depuis 1987, elle en est vice-présidente depuis 2011. Conseillère régionale d'Île-de-France de 1998 à 2010, elle est élue conseillère municipale de Nice et députée européenne de la circonscription Sud Est en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie personnelle[modifier | modifier le code]

Son père, Alexandre Arnautu, est né en 1923 dans la ville de Pirdop, en Roumanie (aujourd'hui en Bulgarie), d’une famille macédo-roumaine originaire de Macédoine grecque[1]. Opposant au régime communiste, il se réfugie en France[2]. Sa mère, Georgette Ingaramo, d'origine italienne, est née en 1920 à Avon en Seine-et-Marne. Ses parents ont été naturalisés français par décret le [3],[1].

Marie-Christine Arnautu est divorcée et mère de trois enfants dont une fille polyhandicapée dont Jean-Marie Le Pen est le parrain[4],[5]. Elle a pour compagnon Philippe Chevrier, secrétaire départemental du Front national des Yvelines[6].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Étudiante en droit à l'université Paris II-Assas, elle fait la connaissance en 1973 de Jean-Marie Le Pen au cours d'un dîner organisé par la « Corpo »[2]. Elle travaille par la suite à la Société d'études et de relations publiques (Serp)[2], la société d’éditions phonographiques créée par ce dernier. Elle devient une amie intime de Jean-Marie Le Pen[7], et connait Marine Le Pen depuis son enfance[2]. Plus tard, elle entre chez Air France où elle deviendra cadre commerciale[2] jusqu'à sa démission fin 2011, intervenue pour se consacrer à la campagne présidentielle de Marine Le Pen[8]. En avril 2013, le quotidien Nice-Matin indique qu'elle est à la retraite[9].

Parcours au Front national[modifier | modifier le code]

De 1986 à 1988, elle est assistante parlementaire du député Jean-Pierre Stirbois[2]. Elle adhère au Front national (FN) en juillet 1987[4]. En 1995, avec trois autres militantes du FN dont Huguette Fatna, elle figure dans une vidéo promotionnelle de Jean-Marie Le Pen pour l'élection présidentielle, dans laquelle on la voit interroger le président du Front national sur son programme[10].

Membre du bureau politique du Front national depuis 2003, elle est nommée vice-présidente chargée des affaires sociales et membre du bureaux exécutif à l'issue du congrès de Tours de janvier 2011[11],[12]. Lors de ce congrès, qui voit l'élection de Marine Le Pen à la présidence du parti, que Marie-Christine Arnautu a soutenue face à Bruno Gollnisch[13], elle arrive en sixième position du vote des adhérents à l'élection du comité central du parti[11].

Dans le cadre de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, elle est l'une des porte-parole de la candidate, sa conseillère politique à la famille, au handicap et aux affaires sociales, la secrétaire générale de son comité de soutien, et l'un des membres de son bureau exécutif de campagne[8],[14].

Fin 2012 et début 2013, elle fait partie des cadres du Front national qui prennent part aux manifestations contre le mariage entre personnes de même sexe[15]. Le , elle défile avec Bruno Gollnisch dans la manifestation organisée par Civitas avec laquelle Marine Le Pen a pris ses distances[16]. De janvier à mai 2013, elle retranscrit le texte écrit à la main par Jean-Marie Le Pen en 1975, qui raconte sa vie jusqu'à la guerre d'Algérie et qui devrait constituer la première partie de son autobiographie[7].

Le , contre l'avis de la direction du FN, elle participe au rassemblement en hommage à Jeanne d'Arc organisé par Jean-Marie Le Pen, s'exposant ainsi à d'éventuelles sanctions[17]. D'après un de ses proches, cette action a été motivée par des « menaces » de Florian Philippot à son encontre[18]. Le 2 mai, le bureau politique du FN adopte une motion demandant notamment à Marie-Christine Arnautu de quitter ses fonctions au sein des instances du parti[19]. Le , elle est suspendue de ses fonctions pour quinze mois[20].

Élections et mandats[modifier | modifier le code]

De 1989 à 1995, elle est conseillère municipale de Vitrolles[2].

Aux élections régionales de 1998, elle figure en deuxième position derrière Jean-François Jalkh sur la liste du Front national en Seine-et-Marne[21]. Cette liste recueillant 19,71 % des votes soit quatre élus, elle fait son entrée au conseil régional d'Île-de-France[21]. Aux élections régionales de 2004, elle figure à nouveau en deuxième position derrière Jean-François Jalkh en Seine-et-Marne[22]. La liste, menée au niveau régional par Marine Le Pen, réunit 16,80 % dans le département, soit trois élus[23]. Marie-Christine Arnautu est ainsi réélue. À partir de février 2009, après le départ de Marine Le Pen (qui a décidé de s'implanter dans le Pas-de-Calais) de la présidence du groupe FN au conseil régional, Marie-Christine Arnautu en prend la tête jusqu'à la fin du mandat en 2010[24]. À l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, elle est tête de liste Front national. Obtenant 9,29 % des suffrages exprimés au niveau régional au premier tour, elle ne peut se maintenir au second tour[25].

Marie-Christine Arnautu aux côtés de Jean-Marie Le Pen en 2006.

Aux élections législatives, elle se présente à quatre reprises de 1997 à 2012 dans la sixième circonscription de Seine-et-Marne. En 1997, elle y recueille 21,60 % des voix au premier tour derrière le candidat RPR Jean-François Copé (28,72 %) et la candidate de la Gauche plurielle Nicole Bricq (22,79 %) ce qui lui permet de se qualifier au second tour[26]. Son maintien dans cette « triangulaire » du second tour, où elle rassemble 15,18 % des suffrages, provoque d'après les observateurs politiques, la perte du siège détenu par Jean-François Copé (40,73 %) au profit de Nicole Bricq (44,09 %)[26],[2]. Par la suite, elle ne parvient plus à se qualifier pour le second tour. Elle arrive troisième en 2002 avec 15,75 % des voix[27], cinquième en 2007 avec 5,62 % (Jean-François Copé est élu au premier tour)[28], troisième en 2012 avec 15,90 %[29].

Aux élections cantonales de 2011, elle se présente dans le canton de Meaux-Nord. En réalisant un score de 22,5 % au premier tour, elle se place derrière le conseiller général UMP sortant Olivier Morin (35,7 %) et devance de justesse le candidat socialiste Gérard Chomont (22,1 %), qui est éliminé[30]. Elle est battue au second tour, recueillant 35,5 % des suffrages face au candidat UMP[30].

Le , soutenue par Jean-Marie Le Pen, elle est investie par le Front national comme tête de liste pour l'élection municipale de Nice de 2014, devançant le candidat qui avait les faveurs de Marine Le Pen, Robert Ripoll[31],[32]. Elle obtient 21,10 % des voix dans le cadre d'une quadrangulaire au second tour et est élue au conseil municipal avec six autres personnes de sa liste[33]. Elle préside depuis le groupe FN au conseil municipal.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • mars 1989 - juin 1995 : conseillère municipale de Vitrolles
  • mars 1998 - mars 2010 : conseillère régionale d'Île-de-France
    • membre de la commission permanente, membre de la commission des Affaires sociales
    • présidente du groupe Front national à partir de février 2009
  • depuis le  : vice-présidente du Front national (suspendue le 11 juillet 2016)
  • depuis le  : conseillère municipale de Nice et présidente du groupe FN au conseil municipal
  • depuis le 1er juillet 2014 : députée européenne

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2012, Marie-Christine Arnautu devient ministre de la Santé[34].

Dans la bande-dessinée de François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, Marie-Christine Arnautu devient ministre de l'Harmonie sociale[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Christine Arnautu, « L'identité nationale de Marie-Christine Arnautu », sur http://www.nationspresse.info/,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « FN : v'là la vieille garde ! », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  3. Journal officiel de la République française du .
  4. a et b « Marie-Christine Arnautu », sur http://www.frontnational.com/, Front national (consulté le 30 juin 2013).
  5. « Marine Le Pen », sur http://www.lalettrea.fr/, La Lettre A (consulté le 1er juillet 2013).
  6. Claire Checcaglini, Bienvenue au Front !, Jacob Duvernet, 2012 (ISBN 978-2847243840), p. 188.
  7. a et b Denis Tugdual, « Jean-Marie Le Pen s'attaque enfin à ses Mémoires », L'Express,‎ (lire en ligne).
  8. a et b « Marie-Christine Arnautu », sur http://www.franceinter.fr/, France Inter,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  9. « Marie-Christine Arnautu candidate du FN aux élections municipales à Nice ? », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  10. CSACampagne électorale officielle du candidat Jean-Marie Le Pen pour le premier tour de l'élection présidentielle de 1995Ina..
  11. a et b Laurent de Boissieu, « Chronologie du Front national », sur http://www.france-politique.fr/, Laurent de Boissieu (consulté le 1er juillet 2013).
  12. AFP, « Gollnisch refuse le poste de vice-président du Front national », sur http://www.liberation.fr/, Libération,‎ (consulté le 1er juillet 2013).
  13. Plana Radenovic, « Marine Le Pen vs Bruno Gollnisch », sur http://www.europe1.fr/, Europe 1,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  14. Présentation de l'équipe de campagne présidentielle, conférence de presse de Marine Le Pen, Nanterre, .
  15. Chine Labbé, Gérard Bon (Reuters), « Démonstration de force des anti-mariage gay à Paris », sur http://www.lepoint.fr/, Le Point,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  16. « Mariage gay : Le Pen prend ses distances avec Civitas », sur http://www.lexpress.fr/, L'Express,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  17. Romain Herreros, « Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu présents au rassemblement du 1er mai de Jean-Marie Le Pen (contre l'avis du FN) », sur huffingtonpost.fr,‎ .
  18. Camille Romano et Olivier Faye, « Jean-Marie Le Pen appelle à l’« unité » du FN, avec trois députés européens frontistes à ses côtés », sur lemonde.fr,‎ .
  19. « 1er-Mai : le FN demande à Gollnisch et à Arnautu de démissionner des instances du parti », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  20. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/11/97001-20160711FILWWW00150-la-vice-presidente-du-fn-arnautu-suspendue.php.
  21. a et b « Régionales 1998. Résultats. Île-de-France », sur http://www.liberation.fr/, Libération,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  22. « Résultats des élections régionales 2004 - Candidats aux élections régionales - Liste Front national pour l'Île-de-France conduite par Marine Le Pen », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013).
  23. « Résultats des élections régionales 2004 - Île-de-France - Seine-et-Marne », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013).
  24. AFP, « Marine Le Pen a quitté la présidence du groupe FN à la région IDF », sur http://www.lepoint.fr/, Le Point,‎ (consulté le 30 juin 2013).
  25. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France - Seine-et-Marne », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013).
  26. a et b « Résultats électoraux en France », sur http://cdsp.sciences-po.fr/, Centre de données socio-politiques, Sciences-Po (consulté le 30 juin 2013).
  27. « Résultats des élections législatives 2002 - Seine-et-Marne - 6e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013).
  28. « Résultats des élections législatives 2007 - Seine-et-Marne - 6e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013).
  29. « Résultats des élections législatives 2012 - Seine-et-Marne - 6e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 30 juin 2013).
  30. a et b « Résultats des élections cantonales 2011 - Seine-et-Marne - Meaux-Nord », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 2 juillet 2013).
  31. « Marie-Christine Arnautu candidate du FN aux Municipales 2014 à Nice », sur www.nicematin.com, Nice-Matin,‎ (consulté le 26 juin 2013).
  32. Abel Mestre, « Municipales : Jean-Marie Le Pen impose une de ses proches à Nice », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  33. « Résultat des municipales à Nice », sur www.linternaute.com (consulté le 10 décembre 2015).
  34. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.
  35. François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, Les Arènes, 2015, page 55.

Liens externes[modifier | modifier le code]