Catherine Mégret

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Catherine Mégret
Catherine Mégret en 2002.
Catherine Mégret en 2002.
Fonctions
Maire de Vitrolles
Prédécesseur Jean-Jacques Anglade
Successeur Guy Obino
Biographie
Nom de naissance Catherine Raskovsky
Date de naissance (58 ans)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique FN
MNR (depuis 1998)
Conjoint Bruno Mégret
Diplômé de Université Paris Diderot
Université Paris Descartes
Profession Chargée de publicité
Religion Christianisme[Lequel ?]

Catherine Mégret, née Raskovsky le , est une femme politique française.

Elle est maire de Vitrolles de 1997 à 2002, puis membre du conseil national du Mouvement national républicain (MNR). Elle est l'épouse de Bruno Mégret, fondateur et président du MNR.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Catherine Raskovsky est la fille d'un médecin rhumatologue immigré juif d'origine russe[1],[2]. Élève de l'institution Blanche-de-Castille, elle étudie ensuite l'anglais à l'université Paris Diderot et la psychologie à l'université Paris Descartes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Chargée de pub à la revue Régate internationale, elle rencontre Bruno Mégret en 1990 et leur mariage a lieu le . Ils ont deux enfants : Audoin en 1994 et Bertille en 1998[3].

Maire de Vitrolles[modifier | modifier le code]

En 1995, Bruno Mégret, qui ne réussit pas à remporter la mairie de Vitrolles, obtient l'annulation du scrutin qu'il estime entaché de graves irrégularités[4]. Il a dans le même temps été rendu inéligible pour avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses de campagne. Catherine Mégret se porte alors elle-même candidate, sous l'étiquette Front national. La liste qu'elle conduit l'emporte le avec 52,48 % des voix, ce qui lui permet d'être élue maire quelques jours plus tard. Cette victoire est d'autant plus importante qu'elle intervient à l'issue d'un face-à-face au deuxième tour. Le message est clair : sous la direction de Bruno Mégret, le Front national peut engranger plus de 50 % des votes[5].

Cité en qualité d'ex-conseiller et ex-membre du cabinet du maire de Toulon Jean-Marie Le Chevallier[6], le journaliste Jean-Pierre Thiollet est d'avis qu'en 1998, le couple que Catherine Mégret forme avec son mari peut être considéré, politiquement parlant, comme le « pendant exact » du couple Cendrine et Jean-Marie Le Chevallier[7].

Réélue en 2001, Catherine Mégret voit son élection annulée par une décision de justice[8]. Elle est défaite en 2002 par Guy Obino, sa liste obtenant 45,95 % des suffrages[9].

Elle est condamnée avec Hubert Fayard, son adjoint à la mairie de Vitrolles, à trois mois de prison avec sursis, 100 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité à la suite des poursuites engagées pour discrimination et incitation à la discrimination après sa décision d'attribuer une prime de 5 000 francs aux enfants nés français de parents européens[10].

L'après Vitrolles[modifier | modifier le code]

Catherine Mégret a été condamnée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour détournement de fonds publics dans l'affaire dite des timbres poste de Vitrolles[11]. Il lui est reproché d'avoir adressé sur les fonds de la commune plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l'élection présidentielle de 2002. Le coût de cette malversation a été estimé à 74 600 euros[12]. Elle a fait valoir qu'il s'agissait d'une erreur au demeurant immédiatement rectifiée, puisque le trésorier de la campagne de Bruno Mégret aurait remboursé à la commune le coût de ces envois[13]. Elle a néanmoins été condamnée à 35 000 euros d'amende et de frais divers ainsi qu'à huit mois de prison avec sursis[14].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Catherine Mégret, V comme Vitrolles : histoire d'une victoire, Saint-Cloud, Éditions nationales, coll. « Idées en poche »,‎ , 119 p. (ISBN 2-909178-34-X, notice BnF no FRBNF37174868)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiammetta Venner, Extrême France : les mouvements frontistes, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes, Grasset, 2006, p. 10.
  2. Jacques Le Bohec, L'implication des journalistes dans le phénomène Le Pen, L'Harmattan, 2004, p. 112.
  3. Renaud Dély, Histoire secrète du Front National (Livre numérique Google), Grasset, 1999, 336 pages.
  4. Décision du Conseil d'État du 18 décembre 1996.
  5. Michelle Hale Williams, The Impact of radical Right-Wing Parties in West European Democracies, Palgrave MacMillan, 2006, 248 p., p. 89 : « Her victory was particularly important because she won in a head-to-head, two-person runoff in the second round. The message from Vitrolles was that under Bruno Mégret's guidance, it [the Party] could win over 50 percent of the vote (Hainsworth and Mitchell 2000, 443). »
  6. Jean-Pierre Thiollet, Le Chevallier à découvert, 1998, (ISBN 2-911838-51-3).
  7. Citation de Jean-Pierre Thiollet dans Les Dossiers du Canard enchaîné (numéro paru sous le titre « Mégret, facho devant ! : La montée du petit brun qui veut la peau du gros blond » et sous la plume de Michel Gaillard et Érik Emptaz), octobre 1998, 82 p., p. 59 : « C'est le pendant exact du couple Mégret, commente Jean-Pierre Thiollet. »
  8. Décision du Conseil d'État du 29 juillet 2002.
  9. « À Vitrolles, Obino bat les Mégret », Nouvel Observateur,‎ .
  10. « Deux ans d'inéligibilité pour Catherine Mégret », Le Nouvel Observateur, 18 juin 2001.
  11. « MNR - Le couple Mégret condamné », sur francesoir.fr, 28 novembre 2007 : « La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé mercredi la condamnation de Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR), et de son épouse à huit mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité. Poursuivis pour détournement de fonds publics, Catherine Mégret, ancien maire d'extrême droite de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), et son mari ont également été condamnés à une amende de 8.000 euros. »
  12. « Les époux Mégret condamnés » sur liberation.fr du 18 octobre 2006.
  13. Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale, de 1945 à nos jours, L'Harmattan, 2008, 695 pages, p. 441 : « M. Mégret contestera le montant de la facture, affirmant que son compte de campagne a remboursé la totalité des sommes, ce qui n'est toutefois pas l'avis de la chambre régionale des comptes. »
  14. « Que sont devenues les anciennes têtes de liste ? », sur laprovence.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]