Bernard Antony

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Bernard Antony
Bernard Antony en 1982.
Bernard Antony en 1982.
Fonctions
Conseiller régional de Midi-Pyrénées

(18 ans et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
15 mars 1998
Groupe politique Front national
Député européen

(14 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection 17 juin 1984
Réélection 15 juin 1989
12 juin 1994
Législature 2e, 3e et 4e
Groupe politique GDE (1984-1989)
NI (1989-1999)
Biographie
Nom de naissance Bernard Romain Marie Antony
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Tarbes (Hautes-Pyrénées)
Nationalité Français
Parti politique FN (1984-2008)
PDF (2009-2010)
Diplômé de Faculté des lettres de Toulouse
Profession Essayiste
Journaliste
Religion Catholique

Bernard Antony, également connu sous son nom de plume Romain Marie[n 1], est un journaliste, essayiste et homme politique français, né à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le .

Membre du Front national de 1984 à 2008, il est une des principales figures de la sensibilité catholique traditionaliste dans les milieux nationalistes français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, entré comme apprenti à l'arsenal de Tarbes, commence sa carrière comme ouvrier-ajusteur de précision. Sélectionné pour suivre les écoles de formations de l'industrie des armements, il est d'abord technicien, puis ingénieur des travaux d'armement. Officier, il termine sa carrière dans le même arsenal avec le grade de colonel. Sa mère, Marthe Mengelle, est secrétaire, puis consacre sa vie à ses trois enfants. Bernard Anthony étudie au lycée de Tarbes, à la faculté de lettres de Pau et à celles de Toulouse[1].

Lors de sa préparation militaire parachutiste à Pau, il sympathise avec l'OAS-Métro (jeunes) et est arrêté pour avoir distribué des tracts favorables à celle-ci (il est libéré car mineur). Pendant ses études de Lettres à Toulouse dans les années 1960, il milite au Rassemblement de l'Esprit public (REP), mouvement anti-gaulliste et pro-Algérie française, il est en même temps secrétaire général de la Fédération nationale des étudiants de France à Toulouse (FNEF) et crée avec Hélène Sabatier le « Cercle Jean de Brem ». Une fois le Rassemblement de l'Esprit public dissous et après l'échec de la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour à l'élection présidentielle de 1965, Bernard Antony rejoint en 1966 le Mouvement jeune révolution (MJR), lié aux réseaux proches de l'OAS et aux solidaristes russes, qui devient le Mouvement solidariste français en 1971. Il continue de l'animer alors qu'il est professeur dans une école à Castres.

Il travaille ensuite dans l'industrie pharmaceutique et deviendra directeur des relations humaines des Laboratoires Pierre Fabre. Il crée également à Toulouse le Centre de formation aux relations du travail et formera des cadres, des agents de maîtrise et des syndicalistes des industries de la chimie, de la métallurgie, mais surtout de l'aéronautique[2].

Anticommunisme[modifier | modifier le code]

À 10 ans, profondément choqué par la joie de son institutrice annonçant la chute de Ðiện Biên Phủ (1954), il devient "viscéralement" anticommuniste [3]. Étudiant, sa double activité politique et syndicale est alors essentiellement axée vers le combat contre le communisme. Adulte son engagement politique dans ce sens s'amplifie. En particulier, ce combat a le soutien d'Albert Chambon , ambassadeur de France, écrivain, résistant, président des anciens déportés à Buchenwald, qui lui fournit le premier article d'une persistante collaboration à Reconquête. On peut noter les points forts suivants[2] (cf. aussi Bernard Antony Combats pour mon pays, Éditions de Présent, 1994)[4]):

- Le 28 avril 1978, interrogé sur FR3 Midi-Pyrénées il réclame la constitution d’un nouveau Procès de Nuremberg pour juger les responsables des crimes communistes contre l’humanité. Dans le numéro 35 (février 1979) de Présent il publie Justice pour 156 millions de morts . En décembre 1979, il lance depuis Castres un appel au dirigeants des pays du monde libre pour qu’ils refusent la participation de leurs équipes nationales aux Jeux Olympiques de Moscou (Présent no 45, décembre 1979) avec une première liste de 200 signataires. Sous le titre Pas de J.O. au pays du goulag !, ce texte est commenté dans le quotidien L’Aurore (4 décembre 1979) par le journaliste Marc Guedj. Un an plus tard, ayant lancé le Comité français pour le boycott international des Jeux Olympiques à Moscou, il reçoit le soutien de quelque 2 000 personnalités de la résistance, du monde du sport, de la culture, de la justice, de la politique, des églises chrétiennes et de la société civile suivis de quelques 15 000 signatures en France et à l’étranger (Présent, no 48, mars 1980). Le 28 avril 1980, il organise un meeting dans la grande salle de la Mutualité qui réunit de nombreux participants (Français, ainsi que des représentants des résistances afghanes, indochinoises et africaines).

- Du 26 mai au 3 juin 1987, il mène la mission de Chrétienté-Solidarité[5] dans les camps de réfugiés de Cambodgiens de Amphoe Phanat Nikhom situé en Thaïlande. Il est reçu par le prince Norodom Ranariddh. Il rencontre aussi le colonel Bounleuth Saycocie, premier officier laotien St-Cyrien, chef de la résistance anticommuniste laotienne. Ses appels à la solidarité avec les peuples d’Indochine sont relayés par les députés Martine Lehideux, Philippe Malaud, Olivier d’Ormesson, Guy Guermeur et l’écrivain Jean Raspail (Chrétienté-Solidarité, no 47, juin 1987, plus la référence [6]). Le 27 septembre 1987, il mène une délégation de Chrétienté-Solidarité à Gdańsk en Pologne, alors encore en état de siège. Le 28 il rencontre durant plus d’une heure Lech Wałęsa[7].

- Du 3 août au 20 août 1988, il se rend au Honduras pour rejoindre l'hôpital rudimentaire de la résistance anticommuniste nicaraguayenne dans la jungle des confins du Nicaragua. Il organise la prise en charge de blessés graves[8] (Minute, no 1380, 14-20 septembre 1988, Présent, 19 et 24 août 1988, Chrétienté-Solidarité, no 61, octobre 1988).

- Le 15 avril 1991, il rencontre au Parlement européen le président de la Russie Boris Eltsine. Celui-ci le convie à siéger près de lui pour sa conférence de presse de fin de journée[9] (Reconquête, no 84, septembre 1991). Le 21 avril 1991, à Vilnius, encore très marquée par les massacres du 13 janvier perpétrés par l’armée soviétique et encore sous son occupation, il rencontre le président de la république Vytautas Landsbergis au siège du parlement lituanien, toujours cerné par des chars soviétiques. Le président lui remet la médaille du souvenir des événements du 13 janvier. (Reconquête, no 81, mai1991, Présent, 25 avril 1991). Le vendredi 23 août 1991 il mène une manifestation de soutien à Boris Eltsine devant l’ambassade d’Union soviétique à Paris. Il est convié par l’ambassadeur Bubinine à le rejoindre au salon d’honneur et ce dernier rend hommage à son combat pour les libertés que je connais et que je salue[10] (Reconquête no 84, septembre-octobre 1991).

- Le 23 juin 1992 il fait partie de la délégation du Parlement européen pour la Pologne. Lors de sa réception, le président de la République, Lech Wałęsa, rappelle leur amitié ancienne[11]. Il rencontre le cardinal Józef Glemp Primat de Pologne (Bernard Antony raconte photo 20).

- Le 9 novembre 1997 au palais de la Mutualité, sous forme d'un Procès International des Crimes du Communisme[12], il organise une journée traitant en particulier le cas de Georges Boudarel, de son camp 113 et des camps du Việt Minh[13]. On note la participation de plusieurs personnalités dont l'ambassadeur Albert Chambon, président des anciens de Buchenwald, l'avocat Jean-Baptiste Biaggi, héros de la Résistance, Pierre Clostermann, Compagnon de la Libération.

Chrétiens d'Orient, harkis, pieds noirs, Croatie[modifier | modifier le code]

Après son élection (1984) au Parlement européen, il se rend au Liban (juillet 1985) avec le député Olivier d'Ormesson (homme politique) pour y développer les aides de Chrétienté-Solidarité. Il s’entretient avec l’ancien président de la République, Camille Chamoun, avec le patriarche maronite Koraiche, et avec Solange Gemayel, épouse de Béchir (le président de la République assassiné)[14]. Depuis, il se rend régulièrement, chaque année dans ce pays [15].

À plusieurs reprises, dans son blog, et sur le site de l'AGRIF (28/09/2016), il dénonce les atrocités (Massacres de harkis) commises par le FLN sur quelque 100000 Harkis avec leurs familles, dès la signature des Accords d'Évian, et le comportement des différents gouvernements français vis-à-vis de ce problème, ainsi que celui de leur accueil en métropole. Au mois de février 1987 il organise le Comité France fraternelle pour exiger la vérité sur les quelque trois mille femmes et hommes pieds-noirs enlevés en Algérie en 1962[16]. Il organise à Toulouse une manifestation au monument aux morts le samedi 21 mars 1987 à 16h30 (Chrétienté-Solidarité, no 43, février 1987).

En juin 1991, il se rend en Croatie, où il développe les œuvres caritatives de Chrétienté-Solidarité (Bernard Antony raconte, t. 1, p. 156-166), pendant la guerre qui oppose ce pays à la Serbie. Lors de l'université d'été du FN (août 1992), suivie par beaucoup de journalistes, leurs commentaires portèrent sur le débat qui agitait le FN sur la question de la guerre en Croatie, d’où rentrait Bernard Antony qui y avait récemment mené une opération de secours humanitaire. Il y avait des nuances entre Bernard Antony et son ami serbophile Bernard Lugan, présentées comme des divergences en particulier dans l’article d’Olivier Biffaud, dans Le Monde du samedi 22 août 1992, titré Le FN entre le refus d’une intervention et la solidarité avec les Croates.

Négationnisme et antisémitisme : positions et procès[modifier | modifier le code]

Lors d'une interview[17], publiée dans le mensuel Présent de février 1979, à une première question sur le problème juif, et une seconde sur Israël, il répond : « Le monde moderne est caractérisé par une nouvelle intrusion du phénomène juif. Marx et Rotschild sont un peu les deux faces d'une même médaille[18]. [...] Un autre aspect du problème juif est la tendance qu'ont les juifs à occuper tous les postes-clés des nations occidentales. Comment ne pas observer qu'à notre télévision, par exemple, il y bien plus de MM. Aron, Ben Syoun, Naoul, El Kabbash [Jean-Pierre Elkabbach], Drücker [Michel Drucker], Grumbach, Zitrone, que de MM. Dupont ou Durand[19] ? »

Selon le quotidien L'Humanité du , lors de la Journée d'amitié française du , il dénonce « l'internationale de l'assassinat, l'internationale juive », et soutient que « le communisme est judaïque »[20]. Il s'agit de la reprise des propos publiés 9 ans avant par Edwy Plenel dans un article intitulé Ainsi parle l'extrême droite (Le Monde du ). Cet article entraina une série d'autres écrits dans Le Monde, dans d'autres médias, et aussi de communiqués publiés dans la presse. Sur cette base, la LICRA et le MRAP se portèrent partie civile (racisme et antisémitisme), avec inculpation de Bernard Antony par le juge d'instruction du Tribunal de Paris, Claude Grellier, suivie de l'audience de la XVIIe chambre correctionnelle (, délits de presse). Ne retenant pas les propos qui lui furent attribués[21], le Tribunal prononça sa relaxe, avec publication du jugement dans Le Monde. Déboutés, la LICRA et le MRAP, firent appel, mais la cour confirma la décision de la XVIIe chambre correctionnelle. Il en fut de même pour les pourvois devant la Cour de cassation. À la suite de cette affaire, Bernard Antony déposa plainte pour diffamation publique (antisémitisme, négationnisme) contre le quotidien Le Monde à travers son directeur André Fontaine, et le rédacteur Patrick Jarreau qui furent condamnés par la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance de Paris, présidée par Madame Clavery[22].

La plainte contre le quotidien Le Monde fut suivie de plusieurs autres. Elles donnèrent lieu à des procès avec condamnation de journaux à travers leurs journalistes dont: Jean-Louis Servan-Schreiber, pour l'émission L'heure de vérité du 13 février 1984, Jean-François Kahn pour dénaturation de propos dans un article du Quotidien de Paris du 15 juin 1984, Serge Grünberg (pour avoir enfreint la déontologie journalistique dans Globe Hebdo), puis Charlie Hebdo, La Dépêche du Midi. Débouté en Tribunal de première instance de sa plainte contre le Nouvel Observateur, à travers François Caviglioli et son directeur Claude Perdriel, la Cour d'appel donne raison à Bernard Antony dans son arrêt du 19 juin 1991. En outre, il obtint devant le tribunal un droit de réponse télévisé sur TF1, suite aux propos tenus à son encontre le 22 mai 1986 dans l'émission Questions à domicile d'Anne Sinclair et Pierre-Luc Séguillon[23].

Valérie Igounet l'estime « ambigu » quant au négationnisme[24], ce qu'il réfute régulièrement en disant combattre les deux négationnismes : celui de la Shoah, et celui des crimes du communisme. Ainsi, à propos de l'université d'été du FN (août 1992), certains textes citent faussement le livre Histoire du négationnisme en France de Valérie Igounet, qui aurait démontré le négationnisme de Bernard Antony via deux allégations: il aurait rendu un« hommage aux historiens non conformistes », et aurait déclaré être venu « à avoir une sympathie certaine pour ceux qui contestent certains points particuliers de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale »[25]. Ces assertions ne figurent pas dans l’article de compte-rendu publié dans Le Monde[26].

Religions[modifier | modifier le code]

Bernard Antony est d'abord membre de la Jeunesse étudiante catholique, qu'il quitte rapidement.[réf. nécessaire]

En parallèle à son activité au quotidien Présent, Bernard Antony s'engage sur le terrain associatif catholique. Il est le président de l'Agrif, du Centre Henri-et-André-Charlier (qu'il a fondé en 1980), de Chrétienté-Solidarité qu'il définit comme une organisation ayant pour but « la solidarité avec les peuples persécutés par le communisme ou l'islamisme » ainsi que la résistance au « génocide français » « par le jeu de l'immigration et de l'avortement »[27], et coprésident du Cercle d'Amitié française juive et chrétienne avec Jean-Pierre Cohen et Serge de Beketch, aujourd'hui décédé.

On lui attribue l'organisation de l'audience publique (samedi 10 avril 1985, place Saint Pierre) accordée par le pape Jean-Paul II aux députés du Groupe des droites européennes[28].

En 2000, il est responsable de la première attaque en justice, via l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF), contre l'humoriste Dieudonné, alors accusé d'attenter à l'image des catholiques et du pape Jean-Paul II.

Ne militant en 2011 dans aucun parti, il participe à l'Institut du Pays libre, à Chrétienté-Solidarité et à l'Agrif.

Front national[modifier | modifier le code]

Sur le plan de la politique électorale, en 1983, il anime le CNI à Toulouse et dans sa région. Il rallie ensuite le Front national à l'occasion des européennes de 1984, et siège dans le Groupe des droites européennes. En mars 1986, il mène la liste FN dans le Tarn aux élections régionales. Il est réélu en 1992 et 1998. Il est député européen Front national de 1984 à 1999.

Au sein du FN, il est délégué national à la formation et dirige un temps l'Institut de formation national (IFN), organe de formation interne[29].

Lors de la scission de 1999 entre les partisans de Bruno Mégret et de Jean-Marie Le Pen, il prend parti pour ce dernier, ses convictions l'opposant au courant « néo-païen » de l'extrême droite, notamment Pierre Vial. Il manifestera plus tard bruyamment son désaccord avec les variations idéologiques du Front national selon la ligne de Marine Le Pen en démissionnant du bureau politique.

Il démissionne du bureau politique du FN en juillet 2004 après s'être vu préférer Jean-Claude Martinez pour l'investiture du FN dans la circonscription Sud-Ouest à l'occasion des élections européennes et Louis Aliot pour conduire la liste du parti en Midi-Pyrénées aux élections régionales. Ce dernier le remplace également comme secrétaire régional de Midi-Pyrénées[30].

Parti de la France[modifier | modifier le code]

Le , il est présent[31] aux côtés de Carl Lang, député européen et ancien secrétaire général du Front national, lors d'une conférence de presse qui annonce la fondation du Parti de la France, sous les couleurs duquel seront présentées, dans sept circonscriptions françaises sur neuf, des listes pour les élections européennes du 7 juin 2009. Il annonce à cette occasion son appui et celui de l'« Institut du pays libre », qu'il préside, à l'initiative de Carl Lang, dans une allocution prononcée parallèlement à cette conférence de presse[32].

Il rompt discrètement avec le Parti de la France fin 2010 en désaccord avec la politique électoraliste de Carl Lang d'alliance avec la Nouvelle Droite populaire dont Pierre Vial est un dirigeant et en désaccord également sur les relations avec l'hebdomadaire Rivarol.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Directeur depuis 1975 du mensuel Présent, où il signe de ses deux prénoms Romain Marie. Il participe ensuite en 1982 à la fondation du quotidien Présent, dont il est le directeur général pendant un an.

Radio[modifier | modifier le code]

En , il prend la tête du Libre journal de la résistance française une fois toutes les quatre semaines sur Radio Courtoisie.

Il est démis par Henry de Lesquen en . Il retrouve son émission en , après le renvoi de Martin Peltier par Dominique Paoli.[réf. souhaitée]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Habituellement désigné comme Bernard Antony, il a fait publier ce droit de réponse dans L'Express no 2749 du 8 mars 2004, p. 123, dans le courrier des lecteurs : « Je ne suis pas Bernard Antony, « alias Romain Marie », je suis Bernard-Romain-Marie Antony. » L'usage du nom Romain Marie (composé de ses deuxième et troisième prénoms) lui servirait à montrer son attachement au catholicisme (Dictionnaire de l'extrême droite, sous la direction d'Erwan Lecœur, Larousse, 2007, p. 63).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 25-37.
  2. a et b Bernard Antony raconte, Paris, , p. 95-102.
  3. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 24.
  4. Les sources utilisées sont essentiellement celles de deux livres Bernard Antony raconte, tome 1 (Ed. Godefroy de Bouillon, Paris, 2013), Combats pour mon pays (Édition de Présent Paris, 1994), et celles des journaux Présent, Reconquête, Chrétienté-Solidarité, dans la mouvance politique minoritaire de l'auteur. Les sources trouvées, extérieures à cette mouvance, correspondent à deux événements médiatiquement remarqués. Il s'agit d'un appel au boycott des Jeux Olympiques de Moscou (L'Aurore 04-12-1979), et le 9 novembre 1997, au Palais de la Mutualité, le Procès International des Crimes du Communisme (Le Figaro, 6 novembre 1997, Le faux procès Boudarel; Le Monde, 11 novembre 1997, Un meeting catholique traditionaliste dénonce les crimes du communisme; Libération, 10 novembre 1997, article de Renaud Dely). Autrement, les médias à large diffusion ne pouvaient pas s'intéresser à des actions et rencontres avec des personnalités internationales (Lech Wałęsa, Boris Eltsine...) d'un homme politique, militant d'un parti minoritaire plutôt médiatiquement mal considéré. Par contre, les nombreuses photographies (avec légendes) de chacun des deux livres cités vont dans le sens de la fiabilité des informations fournies (leur trucage n'aurait pas manqué d'être exploité par les opposants politiques).
  5. Centre Henri-et-André-Charlier
  6. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 128-132.
  7. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 134-138, et photo 17 du livre.
  8. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 140-144, et photo 29 du livre.
  9. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 150-151, et photo 26 du livre.
  10. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 152-154.
  11. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 136-137, et photo 26 du livre.
  12. Bernard Antony raconte, Paris, , p. 166-195.
  13. Le Figaro, 6 novembre 1997, Véziane de Vezins Le faux procès Boudarel; Le Monde, 11 novembre 1997, Christiane Chombeau, Un meeting catholique traditionaliste dénonce les crimes du communisme; Libération, 10 novembre 1997, Renaud Dely, Le tribunal politique de Bernard Antony.
  14. Chrétienté-Solidarité, no 26, Le cri du Liban chrétien, juin-juillet 1985.
  15. Bernard Antony et Richard Haddad; Le Génocide des chrétiens d'Orient, Éditions Godefroy de Bouillon, 2005; Itinéraire libanais : Le Liban des saints, des héros, des guerriers, des politiciens et des assassins, Éditions Godefroy de Bouillon, 2007.
  16. Ce sujet est longtemps resté tabou. Deux historiens, Jean Monneret et Guy Pervillé ont contribué à lever le voile sur cette affaire. - Pour Monneret: La Tragédie dissimulée : Oran, 5 juillet 1962, (Michalon, 2006, 220 p. Prix Norbert CEPI); La Phase finale de la guerre d'Algérie (L'Harmattan, 2010, 410 p.); L’affaire des Français disparus en Algérie en 1962, après les accords d’Évian. - Pour Pervillé: Oran, 5 juillet 1962. Leçon d'histoire sur un massacre (Paris, Éditions Vendémiaire, 2014); Les Accords d’Évian (1962). Succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012) (Paris, Armand Colin, coll. « U », 2012). Il est contacté (novembre 2010) par le directeur chargé des Archives de France, afin de rédiger un article, le plus objectif possible, sur la fin de la guerre d’Algérie dans la publication annuelle du Ministère de la culture et de la communication, intitulée Commémorations nationales 2012.
  17. Dans Présent, l'interview de Romain Marie (Bernard Antony), intitulée Justice pour cent cinquante six millions de Morts, porte essentiellement sur la question juive, dont les six millions de morts de la Shoah, victimes des atrocités nazies entre 1940 et 1945. À ce sujet, Romain Marie demande la même reconnaissance pour les victimes du communisme 25 fois plus nombreuses, d'où le titre de l'article.
  18. Autre forme de la phrase de Bernard Lazare (journaliste et écrivain, le premier à prendre la défense d’Alfred Dreyfus en 1895): A Rothschild correspondent Karl Marx et Ferdinand Lassalle; au combat pour l'argent, le combat contre l'argent (cf. Bernard Lazare L'Antisémitisme, son histoire et ses causes, éd. Léon Chailley, 1894).
  19. Ces deux extraits de Présent, sont repris cinq ans plus tard dans un article souvent cité: Le racisme et ses masques (Le Monde, 14 février 1984). L'auteur est Edwy Plenel qui introduit ainsi la seconde partie de l'interview : Romain Marie stigmatisait dans Présent, en février 1979, la "tendance qu'ont les juifs [...] de MM. Dupont ou Durand", attribuant la première partie à Le Pen, ce qui est inexact, car il s'agit d'une réponse de Bernard Antony à une question de son interview.
  20. Jean Chatain, « Valeurs communes », sur humanite.fr, .
  21. Edwy Plenel réordonnait à sa manière les mots: Internationale, communiste, assassinat, juifs, faisant dire à Antony l'internationale de l'assassinat, l'internationale communiste était essentiellement composée de juifs (Bernard Antony raconte, t. 2, 15 procès face aux calomnies médiatiques, Ed. Godefroy de Bouillon, 2014, Paris, p. 16-22).
  22. André Fontaine, et Patrick Jarreau furent d'abord condamnés chacun à 3 000 francs d'amende, à verser solidairement 5 000 francs de dommages et intérêts, 3 000 francs pour les frais de justice, insertion du jugement à hauteur de 15 000 francs l'insertion dans 2 journaux. En appel le jugement est confirmé. André Fontaine, et Patrick Jarreau furent condamnés chacun à 1 500 francs d'amende, à verser solidairement 5 000 francs de dommages et intérêts, 5 000 francs pour frais de justice et des dépens, insertion du jugement dans 2 journaux, à hauteur de 10 000 francs l'insertion. Refusant le bénéfice de bonne foi aux accusés, la Cour insistait sur le fait que Jarreau avait manqué à la prudence exigée de tout journaliste, et le directeur du Monde à son devoir de surveillance. Cf. 'Bernard Antony raconte, t. 2, 15 procès face aux calomnies médiatiques', Ed. Godefroy de Bouillon, 2014, Paris, p. 41-45).
  23. Les détails de ces procès sont donnés dans l'ouvrage: Bernard Antony raconte. Tome II: 15 procès face aux calomnies médiatiques (Ed. Godefroy de Bouillon, Paris, 2014). Cette source peut être considérée comme fiable, dans la mesure où aucun des journalistes incriminés dans ce livre n'a porté plainte pour diffamation contre l'auteur.
  24. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « XXe siècle », , 691 p. (ISBN 2-02-035492-6, notice BnF no FRBNF37105966), p. 523.
  25. Igounet 2000, p. 529 qui attribue ces deux phrases au négationniste, et antisémite militant Henri Roques (référence 122 de la page 529 Propos rapportés par Henri Roques, Entretiens avec Henri Roques). Ce dernier aurait clandestinement assisté à l'université d'été (1992) du FN (références 119-120 de la page 529: Entretiens avec Henri Roques).
  26. Le Monde du samedi 22 août 1992, Le FN entre le refus d’une intervention et la solidarité avec les Croates. Les commentaires des journalistes portaient sur le débat qui agitait le FN sur la question de la guerre en Croatie, et les "divergences" entre Bernard Antony et le serbophile Bernard Lugan, et non pas sur le négationnisme.
  27. Jeune Résistance, no 32, automne 2003, Entretien Bernard Antony - La priorité doit aller à la jeunesse française, p. 18, (ISSN 1279-4759).
  28. Ce fait est mentionné dans le livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Tirs croisés: La laïcité à l'épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman (Calmann-Lévi, 2003). Il l'est aussi dans le livre de Bernard Antony Combats pour mon pays (Édition de Présent, 1994), où la 34e page de la partie photos (en compagnie de Jean-Marie Le Pen) représente son court échange avec le pape, la légende étant : « Oui, opposez-vous avec vigueur à la décadence de l'Europe », me déclare le pape alors que je viens de lui dire l'attachement de la droite nationale à la Doctrine Sociale de l’Église et notamment son opposition à l'avortement.
  29. Valérie Igounet, « La formation au Front national (1972-2015) », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 280.
  30. Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l’ombre des Le Pen : Une histoire des numéros 2 du FN, Paris, Nouveau Monde, coll. « Poche », , 396 p. (ISBN 978-2-36583-327-1), p. 333-334.
  31. « Carl Lang lance son mouvement, le Parti de la France », Agence France-Presse, 23 février 2009.
  32. Billet « Pourquoi, avec Carl Lang, je prends le parti de la France. », accompagné du texte de son allocution de soutien, 23 février 2009, sur le blog de Bernard Antony.

Liens externes[modifier | modifier le code]