Bernard Antony

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Bernard Antony
Bernard Antony en 1982.
Bernard Antony en 1982.
Fonctions
Conseiller régional de Midi-Pyrénées

(18 ans et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
15 mars 1998
Groupe politique Front national
Député européen

(14 ans 11 mois et 25 jours)
Élection 17 juin 1984
Réélection 15 juin 1989
12 juin 1994
Législature 2e, 3e et 4e
Groupe politique GDE (1984-1989)
NI (1989-1999)
Biographie
Nom de naissance Bernard Romain Marie Antony
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Tarbes (Hautes-Pyrénées)
Nationalité française
Parti politique FN (1984-2008)
PDF (2009-2010)
Diplômé de Faculté des lettres de Toulouse
Profession Essayiste
Journaliste
Religion Catholique

Bernard Antony, également connu sous son nom de plume Romain Marie[n 1], est un journaliste, essayiste et homme politique français, né à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le . Membre du Front national de 1984 à 2008, il est une des figures majeures[réf. nécessaire] de la sensibilité catholique traditionaliste dans les milieux nationalistes français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Lors de sa préparation militaire parachutiste à Pau, il sympathise avec l'OAS-Métro (jeunes) et est arrêté pour avoir distribué des tracts favorables à celle-ci (il est libéré car mineur). Pendant ses études de Lettres à Toulouse dans les années 1960, il milite au Rassemblement de l'Esprit public (REP), mouvement anti-gaulliste et pro-Algérie française, il est en même temps secrétaire général de la Fédération nationale des étudiants de France à Toulouse (FNEF) et crée avec Hélène Sabatier le « Cercle Jean de Brem ». Une fois le Rassemblement de l'Esprit public dissous et après l'échec de la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour à l'élection présidentielle de 1965, Bernard Antony rejoint en 1966 le Mouvement jeune révolution (MJR), lié aux réseaux proches de l'OAS et aux solidaristes russes, qui devient le Mouvement solidariste français en 1971. Il continue de l'animer alors qu'il est professeur dans une école à Castres.

Il travaille ensuite dans l'industrie pharmaceutique et deviendra directeur des relations humaines des Laboratoires Pierre Fabre. Il crée également à Toulouse le Centre de formation aux relations du travail et formera des cadres, des agents de maîtrise et des syndicalistes des industries de la chimie, de la métallurgie, mais surtout de l'aéronautique.[réf. nécessaire]

Négationnisme, antisémitisme, judaïsme...[modifier | modifier le code]

Dans Présent de février 1979, il fustige « la tendance qu'ont les juifs à occuper tous les postes-clés des nations occidentales. Comment ne pas observer qu'à notre télévision, par exemple, il y bien plus de MM. Aron, Ben Syoun, Naoul, El Kabbash [Jean-Pierre Elkabbach], Drücker [Michel Drucker], Grumbach, Zitrone, que de MM. Dupont ou Durand ? […] Le monde moderne est caractérisé par une nouvelle intrusion du phénomène juif […] Marx et Rotschild sont un peu les deux faces d'une même médaille[1]. »

Valérie Igounet l'estime « ambigu » quant au négationnisme[2]. En , lors de l'université d'été du FN, il rend « hommage aux historiens non conformistes », et déclare qu'il en est venu « à avoir une sympathie certaine pour ceux qui contestent certains points particuliers de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale[3] ».

Religions[modifier | modifier le code]

Bernard Antony est d'abord membre de la Jeunesse étudiante catholique, qu'il quitte rapidement. Catholique romain, il récuse tout aussi bien le qualificatif « d'extrême droite » que de « national-catholique ».[réf. nécessaire]

En parallèle à son activité au quotidien Présent, Bernard Antony s'engage sur le terrain associatif catholique. Il est le président de l'Agrif, du Centre Henri-et-André-Charlier (qu'il a fondé en 1980), de Chrétienté-Solidarité qu'il définit comme une organisation ayant pour but « la solidarité avec les peuples persécutés par le communisme ou l'islamisme » ainsi que la résistance au « génocide français » « par le jeu de l'immigration et de l'avortement »[4], et coprésident du Cercle d'Amitié française juive et chrétienne avec Jean-Pierre Cohen et Serge de Beketch, aujourd'hui décédé.

Le 10 avril 1985, il « organise une réunion des représentants des droites radicales européennes (dont Jean-Marie Le Pen et du pape Jean-Paul II[5] ».

En 2000, il est responsable de la première attaque en justice, via l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF), contre l'humoriste Dieudonné, alors accusé d'attenter à l'image des catholiques et du pape Jean-Paul II.

Ne militant en 2011 dans aucun parti, il participe à l'Institut du Pays libre, à Chrétienté-Solidarité et à l'Agrif.

Front national[modifier | modifier le code]

Sur le plan de la politique électorale, en 1983, il anime le CNI à Toulouse et dans sa région. Il rallie ensuite le Front national à l'occasion des européennes de 1984, et siège dans le Groupe des droites européennes. En mars 1986, il mène la liste FN dans le Tarn aux élections régionales. Il est réélu en 1992 et 1998. Il est député européen Front national de 1984 à 1999.

Au sein du FN, il est délégué national à la formation et dirige un temps l'Institut de formation national (IFN), organe de formation interne[6].

Lors de la scission de 1999 entre les partisans de Bruno Mégret et de Jean-Marie Le Pen, il prend parti pour ce dernier, ses convictions l'opposant au courant « néo-païen » de l'extrême droite, notamment Pierre Vial. Il manifestera plus tard bruyamment son désaccord avec les variations idéologiques du Front national selon la ligne de Marine Le Pen en démissionnant du bureau politique.

Il démissionne du bureau politique du FN en juillet 2004 après s'être vu préférer Jean-Claude Martinez pour l'investiture du FN dans la circonscription Sud-Ouest à l'occasion des élections européennes et Louis Aliot pour conduire la liste du parti en Midi-Pyrénées aux élections régionales. Ce dernier le remplace également comme secrétaire régional de Midi-Pyrénées[7].

Parti de la France[modifier | modifier le code]

Le , il est présent[8] aux côtés de Carl Lang, député européen et ancien secrétaire général du Front national, lors d'une conférence de presse qui annonce la fondation du Parti de la France, sous les couleurs duquel seront présentées, dans sept circonscriptions françaises sur neuf, des listes pour les élections européennes du 7 juin 2009. Il annonce à cette occasion son appui et celui de l'« Institut du Pays Libre », qu'il préside, à l'initiative de Carl Lang, dans une allocution prononcée parallèlement à cette conférence de presse[9].

Il rompt discrètement avec le Parti de la France fin 2010 en désaccord avec la politique électoraliste de Carl Lang d'alliance avec la Nouvelle Droite populaire dont Pierre Vial est un dirigeant et en désaccord également sur les relations avec l'hebdomadaire Rivarol.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Directeur depuis 1975 du mensuel Présent, où il signe de ses deux prénoms Romain Marie. Il participe ensuite en 1982 à la fondation du quotidien Présent, dont il sera le directeur général pendant un an.

Radio[modifier | modifier le code]

En , il anime toutes les quatre semaines le Libre journal de la résistance française sur Radio Courtoisie. Il y attaque régulièrement l'islam et le Front national de Marine Le Pen en des termes virulents. Il est démis par Henry de Lesquen en .[réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sauf mention spéciale, Bernard Antony est seul auteur des ouvrages listés ci-dessous.

Préfacier ou postfacier[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Habituellement désigné comme Bernard Antony, il a fait publier ce droit de réponse dans L'Express no 2749 du 8 mars 2004, p. 123, dans le courrier des lecteurs : « Je ne suis pas Bernard Antony, « alias Romain Marie », je suis Bernard-Romain-Marie Antony. » L'usage du nom Romain Marie (composé de ses deuxième et troisième prénoms) lui servirait à montrer son attachement au catholicisme (Dictionnaire de l'extrême droite, sous la direction d'Erwan Lecœur, Larousse, 2007, p. 63).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le racisme et ses masques », Le Monde, 14 février 1984.
  2. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « XXe siècle », , 691 p. (ISBN 2-02-035492-6, notice BnF no FRBNF37105966), p. 523.
  3. Igounet 2000, p. 529.
  4. Jeune Résistance (NR), no 32, automne 2003, Entretien Bernard Antony - La priorité doit aller à la jeunesse française, p. 18, (ISSN 1279-4759).
  5. Tirs croisés: La laïcité à l'épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman. Caroline Fourest, Fiammetta Venner, éditions Calmann-Lévy, 2003
  6. Valérie Igounet, « La formation au Front national (1972-2015) », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 280.
  7. Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l’ombre des Le Pen : Une histoire des numéros 2 du FN, Paris, Nouveau Monde, coll. « Poche », , 396 p. (ISBN 978-2-36583-327-1), p. 333-334.
  8. « Carl Lang lance son mouvement, le Parti de la France », Agence France-Presse, 23 février 2009.
  9. Billet « Pourquoi, avec Carl Lang, je prends le parti de la France. », accompagné du texte de son allocution de soutien, 23 février 2009, sur le blog de Bernard Antony.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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