Bruno Gollnisch

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Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch à Strasbourg en 2014.
Bruno Gollnisch à Strasbourg en 2014.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection 15 juin 1989
Réélection 12 juin 1994
13 juin 1999
13 juin 2004
7 juin 2009
25 mai 2014
Législature 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e
Groupe politique GTDE (1989-1994)
NI (1994-1999)
GTI (1999-2001)
NI (2001-2007)
ITS (2007)
NI (depuis 2007)
Député du Rhône
(scrutin proportionnel par département)
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique FN-RN
Conseiller régional de Rhône-Alpes
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
15 mars 1998
28 mars 2004
21 mars 2010
Conseiller municipal d'Hyères
Successeur Patrick Collet
Conseiller municipal de Lyon
Biographie
Nom de naissance Bruno Jean-Jacques Marie Gollnisch
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Nationalité Français
Parti politique FN (depuis 1983)
Fratrie Pascal Gollnisch
Diplômé de Université Paris X - Nanterre
INALCO
IEP de Paris
Université Panthéon-Assas
Profession Universitaire
Religion Catholique

Bruno Gollnisch-Flourens[N 1], né le à Neuilly-sur-Seine, est un universitaire et homme politique français.

Il est député du Rhône de 1986 à 1988 et député européen depuis 1989. Longtemps secrétaire général, délégué général, puis vice-président du Front national, il dirige la campagne de Jean-Marie Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Pierre Flourens, trisaïeul de Bruno Gollnisch.

Bruno Gollnisch est issu d'une lignée d'universitaires, d'hommes politiques et d'industriels originaire du Nord-Est de la France[1].

Il a pour ancêtres Edmond Gollnisch, maire de Sedan de 1873 à 1874, le physiologiste Pierre Flourens, professeur au Collège de France, député en 1839 et académicien (marié à une fille du général-baron de l'Empire Clément d'Aërzen), ainsi que le fils de ce dernier Émile Flourens, ministre des Affaires étrangères de la Troisième République[1],[2]. Son arrière-grand-oncle Gustave Flourens fut l'un des chefs militaires de la Commune de 1871, épisode pendant lequel il trouve la mort, tué par un soldat[2]. Un autre de ses trisaïeuls, Michel Chevalier, fut conseiller économique de Napoléon III[1]. Il est aussi un neveu de Paul-Émile Viard, doyen de la faculté de droit et député d'Alger[2].

Fils de Pierre Gollnisch, commissaire aux comptes, et de Geneviève Collier, il a une sœur, Catherine, et un frère cadet, Pascal, directeur de L'Œuvre d'Orient et chorévêque de l'Église catholique syriaque de Beyrouth.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Il passe son enfance en région parisienne[3]. Il fait ses classes au collège Gerson, puis aux lycées Claude-Bernard et Janson-de-Sailly ; en parallèle, il est chef scout aux côtés de Jean-Louis Borloo[3]. Il obtient son baccalauréat en 1967[4].

Il entre ensuite à l'université Paris-X-Nanterre, où il devient secrétaire de la Fédération nationale des étudiants de France et où il s'oppose aux événements de Mai 68[4]. Diplômé d'études supérieures en défense[Quoi ?], il obtient une licence en droit en 1970.

En 1971, il est diplômé de japonais à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), puis, en 1973, de malais. La même année, en 1973, il obtient le diplôme (section Relations internationales) de l'Institut d'études politiques de Paris[5] et un diplôme d'études approfondies en droit public à l'université Paris-II.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Marine nationale[modifier | modifier le code]

Bruno Gollnisch sert de 1971 à 1973 dans la Marine nationale, où il côtoie Henri Proglio[6], comme officier de réserve interprète et du chiffre (ORIC).

Il est ensuite capitaine de frégate honoraire[7].

Universitaire[modifier | modifier le code]

En 1974, après avoir obtenu une bourse du ministère des Affaires étrangères, il part au Japon comme attaché de recherche à la faculté de droit de l'université de Kyoto pour préparer une thèse de doctorat sur le droit japonais[8],[9]. Il obtient ainsi un doctorat en droit international à l'université Paris-II[10],[11]. Il est ensuite lecteur, chargé du premier cours de droit des pays d'extrême-Orient à l'Institut de droit comparé de l'université Paris-II, et chargé du premier cours de droit du Japon à l'Institut national des langues et civilisations orientales.

Après avoir été déclaré admissible au concours d'agrégation de droit public, il est maître de conférences en droit public à l'université de Metz, de 1980 à 1981. L'université Jean-Moulin-Lyon-III souhaitant se doter d'une chaire de japonais, il devient, en 1981, professeur des universités de langue et civilisation japonaises dans cette université, où il enseigne jusqu'en 2005. Il y occupe la fonction de directeur d'UFR de 1982 à 1986, étant alors un des plus jeunes doyens de France[12].

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Au cours d'une conférence de presse en , Bruno Gollnisch, répondant à des journalistes sur les résultats d'une enquête diligentée par Jack Lang sur les liens entre l'université Jean-Moulin-Lyon-III, le révisionnisme et l'extrême droite, tient des propos qui provoquent une controverse médiatique, puis judiciaire. Plusieurs associations l'accusent d'avoir tenu des propos négationnistes, ce qu'il conteste. À la suite de ces événements, le , la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université suspend Bruno Gollnisch pour une durée de cinq ans et réduit de moitié son traitement. Le , le Conseil d'État n'infirme pas cette décision.

Parallèlement, le , la chambre criminelle de la Cour de cassation casse sans renvoi l'arrêt de la cour d'appel de Lyon le condamnant à trois mois de prison avec sursis et à une amende. Dans son arrêt, la Cour considère que « les propos retenus dans la citation, qui renferment des énonciations contradictoires, ne permettent pas de caractériser à la charge du prévenu le délit de contestation d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité »[13],[14]. Bruno Gollnisch, blanchi, reprend ses cours à l'université Jean-Moulin-Lyon-III le , tandis que l'État et l'université se renvoient la responsabilité de son indemnisation[15]. Le , il obtient son départ à la retraite anticipé[16].

Avocat[modifier | modifier le code]

Bruno Gollnisch a été avocat au barreau de Paris[17].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1968, alors qu'il est étudiant en droit à Nanterre, il devient secrétaire de la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), et se lie avec Marie-France Charles et Roger Holeindre[10]. Il est un habitué du Bivouac du grognard, le restaurant sis rue Saint-Honoré de Roger Holeindre, où il côtoie les futurs fondateurs du FN, dont Jean-Marie Le Pen[18].

En 1973, il adhère au cercle Renaissance, présidé par Michel de Rostolan et qu'il anime à Lyon.

Alors qu'il étudie au Japon, il vote en faveur de Jean-Marie Le Pen dès l'élection présidentielle de 1974[19],[10]. Peu de temps après, il le rencontre à Montretout[20]. De 1978 à 1980, il est l'assistant parlementaire de Jean-Louis Beaumont, député divers droite.

Ascension au Front national[modifier | modifier le code]

Bruno Gollnisch interviewé à Paris, le .

Il adhère au Front national en 1983. Il réfute la qualification d'extrême droite et considère appartenir à la « droite nationale »[21].

En , il accueille Jean-Marie Le Pen, en campagne à Lyon pour les élections européennes. Il décline l'offre de celui-ci d'être candidat en place éligible à ces élections, mais accepte de se présenter en 81e et dernière position sur sa liste, qui obtient 11 % des voix. Cette même année, il participe avec Jean-Yves Le Gallou à la rédaction du programme du Front national, « Pour la France », tandis que Jean-Pierre Stirbois, secrétaire général du Front national, le nomme secrétaire départemental du Rhône.

Bruno Gollnisch organise les campagnes pour les élections européennes (1984), cantonales (1985), législatives (1986). Cette dernière année, il est élu au comité central lors du congrès de Lyon (il est ensuite constamment réélu), puis coopté au bureau politique (et constamment maintenu).

Il est élu député à l'issue des élections législatives de 1986, sa liste ayant obtenu plus de 13 % des suffrages dans le département du Rhône[22]. Il fait partie des 35 députés Front national élus au scrutin proportionnel. Élu secrétaire de l'Assemblée nationale, il dénonce régulièrement l'absentéisme parlementaire, défend en séance une proposition visant à supprimer les privilèges fiscaux des députés. Il est membre de la commission des Affaires étrangères, qui l'envoie siéger à l'Assemblée générale des Nations unies, et rapporteur du budget de l'Aviation civile. Le gouvernement Chirac ayant restauré le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, il est battu aux élections législatives de 1988.

L'année suivante, en , il figure en troisième position sur la liste du Front national aux élections européennes, ce qui lui permet de devenir député européen, mandat pour lequel il est constamment réélu depuis. Au Parlement européen, il est plusieurs années vice-président du groupe parlementaire franco-japonais et membre de la délégation chargée des relations avec ce pays[17].

À la fin des années 1990, il est membre du conseil scientifique du Front national.

En 1994, il est nommé vice-président du Front national et crée une délégation aux affaires internationales[23]. En , il devient secrétaire général du FN en remplacement de Carl Lang. Lors des élections régionales de 1998, il est l'initiateur de la stratégie visant à faire élire plusieurs présidents de région de droite avec l'appui du FN ; les accords entre le FN et les majorité RPR-UDF de cinq régions entraînent un vif débat politique et médiatique. Resté fidèle à Jean-Marie Le Pen lors de la scission du parti en , il est nommé, le , délégué général du Front national, à la suite de la suspension de Bruno Mégret ; il permute ses fonctions de secrétaire général avec Carl Lang, qui avait repris au pied levé la délégation générale en .

Lors de l'élection présidentielle de 2002, il dirige la campagne de Jean-Marie Le Pen. Celui-ci se qualifie pour le second tour, provoquant un retentissement international[24].

En 2007, il préside le groupe de députés européens Identité, tradition, souveraineté (ITS), composé de députés souverainistes, français, roumains, belges, italiens, autrichiens, bulgares et britanniques, mais le groupe est dissous après le départ des députés roumains[25]. En , il est à l'origine de la création de l'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), composée de nationalistes européens siégeant ou non dans l'hémicycle européen, dont le but est de proposer « une alternative au mondialisme »[26] ; il préside l'AEMN jusqu'en 2013. En , il est le principal organisateur de la conférence internationale des organisations patriotiques, qui se déroule à Tokyo à l'invitation du mouvement patriotique japonais Issuikai, laquelle a un fort retentissement international[27].

Candidature face à Marine Le Pen[modifier | modifier le code]

Bruno Gollnisch avec Jean-Marie Le Pen, lors de la manifestation du Front national en hommage à Jeanne d'Arc, le .

À l'occasion du congrès de Bordeaux de , Bruno Gollnisch arrive en tête du vote des adhérents du Front national pour le comité central du parti, avec 85,1 % des votes, devant Marine Le Pen (75,8 %)[28]. Il est alors nommé par Jean-Marie Le Pen à l'un des deux postes de vice-président exécutif du parti, l'autre étant occupé par Marine Le Pen. Mais avec la suppression de son poste de délégué général, il perd une partie de son pouvoir au sein de l'appareil du FN au profit de Marine Le Pen, favorisée par son père[28]. Celle-ci est chargée des affaires intérieures (communication interne et externe, formation des cadres et des adhérents, propagande), alors que Bruno Gollnisch se voit attribuer les affaires européennes et internationales, qui comprennent essentiellement les relations avec les partis étrangers ainsi que la rédaction du programme du parti[28],[29].

En , il annonce sa candidature à la présidence du Front national[30],[31]. Lors du congrès de Tours de , il perd le scrutin interne avec 32,35 % des suffrages contre 67,65 % pour Marine Le Pen, qui avait reçu le soutien de Jean-Marie Le Pen[32], [33]. Toutefois, le nouveau comité central est composé de 42 cadres qui le soutenaient sur les 100 candidats élus par les adhérents[34]. Bruno Gollnisch accepte sa défaite « avec fair-play » et assure, lors de son discours prononcé au congrès, voir en Marine Le Pen la « candidate naturelle du parti pour 2012 »[35]. Il refuse d'occuper la fonction de premier vice-président proposée par cette dernière, ainsi que d'intégrer à nouveau le bureau exécutif, souhaitant « laisser les coudées franches » à la nouvelle équipe[35].

Affaiblissement de sa position au FN[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen le nomme conseiller aux souverainetés et à la renégociation des traités, ainsi que membre du bureau de campagne[36]. Le , il introduit le meeting de la candidate au palais des congrès de Lyon[37] en sa qualité de président du groupe FN au conseil régional de Rhône-Alpes. Durant l'entre-deux-tours de la présidentielle, il explique dans un entretien au Progrès qu'il « penche plutôt pour un vote Sarkozy » à la condition que ce dernier « désavoue ses lieutenants qui ont répondu qu'en cas de duel FN-PS aux législatives, ils choisiraient le candidat socialo-communiste »[38].

Candidat à Hyères lors des élections municipales de 2014, sa liste se place en troisième position au premier tour. Au second tour, avec 13,16 % des voix, Bruno Gollnisch s'incline face à Jean-Pierre Giran, tête de liste UMP, qui l'emporte avec 39,70 %, et Jacques Politi, le maire sortant divers droite, qui obtient 35,80 %, mais devance William Seemuller, le candidat de la gauche, crédité de 11,32 %. Il devient l'un des trois conseillers municipaux FN de la ville lors de l'installation du conseil municipal, le suivant, mais renonce à son mandat dès le mois de juin[39].

Bruno Gollnisch démissionne de son mandat de conseiller régional de Rhône-Alpes le , après 28 ans de présence à l'assemblée régionale[40].

Il apporte son soutien à Jean-Marie Le Pen lors de son exclusion du Front national, en 2015, et fait savoir ses désaccords avec les positions prônées par Florian Philippot au sein du parti[41]. Par solidarité avec Jean-Marie Le Pen, il refuse de siéger sur les bancs du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), formé au Parlement européen par Marine Le Pen.

Le , contre l'avis de la direction du FN, il participe au rassemblement en hommage à Jeanne d'Arc organisé par Jean-Marie Le Pen, s'exposant ainsi à d'éventuelles sanctions[42]. Après que le bureau politique du FN a adopté une motion lui demandant de quitter ses fonctions au sein des instances du parti, il remet sa démission à Marine Le Pen, qui la refuse dans un « souci de conciliation »[43],[44].

Il intègre, en , l'équipe de campagne de Marine Le Pen en vue de l'élection présidentielle de 2017, ce qui est perçu comme étant un retour en grâce au sein du parti[45].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

L'historien Nicolas Lebourg et le documentariste Joseph Beauregard soulignent qu'« au sein de l'appareil frontiste, il s'est comme naturellement appuyé sur les nationaux-catholiques, militants très actifs au sein du FN. Sa vision du monde et de l'histoire est celle d'une droite traditionaliste »[46]. L'historienne Valérie Igounet relève que Bruno Gollnisch est « un des rares » cadres du FN qui demeurent favorables à l'abrogation de la loi Veil[47].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Bruno Gollnisch est marié depuis le à Setsuko Takeuchi, une Japonaise[3] rencontrée en France et devenue française par la suite[48]. Ils ont trois enfants : Cordélia, avocate, Alexis, officier de marine, et Claire[3]. En 2007, en même temps que leur père, les enfants obtiennent de changer leur nom en Gollnisch-Flourens[3].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Une âme pour la France : pour en finir avec le génocide culturel, Paris, Albatros, 1985.
  • Avec Richard Haddad, La réaction, c'est la vie ! : entretiens avec Richard Haddad, Paris, Godefroy de Bouillon, 2003, 187 p. (notice BnF no FRBNF39946905).
  • Avec Émilie Vanière, Une volonté, un idéal, Lyon, Société nationale d’édition et de propagande, , 281 p. (ISBN 978-2-919733-00-2).

Chapitres[modifier | modifier le code]

  • Chapitre dans Le Livre noir de mai 68, Issy-les-Moulineaux, Renaissance catholique, coll. « Controverses », 2008 (notice BnF no FRBNF41332661).
  • « Qui gouverne en démocratie ? », dans Grégoire Legrand (dir.), La démocratie peut-elle devenir totalitaire ?, Issy-les-Moulineaux, Renaissance catholique, (ISBN 978-2-916951-13-3, notice BnF no FRBNF43505712).
  • « Morale et politique : hier, aujourd’hui, demain », dans Michel De Jaeghere (dir.), L'Ordre immoral, Suresnes, Contretemps, (ISBN 978-2-916951-14-0, notice BnF no FRBNF43663684).
  • « L’Union européenne contre les nations », dans Le patriotisme est-il un péché ?, Suresnes, Contretemps, (ISBN 978-2-9169-5116-4).

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Philippe Caffot, Défense et illustration de l'orthographe française, Paris, Godefroy de Bouillon, 2001.
  • Pierre Descaves, La Salsa des cloportes, Paris, Déterna, 2006.
  • Sébastien Derouen, Refaire la France, Le Retour aux sources, 2010, 232 p.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman de politique-fiction de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2012, Bruno Gollnisch devient ministre de la Défense et des Anciens combattants[49]. Dans le roman de Michel Wieviorka, Le séisme. Marine Le Pen présidente (2016), avec un scénario similaire pour 2017, il devient ministre des Affaires européennes[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gollnisch-Flourens, nom dont il use quelquefois, est devenu son nom patronymique en 2007, en raison de l'illustration de son aïeul, le ministre Émile Flourens ; c'est le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Stéphane Cadiou, Stéphanie Dechezelles, Antoine Roger (dir.), Passer à l'action : les mobilisations émergentes, coll. « Logiques politiques », L'Harmattan, 2007, p. 158-159 (ISBN 9782296026537), [lire en ligne (page consultée le 2 juillet 2010)].
  2. a, b et c Marie-Odile Mergnac, Histoire familiale des hommes politiques français, Archives & culture, 1997, (ISBN 9782911665127) p. 115-116.
  3. a, b, c, d et e Jean-Louis Beaucarnot, Frédéric Dumoulin, Catherine Aubier, Marie-Françoise Barbot et al., Le Tout Politique, Paris, L'Archipel, , 330 p. (ISBN 978-2-8098-0566-6, notice BnF no FRBNF42548636, lire en ligne), « Bruno Gollnisch : un prussien contre les Prussiens ! », p. 127-128.
  4. a et b Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 5.
  5. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/bruno.gollnisch73_1.
  6. Gollnisch et Vanière 2010, p. 33.
  7. « Bruno Gollnisch », sur fn-europarl.eu (consulté le 3 janvier 2016).
  8. Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 7.
  9. « Biographie • Le blog de Bruno Gollnisch », sur gollnisch.com/ (consulté le 21 mai 2015) Site officiel de Bruno Gollnisch].
  10. a, b et c http://gollnisch.com/2016/01/06/radio-courtoisie-parcours-homme-convictions-front-national/
  11. Sous la dir. de Jacques Robert, Ouverture du Japon et droit de l'Occident, vol. 2 (thèse de doctorat d'État en droit international), Paris, université Paris-II, , 747 p. (SUDOC 011418990).
  12. Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 10.
  13. « Contestation de crimes contre l'humanité : Gollnisch blanchi par la Cour de cassation », Le Nouvel Observateur, .
  14. Source « Gollnisch innocenté et condamné », sur lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr
  15. Loïc Blache, « Pas de rentrée scolaire pour Gollnisch », sur lyoncapitale.fr,‎ (consulté le 20 juin 2016).
  16. « Bruno Gollnisch met fin à sa carrière universitaire », Lyon Capitale, , sur lyoncapitale.fr. Consulté le .
  17. a et b Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 9.
  18. Valérie Igounet, « Clap de F(I)N ? », France Télévisions,‎ (consulté le 17 mai 2016).
  19. Olivier Faye, « Gollnisch, le dernier samouraï du FN », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  20. Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 11.
  21. « FN : Bruno Gollnisch juge inutile de «sacrifier» Jean-Marie Le Pen », sur Le Figaro,‎ (consulté le 19 juin 2016).
  22. Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 12.
  23. Bruno Gollnisch : Combat français, parcours européen, entretiens accordés par Bruno Gollnisch à Jean-Paul Henry et Catherine Salagnac, 2010, p. 15.
  24. « Aux États-Unis, réactions virulentes à l'égard de la France », Le Monde, .
  25. « L'extrême droite est en passe de former un groupe au Parlement européen », Le Monde, .
  26. http://www.gollnisch.com/2010/08/13/bruno-gollnisch-et-jean-marie-le-pen-a-tokyo/
  27. Le Monde du « Visite polémique du FN au Japon »
  28. a, b et c « Le Pen transmet le pouvoir à Marine », Le Parisien, .
  29. Discours de clôture du XIIIe Congrès du Front national, Discours et interventions, site officiel du Front national, . Consulté le .
  30. « Gollnisch se déclare candidat à la présidence du FN », sur www.lefigaro.fr.
  31. http://www.gollnisch.com/2010/09/16/lappel-de-saint-denis-declaration-de-candidature-a-la-presidence-du-front-national
  32. « Marine Le Pen devient officiellement présidente du Front national », lemonde.fr, .
  33. « Marine Le Pen élue présidente du Front national avec 67,65 % des voix », AFP, . Consulté le .
  34. Abel Mestre, Caroline Monnot, « Marine Le Pen triomphe », Droite(s) extrême(s) sur lemonde.fr, 16 janvier 2011. Consulté le .
  35. a et b Ségolène Gros de Larquier, « Marine Le Pen triomphe », Le Point, . Consulté le .
  36. [PDF] Présentation de l'équipe de campagne présidentielle, conférence de presse de Marine Le Pen, Nanterre, .
  37. « Marine Le Pen en meeting à Lyon », AFP, , sur ladepeche.fr, le site de La Dépêche du Midi. Consulté le .
  38. « Gollnisch (FN) prêt à voter dimanche Sarkozy mais sous condition », AFP, sur leparisien.fr, le site du Parisien, .
  39. FD, « Bruno Gollnisch se désiste au profit de Patrick Collet », Var-Matin, (lire en ligne)
  40. « Rhône-Alpes: Bruno Gollnisch démissionne », sur Le Figaro,‎ (consulté le 9 juin 2016).
  41. « Gollnisch répond à Philippot: « Nous avons un point de désaccord » », sur BFMTV,‎ (consulté le 9 juin 2016).
  42. Romain Herreros, « Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu présents au rassemblement du 1er mai de Jean-Marie Le Pen (contre l'avis du FN) », sur huffingtonpost.fr,‎ .
  43. « Jean-Marie Le Pen « étonné » que Bruno Gollnisch ait remis sa démission à Marine Le Pen », sur lelab.europe1.fr,‎ (consulté le 9 juin 2016).
  44. « Front national : la démission de Bruno Gollnisch refusée par Marine Le Pen », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  45. Jean-Claude Jaillette, « Campagne de Marine Le Pen : le retour en grâce de Bruno Gollnisch », Marianne,‎ (lire en ligne).
  46. Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l'ombre des Le Pen : Une histoire des numéros 2 du FN, Paris, Nouveau Monde, , 390 p. [détail de l’édition] (ISBN 978-2365833271) , p. 247.
  47. Valérie Igounet, « Retour sur le passé: le FN, défenseur des droits des femmes? », sur Mediapart,‎ (consulté le 12 décembre 2016).
  48. Gollnisch et Vanière 2010, p. 174.
  49. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.
  50. Michel Wieviorka, Le séisme. Marine Le Pen présidente, Robert Laffont, 2016, pages 66-70.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]