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Julien Odoul

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Julien Odoul
Illustration.
Fonctions
Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 14 jours)
Élection 13 décembre 2015
Circonscription Yonne
Groupe politique Front national
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Paris, Île-de-France, Drapeau de la France France
Nationalité Français Drapeau de la France
Parti politique PS (2006-2009)
NC (2009-2011)
UDI (2011-2014)
FN (2014-2018)
RN (depuis 2018)

Julien Odoul, né le à Paris, est un homme politique français.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Julien Odoul naît le [1] à Paris[2]. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire[3].

Mannequin, il fait la couverture du magazine gay Têtu[4],[5],[6] lorsqu'il a 21 ans. Trois ans après, il est en couverture du magazine allemand Gab[4],[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il rallie le Parti socialiste (PS) dans le but de soutenir Laurent Fabius à la primaire de 2006, puis adhère au Nouveau Centre en 2009[7].

En 2011, il rejoint les rangs de l'Union des démocrates et indépendants (UDI)[5],[4]. Collaborateur du député-maire centriste d’Issy-les-Moulineaux, André Santini[8], il travaille pour lui jusqu’en 2011[9]. En 2012, il est candidat centriste dans la dixième circonscription du Val-de-Marne[10].

Il aurait rencontré Marine Le Pen en [11]. Il intègre en décembre de la même année le Front national[7].

Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté[modifier | modifier le code]

À la suite des élections régionales de 2015 en Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul obtient son premier mandat électoral[12].

En 2017, Julien Odoul prend la tête du groupe Front national en Bourgogne-Franche-Comté[13], puis intègre en 2018 le bureau national du parti[14]. En avril 2019, il est mis en examen pour recel de détournement de fonds publics[15].

Polémique sur le voile[modifier | modifier le code]

En octobre 2019, lors d'une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, il réclame à la présidente de demander à l'accompagnatrice d’un groupe d’enfants présent dans la salle du conseil dans le cadre d'une sortie scolaire, de « retirer son voile islamique »[16]. Le fils de l’accompagnatrice se met alors à pleurer. Julien Odoul met en avant les « principes laïcs » et la « France des Lumières », et indique ensuite : « Vous voulez me faire pleurer avec ces enfants, mais moi ceux qui me font pleurer ce sont les orphelins des 263 victimes de l’islamisme en France. »[16],[17],[18]. Selon lui, « le combat contre l'extrémisme religieux doit être la priorité »[19].

Marine Le Pen condamne la forme de l'intervention, la jugeant « rugueuse » et « maladroite »[5]. Elle s'inscrit dans une actualité marquée par l'attentat de la préfecture de police de Paris et fait l'objet de dizaines de débats télévisés, desquels sont quasiment toujours absentes les femmes musulmanes voilées[20],[21]. Le Conseil d’État avait estimé en 2013 que les accompagnatrices scolaire voilées n'étaient pas soumises aux « exigences de neutralité religieuse »[22]. L'interdiction du port du voile par les accompagnatrices scolaires reçoit l’appui des Républicains et d’une partie de La République en marche, dont le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, soutenu par Manuel Valls. Une loi pour l'interdiction des signes religieux pour les parents accompagnateurs est votée par le Sénat le 29 octobre 2019. Une pétition signée dans Le Monde par 90 personnalités — dont Omar Sy, Céline Sciamma et Christine Delphy — condamne la stigmatisation du voile et des musulmans[23]. Le président Emmanuel Macron appelle à ne pas stigmatiser les musulmans tout en déclarant « être intraitable avec le communautarisme »[16]. Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, il déclare que Julien Odoul s’est fait piéger par la mère de famille, qui selon lui serait une militante et aurait agi de façon préméditée[24],[25]. D’après Checknews de Libération, cette théorie n’est étayée par aucun élément : l’accompagnatrice n’aurait pas souhaité se joindre à ce voyage et aurait été sollicitée au dernier moment, à la suite d'un faible nombre d'accompagnants disponibles[26].

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Julien Odoul », sur politiquemedia.com (consulté le 26 octobre 2019).
  2. Olivier Richard, « Renforcer la sécurité, le leitmotiv de Julien Odoul (FN) », sur leveil.fr, (consulté le 13 avril 2019).
  3. Benoît Hopquin, « Le FN attire les girouettes », sur lemonde.fr, (consulté le 14 avril 2019).
  4. a b et c Sofian Aïssaoui et Florent Vairet, « Qui est Julien Odoul, le nouveau président du groupe FN à la Région ? », sur France 3, .
  5. a b c et d Hugo Domenach, « Julien Odoul : l'opportunisme dévoilé », sur lepoint.fr, (consulté le 23 octobre 2019).
  6. Marie-Pierre Bourgeois, Rose Marine, Éditions du Moment, , 135 p. (lire en ligne)
  7. a et b Léo Mouren, « Une nouvelle recrue du FN venue du PS, en passant par le centre », sur liberation.fr, (consulté le 8 avril 2019).
  8. Kim Hullot-Guiot, Tristan Berteloot et Rebecca Birna, « Cadres, élus locaux, néophytes… qui sont les 122 candidats FN qualifiés pour le second tour des législatives ? », sur liberation.fr, (consulté le 13 avril 2019).
  9. « Du magazine gay Têtu au Front national ! », sur valeursactuelles.com, (consulté le 13 avril 2019).
  10. « Julien Odoul fait campagne à bord de l'Odoul-mobile », sur leparisien.fr, (consulté le 6 avril 2019).
  11. « Le FN recrute jusqu'à l'UDI », sur lepoint.fr, (consulté le 26 octobre 2019).
  12. « Qui est Julien Odoul ? Du PS au FN, en passant par l'UDI, retour sur le parcours de cet élu de l'Yonne qui crée la polémique », (consulté le 7 novembre 2019)
  13. Sébastien Kerroux et AFP, « Julien Odoul prendra la tête du groupe Front National en Bourgogne-Franche-Comté », sur France 3, (consulté le 6 avril 2019).
  14. « Front national : Julien Odoul intègre le bureau national », sur France 3, .
  15. « Emplois fictifs du RN: Julien Odoul accusé de recel de détournement de fonds publics », sur Challenges (consulté le 12 novembre 2019)
  16. a b et c « Cette folle semaine où un élu RN, Julien Odoul, a relancé la chasse au voile », sur nouvelobs.com, (consulté le 23 octobre 2019).
  17. « Laurence Ferrari recadre Julien Odoul après son intervention contre une femme voilée », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 23 octobre 2019).
  18. « « Vous êtes fier de vous ? » : Laurence Ferrari recadre Julien Odoul, l’élu RN qui s’en est pris à une mère voilée », sur nouvelobs.com, (consulté le 24 octobre 2019).
  19. Nicolas Berrod, « Qui est Julien Odoul, l’élu RN qui s’en est pris à une mère de famille voilée ? », sur leparisien.fr, (consulté le 31 octobre 2019)
  20. « Aucune femme voilée à la télé pour débattre du voile sauf... chez Hanouna », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 8 novembre 2019).
  21. « Contre les amalgames et les idées reçues sur le voile », sur news.konbini.com, (consulté le 8 novembre 2019).
  22. Sorties scolaires: le Sénat vote l'interdiction des signes religieux pour les parents accompagnateurs, BFMTV, 29/10/2019
  23. « Jusqu’où laisserons-nous passer la haine des musulmans ? », sur lemonde.fr, (consulté le 8 novembre 2019).
  24. Mathieu Dejean, « Quand l'interview d'Emmanuel Macron à “Valeurs actuelles” sème la panique à l'Elysée », sur lesinrocks.com, (consulté le 8 novembre 2019).
  25. « Le président bulgare dénonce les propos «de bas étage» de Macron à Valeurs actuelles », Le Parisien, 3 novembre 2019.
  26. Pauline Moullot et Anaïs Condomines, « L’élu RN Julien Odoul a-t-il été piégé comme le dit Macron ? », sur libération.fr, (consulté le 8 novembre 2019).
  27. « Histoire du statut militaire et de la concertation dans l'armée française », sur sudoc.abes.fr (consulté le 25 octobre 2019).
  28. Benjamin Sportouch, « Le FN recrute aussi... à l'UDI », sur lexpress.fr, (consulté le 25 octobre 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]