Wallerand de Saint-Just

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Just (homonymie).
Wallerand de Saint-Just
Wallerand de Saint-Just à la réunion publique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 15 avril 2012.
Wallerand de Saint-Just à la réunion publique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le .
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 7 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Groupe politique Front national (président)
Conseiller régional de Picardie

(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Claude Gewerc

(12 ans et 6 jours)
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
Président Charles Baur
Biographie
Nom de naissance Wallerand de Saint-Just d'Autingues
Date de naissance (66 ans)
Nationalité Française
Parti politique Front national
(depuis 1987)
Profession Avocat
Religion Catholique

Wallerand de Saint-Just d'Autingues dit Wallerand de Saint-Just, né le , est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Wallerand de Saint-Just d'Autingues naît dans une famille marquée par l'anti-gaullisme[1]. Son père est maire d'une commune de l'Artois[1]. Il est élève de l'Institution La Providence, à Amiens. À son arrivée à Paris, il étudie le droit à l'université Panthéon-Assas et participe aux actions menées par l'organisation étudiante d'extrême droite Groupe union défense (GUD)[1].

Carrière d'avocat[modifier | modifier le code]

Il est, au Liban, l'avocat de Samir Geagea, et au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, celui de Serbes poursuivis par la justice internationale[1]. En France, il est l'avocat de l'Agrif, de Jean-Marie Le Pen, de Bruno Gollnisch, et du Front national. C'est un spécialiste du droit de la presse et du droit pénal international.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Catholique traditionaliste, il participe en 1977, avec d'autres proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, à l'occupation de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet[1]. Il rejoint le mouvement Chrétienté-Solidarité de Bernard Antony[1] et devient membre de l'Agrif[2].

Il adhère au Front national en 1987[3]. Il se présente aux élections municipales de 1989 à Paris contre Jacques Chirac, dans le 5e arrondissement de Paris, où il récolte 4,90 % des suffrages[4],[5]. Durant vingt ans, il est secrétaire départemental du Front national dans l'Aisne[4] et se présente à toutes les élections. Il est conseiller municipal de Soissons de 1995 à 2008, et conseiller régional de Picardie de 1992 à 2004 et de 2010 à 2015[6]. De 2010 à 2012, il est secrétaire départemental de la Somme[6] et se présente à l'élection législative de 2012 dans la cinquième circonscription de la Somme, où il recueille 14,08 % des voix[7].

Wallerand de Saint-Just est investi en seconde position sur la liste FN de la circonscription Nord-Ouest conduite par Marine Le Pen aux élections européennes de 2009[8]. Au sein du Front national, il est membre du bureau politique, l'instance dirigeante du parti, depuis 2005, et exerce la fonction de trésorier national[6] , à ce titre, il siège au bureau exécutif. De novembre 2007 à janvier 2010, il est vice-président du parti.

Il fait campagne pour Marine Le Pen contre Bruno Gollnisch en vue du congrès de Tours de 2011[9].

Lors des manifestations contre le mariage homosexuel en 2012-2013, il fait partie des cadres du Front national qui choisissent de ne pas prendre part au mouvement[2]. Cependant, il participe à La Manif pour tous du [10].

Le 10 octobre 2012, il est nommé secrétaire départemental du Front national à Paris, l'une des plus importantes fédérations du parti[11]. En mars 2013, il est officiellement investi comme tête de liste FN pour les élections municipales de 2014 à Paris[11],[12] ; il se présente dans le 15e arrondissement. Comme tous les candidats FN de la capitale, il ne se qualifie pas à l'issue du premier tour.

En novembre 2014, au congrès de Lyon, il arrive en septième position à l'élection au comité central et est reconduit dans ses fonctions de trésorier.

En vue des élections régionales de décembre 2015, il est désigné pour conduire la liste FN dans la région Île-de-France[13].

Le 21 septembre 2015, il est mis en examen, pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire du financement du parti. Il a également été placé sous le statut de témoin assisté pour le délit de complicité d'escroquerie au préjudice de l'État, lors des législatives de 2012.

Le 5 octobre 2016, dans le cadre de l'affaire Jeanne, les juges d'instruction ordonnent le renvoi de Wallerand de Saint-Just — avec le Front national et Jean-François Jalkh — devant le tribunal correctionnel pour « complicité d’escroquerie au préjudice de l’État lors des élections législatives de 2012 et recel d’abus de bien sociaux[14] ». Les cadres du Front national soutiennent que le dossier est vide et dénoncent une « persécution judiciaire »

En décembre, ses listes finissent en troisième position à l'issue du premier tour, se qualifiant pour le second, où elles terminent également à la troisième place. Il est par la suite élu président du groupe FN au conseil régional d'Île-de-France[15].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Wallerand de Saint-Just est marié depuis 1974[16] et père de quatre enfants[17].

Prises de position[modifier | modifier le code]

L'historien Nicolas Lebourg affirme que, « pour complaire à Florian Philippot et à la sociologie parisienne, [il] n’a pas participé aux manifestations contre le Mariage pour tous »[18]. De son côté, Wallerand de Saint-Just explique que son absence ne visait pas à « « complaire » à Florian Philippot » mais qu'elle était due à des « raisons politiques bien précises qui me sont personnelles »[18].

En 2016, il obtient l'arrêt du défilé traditionnel du FN le 1er-Mai en l'honneur de Jeanne d'Arc[19].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans la fiction politique de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2012, Wallerand de Saint-Just devient ministre de la Justice, garde des Sceaux[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Kim Hullot-Guiot, « Wallerand de Saint-Just se voit en trouble-fête à Paris », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Andrea Bambino (AFP), « Wallerand de Saint-Just : un ex-"catho tradi" en "terre de mission" pour le FN à Paris », sur http://fr.news.yahoo.com/, Yahoo! News, (consulté le 12 octobre 2013)
  3. « Présentation de Wallerand de Saint-Just, trésorier national du Front national », sur http://www.frontnational.com/, Front national (consulté le 12 octobre 2013)
  4. a et b « Wallerand de Saint-Just, probable candidat FN aux municipales à Paris » par AFP, sur liberation.fr du 12 octobre 2012
  5. « Wallerand de Saint-Just (FN) cherche un million d'euros » sur lunion.presse.fr du 11 mars 2013
  6. a, b et c Benjamin Bonneau, « Saint-Just, l'avocat devenu candidat FN », sur http://www.europe1.fr/, Europe 1, (consulté le 12 octobre 2013)
  7. Résultats des élections législatives 2012 - Somme - 5e circonscription, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  8. « Crise et élections européennes en vue : le Front national reprend du poil de la bête », La Voix du Nord, .
  9. Megane de Amorim, « Eric Domard, le petit gars de la Marine », sur Slate, (consulté le 12 février 2017).
  10. http://www.leparisien.fr/societe/en-direct-la-manif-pour-tous-de-retour-dans-la-rue-a-paris-et-a-lyon-02-02-2014-3551707.php
  11. a et b AFP, « Municipales à Paris : Wallerand de Saint-Just très probable candidat du FN », sur www.20minutes.fr, 20 minutes, (consulté le 19 décembre 2012)
  12. Alexandre Allard, « Wallerand de Saint-Just à la conquête de la mairie de Paris », L'Union,‎ (lire en ligne)
  13. Emmanuel Galiero, « En Paca, le FN désigne Marion Maréchal-Le Pen », Le Figaro, samedi 18 / dimanche 19 avril 2015, page 4.
  14. Olivier Faye et Simon Piel, « Le Front national va devoir affronter l’épreuve d’un procès », sur lemonde.fr, (consulté le 7 octobre 2016)
  15. Sophie Huet, « Île-de-France : la consécration de Valérie Pécresse », Le Figaro, samedi 19 / dimanche 20 décembre 2015, page 6.
  16. « QUI ES-TU WALLERAND DE SAINT-JUST ? » [PDF], sur frontnational.com : « En 1974, je me suis marié, (j’ai 4 enfants, 6 petits-enfants) et je me suis inscrit au barreau de Paris. »
  17. Stéphanie Marteau, « L'homme qui veut faire monter Paris au Front », M, le magazine du Monde, semaine du 12 octobre 2013, page 34.
  18. a et b Nicolas Lebourg, Lettres aux Français qui croient que cinq ans d'extrême droite remettraient la France debout, Les Échappés, , 128 p. (lire en ligne), « Lettre à un étudiant gay néoparisien tenté par le vote FN »
  19. Valérie Igounet, « Le 1er mai, il arrive qu'il pleuve aussi », sur http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front, France Télévisions, (consulté le 18 février 2016).
  20. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]