Franck Briffaut

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Franck Briffaut
Image illustrative de l'article Franck Briffaut
Fonctions
Maire de Villers-Cotterêts
En fonction depuis le
(3 ans, 7 mois et 7 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean-Claude Pruski
Conseiller départemental de l'Aisne
Élu dans le canton de Villers-Cotterêts
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 10 jours)
Avec Martine Pigoni
Élection 29 mars 2015
Groupe politique Front National
Prédécesseur Michel Laviolette
Conseiller régional de Picardie

(17 ans, 1 mois et 28 jours)
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Français
Parti politique FN (depuis 1977)
Profession Conducteur de travaux publics

Franck Briffaut, né le à Paris dans le 12e arrondissement, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Franck Briffaut est né le 10 mars 1958[1] à Paris dans une famille politiquement de gauche, dont le père est un militaire de carrière[2]. Dans sa jeunesse, il est passionné par l'histoire et la philosophie, il s’intéresse vite à la politique[2]. C'est la guerre d’Algérie qui va le pousser en 1977 vers le Front national[2].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il est conducteur de travaux dans le génie militaire, affecté au 6e RPIMA[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Militant brièvement au Parti des Forces nouvelles (PFN), il adhère au Front national en 1977[3].

Candidat à chaque élection municipale[Où ?] depuis 1995, il est élu en 1998 au conseil régional[3]. En 2003, alors conseiller municipal, il affirme : « Il y a une brochette d'abrutis qui votent FN ! Avec nos militants, nous passons beaucoup de temps à recadrer les discours. Combien de fois j'ai entendu nos partisans nous accuser d'être trop mous ! Surtout ceux qui viennent de gauche ! ». Il dit également : « Les médias passent leur temps à caricaturer et à déformer nos propositions. Nous en tirons bénéfice. Mais un bénéfice éphémère, car, si on gagne, on ne jettera pas les Arabes à la mer, on ne renverra pas tous les immigrés... Je préfère que nous gagnions sur des bases saines, sur notre programme, pas sur ces délires. »[4]. Aux élections municipales de 2008, il est l'un des seuls candidats FN à se maintenir au second tour.

En mars 2014, il est élu maire de Villers-Cotterêts[3],[5]. Son élection est contestée devant le Conseil d'État car, selon les plaignants, il ne résidait pas à Villers-Cotterêts au moment de son élection[6],[7]. Il déclare ne pas vouloir faire de Villers-Cotterêts un laboratoire idéologique comme le FN l'avait fait de Vitrolles en 1995, ce qu'il estime avoir été une « faute tactique et juridique »[8]. Dès le début de son mandat, il baisse les impôts locaux de manière symbolique et réitère cette action en 2017. Il gèle l'augmentation de ses indemnités ainsi que celles de l'ensemble de ses adjoints, a contrario des élus de la communauté de communes de la Fôret de Retz, qui votent l'augmentation de leurs indemnités.

Il refuse d'organiser une commémoration de l'abolition de l'esclavage prévue, considérant que c'est se soumettre à une « autoculpabilisation permanente »[9],[10]. Préférant célébrer la réussite du général Dumas, il lui octroie un hommage et baptise une nouvelle route à son nom. Conformément à son programme électoral, il fait supprimer des subventions à la CGT et la LDH ; mais les représentants syndicaux CGT des employés municipaux obtiennent le tableau d'affichage dans l'enceinte de la mairie qui leur avait été refusé par l'ancien maire de gauche, Jean-Claude Pruski[11]. En mars 2015, il affirme : « Je m’attendais à plus de difficultés. Mes opposants promettaient de lutter contre le FN, mais ils ont disparu, je sens une certaine résignation de leur part »[12]. Ses détracteurs, eux, notent sa prudence, qui lui permettrait d’éviter de commettre des faux pas[12].

En septembre suivant, les livrets de présentation d'une exposition sont confisqués puis placés à la médiathèque de la ville. Le différend concerne un dessin de monstres marins, la sculptrice Sophie Verger a indiqué que la montée des eaux (le thème de son exposition avec Victoria kloek) pourrait également illustrer celle de l'extrême droite. Le maire a dit qu'il « assumait totalement » son geste et qu'« Il faut faire en sorte que la culture reste la culture, car il y a un temps pour tout. Elles ont essayé de faire passer leur message. Je passe le mien »[13]. Pour la fête de la musique prévue le 21 juin 2016, il demande aux artistes de signer une clause de « neutralité politique »[14],[15]. Fin octobre 2016, une trentaine de demandeurs d’asile sont présents dans la commune, accueillis depuis plusieurs mois par l’association Abej Coquerel. Franck Briffaut déclare qu'« Il n’y a pas de problème d’ordre public pour l’instant », mais reproche la culture du secret qu’entretient la préfecture en déclarant : « Ils auraient pu au moins me tenir informé, ne serait-ce que pour expliquer et répondre aux habitants. Ils nous demandent de remonter plein d’informations, mais dans l’autre sens, ce n’est pas vrai »[16].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Remarié, il est le père de deux enfants[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grégor Brandy, « Qui sont les 12 nouveaux maires Front national? : Il n’y en avait pas eu en 2008. Cette année, ils sont douze à avoir été élus avec le soutien du Front national ou du Rassemblement bleu Marine. Tour d'horizon de ces nouveaux maires lepénistes. », sur slate.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  2. a, b, c et d Adeline Collet, « Franck Briffaut, maire FN et 37 ans de parti : Elu dimanche dernier, Franck Briffaut sera normalement proclamé maire de Villers-Cotterêts samedi lors du conseil municipal. Une victoire pour ce militant du Front national depuis plus de 35 ans. », sur courrier-picard.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  3. a, b, c et d Abel Mestre, « Franck Briffaut (FN) élu maire de Villers-Cotterêts », sur lemonde.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  4. Christian Duplan, « Franck Briffaut, le maire esclave du passé », sur marianne.net, (consulté le 18 mars 2017).
  5. « Jets d’œufs sur le maire FN de Villers-Cotterêts », sur europe1.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  6. « Villers-Cotterêts: L'annulation du maire FN préconisée : Selon les plaignants, Franck Briffaut élu à la tête de la commune au second tour ne réside pas à Villers-Cotterêts... », sur 20minutes.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  7. « Franck Briffaut, maire Front national de Villers-Cotterêts, pourrait voir son élection annulée, annonce "L'Aisne nouvelle" », sur nouvelobs.com, (consulté le 18 mars 2017).
  8. Alexandre Sulzer, « Villers-Cotterêts à l'heure FN: "Le gars, ce n'est pas un vampire" », sur lexpress.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  9. RTL et AFP, « Villers-Cotterêts : le maire FN refuse de commémorer l'abolition de l'esclavage : Une mairie FN de l'Aisne refuse d'organiser une commémoration de l'abolition de l'esclavage, comme c'était le cas dans la ville depuis 2007. », sur rtl.fr, .
  10. « Pas de commémoration de l'abolition de l'esclavage par la mairie FN de Villers-Cotterêts », sur lepoint.fr, (consulté le 14 juillet 20017).
  11. Ixchel Delaporte, « Villers-Cotterêts. Résistance face au maire FN », sur humanite.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  12. a et b Olivier Faye, « L’« assistanat », cible de Franck Briffaut à Villers-Cotterêts : L’ancien parachutiste veille à ne pas répéter les « erreurs de jeunesse » des mairies FN. », sur lemonde.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  13. Alix Van Pée, « Censure FN à Villers-Cotterêts: les deux artistes réagissent », sur nouvelobs.com, (consulté le 18 mars 2017).
  14. Blandine Garot, « Fête de la musique : un maire FN veut imposer une « clause de neutralité politique » aux artistes », sur lemonde.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  15. Marc de Boni, « Fête de la musique : une mairie FN impose la neutralité politique aux musiciens », sur lefigaro.fr, (consulté le 18 mars 2017).
  16. G.D., « Migrants à Calais: Un maire FN admet que les réfugiés ne posent «aucun problème d’ordre public» : Après avoir refusé d’accueillir des migrants dans sa commune, un maire FN de l’Aisne reconnaît qu’il n’a aucun souci avec la trentaine de demandeurs d’asile… », sur 20minutes.fr, (consulté le 18 mars 2017).