Jérôme Rivière

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Jérôme Rivière
Image illustrative de l'article Jérôme Rivière
Fonctions
Député de la 1re circonscription des Alpes-Maritimes
2002 - 2007
Gouvernement Ve République
Législature XII
Groupe politique UMP
Prédécesseur Charles Ehrmann
Successeur Éric Ciotti
Conseiller Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
1998 - 2004
Biographie
Date de naissance 8 juillet 1964 (50 ans)
Lieu de naissance Suresnes

Jérôme Rivière, né le 8 juillet 1964 à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marié en 1989, il est père de trois enfants.

Chef d'entreprise, il est aussi avocat, inscrit au barreau de Paris depuis octobre 2006[1].

Ancien membre du cabinet de François Léotard, il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la première circonscription des Alpes-Maritimes avec 58,14 % des voix au second tour devant le candidat du Parti socialiste Patrick Allemand. Il fait partie du groupe UMP.

Adhérent du parti Démocratie Libérale, il rejoint l'UMP à sa création en 2002 où il participe à La Droite libre jusqu'en 2004 avant de rallier le Centre national des indépendants et paysans (CNI), parti associé à l'UMP. En 2007, il est exclu de l'UMP pour s'être présenté contre le candidat officiellement investi par ce parti[2].

Il a apporté son soutien à Philippe de Villiers lors de l'élection présidentielle française de 2007 en devenant Président de son comité de soutien. Au second tour de cette élection, il a appelé à voter en faveur de Nicolas Sarkozy.

Le 10 juin 2007, il est candidat à sa propre succession aux élections législatives de juin 2007 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes sous l'étiquette Majorité présidentielle, n'ayant pas obtenu l'investiture de l'UMP. Il obtient près de 10 % des suffrages, est exclu du second tour et appelle à voter pour Éric Ciotti, le candidat officiel de l'UMP.

Directeur de la campagne de Libertas en France pour les élections européennes de juin 2009, il est tête de liste dans la circonscription d'Île-de-France[3].

Travaux parlementaires[modifier | modifier le code]

Propositions de loi[modifier | modifier le code]

En avril 2003, il dépose une proposition de loi (proposition no 0786) portant sur l'obligation d'enseigner l'hymne national à l'école. Elle fut reprise, deux ans plus tard, en 2005, dans la Loi Fillon d'orientation sur l'école grâce à un amendement proposé par Jérôme Rivière.

En mai 2006, au cours du débat sur la Loi relative à l'immigration et à l'intégration il dépose de nombreux amendements pour mieux encadrer la transcription en droit national de l'article 8 de la CEDH (convention européenne des droits de l'homme). Notamment avec le député Lionnel Luca des amendements visant à limiter la délivrance des cartes de séjour pour soins, aux seules personnes atteintes d'un risque vital. La plupart de ces amendements fut rejetée.

Autres actions[modifier | modifier le code]

Il a signé la proposition de loi visant le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'actes terroristes (proposition no 1521).

Il est partisan d'une hausse des budgets consacrés à l'équipement des forces armées. Ainsi, il se prononce en 2003 pour la construction d'un nouveau porte-avions à propulsion nucléaire. Il souhaite également que la France investisse davantage dans les drones.

En novembre 2005, avec le député Lionnel Luca, il adresse une lettre au Premier ministre Dominique de Villepin demandant les modalités du règlement des frais d'hospitalisation du président algérien Abdelaziz Bouteflika à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce.

Fin 2005, il vote contre la loi instituant une taxe de solidarité sur les billets d’avion pour financer l'achat de médicaments pour les pays pauvres invoquant la perte possible de « cent millions d'euros soit environ trois mille emplois ».

Il est fermement opposé au mariage homosexuel. Début 2006, il signe le « Manifeste parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère » avec plus de trois cent autres députés et sénateurs UMP et UDF.

En février 2006, peu après la polémique sur les Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten, il appelle à un débat sur les « effets directs de l'Islam sur notre société ». Il renouvellera cet appel en septembre 2006 juste après les propos controversés du Pape Benoît XVI sur l'Islam. Deux mois plus tard, il se déclare favorable à la proposition de Philippe de Villiers d'interdire le port du voile islamique dans tous les lieux publics. Localement, il se prononce pour la mise en place d'un référendum concernant la construction éventuelle d'une mosquée à Nice.

Le même mois, il se déclare favorable au projet de loi destiné à sanctionner les personnes contestant le Génocide arménien.

En mars 2006, il vote contre le projet de Loi DADVSI. Ce texte va selon lui à l'encontre des libertés.

En mai 2006, il signe, avec quarante autres députés UMP, une lettre destinée à Jacques Chirac demandant l'abrogation de l’article 2 de la loi du 21 mai 2001, dite loi Taubira. Cet article a pour principale objet de faire en sorte que « les programmes scolaires (...) accordent à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent ». Ces députés arguent que cet article ressemble à l’alinéa 2 de l’article 4 de la loi française du 23 février 2005 ordonnant aux enseignants de mettre en valeur le « rôle positif » de la colonisation, alinéa qui a été abrogé sur demande de Jacques Chirac. La lettre en question fut sans suite.

En janvier 2007, il prend parti contre le droit au logement opposable. Trois mois plus tard, en avril, il accorde un entretien à l'hebdomadaire Minute, dans lequel il se prononce pour des accords entre l'UMP et le Front national[4].

Polémique[modifier | modifier le code]

Avec la commission d'investiture de l'UMP[modifier | modifier le code]

Avec un autre député de l'UMP, Jérôme Rivière décide de rejoindre le mouvement écologiste Le Trèfle - Les nouveaux écologistes, de façon à renforcer le "pôle écolo" de la majorité. C'était bien avant le "Grenelle" et cette initiative sera reçue assez froidement par la direction d'alors. Les représailles ne se feront pas attendre : la commission d'investiture de l'UMP a annoncé, sans justification, que Jérôme Rivière n'obtiendrait pas l'investiture pour les élections législatives de juin 2007, lui préférant Éric Ciotti, proche de Christian Estrosi. Suite au vote des militants UMP de la première circonscription des Alpes-Maritimes, la candidature d'Éric Ciotti a été confirmée, recueillant 87,58 % des votes exprimés soit 388 voix, contre 55 voix pour Jérôme Rivière.

Celui-ci a boycotté le scrutin et a même assigné l'UMP en justice, estimant que l'organisation de ce vote "bafouait la liberté d’expression et la liberté d’information par une formidable rupture d’égalité entre les candidats et une pression anormale empêchant la sincérité du scrutin". Il demande la mise en place d'un nouveau vote des militants dans des "conditions (...) démocratiques". Le 14 novembre 2006, Le TGI de Paris a débouté Jérôme Rivière en refusant l'annulation du vote. Il juge que "le soutien apporté par Christian Estrosi (...) n'est pas de nature à rendre en soi irrégulière la consultation". Il reconnait néanmoins l'existence d'anomalies concernant la transmission des professions de foi entre les deux candidats ainsi que la participation au vote, d'une vingtaine d'électeurs dont la domiciliation est "douteuse", mais ces "irrégularités" n'ont pas d'influence significative sur le vote, selon le TGI. Jérôme Rivière a fait appel de cette décision.

Il a également confirmé qu'il se représenterait, même sans l'investiture UMP, sous l'étiquette "Député UMP sortant et candidat de la majorité présidentielle", ce qui lui a valu d'être exclu de l'UMP.

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

De 2002 à 2007 :

  • Membre et rapporteur des crédits d'équipement de la Commission de la Défense nationale et des forces armées.
  • Titulaire de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'Otan où il préside la commission sur la prolifération des technologies militaires.
  • Vice-Président des groupes d'amitié :

France-États-Unis, France-Israël, France-République Dominicaine et France-Canada.

  • Membre des groupes d'amitié :

dix groupes d'amitié parmi lesquels France-Chine, France-Grande-Bretagne et France-Québec.

  • Membre du groupe d'études à vocation internationale :

Taiwan, Tibet[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]