Jérôme Rivière

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Jérôme Rivière
Illustration.
Jérôme Rivière en 2019.
Fonctions
Vice-président de Reconquête

(3 mois)
Avec Guillaume Peltier
Nicolas Bay
Président Éric Zemmour
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Marion Maréchal
Député européen
En fonction depuis le
(2 ans, 10 mois et 17 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique ID (2019-2022)
NI (depuis 2022)
Président de la délégation française du groupe ID au Parlement européen

(2 ans, 6 mois et 17 jours)
Élection
Législature 9e
Prédécesseur Gilles Lebreton
Successeur Hélène Laporte
Député français

(5 ans)
Élection 16 juin 2002
Circonscription 1re des Alpes-Maritimes
Législature XIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Charles Ehrmann
Successeur Éric Ciotti
Conseiller régional
de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(6 ans et 5 jours)
Élection 15 mars 1998
Président Michel Vauzelle
Groupe politique UMP
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Suresnes (France)
Nationalité Française
Parti politique CNIP (1995-1997)
DL (1997-2002)
UMP (2002-2007)
MPF (2007-2015)
FN/RN (2015-2022)
REC (depuis 2022)
Profession Chef d'entreprise
Avocat

Jérôme Rivière, né le à Suresnes (département de la Seine), est un homme politique français.

De 2002 à 2007, il est député UMP de la première circonscription des Alpes-Maritimes.

Après s'être rapproché de Marine Le Pen, il intègre en 2018 le conseil national du Rassemblement national (RN), puis est élu député européen sur la liste du RN à l'occasion des élections européennes de 2019.

En vue de l’élection présidentielle de 2022, il rallie la candidature d’Éric Zemmour et devient vice-président de son parti Reconquête, ce qui met fin à sa fonction de président de la délégation française du groupe Identité et démocratie au Parlement européen.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Chef d'entreprise, il est aussi avocat, inscrit au barreau de Paris depuis octobre 2006[1].

Il est associé majoritaire dans les sociétés JRH et LINCOM[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 1995, il est tête de liste à La Garenne-Colombes face au maire sortant, Max Catrin (CNIP). Alors que sa liste obtient 20,85 % des voix, Jérôme Rivière se désiste en faveur de la liste de la majorité présidentielle menée par Max Catrin.

Député des Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

Adhérent du parti Démocratie libérale, ancien membre du cabinet de François Léotard, il rejoint l'UMP à sa création en 2002 où il participe au mouvement La Droite libre jusqu'en 2004 avant de rallier le Centre national des indépendants et paysans (CNI), parti associé à l'UMP.

Il est élu député le , pour la XIIe législature, dans la première circonscription des Alpes-Maritimes avec 58,14 % des voix au second tour devant le candidat du Parti socialiste Patrick Allemand. Il fait partie du groupe UMP.

Départ de l’UMP[modifier | modifier le code]

Jérôme Rivière en 2007.

Avec un autre député de l'UMP, il décide de rejoindre le mouvement écologiste Le Trèfle - Les nouveaux écologistes, de façon à renforcer le « pôle écolo » de la majorité. Dans la foulée, la commission d'investiture de l'UMP annonce qu'il n'obtiendra pas l'investiture pour les élections législatives de juin 2007, lui préférant Éric Ciotti, à l'époque proche de Christian Estrosi. La candidature d'Éric Ciotti est actée par un vote des adhérents UMP de la circonscription, ce dernier recueillant 388 voix contre 55 voix pour Jérôme Rivière[réf. nécessaire]. Ce dernier annonce qu'il se représentera, même sans l'investiture UMP, sous l'étiquette « député UMP sortant et candidat de la majorité présidentielle », ce qui lui vaut d'être exclu de l'UMP[3].

Lors de la campagne présidentielle de 2007, il devient président du comité de soutien à Philippe de Villiers et adhère au Mouvement pour la France[4]. Au second tour de cette élection, il appelle à voter en faveur de Nicolas Sarkozy. Le , il est candidat à sa succession aux élections législatives dans la première circonscription des Alpes-Maritimes : il obtient près de 10 % des suffrages exprimés, est exclu du second tour et appelle à voter pour Éric Ciotti, le candidat officiel de l'UMP.

Directeur de la campagne de Libertas en France pour les élections européennes de juin 2009, il est tête de liste dans la circonscription d'Île-de-France[5].

Cadre du FN-RN[modifier | modifier le code]

Jérôme Rivière en 2009.

En , il est pressenti pour mener la liste du Front national dans les Alpes-Maritimes à l'occasion des élections régionales de décembre 2015[6],[7]. La liste sera finalement menée par Olivier Bettati.

Soutenu par le Front national, il est candidat aux élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription du Var[8],[9]. Il est également nommé membre du conseil stratégique de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2017. Il est son référent pour la défense[10],[11],[12]. Le , il est nommé porte-parole de la campagne législative du FN[13]. Il est battu au second tour lors de ces élections législatives face à Valérie Gomez-Bassac (LREM), avec 44,1 % des suffrages.

Lors du congrès de Lille, en , Marine Le Pen le nomme membre du conseil national du Front national, renommé par la suite Rassemblement national[14],[15].

Il est l'un des interlocuteurs privilégiés de Steve Bannon au sein du Rassemblement national[16]. Il se rend plusieurs fois aux États-Unis pour le RN, notamment pour suivre les derniers jours de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2020, et relaie ses contestations des résultats[17].

En 19e position sur la liste du Rassemblement national aux élections européennes du 25 et 26 mai 2019[18], il est élu député européen[19]. Il est également élu président de la délégation française du groupe ID au Parlement européen[20]. Libération indique que « son ordre de mission est à l’origine de jouer le caillou dans la chaussure de Nicolas Bay, lui-même vice-président du groupe ID, l’homme fort du dispositif frontiste au sein du Parlement… mais guère en odeur de sainteté dans les cénacles marinistes », avant de se rapprocher de Marine Le Pen[21]. Libération indique qu'il entretient « des relations calamiteuses avec Philippe Olivier », député européen, beau-frère de Marine Le Pen et conseiller stratégique de celle-ci[21].

Ami de Louis Aliot — dont il a préfacé l’autobiographie Impossible n’est pas français (sorti en juin 2021) —, il mène une campagne interne pour le faire élire président par intérim du parti après les élections régionales de 2021, poste finalement dévolu à Jordan Bardella[21]. Il est dès lors en disgrâce auprès de Marine Le Pen et ses proches[21],[22].

Le parquet de Paris ouvre à son encontre une enquête préliminaire en 2021 pour tapage nocturne, injures publiques et menaces de mort à la suite de faits qui se seraient déroulés au cours d'une soirée à son domicile parisien en décembre 2020[23].

En vue de l'élection présidentielle de 2022, il travaille sur les questions européennes pour le programme de Marine Le Pen[24]. D'après France Inter, il occupe le portefeuille de la Défense dans le « gouvernement fantôme » de celle-ci[25]. Il est porte-parole de la campagne de Marine Le Pen pour la presse étrangère[17]. Il n'est cependant pas nommé au bureau exécutif du RN lors de son XVIIe congrès en 2021 et n'obtient pas non plus la fonction de trésorier qu'il convoitait[26].

Soutien d’Éric Zemmour[modifier | modifier le code]

En janvier 2022, alors qu'il est en retrait médiatique depuis plusieurs mois, il rejoint la campagne présidentielle d'Éric Zemmour : il devient son porte-parole et vice-président de son nouveau parti, Reconquête[17],[27],[22]. Dans le même temps, son assistante parlementaire Isabelle Muller devient la directrice de la communication de la campagne d'Éric Zemmour, dont elle fut l'attachée de presse par le passé[22],[21]. Son départ lui vaut des critiques acerbes au sein du RN[26].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Fervent défenseur de Donald Trump, il est l’un des tenants de la ligne libérale-conservatrice et identitaire au sein de l'extrême droite française. Sa conseillère Isabelle Muller appartient à l’Opus Dei[26].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Droite la plus repentante du monde, Rocher, 2007, (ISBN 2268062325)
  • Tocsin : chroniques contre les liquidateurs de la France, La Nouvelle Librairie, 2021, (ISBN 9782491446512)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire des avocats »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), site des avocats du Barreau de Paris
  2. Cf. section 4 de la fiche de la Haute Autorité de la vie publique
  3. Nice, terre de division pour l'UMP , Le Point,
  4. http://www.leparisien.fr/politique/var-un-ex-depute-ump-investi-par-le-fn-pour-les-legislatives-dans-le-var-12-11-2016-6320376.php.
  5. {« Ganley, Villiers et Nihous s'en vont "chasser le Barroso en meute" », La Tribune.fr, . Consulté le 21 mars 2009.
  6. « FN à Nice: Bettati out, on parle de Jérôme Rivière » (consulté le )
  7. « Deux ex-UMP, possibles recrues de Marion Le Pen en Paca » (consulté le )
  8. Gilles Rof (Marseille- correspondance), « Un ancien député UMP candidat du FN pour les législatives dans le Var », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  9. « Var : un ex-député UMP sous les couleurs du FN aux législatives », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Marine Le Pen présente son QG et une partie de son équipe », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. Par Laurent de Boissieu, « Marine Le Pen confirme sa ligne ni de droite ni de gauche », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  12. L'info à l'envers III, « Le Service Militaire selon Marine LE PEN sur BFMTV (31/03/17) par Jérôme RIVIÈRE (FN) », (consulté le ).
  13. Emmanuel Galiero, « Législatives : la liste des 553 candidats investis par le FN », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).
  14. « Conseil national », sur FN - Front National (consulté le ).
  15. « Bureau National - RN », sur rassemblementnational.fr (consulté le )
  16. Alexandre Sulzer, « Steve Bannon, persona semi grata à l'extrême droite », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  17. a b et c Le Monde avec AFP, « Eric Zemmour est rallié par deux membres du Rassemblement national », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  18. Ivanne Trippenbach, « Européennes 2019: Marine Le Pen distribue les numéros aux candidats RN », sur lopinion.fr, (consulté le ).
  19. « Élections européennes. Qui sont les 79 eurodéputés élus en France ? », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  20. « Un ancien député azuréen nommé président de la délégation du Rassemblement national au Parlement européen », sur nicematin.fr, journal, (consulté le )
  21. a b c d et e Nicolas Massol, « Jérôme Rivière, le patron des eurodéputés RN, quitte Marine Le Pen pour Eric Zemmour », sur liberation.fr, (consulté le ).
  22. a b et c Élodie Forêt, « Rieu et Rivière, deux premières prises de guerre d'Éric Zemmour au RN », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  23. « Enquête sur un eurodéputé RN pour menaces de mort lors d'une soirée durant le confinement », sur parismatch.com,
  24. Tristan Berteloot, « 2022 : les proches de Le Pen planchent déjà sur son programme présidentiel », sur oeilsurlefront.liberation.fr, (consulté le ).
  25. Maxence Lambrecq, « Livres blancs, voyages, gouvernement fantôme : Marine Le Pen prépare déjà la présidentielle 2022 », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  26. a b et c « Le Rassemblement national tente de minimiser le ralliement d’un eurodéputé à Eric Zemmour », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  27. « Jérôme Rivière, patron des eurodéputés RN : «J’ai choisi de soutenir Éric Zemmour» »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]