Uber Eats

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Uber Eats
logo de Uber Eats
Logo de Uber Eats

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Travis Kalanick, Garrett Camp
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social San Francisco
Drapeau États-Unis
Activité Livraison de repas (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Uber
SIREN 841983828
Site web www.ubereats.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires en augmentation 1,3 milliards $ (2018)

Uber Eats (précédemment stylisé en UberEATS) est un service de livraison de plats cuisinés lancé par Uber en 2015 et basé à San Francisco, en Californie. Les commandes sont prises via une application mobile et un site internet, et est présent dans le monde entier : Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Australie, Asie et dans quelques villes d'Afrique[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 26 août 2014, Uber lance un service nommé UberFRESH[3] à Santa Monica en Californie présenté comme une expérimentation d'une semaine. Un menu fixe est proposé chaque jour pour 12 dollars[4], la livraison est incluse et sera effectuée par les chauffeurs déjà partenaires en voiture[5]. Cette expérimentation n'a jamais pris fin, et le service s'est étendu en novembre 2014 dans les villes de Beverly Hills et dans plusieurs quartiers de Los Angeles. Le menu et le nombre de restaurants partenaires a été étendu et les délais de livraison réduits à l'occasion[6].

En février 2015, le service est lancé dans certaines parties de New York et de Chicago ainsi qu'à l'international à Barcelone, en Espagne[7]. En avril, le service est renommé en UberEATS[8] et permet de commander pour le dîner ainsi que pour le petit-déjeuner[9]. La tarification a été changée pour l'occasion, passant à 3 euros par commande, peu importe le nombre de plats commandés. Les livraisons sont toujours effectués par des chauffeurs de VTC, et à Paris seuls les conducteurs de véhicules électriques Green peuvent participer au service.

Après plusieurs modifications à l'interface de l'application Uber dont le service dépendait, une application distincte sort pour UberEATS en décembre 2015[10], disponible dans un premier temps à Toronto au Canada[11].

En 2016, l'entreprise s'associe à des chaînes comme McDonald's[12] ou Starbucks.

Le service va s'étendre en 2017 en France dans une dizaine de villes comprenant Nice[13], Lyon, Rennes ou encore Avignon[14].

En Aout 2018, le service a changé les frais de livraison, passant de 5 dollars aux États-Unis (2,50 euros en France) à un coût dépendant de la distance de livraison[15].

En 2019, l'entreprise dit vouloir effectuer des livraisons par drone et dévoile plusieurs prototypes[16]. Depuis juillet, elle propose également le service Dine-In qui permet de réserver pour manger sur-place[17], un service permettant la vente à emporter sera lancé en octobre[18].

En , Uber Eats, largement déficitaire en Inde, y cède ses activités à son concurrent Zomato (en), contre une participation de 10 % dans ce dernier[19].

Durant la pandémie de Covid-19, l'entreprise enregistre une hausse de 35% de chiffre d'affaires. Le 4 mai 2020, Uber Eats a annoncé cesser son activité en Arabie Saoudite, en Egypte, au Honduras, en République tchèque, en Roumanie, en Ukraine et en Uruguay en juin[20].

En juillet 2020, Uber Eats annonce l'acquisition de Postmates, un de ses concurrents directs aux États-Unis, pour 2,65 milliards de dollars. Cette annonce intervient peut de temps après l'acquisition de Grubhub par Just Eat[21].

Modèle économique[modifier | modifier le code]

Coursier Uber Eats à Manchester

Uber Eats est une plateforme de commerce électronique qui propose la livraison de repas des restaurants partenaires. Les restaurants partenaires sont sélectionnés par la plateforme qui gère le service Uber Eats. Le coût du service est facturé au client final en fonction de la distance de livraison[15]. Par ailleurs la plateforme prend une commission de 30 % en moyenne sur la facture générée par le restaurant partenaire[22].

Les livreurs (en vélo, scooter, automobile, ou autre) employés dans le cadre du service Uber Eats sont rémunérés à la course effectuée et en fonction de la distance de cette dernière. Ce sont des auto-entrepreneurs, parfois soumis à une obligation d'affichage de la marque et de suivi de leur itinéraire[23],[24].

En , 45 villes parmi les 200 villes couvertes dans le monde étaient rentables[25].

France[modifier | modifier le code]

En France, la première ville où Uber Eats a été proposé est Paris en . L'application a été introduite en essai à Paris le , sous la forme d'une option au sein de l'application Uber[23],[26]. Le service est fourni en France par une société à responsabilité limitée de droit néerlandais[27].

En 2020, Uber Eats est présent dans plus de 325 villes en France métropolitaine[28] et en Outre-mer (La Réunion uniquement[29]).

Exploitation d'étrangers en situation irrégulière[modifier | modifier le code]

En , des enquêtes journalistiques du Journal de 20 heures de France 2 et de L'Express révèlent que des livreurs sous-louent leur compte Uber Eats ou Deliveroo à des étrangers en situation irrégulière et à des mineurs (ce qui constitue du travail dissimulé) contre une partie de la rémunération[30],[31]. L'année suivante, The New York Times publie à son tour une enquête sur le sujet, illustrant l'exploitation d'étrangers en situation irrégulière en grande précarité par des livreurs qui retiennent 30 à 50 % du chiffre d'affaires quotidien réalisé en échange de l'accès à leur compte Uber Eats ou Deliveroo — les deux entreprises revendiquent quant à elles une tolérance zéro à l'égard du travail dissimulé. La faiblesse croissante des rémunérations (contestée par Uber Eats et Deliveroo) inciterait les travailleurs précaires à cesser de livrer et préférer sous-louer leur compte à des travailleurs encore plus précaires, relate The New York Times. Bien que les entreprises du secteur mettent en exergue leur politique de responsabilité sociale, elles continuent à tirer profit des livraisons, que le livreur soit déclaré ou non, soulignent les livreurs[32],[33].

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Logo de la Ligue 1 depuis 2020.

En , Uber Eats annonce qu'il va sponsoriser le championnat de France de Ligue 1 de football dès la rentrée 2019 et qu'il va remplacer Conforama au naming de la Ligue 1 à partir de la saison 2020-2021[34]. La durée du naming est de deux ans et devrait coûter entre 11 et 15 millions d'euros par an à Uber Eats[35],[36]. Le , l'Olympique de Marseille annonce que Uber Eats devient le sponsor du maillot de l'équipe pour trois ans[37].

Belgique[modifier | modifier le code]

En , un mouvement de restaurateurs appelé « #SaveMyResto » demande la régulation des pratiques commerciales de Uber Eats, Deliveroo et Takeaway.com[38]. Inspiré par les mesures temporaire de protection prises dans les grandes villes américaines pour plafonner les commissions à 15 ou 20 % selon les villes[39], ils dénoncent des abus de position dominante et de dépendance économique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.npr.org/sections/coronavirus-live-updates/2020/07/06/887961123/uber-gobbles-up-postmates-in-2-65-billion-bet-on-food-delivery »
  2. « Chercher une ville », sur about.ubereats.com, Site officiel (consulté le 17 février 2020)
  3. (en-US) « Uber Begins Testing Lunch Delivery With UberFRESH », sur TechCrunch (consulté le 29 mai 2020)
  4. « Hungry to Happy in Under 10 Minutes | Uber Blog », sur web.archive.org, (consulté le 29 mai 2020)
  5. (en) Jay McGregor, « Uber Trials Fast Food Delivery Service 'UberFRESH' », sur Forbes (consulté le 29 mai 2020)
  6. (en) Farley Elliott, « UberFRESH Rolls Out Local Lunch Delivery in West Hollywood and Beverly Hills Starting Today », sur Eater LA, (consulté le 29 mai 2020)
  7. Business Insider UK, « Uber is launching a food delivery service in Spain », sur Business Insider France, (consulté le 29 mai 2020)
  8. (en) Farley Elliott, « UberFRESH Rebrands to UberEATS Just in Time to Expand Like Crazy », sur Eater LA, (consulté le 29 mai 2020)
  9. (en) Khushbu Shah, « Uber Expands Its Food Delivery Service UberEats to New York and Chicago », sur Eater, (consulté le 29 mai 2020)
  10. Jessi Hempel, « The UberEATS Standalone App Has Nothing to Do With Rides », Wired,‎ (ISSN 1059-1028, lire en ligne, consulté le 29 mai 2020)
  11. Maya Kosoff, « Uber just launched a food-delivery app, and it looks like a Seamless killer », sur Business Insider France, (consulté le 29 mai 2020)
  12. Par Marc LomazziLe 25 décembre 2016 à 07h00, « McDonald's va tester la livraison à domicile », sur leparisien.fr, (consulté le 29 mai 2020)
  13. « 6 choses à savoir sur l’arrivée d’Uber Eats aujourd’hui à Nice », sur tribuca.net (consulté le 29 mai 2020)
  14. « Le service de livraison UberEats disponible dès 11 heures aujourd'hui à Avignon », sur LaProvence.com, (consulté le 29 mai 2020)
  15. a et b « Comment fonctionnent les frais sur Uber Eats ? », Site officiel.
  16. (en) Uber, « Uber AIR: Delivering Uber Eats with Drones | Uber Elevate | Uber », sur Youtube
  17. « Uber Eats présente l'option "dine-in" qui permet de manger sur place », sur Siècle Digital, (consulté le 29 mai 2020)
  18. Ines Cussac, « Uber Eats: la plate-forme se lance dans les plats à emporter », sur Le Figaro.fr, (consulté le 29 mai 2020)
  19. (en) Chandini Monnappa et Nivedita Bhattacharjee, « Uber cuts losses from Eats business in India with sale to Zomato », Reuters, .
  20. Le Figaro avec AFP, « Uber Eats se retire de sept pays à partir de juin », sur Le Figaro.fr, (consulté le 29 mai 2020)
  21. « Uber, Postmates agree on $2.65 billion all-stock deal: Bloomberg News », sur Reuters,
  22. Centre France, « Commerce - Livraison de repas à domicile : UberEats veut débarquer à Riom (Puy-de-Dôme) mais peine à trouver des coursiers », sur www.lamontagne.fr, (consulté le 29 mai 2020)
  23. a et b Mikaël Lozano, « UberEats apporte un CA additionnel de 20 % en moyenne », La Tribune, (consulté le 31 mai 2017)
  24. Fabien Magnenou, « Deliveroo, Foodora, UberEats... Quand la livraison de petits plats met le salariat sur le gril », France TV Info, (consulté le 31 mai 2017).
  25. Flore Fauconnier, « UberEats va s'étendre à 100 villes supplémentaires dont 35 en France », Libre Service Actualités, (consulté le 15 juin 2018).
  26. Julien Cadot, « UberEats : une app indépendante suffira-t-elle à rendre les plats meilleurs ? », Numerama, (consulté le 31 mai 2017)
  27. « Legal : Uber B.V. », Uber.com, (consulté le 18 novembre 2018)
  28. « Devenir livreur Uber Eats », sur Coursier Job (consulté le 28 juillet 2020)
  29. « Uber Eats livre à La Réunion et dévoile les restaurants », Habiter La Réunion, .
  30. « Enquête France 2. Comment des coursiers Uber Eats ou Deliveroo sous-louent leurs comptes à des sans-papiers ou des mineurs », France Info, (consulté le 13 avril 2020).
  31. Anna Benjamin, « Les sans-papiers, sous-traitants des coursiers », L'Express,‎ (lire en ligne).
  32. (en) Liz Alderman, « Food-Delivery Couriers Exploit Desperate Migrants in France », The New York Times, .
  33. Liz Alderman, « En France, les migrants exploités par Uber Eats et Deliveroo », The New York Times/Courrier international, .
  34. « Uber Eats nouveau partenaire-titre de la Ligue 1 », L'Équipe, .
  35. « Uber Eats sera le partenaire en titre de la Ligue 1 de football dès 2020 », Le Monde/AFP, .
  36. Axel de Tarlé, « Le partenariat Ligue 1 - Uber Eats, un choix doublement stratégique », Europe 1, .
  37. « Uber Eats nouveau sponsor maillot de l'OM », L'Équipe, .
  38. Pauline Deglume, « Des restos réclament la régulation des plateformes de livraison », L'Echo,‎ (lire en ligne)
  39. (en) Lisa Fickenscher et Julia MarshMay, « NYC will impose 20-percent cap on restaurant delivery-app fees », sur www.nypost.com, (consulté le 8 juillet 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]