Génération nation

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Génération nation
Image illustrative de l’article Génération nation
Logotype officiel.
Présentation
Directeur national Jordan Bardella
Fondation 1973 (FNJ)
2018 (GN)
Siège 76-78 rue des Suisses
92000 Nanterre
Parti Rassemblement national
Secrétaire général Marc-Antoine Ponelle
Slogan Un avenir français
Idéologie Euroscepticisme
Souverainisme
Nationalisme
Adhérents 25 000
de 16 à 30 ans
Couleurs Bleu et blanc
Site web generation-nation.fr

Génération nation (GN), connu sous le nom de Front national de la jeunesse (FNJ) de 1973 à 2018, est un mouvement de jeunesse créé en 1973, affilié au Front national (FN) dont il représente l'organisation de jeunesse historique. Il change de nom en 2018, quelques semaines après le changement de nom du Front national en Rassemblement national[1]. Sa présidente statutaire est, depuis , Marine Le Pen, et son directeur national, depuis , Jordan Bardella. Il revendique 25 000 adhérents âgés de 16 à 30 ans[2],[3] (16 à 25 jusqu'en ).

Historique[modifier | modifier le code]

Fondé en 1973, il est présidé par Jean-Marie Le Pen. Après une longue période de structuration sous Samuel Maréchal (1992-1999), alors gendre de Jean-Marie Le Pen, il est dirigé par des cadres moins médiatisés. En 2009, le FNJ subit une refonte dont la mesure la plus importante est la suppression du poste de directeur national pour celui de « coordinateur national ». En , Marine Le Pen, nouvelle présidente du Front national, rétablit le poste de directeur national en nommant Nathalie Pigeot, âgée de 38 ans, alors que la limite d'âge pour militer au sein du FNJ est de 30 ans. Marine Le Pen a déclaré vouloir « quelqu’un qui soit formé politiquement[4] ».

Historiquement, le FNJ permet souvent l'accès à un poste de cadre au FN ; de nombreux anciens directeurs comptant parmi les dirigeants du FN : Christian Baeckeroot (premier directeur, futur député de 1986 à 1988), Carl Lang (futur député européen de 1999 à 2009), Martial Bild, Jildaz Mahé et Samuel Maréchal. Cette règle a néanmoins des exceptions : Guillaume Luyt, démissionnaire après le Congrès de Paris (), choisit de rejoindre le groupuscule nationaliste-révolutionnaire Unité radicale, puis de cofonder, en 2003, le Bloc identitaire.

Le FNJ revendique[réf. nécessaire] un certain nombre d'actions prosélytes : création de l'ARPEJ (Association de recherche pour l'emploi des jeunes, qui milite pour la préférence nationale dans le recrutement des travailleurs), vente de « Z'Card » et de briquets.

Alors que Samuel Maréchal affirme avoir fait du FNJ le premier mouvement de jeunesse, une note conjointe des services de Bruno Gollnisch et Bruno Mégret fuite dans L'Express pour certifier que la structure comptait 2 068 adhérents en 1993 et 1 993 en 1997. Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg y voient la « preuve de l'irritation que provoque le gendre de Jean-Marie Le Pen »[5].

Après la scission mégrétiste de l'hiver 1998, qui voit une grande partie des cadres du Front national quitter le mouvement, et en fonder un nouveau, le Mouvement national républicain (MNR), dans la perspective des élections européennes à venir, le FNJ est partiellement abandonné et ne bénéficie plus de financements aussi importants.

Son leader historique, Samuel Maréchal, démissionne en , nommant son adjoint, Guillaume Luyt, comme nouveau directeur du FNJ. La publication périodique du FNJ, Agir, cesse d'être publié après l'élection présidentielle de 2007, qui voient un net recul électoral du FN (10,4 % des suffrages).

La reprise partielle, après les élections européennes de 2009, de la structure jeune du Front national, sous l'impulsion de David Rachline, conseiller municipal de Fréjus, aboutit à la constitution d'une première « Coordination nationale » de six membres (David Rachline, Florian Dufait, Fabrice Singier, Laura Lussaud et Stéphanie Koca), présentée publiquement à l'occasion du Conseil national du . Cette structure est la première ébauche de la future « Direction nationale » succédant au Congrès électif de Tours, en . Grégory Gennaro, transfuge du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), rejoint la Coordination nationale du FNJ en et met alors en place le nouveau site national des jeunes FN, fnjeunesse.fr, deux ans après la fermeture de l'ancien site.

Avant le Congrès de Tours, la Coordination nationale du FNJ voit le départ de différents membres — Laura Lussaud et Florian Dufait — et la nomination d'Antoine Mellies, Paul-Alexandre Martin et Gauthier Bouchet (). Alors que Marine Le Pen est élue présidente du Front national, le Front national de la jeunesse revendique la constitution, souvent ex nihilo, compte tenu des défections passées des responsables locaux, de soixante-dix fédérations départementales, implantées dans quinze régions métropolitaines, régulièrement réunies, depuis l'été 2009, en Journées d'actions régionales (JAR), chargés de la formation des jeunes militants FN.

Un militant du Front national de la jeunesse au défilé du 1er-Mai, à Paris.

Les membres du FNJ se regroupent annuellement en « université d'été » durant une semaine, pour se former au militantisme et discuter de sujets de société tels que l'immigration, la fiscalité ou encore la bioéthique. Ces universités réunissent habituellement quarante à soixante-dix participants. Les dernières se sont tenues en Nièvre (), à Cormont, dans le Pas-de-Calais () et à Nice (), pour cette dernière sous le titre de « Journées d'été Les Jeunes avec Marine », en préalable des Journées d'été de Marine Le Pen, tenues les 10 et au Palais Acropolis. Jusqu'en 2010, les Université d'été du FNJ désignent des majors, que l'on retrouve en général parmi les cadres nationaux du FN durant les années suivantes (ainsi, Louis Aliot, major FNJ en 1990, devient secrétaire général puis vice-président du Front national). Le dernier major en date est Antoine Mellies, nommé en à la Direction nationale du FNJ.

Durant l’élection présidentielle de 2012, Julien Rochedy met le Front national de la jeunesse (FNJ) de côté pour créer, avec les Jeunes du Front national, les « Jeunes avec Marine » (LJAM), collectif de jeunes partisans de la candidature de Marine Le Pen. Il promet toutefois que le FNJ recouvrera ses fonctions à l'automne suivant. Durant la campagne législative de 2012, Julien Rochedy, par ailleurs candidat dans le Rhône, est évoqué comme futur « président du Front national de la jeunesse » nommé à la rentrée suivante par Marine Le Pen selon l'AFP.

Refonte du FNJ après l'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Julien Rochedy, directeur national du FNJ, le 22 septembre 2012 à La Baule.

Une Convention nationale du FNJ est annoncée dans le cadre de l'université d'été du Front national, les 22 et à La Baule, mais annulée. Dans le même temps, la nomination officielle de Julien Rochedy comme nouveau directeur du FNJ, en remplacement de Nathalie Pigeot et, fait nouveau, sous l'autorité nominale de Steeve Briois, secrétaire général du FN, est entérinée, peu avant, le . Julien Rochedy publie alors un premier communiqué de presse sur le site Internet du Front national non plus en tant que porte-parole mais « directeur du Front national de la jeunesse », intitulé « Nouveaux programmes d’Histoire : Ils veulent oublier la France ! ».

Nouvellement nommé à la direction du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy détaille, en , dans une brochure intitulée Organisation et fonctionnement du FNJ, 2012-2013, les réformes structurelles apportées au mouvement de jeunesse frontiste : suppression des secrétaires régionaux du FNJ au profit de secrétaires départementaux encadré par un Bureau national (BN) dont les membres sont en partie choisis pour leur ancrage géographique, relance d'un site national du FNJ, organisation d'une Université d'été du FNJ à l'été 2013 et de conseils nationaux réguliers avant cette échéance, départementalisation des pages Facebook FNJ (jusqu'ici, le maillage est uniquement régional) et fermeture des pages Twitter existantes, mise en place d'un règlement intérieur des responsables FNJ, que ceux-ci doivent en conséquence signer.

En , Gaëtan Dussausaye, jusqu'alors secrétaire départemental du FNJ Paris, prend la succession de Julien Rochedy à la tête du FNJ. Deux adjoints sont nommés à ses côtés : Jean-Baptiste Vendeville, chargé de la communication et Véronique Fornilli, chargée de l'événementiel et de l'implantation locale. Un nouveau bureau national est mis également en place avec la nomination de « coordinateurs de départements ». Objectifs : étendre l'implantation départementale et locale du FNJ, former les adhérents, et développer la communication numérique du FNJ sur les réseaux sociaux.

Début 2016, la Direction nationale du FNJ est renouvelée : Davy Rodriguez est nommé Adjoint à la Direction nationale chargé de l'implantation locale, et Louis Lo Faro au poste d'Adjoint à la Direction nationale chargé de la communication numérique. De nouveaux coordinateurs de départements sont nommés et permettent d'agrandir le Bureau national du FNJ.

En , Bruno Lervoire succède à Louis Lo Faro au sein de la direction nationale du FNJ, chargé de la communication numérique.

Le , Jordan Bardella est nommé directeur national.

À l'issue du congrès du FN de mars 2018, trois membres du FNJ sont présents dans le bureau national du parti : Jordan Bardella, Ludovic Pajot et Kévin Pfeffer (pt).

Création de Génération nation[modifier | modifier le code]

Le , en raison du changement de nom du Front national en Rassemblement national, le FNJ devient Génération nation[6]. Ce changement est impulsé par le nouveau directeur national Jordan Bardella qui dynamise le mouvement avec des événements et des rencontres avec les mouvements de jeunesses des partis membres du MENL, parti européen du RN.

Direction[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Photo Dates Nom Notes
Directeurs nationaux (1973-2009)
Carl et Christian.jpg 1973-1983 Christian Baeckeroot
Carl Lang 1983-1986 Carl Lang
Martial Bild - Academia Christiana.jpg - Martial Bild
Sin foto.svg - Samuel Maréchal
Sin foto.svg - Guillaume Luyt
Sin foto.svg - Erwan Le Gouëllec
Sin foto.svg - Louis-Armand de Béjarry
Sin foto.svg janvier- Arnaud Frery
Sin foto.svg juin- Aucun
Sin foto.svg - Alexandre Ayroulet
Sin foto.svg - Loïc Lemarinier
Coordinateurs nationaux (2009-2011)
David Rachline - David Rachline
Directeurs nationaux (depuis 2011)
Sin foto.svg - Nathalie Pigeot
Julien Rochedy - Julien Rochedy
Sin foto.svg - Gaëtan Dussausaye
Jordan Bardella 2019.png Depuis le
Le FNJ devient Génération nation à partir du .
Jordan Bardella [7],[8]

Direction nationale[modifier | modifier le code]

Au

  • Direction : Jordan Bardella
  • Délégués nationaux :
    • Enzo Alias, animation et mobilisation
    • Arnaud de Rigné, formation
    • Dany Dos Santos Paiva, communication

Au

  • Direction : Jordan Bardella
  • Délégués nationaux :
    • Émilien Noé, délégué national à l’Implantation locale (a démissionné en )
    • Arnaud de Rigné, délégué national à la Formation et à la Prospective
    • Bruno Lervoire, délégué national à la Communication
    • Manon Bouquin, déléguée nationale à la Vie étudiante

Au

Au

Au

  • Direction : Gaëtan Dussausaye
    • adjoints : Véronique Fornilli et Jean-Baptiste Vendeville

Au

  • Direction : Gaëtan Dussausaye
    • adjoints : David Berton, Véronique Fornilli et Jean-Baptiste Vendeville

Au

Au

Au

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin

Au

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
  • Internet : Gauthier Bouchet

Au

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Argumentaires : Antoine Mellies
  • Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
  • Internet : Gauthier Bouchet

Au

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Argumentaires : Antoine Mellies
  • Formation politique : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
  • Internet national : Grégory Gennaro
  • Internet régional, réseaux sociaux et communication vidéo : Gauthier Bouchet

Bureau national[modifier | modifier le code]

Au

  • Alsace : Marion Wilhelm
  • Auvergne Rhône-Alpes : Victor Birat
  • Bourgogne-Franche Comté : Olivier Anest
  • Bretagne : Antoine Kieffer
  • Centre : Julie Apricena
  • Champagne-Ardenne : Jean-Christophe Lefèvre
  • Corse : Anthony Escobar-Zannini
  • Grand Est : Emilien Noé
  • Hauts-de-France : Alexandre Maeseele
  • Île-de-France : Marc-Antoine Ponnelle
  • Nouvelle Aquitaine : Julie Rechagneux
  • Occitanie : Bruno Lervoire
  • PACA : Enzo Alias
  • Pays-de-la-Loire : Arnaud de Rigné

Au

  • Bretagne : Alexandre Durudeau
  • Île-de-France : Davy Rodriguez
  • Rhône-Alpes : David Berton
  • Pays-de-la-Loire : Arnaud de Rigné
  • Centre : Julie Apricena
  • Champagne-Ardennes : Jean-Christophe Lefèvre
  • Alsace : Marion Wilhelm
  • Corse : Anthony Escobar-Zannini
  • Occitanie : Nicolas Brunet
  • PACA : Louis Lo Faro
  • Aquitaine-Poitou Charente-Limousin : Julie Rechagneux
  • Lorraine : Emilien Noé
  • Bourgogne-Franche Comté : Roland Watrin

Au

  • Nord Pas-de-Calais : Jean-Baptiste Vendeville
  • Picardie : Étienne de Francqueville
  • Ardennes : Jean-Christophe Lefebvre
  • Bretagne : Marine Sachot
  • Pays de la Loire : Arnaud de Rigné
  • Alsace : Julia Abraham
  • Rhone-Alpes : David Berton
  • Centre : Julie Apricena
  • Ile-de-France : Flavia Mangano

Au

  • Sud-Est : Adrien Grosjean
  • Est : Julia Abraham
  • Île-de-France : Anne-Sophie Lévêque
  • Nord-Ouest : Timothée Houssin, Gianni Meli
  • Sud-Ouest : Julien Leonardelli

Au

  • Sud-Est : Adrien Grosjean
  • Est : Estelle Arnal, Julia Abraham
  • Île-de-France : Anne-Sophie Lévêque
  • Nord-Ouest : Timothée Houssin, Gianni Meli
  • Sud-Ouest : Julien Leonardelli

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les jeunes frontistes vont se rebaptiser "Génération Nation" », sur rtl.fr, (consulté le 23 mai 2018).
  2. « Quand le Front national de la jeunesse s'inspire de François Mitterrand », sur leparisien.fr, (consulté le 5 septembre 2009).
  3. Hélène Sergent, « Gaëtan Dussausaye (FNJ), le bon petit gars de la Marine », sur lesinrocks.com, (consulté le 8 juin 2017).
  4. Laureline Dupont, « Présidente du FN jeunes à (seulement) 38 ans », sur marianne.net, .
  5. Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l’ombre des Le Pen : Une histoire des numéros 2 du FN, Paris, Nouveau Monde, coll. « Poche », , 396 p. (ISBN 978-2-36583-327-1), p. 314.
  6. « Portés par les identitaires, les jeunes du FN se rebaptisent « Génération nation » », sur francetvinfo.fr, (consulté le 4 avril 2019).
  7. « Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National », sur http://www.frontnational.com, (consulté le 14 mars 2018).
  8. S.T., « Politique : l’élu du 93 Jordan Bardella devient président du FNJ », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le 14 mars 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]