Madeleine de Jessey

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Madeleine de Jessey
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (28 ans)
PoissyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Madeleine Bazin de JesseyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Parti politique
Membre de

Madeleine Bazin de Jessey, née le à Poissy (Yvelines)[1], est une femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

La famille Bazin de Jessey est une famille de la haute bourgeoisie de Dinan[2]. Jules Bazin, né dans cette ville en 1818, obtint par un décret de 1859 de pouvoir joindre à son patronyme le nom « de Jessey » sous lequel il était déjà connu. La famille donna à Dinan et à Saint-Malo une lignée d'armateurs, de banquiers et d'ecclésiastiques au long du XIXe siècle.

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Madeleine de Jessey (de son nom de convenance[3]) est la fille d'une enseignante d'histoire et d'un cadre bancaire[4].

Ancienne élève de l'Institution Saint-Pie-X (Saint-Cloud)[5], elle intègre les classes préparatoires du lycée Louis-le-Grand[4] puis de Sainte-Marie de Neuilly[6]. Elle est reçue au concours de l'École normale supérieure (promotion L2009)[7], est agrégée de lettres classiques[8], et titulaire d'un master en histoire[9]. Elle est doctorante ès littératures française et comparée à l'université Paris-IV depuis 2014[10], avec une thèse portant sur « la figure de Bethsabée dans la littérature et les arts »[1].

Férue de théâtre, elle est l'auteur d'une comédie musicale inédite intitulée Don et Mystère[4].

Elle se marie en juillet 2016[11]. En juillet 2017, elle accouche de son premier enfant, une fille[réf. nécessaire].

Engagements[modifier | modifier le code]

Durant ses études, elle est membre de l'École du verbe éternel et nouveau (EVEN)[12], et milite brièvement à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2006-2007 avant de quitter le parti[3], déçue par « les réformettes sans vision globale et sans cohérence les unes avec les autres » menées par Nicolas Sarkozy. En , elle cofonde Les Veilleurs avec Gaultier Bès, mouvement émanant de La Manif pour tous[13] et dont elle est porte-parole jusqu'en septembre[14], gagnant ainsi une notoriété médiatique[1].

Depuis sa fondation en [14], elle est porte-parole de Sens commun, mouvement des Républicains[15].

Approchée par Jean-François Copé et Laurent Wauquiez, elle revient à l'UMP en 2014, avant d'être nommée à son bureau national à la fin de l'année[3]. Elle devient alors successivement secrétaire nationale () et déléguée nationale de l'UMP chargée des programmes de formation (), puis secrétaire nationale des Républicains déléguée à l'enseignement supérieur ()[14].

En , elle suscite la polémique avec un entretien croisé avec Marion Maréchal-Le Pen paru dans Famille chrétienne[16],[17].

Dans le cadre de la primaire de la droite et du centre de 2016, elle soutient le candidat victorieux François Fillon[18],[19]. Dans son équipe de campagne, elle est chargée de la « France périphérique »[20].

Le , avec le mouvement Sens commun, elle invite à participer à La Marche pour la vie, manifestation annuelle contre l'avortement[21]. Le même mois, elle fait savoir (contre l'attente des médias) qu'elle ne souhaite pas briguer un mandat de député afin de privilégier sa vie de famille, mais laisse la porte ouverte pour les futures élections municipales ou à un poste dans une fonction ministérielle[22].

Se définissant comme « conservatrice », étiquette qui est selon elle généralement confondue par les médias avec « réactionnaire », elle estime qu'elle est souvent ramenée à sa foi catholique pour expliquer son militantisme. Elle se défend ainsi d'être « engagée en politique pour ses convictions religieuses. […] La foi est un soutien au quotidien et les valeurs chrétiennes un appui, mais je refuse le catholicisme de combat, d'autant que le christianisme n'est pas réductible à un programme politique »[1].

Le 10 novembre elle est nommée présidente par intérim de « Sens commun » après la démission de Christophe Billan.[23]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Marion Mourgue, « Madeleine de Jessey, conservatrice assumée », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 28 / dimanche 29 janvier 2017, page 37.
  2. « Bazin de Jessey » sur gallica.bnf.fr.
  3. a, b et c M. L., « Ils feront 2017 : Madeleine de Jessey, la caution Manif pour tous des Républicains », sur bfmtv.com, .
  4. a, b et c Rémi Noyon, « Madeleine de Jessey, bourgeoise « pour tous » qui veut noyauter l’UMP », sur rue89.nouvelobs.com, .
  5. Quentin Girard, « Madeleine Bazin de Jessey, sainte-y-touche », liberation.fr, 15 janvier 2017.
  6. « L'auteur »
  7. Recherche sur archicubes.ens.fr.
  8. Laure Equy, « Madeleine Bazin de Jessey, VRP de la jeune droite catho à l'UMP », sur liberation.fr, .
  9. « L'auteur », sur madeleinedejessey.fr.
  10. Projet de thèse sous la dir. de Dominique Millet-Gérard sur theses.fr.
  11. Quentin Girard, « Madeleine Bazin de Jessey, sainte-y-touche » sur Libération, 15 janvier 2017.
  12. Daoud Boughezala, « Catholiques : du confessionnal à l’isoloir », sur causeur.fr, .
  13. Paul Piccarreta, « Les Veilleurs : “Cultive-toi et marche” », sur lavie.fr, .
  14. a, b et c « Sens commun (SC) », sur france-politique.fr.
  15. Ludovic Vigogne, « A l'UMP, Sens commun veut peser », sur lopinion.fr, .
  16. Laurent de Boissieu, « Les rapprochements entre la droite et l’extrême droite se multiplient », sur la-croix.fr, .
  17. Sylvain Chazot, « Quand Marion Maréchal-Le Pen, députée FN, et Madeleine de Jessey, cadre de LR, imaginent une alliance des droites », sur lelab.europe1.fr, .
  18. Gaël Brustier, « Comment Hollande a bouleversé l'électorat catholique », sur slate.fr, .
  19. Jérémy Descours, « Comment Sens commun a aidé François Fillon », sur lejdd.fr, .
  20. Matthieu Goar, « La pléthorique équipe de campagne de François Fillon s’agrandit encore », sur lemonde.fr, .
  21. « Les anti IVG de La marche pour la vie, ravis du soutien du mouvement Sens commun », sur Le Monde : « Plus que jamais nécessaire, alors que le délit d’entrave (à l’IVG) est encore en débat ! ».
  22. Tristan Quinault Maupoil, « Législatives : cinq à huit investitures LR pour Sens commun », sur lefigaro.fr, (consulté le 18 janvier 2017).
  23. « Qui est Madeleine de Jessey, membre de l'aile droite de LR qui assurera la présidence de Sens Commun ? - LCI », sur lci.fr, (consulté le 10 novembre 2017).