Qui veut la peau de Roger Rabbit

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Qui veut la peau de Roger Rabbit
Image associée au film

Titre original Who Framed Roger Rabbit
Réalisation Robert Zemeckis
Acteur(s) Bob Hoskins, Christopher Lloyd
Scénario Jeffrey Price et Peter S. Seaman
d'après Gary K. Wolf
Musique Joe McCoy, Dave Franklin,
Cliff Friend, Jack Meskill,
Charles O'Flynn, Max Rich,
Alan Silvestri
Producteur(s) Steven Spielberg, Frank Marshall,
Robert Watts et Kathleen Kennedy
Production Touchstone, Amblin Entertainment
et Silver Screen Partners
Distribution Buena Vista Pictures Distribution
Budget 70 millions de US$
Format Couleurs - 1,85:1 - Dolby Stereo
Durée 103 min
Sortie 1988
Langue originale Anglais
Pays d'origine États-Unis États-Unis

Qui veut la peau de Roger Rabbit (Who Framed Roger Rabbit) est le 35e long-métrage d'animation des studios Disney. Sorti en 1988 et mêlant animation et prises de vues réelles comme Mary Poppins (1964), il est adapté du roman de Gary K. Wolf, Who Censored Roger Rabbit? (1981), réalisé par Robert Zemeckis et co-produit par Touchstone (filiale de Walt Disney Pictures), Amblin Entertainment et Silver Screen Partners.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Hollywood, 1947. Roger Rabbit, un lapin acteur et héros de dessins animés des Maroon Cartoons, est accusé du meurtre du producteur Marvin Acme, directeur des Studios ACME. Il se serait vengé d'une « infidélité » de sa femme, Jessica Rabbit. Poursuivi par les Fouines, agents du juge DeMort, il se précipite chez Eddy Valiant qui était le détective officiel des Toons (les personnages de dessins animés), avant que son frère ne soit assassiné par l'un d'eux.

Dans leurs folles poursuites et cavales, Eddy et Roger iront à Toonville (ToonTown) où ils rencontreront de nombreux personnages des dessins animés Disney, Warner Bros. Pictures et autres.

[modifier] Personnages principaux

Jessica Rabbit
Jessica Rabbit
  • Eddy Valiant : alcoolique, il refuse d'aller à Toonville et évite de côtoyer des Toons, qui lui rappellent la mort de son frère Théodore. Fils d'un clown, diplômé de l'école de police, il fut un brillant détective, délivrant Riri, Fifi et Loulou kidnappés ou blanchissant Dingo d'une accusation d'espionnage.
  • Marvin Acme : farceur, Valiant le rencontre au bar avant qu'il soit assassiné.
  • Roger Rabbit : déluré, ce lapin anthropomorphe est l'un des personnages principaux. Il est accusé du meurtre de « l'amant » de sa femme.
  • Jessica Rabbit: femme de Roger Rabbit, dessinée sous les traits d'une vamp sulfureuse. Elle chante au bar et provoque l'émoi de son public tant par ses atouts physiques que par sa voix.
  • Le juge DeMort : habillé de noir, le teint livide, il n'inspire franchement pas la sympathie mais pourtant les policiers le respectent. Il a inventé la « Trempette ».
  • Les Fouines : au nombre de 5 (Greasy, Psycho, Stupid, Wheezy et leur chef, Smart Guy), ce sont les mercenaires du juge DeMort. Mal élevées et lourdement armées, elles ne sont finalement pas très « compétentes ».

[modifier] Fiche Technique

Personnage de Roger Rabbit dans un Parc Disney
Personnage de Roger Rabbit dans un Parc Disney

[modifier] Distribution

[modifier] Distribution et Voix originales

[modifier] Voix françaises

[modifier] Voix québécoises

[modifier] Chansons du film

[modifier] Récompenses et Nominations

Parmi les récompenses gagnées par le film, on trouve notamment :

  • 1989 : 3 Oscars ("Meilleurs effets spéciaux", "Meilleur montage sonore", "Meilleur montage") et un Prix spécial (6 nominations)
  • 1989 : BAFTA Award des "Meilleurs effets spéciaux" (5 nominations)
  • 1989 : Nomination au César du "Meilleur film étranger"
  • 1989 : 2 nominations aux Golden Globes
  • 1989 : Nomination aux Grammy Awards

[modifier] Sorties Cinéma

[modifier] Sorties Vidéo

[modifier] Le saviez-vous ?

  • Parmi les éléments du scénario, on trouve un projet qui consiste à saboter la société de tramways pour permettre le développement du transport par automobile. Curieusement, cet argument apparemment dément est basé sur un scandale ayant éclaté aux États-Unis dans les années 1970 pour des faits remontant aux années 1940 : le Grand Scandale des tramways américains.
  • Une des obligations du film fut que les personnages de la Warner devaient apparaître aussi longtemps à l'écran que leurs homologues de Disney. Ainsi Mickey Mouse et Bugs Bunny apparaissent dans une scène mémorable de chute d'un immeuble, et Donald Duck et Daffy Duck dans un duo de piano « toni-tuant ». On peut aussi croiser Betty Boop, les manchots serveurs de Mary Poppins et surtout le gang des fouines du Crapaud et le Maître d'école. Mais la plupart des personnages principaux ont été créés pour le film : Roger et Jessica Rabbit, Benny le Taxi, Baby Hermann, le gorille-videur, ... [1]
  • Dans la séquence du cinéma, Roger Rabbit assiste à un extrait de Dingo fait de la gymnastique (1949), et qualifie Dingo de « génie ». On peut remarquer que ce court-métrage est néanmoins sorti deux ans après l'année à laquelle se déroule le film.
  • Mel Blanc (Daffy/Bugs Bunny) et Mae Questel (Betty Boop) retrouvent plus de 50 ans après les personnages auxquels ils ont prêté leur voix dès les années 1930.
  • Durant le tournage, le comédien Charles Fleischer (la voix de Roger Rabbit) donnait la réplique hors-caméra à ses partenaires en portant des oreilles de lapin, des gants jaunes et une salopette orange... comme son personnage.
  • La « Trempette », inventée par le Juge DeMort, est le seul produit capable de tuer les toons : elle est composée de térébenthine, d'acétone et de benzène, produits habituellement utilisés pour diluer et nettoyer les tâches de peinture. Comme le fait remarquer Jean-Louis Leutrat[2], c'est ce produit/terme est utilisé un peu en hommage à la Silly Symphony Les Trois Petits Cochons (1933) dans laquelle à la fin du film, le cochon pratique déverse un bidon de Turpentine (essence de térébenthine) dans le chaudron du foyer pour empêcher le loup de venir.
  • La chanson de l'Épée chantante a été enregistrée par Franck Sinatra en 1957, soit dix ans après l'action supposée du film.
  • Le film peut être considéré comme un hybride de film noir (le personnage de Eddie Valiant est détective dépressif et alcoolique, il y a des scènes de bar, de nuit, de trottoir mouillé, etc.) et de cartoon.
  • Le titre original, Who Framed Roger Rabbit, n'a pas de point d'interrogation car les producteurs pensaient que mettre un point d'interrogation ou d'exclamation au titre d'un film portait malheur, vu que beaucoup de films avec ce genre de titre furent des échecs.
  • Le juge DeMort (Christopher Lloyd) ne cligne pas une seule fois des yeux dans tout le film, même durant son monologue dans le bâtiment d'Acme.
  • Il devait y avoir deux fouines de plus à l'origine, appelées Slimy (« Enduit de goudron ») et Flashey (encore plus « allumée » que Psycho), mais les scénaristes ont pensé qu'elles ne seraient pas appropriées pour un jeune public.
  • Le chef des fouines s'appelle en version originale Smart Ass (que l'on pourrait traduire par « Trouduc' » ou « Sacré c.. »[3]) mais les responsables du studio ont préféré le rebaptiser Smart Guy (« Mec classe »). Cependant, dans le générique de fin, il est toujours appelé Smart Ass.

[modifier] Titres en différentes langues

  • Allemand : Falsches Spiel mit Roger Rabbit
  • Anglais : Who Framed Roger Rabbit
  • Danois : Hvem snørede Roger Rabbit
  • Espagnol : ¿Quién engañó a Roger Rabbit?
  • Finnois : Kuka viritti ansan, Roger Rabbit?
  • Français : Qui veut la peau de Roger Rabbit
  • Hébreux : מי הפליל את רוג'ר ראביט (Mi epalil at Ravdiav Rabit)
  • Italien : Chi ha incastrato Roger Rabbit?
  • Japonais : ロジャー・ラビット (Rojā▪Rabitto) (Roger Rabbit)
  • Néerlandais : Who Framed Roger Rabbit
  • Polonais : Kto wrobil królika Rogera?
  • Portugais : Quem Tramou Roger Rabbit? (Portugal) et Uma Cilada Para Roger Rabbit (Brésil)
  • Russe : Кто подставил кролика Роджера (Kta podsavil krolika Rodjiéra)
  • Suédois : Vem satte dit Roger Rabbit

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Anecdotes for Who Framed Roger Rabbit
  2. L'analyse des films aujourd'hui, Jean-Louis Leutrat, Presses Sorbonne Nouvelle, 1994, p 181
  3. Ass signifiant également « âne » en argot anglais.
  4. Aljean Harmetz, "Marketing Magic, With Rabbit, for Disney Films," New York Times, Jul 19, 1989. pg. C15
Longs-métrages d'animation de la Walt Disney Company