Ladyhawke, la femme de la nuit

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Ladyhawke, la femme de la nuit

Titre original Ladyhawke
Réalisation Richard Donner
Scénario Edward Khmara
Michael Thomas
Tom Mankiewicz
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1985
Durée 121 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ladyhawke, la femme de la nuit (Ladyhawke) est un film de fantasy américain, réalisé par Richard Donner en 1985.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Philippe Gaston (Matthew Broderick) est un jeune voleur emprisonné dans le donjon d'Aquila. Réussissant à s'échapper des cachots, il est finalement rattrapé par la garde lancée à sa poursuite mais il est sauvé in extremis par Étienne de Navarre (Rutger Hauer), ancien chef de la garde d'Aquila. Amant d'Isabeau d'Anjou (Michelle Pfeiffer), Navarre provoqua par le passé la jalousie de l'évêque d'Aquila (John Wood), également amoureux d'elle. Incapable de résister à cette passion dévorante, l'évêque chassa alors le couple d'Aquila et les condamna en pactisant avec le diable. Désormais victimes d'une malédiction, les amants sont condamnés à être éternellement ensemble et pourtant toujours séparés : pendant la journée, Isabeau se transforme en faucon, et la nuit, Navarre devient un loup.

Las de cette vie sans espérance, Navarre a décidé d'en finir en tuant l'évêque. C'est pourquoi il a décidé de venir en aide au jeune Gaston car celui-ci pourra lui indiquer le passage qu'il a emprunté pour quitter Aquila, lui permettant ainsi de s'y introduire à l'insu de la garde. Philippe Gaston, qui découvre petit à petit le cruel secret des amants, décide de les aider à briser la malédiction, même s'il ne sait comment s'y prendre. Isabeau est blessée sous sa forme de faucon suite à une attaque de gardes envoyés par l'évêque mais Imperius, un moine défroqué auquel Navarre avait confessé son amour, et qui l'avait trahi en le dénonçant accidentellement à l'évêque, la soigne. Voulant réparer son ancienne erreur, Imperius leur annonce que si Navarre et Isabeau se présentent tous deux devant l'évêque sous leur forme humaine, la malédiction sera brisée et que des circonstances exceptionnelles permettant cela se produiront dans trois jours à Aquila.

Après avoir échappés une fois de plus aux gardes de l'évêque, Philippe et Imperius persuadent Navarre d'accorder une chance à ce plan qui lui semble improbable et le petit groupe s'introduit dans Aquila. Navarre se fraie un chemin en combattant pour parvenir jusqu'à l'évêque qui officie dans l'église. Peu après y être parvenu, une éclipse de soleil survient et Isabeau reprend sa forme humaine. La malédiction prend alors fin et l'évêque, de dépit, tente d'assassiner Isabeau mais Navarre le tue avant qu'il y parvienne. Les deux amants sont désormais libres de vivre leur amour.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le rôle de Philippe a d'abord été proposé à Sean Penn et Dustin Hoffman avant d'être confié à Matthew Broderick. Kurt Russell avait été engagé pour le rôle de Navarre mais y a renoncé pendant les répétitions et a été remplacé par Rutger Hauer[2].

Le film a été tourné en Italie, principalement dans la région de Campo Imperatore, dans les Abruzzes, pour les extérieurs. La forteresse en ruines où vit Imperius dans le film est celle du château de Rocca Calascio[3]. D'autres scènes ont été tournées en Émilie-Romagne (à la forteresse de Torrechiara et dans le village de Castell'Arquato), en LombardieSoncino), en VénétieBelluno) et dans le Latium (près de Viterbe)[4].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Le compositeur Andrew Powell fut un des compositeurs et l'arrangeur attitré du groupe Alan Parsons Project. Alan Parsons est d'ailleurs le producteur de la bande originale du film. Richard Donner choisit Powell parce qu'il écoutait en boucle un des albums du groupe lors des repérages et qu'il avait fini par trouver que leur son convenait parfaitement aux images qu'il avait en tête pour son film. Powell a mélangé la musique orchestrale traditionnelle et les chants grégoriens à de la musique moderne à tendance rock progressif. La musique du film est interprétée par des ex-musiciens de The Alan Parsons Project et par le Philharmonia Orchestra conduit par Andrew Powell[5]

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film a été un échec commercial, ne rapportant que 18 432 000 $ aux États-Unis[6]. En France, il a réalisé 269 986 entrées[1].

Il a reçu un accueil critique plutôt positif dans l'ensemble, recueillant 67 % de critiques favorables sur le site Rotten Tomatoes, avec une note moyenne de 5,7/10 et sur un ensemble de 18 critiques[7].

Le New York Times parle d'un film « divisé contre lui-même » où des scènes d'aventures trépidantes ou d'une grande beauté visuelle sont mêlées à des scènes de dialogues d'une grande banalité. Il loue les performances d'acteur de Matthew Broderick qui réussit à transformer ses sarcasmes contemporains, et notamment ses apartés avec Dieu, en scènes comiques d'un autre temps, et de Michelle Pfeiffer dont « la présence, éthérée et érotique, est si vive que même lorsqu'elle est représentée sous forme de faucon, elle semble toujours être à l'écran »[8].

Time Out le juge comme un film de fantasy à l'intrigue convenue mais très divertissant et magnifiquement photographié[9]. Variety parle d'un conte de fées très agréable et bien fait avec des décors et des costumes très authentiques, et loue la performance des acteurs principaux, et notamment Michelle Pfeiffer, « parfaite en beauté enchanteresse »[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[11].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Contrairement à ce que la publicité de l'époque indiquait, l'histoire n'est pas du tout adaptée d'une légende médiévale. C'est durant le tournage en Italie que le réalisateur entendit parler d'une légende ressemblant à l'histoire qu'il était en train de filmer.
  • L'histoire développée par le scénariste Edward Khmara était beaucoup plus orientée vers l'heroic fantasy et incluait des animaux fantastiques. Les souterrains de la forteresse d'Aquila abritaient notamment des dragons. C'est le réalisateur Richard Donner qui fit réécrire le script dans un style plus "réaliste". Il va sans dire que la production en fut simplifiée mais que le scénariste se sentit trahi.
  • Dans le film Complots (1997), également de Richard Donner, avec Mel Gibson et Julia Roberts, on peut voir lors d'une course poursuite dans un cinéma que le film projeté est Ladyhawke. Mel Gibson avait d'ailleurs été sollicité pour interpréter le rôle d'Étienne Navarre.
  • Le lieu d'où Philippe s'échappe dans le doublage original est L'Aquila, et l'évêque est probablement l'évêque de la ville, mais dans le doublage italien L'Aquila est appelée Aguillon, de sorte qu'elle semble une ville française.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ladyhawke », JP's Box-Office
  2. (en) Tom Mankiewicz et Robert Crane, My Life as a Mankiewicz, University Press of Kentucky,‎ 2012 (ISBN 0813136059), p. 260-265
  3. Abruzzo Film Commission ladyhawke
  4. Fiche Imdb Lieux de tournage
  5. Générique de fin du film.
  6. (en) Ladyhawke sur Box Office Mojo
  7. (en) Ladyhawke sur Rotten Tomatoes
  8. « Ladyhawke (1985), Critique de Vincent Canby, 12 avril 1985 », nytimes.com
  9. Critique de Ladyhawke par Time Out
  10. Critique de Ladyhawke par Variety
  11. Liste des distinctions sur IMDb