Tex Avery

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Tex Avery

Nom de naissance Frederick Bean Avery
Surnom Tex Avery
Naissance 26 février 1908
Taylor, Texas
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 26 août 1980 (à 72 ans)
Burbank, Californie
Profession Réalisateur, Scénariste, Dessinateur, Animateur, Acteur
Films notables Porky's Duck Hunt, A Wild Hare, Blitz Wolf, Red Hot Riding Hood
Site internet Site de Tex Avery

Frederick Bean Avery, dit Tex Avery, né le 26 février 1908 à Taylor (Texas) et mort le 26 août 1980 à Burbank (Californie), est un réalisateur de films d'animations. Il est à l’origine du style farfelu des cartoons hollywoodiens des années 1940. Tex Avery a travaillé pour les studios Universal, Warner Bros. et Metro-Goldwyn-Mayer (MGM), et est connu pour ses créations d'univers aux situations délirantes. Parmi ses personnages, on peut citer Bugs Bunny, Daffy Duck, Droopy ou Casse-noisettes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts (1908-1935)[modifier | modifier le code]

Tex Avery est né le 26 février 1908 et a passé son enfance dans sa ville natale de Taylor au Texas. Il serait le descendant de l'aventurier Daniel Boone et le petit-fils du juge Roy Bean. Il a commencé à dessiner à l’âge de 13 ans en écrivant des bandes dessinées pour le journal de son lycée. Une phrase populaire à son école était « what's up, doc? » qui sera popularisée comme phrase principale de Bugs Bunny dans les années 1940.

À la fin de son adolescence, il partit faire des études au Art Institute of Chicago où il se forme aux métiers de dessinateur et d'animateur, le temps d'un été, puis il obtient son diplôme à la North Dallas High School (en) en 1926[1]. Rapidement, ne trouvant aucun emploi en tant que dessinateur de bandes dessinées, Avery se lança dans l’animation, pensant qu’il aurait le temps de travailler sur sa première bande dessinée et emménagea en Californie.

Sa carrière dans l'animation commença, donc, en 1929 aux studios de Walter Lantz chez Universal, comme intervalliste, où il prend le surnom de Fred Avery. En 1930, il devient animateur et travaille essentiellement sur la série Oswald le lapin chanceux soit dans l'équipe de Walter Lantz, soit dans celle de Bill Nolan. Il en réalisa même deux cartoons. C'est à cette époque qu'il rencontre une « encreuse », Patricia Johnson, sa future épouse, et qu'il devient borgne en prenant dans l’œil une agrafe, lancée par un membre du groupe[2], tellement l'ambiance était détendue (il ne porta pas plainte pour cela). Certains ont spéculé sur le fait que le manque de vision d'Avery expliquerait son style unique et sa façon particulière de faire un dessin animé.

Années Warner (1935-1941)[modifier | modifier le code]

Ces années de formation furent utiles au jeune Avery, motivé par une augmentation, qui contacte Leon Schlesinger, patron des studios d'animation de la Warner Bros, en 1935. Ce dernier l'engage aussitôt pour diriger la troisième unité des studios. Son équipe d’animateurs était constituée de Chuck Jones, Bob Clampett, Bob Cannon, Virgil Ross et de Sidney Sutherland. Toute la troupe se résigna à travailler dans un bungalow infesté de termites, qu’ils appelaient ironiquement « la terrasse des termites » (Termite Terrace). Comme on leur laissait carte blanche, cela permit à l’équipe de développer son propre style, à l’opposé des conventions imposées par Disney. L’équipe Avery travaillera d’abord sur la production en noir et blanc des Studios, les Looney Tunes, avant de travailler sur la production en couleur « Technicolor » : les Merrie Melodies. Son premier cartoon Gold Diggers of '49, popularise Porky Pig, 1re mascotte du studio, dont les traits définitifs ont été dessinés par l'un de ses animateurs, Bob Clampett.

À Termite Terrace, Avery, avec le concours de Bob Clampett, de Chuck Jones, de Friz Freleng, et de Frank Tashlin bâtit les fondations d’un style d’animation qui parviendra à détrôner la Walt Disney Productions comme champion des films d’animation. Ensemble, ils ont créé une panoplie de personnages de dessin animé parmi les plus renommés dans le monde entier encore aujourd’hui. Avery étant un perfectionniste, il voulait se charger de tout, même des voix. Il était capable de refaire le montage final et couper des scènes si son intuition lui disait qu’un gag n’était pas bien ficelé.

En 1937, Porky's Duck Hunt introduit un nouveau personnage créé par Avery : Daffy Duck, apportant une nouvelle forme de "folie" et d'esprit loufoque qui n'avait jamais été vu auparavant dans les cartoons. Daffy Duck était un canard hors de contrôle et sacrément idiot qui bondissait fréquemment en criant "Hoo-hoo! hoo-hoo" d'une voix aiguë et accélérée assurée par Mel Blanc.

On reconnaît à Avery d’avoir défini la personnalité de Bugs Bunny. Alors que les premières apparitions de Bugs Bunny sont plutôt semblables à celle de Daffy Duck, Avery établira la personnalité de Bugs Bunny dans le dessin animé A Wild Hare en 1940 où ce dernier est animé par Virgil Ross. Avery ne dirigea que trois autres dessins animés mettant en vedette le lapin. Le Bugs Bunny d'Avery est un lapin avec une attitude désinvolte toujours en contrôle de la situation et qui s’amuse aux dépens de son opposant. A Wild Hare marque aussi le premier jumelage entre Bugs Bunny et Elmer Fudd, une recomposition d’un autre personnage des Looney Tunes, Egghead (en), crée également par Avery en 1937. C’est dans ce dessin animé que Bugs Bunny s’approche doucement d’un Elmer en train de « chasser le lapin » (hunting rabbits), et lui demande calmement, pour la première fois « Quoi de neuf, docteur !? » (What's up, doc!?). Devant les réactions positives du public à la nonchalance de Bugs Bunny dans des situations dangereuses, Avery fit de la phrase « Quoi de neuf, docteur !? » (What's up, doc!?) une part importante de la personnalité du lapin.

L’association entre Avery et la Warner Bros se termina brusquement en 1941 à la suite d'une dispute avec le producteur Leon Schlesinger au sujet du gag final dans The Heckling Hare en 1941. Dans la version originale imaginée par Avery, Bugs Bunny et le chien de chasse Willoughby le chien (créé par Avery et inspiré par le personnage de Lenny, l'un des deux héros du livre de John Steinbeck, Des souris et des hommes) devaient tomber trois fois d’une falaise, poussant ainsi le gag à ses limites. Selon l’historien Michaël Barrier, le nœud du problème pour Schlesinger provenait d’une phrase prononcée par Bugs Bunny juste avant sa troisième chute. La scène montrait Bugs Bunny et le chien se tournant vers les spectateurs et Bugs déclarant : " Hold on to your hats, folks, here we go again! " ("Accrochez-vous à vos chapeaux les gars, on y retourne !") ; cette réplique évoquait un gag radiophonique de l'époque, gag à connotation sexuelle. Ne voulant pas associer Bugs Bunny avec ce genre de blague, Schlesinger, supposé être aux ordres même de Jack Warner, retira la scène de la troisième chute d'Avery sans en informer ce dernier. Devant ce fait accompli, Avery quitta les studios, laissant en plan deux cartoons qui seront complétés par Bob Clampett. D’autres hypothèses, dont celle voulant que Schlesinger, très près de ses sous, jugea la chute de Bugs Bunny trop longue ont aussi circulé pour expliquer le départ d'Avery de la Warner Bros.

Par la suite, Avery resta quelque temps à la Paramount Pictures où il réalisa les trois films de la série Speaking of Animals dans lesquels de véritables animaux étaient pourvus de la parole, grâce à un procédé de doublage qu'il avait inventé. Il avait, auparavant, proposé cette idée à Schlesinger qui l'avait refusé, une dispute s’en était suivi et il avait été, d'ailleurs, suspendu pour deux mois[3].

Années MGM (1942-1954)[modifier | modifier le code]

En 1942, le producteur de la Metro-Goldwyn-Mayer cartoon studio (en), Fred Quimby l’engagea en tant que réalisateur à la MGM (Metro-Goldwyn-Mayer) dans leurs studios d’animation. Avery avait encore une fois carte blanche et était secondé par une équipe tout aussi talentueuse qu’à la Warner Bros. On trouvait Scott Bradley à la musique, Rich Hogan (déjà présent à ses cotés à la Warner) et Heck Allen (en), écrivaient les scénarios, alors que Preston Blair (jusqu'en 1948), Ray Abrams (jusqu'en 1947), Ed Love (jusqu'en 1945) et Walter Clinton (à partir de 1945) s’occupaient de l’animation. Il peut enfin prendre le surnom de Tex Avery du nom de son État d'origine, le Texas. Convaincu que Schlesinger l’empêchait de s'épanouir, Avery atteindra le sommet de son art dans ses années avec la MGM grâce, en autres, à de plus gros budgets et une plus grande liberté. Ces changements sont évidents dès le premier film qu'il réalise à la MGM : Blitz Wolf, parodie des Trois Petits Cochons nominé à l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1943. Dans ce cartoon apparaît pour la première fois le loup, animé par Ed Love, caricaturé ici en Adolf Hitler.

Le personnage MGM le plus célèbre d'Avery apparait pour la première fois en 1943 dans Dumb-Hounded (en) : Droopy (initialement Happy Hound). C'est un chien calme nonchalant qui gagne toujours à la fin.

Dans Red Hot Riding Hood, toujours en 1943, c'est au tour de la vamp Red, animé par Preston Blair, d'apparaître pour la première fois. Le cartoon fut censuré dans un premier temps, sauf pour les G.I.'s qui purent le voir en intégrale grâce à la demande de certains de leurs officiers[3].

Tex Avery inventa ici d'autres personnages légendaires tels que l'écureuil fou Casse-noisettes (Screwball "Screwy" Squirrel) en 1944, les 2 ours George et Junior (en) (personnages également inspirés du livre Des souris et des hommes) en 1946 ainsi que le bouledogue Spike (en) en 1949. Parmi les autres personnages de la MGM créés par Avery, il faut noter Bad Luck Blackie, Magical Maestro, Lucky Ducky, King-Size Canary ou encore Le lion flagada, Le chat.

À la fin des années 1940, il commence une série de films mettant en avant la technologie du futur : The House of Tomorrow, Car of Tomorrow, The Farm of Tomorrow et T.V. of Tomorrow.

Pour se rétablir du surmenage, Avery prendra une année sabbatique en 1950 durant laquelle Dick Lundy, tout juste arrivé des studios de Walter Lantz, prendra la relève à la tête de l’équipe d’animation de la MGM et réalisera un cartoon de Droopy ainsi que des cartoons mettant en scène un ancien personnage du studio : Barney Bear (en). En octobre 1951, Avery revient à la MGM et travaille de nouveau.

En 1953, il créait le Loup sudiste, avatar de Spike comme faire-valoir de Droopy présent dans The Three Little Pups, dans Drag-A-Long Droopy ou dans Deputy Droopy.

L'arrivée de la télévision et du Cinémascope, changea le monde de l’animation dans les années 1950. L’industrie devant s’adapter à ce nouveau support, les délais étaient réduits alors que la quantité augmentait. Avery n’acceptait pas ces nouvelles conditions de travail et voulait rester fidèle à sa vision des choses. Épuisé, il quittera la MGM en 1954 pour retourner travailler au Walter Lantz Studio. Son départ oblige l'un de ses talentueux animateurs, Michael Lah (en), à achever la réalisation de ces deux derniers cartoons : Deputy Droopy et Cellbound qui ne sortireront qu'en 1955. Par la suite et jusqu'à la fermeture du studio, Lah réalisera les derniers cartoons de Droopy en Cinémascope.

Après la MGM (1954-1980)[modifier | modifier le code]

Avery restera aux studios de Lantz le temps de diriger quatre nouveaux dessins animés, Crazy Mixed-Up Pup, I'm Cold, The Legend of Rockabye Point et Sh-h-h-h-h-h. Studio dans lequel il définira le caractère de Chilly Willy le manchot. Malgré deux nominations aux Oscars en deux ans, Avery quitte les studios de Lantz, à la suite d'un différend salarial en 1955, ce qui mettra fin à sa carrière dans le monde de la production cinématographique, alors qu'il a moins de 50 ans.

Il se reconvertit dans la publicité télévisuelle dans les années 1960 chez Cascade Pictures of California, dessinant à nouveau les personnages de la Warner Bros avec lesquels il avait travaillé à Termite Terrace pour des publicités de jus de fruits de la marque Kool-Aid, et créa notamment les premiers spots de l'insecticide Raid (Oh no! RAID! BOOM!). On lui doit aussi la création, en 1967 de la mascotte controversée de Frito-Lay : Frito Bandito (en). Pour cause, elle fut abandonnée en 1971.

Pendant les années 1960 et les années 1970, Avery est de plus en plus réservé et déprimé, bien qu'il continue à tirer le respect de ses pairs. Avery fit donc un ultime retour dans l’animation la dernière année de sa vie en travaillant à la Hanna-Barbera Productions. Il y coscénarisa le dessin animé The Jokebook et créa le Kwicky Koala Show qui met en scène, en autres, le dernier personnage créé par Avery semblable à Droopy, Kwicky Koala (en). Il travailla également à la création de Cave Mouse, un nouveau personnage pour le Flintstone Comedy Show (en).

Le 26 août 1980, quelques semaines après son entrée à l'hôpital St-Joseph de Burbank, Tex Avery décède à l’âge de 72 ans. Il se battait contre un cancer du poumon depuis un an. Il repose au « Forest Lawn Memorial Park (en) » d'Hollywood Hills à Los Angeles, Californie.

Style[modifier | modifier le code]

Le style Avery est en opposition totale avec le style rendu célèbre par Walt Disney. Avery encourageait les membres de son équipe à dépasser les limites et à utiliser les possibilités du dessin animé pour passer outre les contraintes propres à un film. Ce qui fait du style d'Avery, un genre corrosif et non conventionnel. On peut voir tout le style de Tex Avery dans une des scènes célèbres qu'il a imaginée apparaissant d'abord dans Red Hot Riding Hood, transposition de l'histoire du Petit Chaperon rouge. L'histoire commence comme un conte normal, puis embraie sur une révolte du loup qui prend à partie l'équipe des scénaristes, jugeant la situation trop conventionnelle ; il est rejoint dans sa protestation par les deux autres personnages, à la suite de quoi le conte recommence en version rénovée : le petit chaperon rouge est ici une femme sexy qui rend fou de désir le loup, qui craque complètement : il siffle, hurle, a les yeux qui lui sortent de la tête (littéralement), la langue qui tombe sur la table… Cette scène sera répétée dans d'autres cartoons d'Avery, puis pastichée par la suite, comme, par exemple, dans le film The Mask avec Jim Carrey ou dans le film Qui veut la peau de Roger Rabbit ? de Robert Zemeckis.

Avery joue également beaucoup avec le support film : un personnage, emporté par son élan, sort du film, et on voit les perforations (dans Dumb-Hounded (en) et Northwest Hounded Police (en)), un panneau annonce la fin du Technicolor et la scène devient en noir et blanc (dans Lucky Ducky (en)), une main enlève un cheveu sur la pellicule (dans Aviation Vacation (en) et dans Magical Maestro), on voit l'ombre d'un spectateur qui va s'asseoir (dans Thugs with Dirty Mugs (en), par exemple), etc., donnant un surplus de vie et de présence aux personnages.

À la MGM, Avery travaillait avec des couleurs luxuriantes et des fonds réalistes, mais il abandonna lentement ce style pour une approche plus frénétique, moins réaliste comme le faisait UPA.

Engagement[modifier | modifier le code]

Dans Blitz Wolf, son premier cartoon à la MGM et film de propagande américain, Tex Avery met en scène le loup (Hitler) et les Trois Petits Cochons. Un avertissement en début de dessin animé prévient : « The Wolf in this photoplay is NOT fictitious. Any Similarity beetween this Wolf and that (*!!*___%) jerk Hitler is purely intentional ! » (Le loup de ce film n'est pas fictif. Toute ressemblance entre ce loup et cet empaffé de (*!!*___%) d'Hitler est purement intentionnelle !). On retrouve au début du film, le pacte de non-agression signé par… Adolf Wolf. La fin du dessin animé annonce : « The End of Adolf » (Fin d'Adolph) et, plus bas, « If you'll buy a stamp or a bond we'll skin that skunk across the pond » (Si vous achetez un bon d'État / on fera la peau à ce putois !). Avant ce cartoon, Tex Avery a déjà montré son engagement lors de la scène finale de Crazy Cruise, dernier cartoon qu'il réalise à la Warner Bros.

Avery et la censure[modifier | modifier le code]

De nombreux cartoons de Tex Avery ont été censurés parfois pour leur caractère raciste envers les afro-américains: en effet, le dessin animé montre des têtes noires de forme africaine lors des explosions ou parfois même après un simple incident. Ou parfois, pendant la Deuxième Guerre mondiale, lorsque la haine envers les japonais était jugée trop importante à cette époque.

Reconnaissance tardive[modifier | modifier le code]

Tex Avery est devenu une référence sur le tard. Il n'a été reconnu et célébré que longtemps après la fin de sa carrière par une poignée de journalistes cinéphiles aux États-Unis, mais aussi et surtout en Europe. Il faut comprendre que durant sa période faste, son nom et sa personnalité n'étaient pas vraiment mis en avant par la Warner ou la MGM. Et les critiques et les journalistes ne savaient pas vraiment qui était le créateur qui se cachait derrière cette œuvre si singulière. Certains[Qui ?] ont même cru que Tex Avery n'existait pas et n'était qu'un pseudonyme collectif. C'est à partir des années 1960-1970 que l'on a vraiment cerné l'identité et l'histoire de ce génie de l'animation alors qu'il ne produisait plus grand-chose. Le journaliste français Robert Benayoun réussit tant bien que mal à le rencontrer au début des années 1960, prouvant que Tex Avery n'était pas un mythe. Mais il avait beaucoup peiné avant d'établir le contact avec lui. Il est rendu célèbre en France par le journaliste Patrick Brion. Cette situation s'explique par plusieurs facteurs. D'abord, les studios hollywoodiens voyaient les dessins animés de court métrage comme un travail collectif par excellence. On pense aussi qu'ils ne voulaient pas mettre en avant une « vedette » qui aurait pu vouloir voler de ses propres ailes. Puis, Tex Avery semblait être un homme modeste et discret par nature, cultivant un certain mystère sur sa vie personnelle, même s'il était plutôt jovial quand on le rencontrait. Il ne fit jamais d'efforts pour être reconnu comme un grand auteur, semblant surpris qu'on s'intéresse à lui.

Descendance artistique[modifier | modifier le code]

Bien qu’il n’ait pas connu la renaissance des films d’animation des années 1990-2000, son influence se reflète encore aujourd’hui dans les plus récents dessins animés comme Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, les Tiny Toons, Les Animaniacs, les Simpson, etc. Le film The Mask lui rend également hommage.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations aux Oscars[modifier | modifier le code]

Récompense aux Annie Award[modifier | modifier le code]

National Film Registry[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Magical Maestro

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Universal Cartoon Studios[modifier | modifier le code]

Leon Schlesinger Productions (Warner Bros.)[modifier | modifier le code]

Paramount[modifier | modifier le code]

MGM cartoon studio (Metro-Goldwyn-Mayer)[modifier | modifier le code]

Walter Lantz Studio (Universal)[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Tex Avery a travaillé pour 3 des plus grands studios de dessin animée de l'époque,

Il n'a en revanche jamais travaillé pour

Son style différait totalement de celui de Disney.

  1. « What's up Doc »
  2. Selon Pete Burness, il s'agit d'un trombone lancé par Tex Hastings par plaisanterie - cité dans Le mystère Tex Avery de Robert Benayoun, p. 29
  3. a et b « AVERY Tex »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Brion, Tex Avery, Éd. du Chêne, Paris, 1984
  • Robert Benayoun, Le mystère Tex Avery, Éd. du Seuil, Coll. Point virgule, Paris, 1988 (ISBN 2020098709)
  • Pierre Lambert, Tex Avery : l'art de Tex Avery au studio MGM, Démons et merveilles, Rozay-en-Brie, 1993
  • Alain Duchêne, Tex Avery, à faire hurler avec les loups, Dreamland, Paris, 1997
  • Pierre Floquet, Le langage comique de Tex Avery : dix ans de création à la MGM, 1942-1950, préface de Patrick Brion, L'Harmattan, Paris, 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]