Bill Murray
Bill Murray
| Nom de naissance | William James Murray |
|---|---|
| Naissance | 21 septembre 1950 Wilmette, Illinois, États-Unis |
| Nationalité | |
| Profession | Acteur |
| Films notables | S.O.S. Fantômes Un jour sans fin Rushmore Charlie et ses drôles de dames Lost in Translation La Vie aquatique Broken Flowers |
William James Murray, dit Bill Murray, né le 21 septembre 1950 à Wilmette, dans l'Illinois, est un acteur américain. Il se révèle au public par ses prestations comiques dans l'émission télévisée Saturday Night Live et joue ensuite dans plusieurs comédies à succès, dont S.O.S. Fantômes et Un jour sans fin. Il aborde par la suite d'autres registres et son rôle dans Lost in Translation lui vaut plusieurs récompenses et une nomination à l'Oscar du meilleur acteur.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Né à Wilmette, en banlieue de Chicago, Bill Murray est le cinquième d'une famille de neuf enfants d'origine irlandaise[1]. Il fait ses études secondaires à la Loyola Academy, un lycée privé jésuite et travaille comme caddy pour payer ses études[2]. Il fait aussi du théâtre et est le chanteur d'un groupe de rock appelé les Dutch Masters. Son père meurt en 1967 de complications dues à un diabète[2]. Il s'inscrit à l'université de Regis à Denver pour étudier la médecine, mais abandonne après quelques démêlés avec la justice[2]. En 1971, son frère Brian l'invite alors à intégrer la troupe du Second City, un cabaret de comédie improvisée situé à Chicago[3].
Il part pour New York en 1974 et rejoint la National Lampoon Radio Hour, une émission radiophonique comique, avec plusieurs autres humoristes tels que Chevy Chase, Gilda Radner, et John Belushi[4]. Cependant, alors que ses trois acolytes vont faire partie des membres fondateurs du Saturday Night Live originel (1975), il décide de rejoindre pour sa part le Saturday Night Live with Howard Cosell, qui débute la même année[3]. Cette émission est un échec et est annulée en janvier 1976, mais il a en 1977 l'occasion de rejoindre le Saturday Night Live suite au départ de Chevy Chase. Il se révèle au grand public avec cette émission, à laquelle il collabore jusqu'en 1980, et a une relation amoureuse avec Gilda Radner durant cette période[5].
Murray obtient son premier rôle important au cinéma dans Arrête de ramer, t'es sur le sable (1979) avant d'incarner le célèbre écrivain Hunter S. Thompson dans Where the Buffalo Roam (1980). Au début des années 1980, il tient des rôles importants dans des comédies à succès comme Le Golf en folie, Les Bleus et Tootsie. Mais c'est avec S.O.S. Fantômes (1984) qu'il se fait vraiment un nom au cinéma. Le film est le plus grand succès au box-office de l'année et ce rôle lui permet de financer Le Fil du rasoir, un film dont il a écrit le scénario et dans lequel il tient son premier rôle dramatique[6]. Mais ce film est un échec commercial et Murray prend ses distances avec le cinéma pendant quelques années pendant lesquelles il étudie la philosophie et l'histoire à la Sorbonne et fréquente la Cinémathèque française[4].
Il revient au cinéma en 1988 avec Fantômes en fête et enchaîne l'année suivante avec S.O.S. Fantômes 2. En 1990, il fait son unique incursion dans le domaine de la réalisation en coréalisant Quick Change avec Howard Franklin. Il joue ensuite le premier rôle dans deux comédies qui remportent un grand succès : Quoi de neuf Bob ? (1991) et surtout Un jour sans fin (1993), où il incarne un présentateur météo prétentieux tombant sous le charme d'Andie MacDowell, alors qu'une boucle temporelle le condamne à revivre sans fin la même journée, celle du 2 février, date de la fête de la marmotte à Punxsutawney. Les films dans lesquels il apparaît par la suite ont moins de succès auprès du public mais certains sont acclamés par la critique, notamment Ed Wood (1994), où il tient un second rôle, et Rushmore (1998), pour lequel il remporte plusieurs récompenses.
Il passe dans ses rôles suivants à un registre plus grave, même s'il continue à jouer des rôles comiques dans Charlie et ses drôles de dames (2000) et Osmosis Jones (2001), et remporte un immense succès avec Lost in Translation (2003) de Sofia Coppola. Son interprétation d'un acteur sur le retour à la vie de couple compliquée qui fait la rencontre d'une jeune femme un peu déboussolée (interprétée par Scarlett Johansson) lors d'un voyage à Tokyo lui permet de remporter notamment le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie et le British Academy Film Award du meilleur acteur et d'être nommé à l'Oscar du meilleur acteur (remporté par Sean Penn). En 2004, il collabore pour la troisième fois avec le réalisateur Wes Anderson dans La Vie aquatique puis joue un autre rôle sérieux, celui d'un père en quête de son fils, dans Broken Flowers de Jim Jarmusch, qui remporte le Grand prix du Festival de Cannes en 2005.
Murray annonce en 2005 qu'il va mettre sa carrière d'acteur entre parenthèses et, à l'exception de son rôle dans La Cité de l'ombre (2008), il n'apparaît plus que pour des caméos, dont celui très remarqué dans Bienvenue à Zombieland (2009) où il joue son propre rôle, jusqu'à la fin des années 2000. En 2010, il opère son retour avec Le Grand Jour.
Murray mène une vie très détachée de l'univers d'Hollywood et n'a pas d'agent. Il choisit ses rôles en consultant de façon irrégulière la boîte vocale d'un téléphone spécialement dédié à cet emploi[7]. Cette façon peu orthodoxe de travailler l'a parfois privé de certains rôles pour lesquels il a exprimé plus tard de l'intérêt, comme ceux de Sulley dans Monstres et Cie, Eddie Valiant dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Bernard Berkman dans Les Berkman se séparent, Frank Ginsberg dans Little Miss Sunshine et Willy Wonka dans Charlie et la Chocolaterie[8].
Vie privée [modifier]
Murray se marie à Las Vegas avec Margaret Kelly le 25 janvier 1981[2]. Deux fils naissent de ce mariage : Horner (né en 1982) et Luke (né en 1985). Le couple divorce en 1996 en raison de la liaison entretenue par Murray depuis déjà quelques années avec Jennifer Butler. Il se marie avec Butler en 1997 et a quatre fils avec elle : Caleb (né en 1993), Jackson (né en 1995), Cooper (né en 1997) et Lincoln (né en 2001). Butler demande et obtient le divorce en 2008, accusant notamment Murray d'adultère et de violences conjugales[9].
Murray est un passionné de golf et joue souvent dans des tournois de célébrités. Il expose tout son amour pour ce sport dans un livre écrit en 1999, Cinderella Story: My Life in Golf, à mi-chemin entre l'autobiographie et l'essai. Le nom de ce livre provient d'une réplique qu'il prononce dans un de ses premiers films, Le Golf en folie, et qui est classée à la 92e place dans le classement des répliques de films américains AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes. Il possède avec ses frères un restaurant près de Saint Augustine, le Murray Bros. Caddy Shack[10]. Il soutient les équipes sportives de Chicago, notamment les Cubs[11], les Bears et les Bulls. En 2000, il soutient la candidature à la présidence des États-Unis de Ralph Nader du parti vert[12].
En 2007 et 2010, il a participé au Crossroads Guitar Festival organisé par Eric Clapton[13]. En 2007, le groupe virtuel Gorillaz sur l'album D-Sides lui dédie une chanson appelée Bill Murray. En 2012, le collectif Eclectic Method lui dédie un mashup appelé lui aussi Bill Murray.
Filmographie [modifier]
Cinéma [modifier]
Films [modifier]
Années 1970 [modifier]
- 1976 : Next Stop, Greenwich Village de Paul Mazursky : Nick Kessel
- 1979 : Arrête de ramer, t'es sur le sable (Meatballs) d'Ivan Reitman : Tripper
- 1979 : Mr. Mike's Mondo Video de Michael O'Donoghue : l'homme dans la rue
Années 1980 [modifier]
- 1980 : Where the Buffalo Roam de Art Linson : Hunter S. Thompson
- 1980 : Le Golf en folie (Caddyshack) de Harold Ramis : Carl Spackler
- 1980 : Loose Shoes de Ira Miller : Lefty Schwartz
- 1981 : Les Bleus de Ivan Reitman : John
- 1982 : Tootsie de Sydney Pollack : Jeff Slater
- 1984 : S.O.S. Fantômes de Ivan Reitman : Dr Peter Venkman
- 1984 : Nothing Lasts Forever de Tom Schiller : Ted Breughel
- 1984 : Le Fil du rasoir (The Razor's Edge) de John Byrum : Larry Darrell
- 1986 : La Petite Boutique des horreurs de Frank Oz : Arthur Denton (caméo)
- 1988 : Fantômes en fête de Richard Donner : Frank Cross
- 1989 : S.O.S. Fantômes 2 d'Ivan Reitman : Dr Peter Venkman
Années 1990 [modifier]
- 1990 : Hold-up à New-York (Quick Change) de Howard Franklin et Bill Murray : Grimm
- 1991 : Quoi de neuf Bob ? de Frank Oz : Bob 'Bobby' Wiley
- 1993 : Un jour sans fin, de Harold Ramis : Phil Connors
- 1993 : Mad Dog and Glory de John McNaughton : Frank Milo
- 1994 : Ed Wood de Tim Burton : Bunny Breckindrige
- 1996 : Space Jam de Joe Pytka : lui-même
- 1996 : Kingpin de Bobby et Peter Farrelly : Ernie McCracken
- 1996 : Un éléphant sur les bras (Larger Than Life) de Howard Franklin : Jack Corcoran
- 1997 : L'Homme qui en savait trop... peu (The Man Who Knew Too Little) de Jon Amiel : Wallace 'Wally' Ritchie
- 1998 : Sexcrimes (Wild Things) de John McNaughton : Ken Bowden
- 1998 : With Friends Like These... de Philip Frank Messina : Maurice Melnik
- 1998 : Rushmore de Wes Anderson : Herman Blune
- 1999 : Broadway, 39ème rue (Cradle Will Rock) de Tim Robbins : Tommy Crickshaw
- 1999 : Scout's Honor de Neil Leifer (court-métrage) : Jack Vardell
Années 2000 [modifier]
- 2000 : Hamlet de Michael Almereyda : Polonius
- 2000 : Charlie et ses drôles de dames de McG : Bosley
- 2001 : Speaking of Sex de John McNaughton : Ezri Stovall
- 2001 : Osmosis Jones de Bobby et Peter Farrelly : Frank Dettore
- 2001 : La Famille Tenenbaum (The Royal Tenenbaums) de Wes Anderson : Raleigh St. Clair
- 2003 : Lost in Translation de Sofia Coppola : Bob Harris
- 2003 : Coffee and Cigarettes de Jim Jarmusch (segment Delirium) : lui-même
- 2004 : La Vie aquatique (The Life Aquatic with Steve Zissou) de Wes Anderson : Steve Zissou
- 2005 : Broken Flowers de Jim Jarmusch : Don Johnston
- 2005 : Adieu Cuba (The Lost City) d'Andy García : l'écrivain
- 2007 : À bord du Darjeeling Limited (The Darjeeling Limited) de Wes Anderson : l'homme d'affaires
- 2008 : Max la Menace de Peter Segal : l'agent 13
- 2008 : La Cité de l'ombre (City of Ember) de Gil Kenan : le maire Cole
- 2009 : The Limits of Control de Jim Jarmusch : Américain
- 2009 : Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer : lui-même
Années 2010 [modifier]
- 2010 : Le Grand Jour (Get Low) de Aaron Schneider : Frank Quinn
- 2011 : Passion Play de Mitch Glazer : Happy Shannon
- 2012 : Moonrise Kingdom de Wes Anderson : Walt Bishop
- 2012 : Week-end royal (Hyde Park on Hudson) de Roger Michell : Franklin D. Roosevelt
Prochainement [modifier]
- 2013 : A Glimpse Inside the Mind of Charles Swan III de Roman Coppola : Saul
- 2013 : The Monuments Men de George Clooney
- 2014 : The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson
Films d'animation [modifier]
- 1975 : La Honte de la jungle (Tarzoon, la honte de la jungle) de Picha et Boris Szulzinger : le reporter
- 1980 : Le Chaînon manquant de Picha : le dragon
- 1996 : Space Jam de Joe Pytka : lui-même
- 2004 : Garfield le film (Garfield) de Peter Hewitt : Garfield
- 2006 : Garfield 2 (Garfield: A Tail of Two Kitties) de Tim Hill : Garfield
- 2009 : Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson : Badger
Télévision [modifier]
- 1977-1980 : Saturday Night Live de Lorne Michaels (émission)
- 1978 : All You Need Is Cash de Eric Idle et Gary Weis
- 1998 : Stories from My Childhood de S.T. Aksakov et Gary Stuart Kaplan (série)
Distinctions [modifier]
Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par Bill Murray. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[14].
Récompenses [modifier]
- Emmy Award du meilleur scénario pour une série de variété, musicale ou comique en 1977
- Independent Spirit Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Rushmore en 1999
- Satellite Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une comédie pour Rushmore en 1999
- Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour Lost in Translation en 2004
- British Academy Film Award du meilleur acteur pour Lost in Translation en 2004
- Satellite Award du meilleur acteur dans une comédie pour Lost in Translation en 2004
- Independent Spirit Award du meilleur acteur pour Lost in Translation en 2004
- Prix Sant Jordi du cinéma du meilleur acteur étranger pour Lost in Translation en 2005
Nominations [modifier]
- Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour S.O.S. Fantômes en 1985
- Saturn Award du meilleur acteur pour Fantômes en fête en 1990
- Saturn Award du meilleur acteur pour Un jour sans fin en 1994
- Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Rushmore en 1999
- Satellite Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une comédie pour Broadway, 39ème rue en 2000
- Oscar du meilleur acteur pour Lost in Translation en 2004
- Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans un premier rôle pour Lost in Translation en 2004
- Satellite Award du meilleur acteur dans une comédie pour La Vie aquatique en 2005
- Satellite Award du meilleur acteur dans une comédie pour Broken Flowers en 2006
- Satellite Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Grand Jour en 2010
- Independent Spirit Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Grand Jour en 2011
- Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour Week-end royal en 2013
Voix françaises [modifier]
Références [modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bill Murray » (voir la liste des auteurs)
- (en) Sean Elder, « Bill Murray », sur Salon.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Timothy White, « The Rumpled Anarchy of Bill Murray », sur The New York Times. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Chris Chase, « Bill Murray, A Black Sheep Now in Stripes », The New York Times, 3 juillet 1981
- (en) Jay Carr, « Bill Murray's Somber Side », The Boston Globe, 20 novembre 1988
- (en) Gilda Radner, It's Always Something, Simon & Schuster, 1989
- (en) Dan Fierman, « Bill Murray Is Ready To See You Now », sur GQ.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) How we work: Bill Murray, actor, sur rodcorp.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Lee Harvey, « Bill Murray gets lost in transportation », sur msn.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Ron Menchaca, « Bill Murray sued for divorce », sur The Post and Courier. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Caddy Shack, sur murraybroscaddyshack.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Tom Keller, « Murray visits with Cubs prior to finale », sur mlb.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) David W. Chen, « In Nader Supporters' Math, Gore Equals Bush », sur The New York Times. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Kathy Coleman, « Eric Clapton - Crossroads Guitar Festival 2007 », sur about.com. Consulté le 25 mai 2012
- (en) Awards for Bill Murray, sur Internet Movie Database. Consulté le 25 mai 2012