Clark Gable

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Clark Gable

alt=Description de l'image Gable, Clark 01.jpg.
Nom de naissance William Clark Gable
Surnom The King of Hollywood
Naissance 1er février 1901
Cadiz, Ohio Ohio, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 16 novembre 1960 (à 59 ans)
Los Angeles, Californie Californie, États-Unis
Profession Acteur
Films notables New York-Miami
Les Révoltés du Bounty
Autant en emporte le vent
Les Désaxés

William Clark Gable (1er février 190116 novembre 1960) est un acteur américain, et la plus grande star au box-office du début du cinéma parlant[1].

Au cours de sa longue carrière, il apparaît avec les plus grandes actrices de l’époque. Joan Crawford, qui était sa partenaire favorite[2], joue avec lui dans huit films, Myrna Loy est à ses côtés dans sept films et il forme un duo avec Jean Harlow dans six productions. Il est aussi la star de quatre films avec Lana Turner, et trois avec Norma Shearer.

Gable remporte l’oscar du meilleur acteur en 1934 pour son interprétation dans le film New York-Miami[3]. Suit une autre nomination pour son rôle de Fletcher Christian dans Les Révoltés du Bounty (1935). Mais il reste surtout célèbre pour avoir été Rhett Butler dans le classique Autant en emporte le vent, sorti en 1939. Il est un des rares acteurs à avoir joué dans trois films ayant obtenu un Oscar du meilleur film[3].

L’American Film Institute l’a classé septième acteur de légende[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Clark Gable naît à Cadiz (Ohio) de William Henry « Bill » Gable, foreur de puits de pétrole d’ascendance allemande[2],[5], et Adeline Hershelman, d’origine allemande et irlandaise[6]. Il fut par erreur enregistré comme une fille sur son certificat de naissance. Son nom de naissance est probablement William Clark Gable, mais les registres de naissances, d’écoles et d’autres documents se contredisent à ce sujet. « William » en l’honneur de son père et « Clark » étant le nom de jeune fille de sa grand-mère maternelle. Dans l’enfance, on l’appelle le plus souvent « Clark » ; mais pour certains amis il est « Clarkie », « Billy » ou « Gabe »[7][réf. insuffisante].

À l’âge de six mois, sa mère, déjà malade, le fait baptiser dans la religion catholique. Elle meurt quatre mois plus tard, sans doute d’une tumeur du cerveau. Après sa mort, la famille de l’enfant refuse de l’élever dans la religion catholique, provoquant l’animosité du côté maternel. La querelle prend fin avec l’autorisation de la famille de son père à aller voir son oncle, le frère de sa mère disparue, Charles Hershelman, et sa femme dans leur ferme de Vernon en Pennsylvanie.

En avril 1903, son père Will épouse Jennie Dunlap, dont la famille vient de la périphérie de Hopedale (Ohio). Gable était un grand et timide garçon avec une grosse voix. La nouvelle famille s’installe dans une maison neuve sur un terrain acheté par son père. Jennie joue du piano auquel elle initie son beau-fils ; plus tard il se mettra aux cuivres. Elle l’élève en apportant grand soin à sa mise et ses vêtements mais l’enfant préfère la mécanique et enlève ses beaux habits pour réparer des voitures avec son père. À treize ans, il est le seul garçon de l’orchestre local. Malgré l’incitation de son père à faire des loisirs virils, comme la chasse et le travail physique, il aime les mots. En bonne compagnie, il récite du Shakespeare, surtout les sonnets. Will consent à lui acheter une collection de 72 volumes de The World’s Greatest Literature pour parfaire l’éducation de son fils mais déclara ne l’avoir jamais vu le lire[8]. En 1917, Clark est au lycée quand son père connaît des déboires financiers. Pour régler ses dettes, Will s’essaie à la ferme et installe sa famille à Ravenna, près de la ville d’Akron. Mais Clark s’accommode mal de la campagne. Son père aura beau insister pour qu’il aide à la ferme, le jeune homme part travailler dans l’usine de pneus B.F. Goodrich d’Akron.

Clark a 17 ans lorsqu’il décide de devenir acteur après avoir vu la pièce The Bird of Paradise, mais il attendra quatre ans, à sa majorité, avant de se lancer avec l’argent de l’héritage. Sa belle-mère Jennie meurt cette année-là et son père part s’installer à Tulsa pour retrouver ses affaires pétrolières. Il fait des tournées avec des troupes de répertoire, travaille par moment dans le pétrole et gère aussi des chevaux. Embauché dans des compagnies théâtrales de seconde catégorie, il traverse le Midwest vers Portland dans l’Oregon où il vendra des cravates dans un grand magasin de la chaîne Meier & Frank. C’est là qu’il fait la connaissance de l’actrice Laura Hope Crews qui l’encourage à revenir sur scène pour une nouvelle troupe. Son professeur de comédie y sera Josephine Dillon, de dix-sept ans son aînée, alors gérante d’un théâtre de la ville. Elle lui paie des soins dentaires et une nouvelle coiffure, l’aide à prendre soin de son physique et lui enseigne des postures et des règles de maintien. Elle passe de longues heures à entraîner sa voix trop aigüe qu’il parvient lentement à placer dans un ton plus grave, pour une meilleure résonance et un ton plus juste. Tout en acquérant cette nouvelle technique discursive, il améliore ses expressions faciales, plus naturelles et convaincantes[9]. Après cette longue période d’entraînement, elle le considère enfin prêt à tenter sa chance dans une carrière dans le cinéma.

Carrière[modifier | modifier le code]

La scène et le cinéma muet[modifier | modifier le code]

En 1924, il se rend à Hollywood avec l’aide financière de Josephine Dillon, son manager et bientôt sa première épouse. Il change son nom de scène, de W. C. Gable en Clark Gable[10]. Il fait de la figuration dans des films muets dont The Plastic Age (1925) avec la star Clara Bow, et Forbidden Paradise, mais aussi dans une série de comédies en deux-bobines intitulée The Pacemakers et une série de courts-métrages. Mais comme on ne lui propose aucun rôle important, il retourne sur scène où il noue un lien d’amitié à vie avec Lionel Barrymore, qui lui reprocha d’abord son amateurisme avant de l’encourager fortement à rester au théâtre[11]. Pendant la saison théâtrale 1927-1928, il joue avec la compagnie du répertoire Laskin Brothers à Houston, où il interprète de nombreux rôles et acquiert une grande expérience tout en devenant une idole locale. Partant alors pour New York, Dillon lui trouve du travail à Broadway. Il y reçoit un bon accueil dans Machinal ; « Il est jeune, robuste et foncièrement viril », dit de lui le Morning Telegraph[12]. Avec l’arrivée de la Grande Dépression et le début du cinéma parlant, le théâtre est en crise durant la saison 1929-1930 et le travail se fait rare.

Premiers succès[modifier | modifier le code]

En 1930, après son interprétation impressionnante de Killer Mears dans la pièce The Last Mile, il se voit proposer un contrat avec la MGM. Pour son premier rôle, il joue un méchant dans The Painted Desert, un western sonore à petit budget de William Boyd. Son apparition et sa voix puissante font sensation et suscitent de nombreux courriers de fans, le studio en prend bonne note.

En 1930, Gable et Josephine Dillon divorcent. Quelques jours après, il épouse une mondaine du Texas, Ria Franklin Prentiss Lucas Langham. Leur mariage sera renouvelée en Californie, sans doute pour des raisons légales entre les deux états.

« Ses oreilles sont trop grandes et il ressemble à un primate », dit de lui Darryl F. Zanuck, patron de la Warner Bros. après l’avoir auditionné pour le rôle principal du film de gangster Le Petit César (1931)[13]. Après plusieurs essais ratés pour Barrymore et Zanuck, il signe avec Irving Thalberg et devient un client de l’agent bien placée Minna Wallis, la sœur du producteur Hal Wallis et une amie très proche de Norma Shearer.

Son arrivée à Hollywood coïncide parfaitement avec la volonté de la MGM d’élargir son écurie de stars masculines. Il multiplie les seconds rôles, souvent dans la peau du méchant. Howard Strickland, manager publicitaire à la MGM, développe son image d’homme viril et sa personnalité de « bûcheron en habits de soirées ». Pour stimuler sa popularité grandissante, la MGM l’associe à des stars établies. Joan Crawford le réclame pour La Pente (1931). Il élargit son public avec Âmes libres (1931), dans lequel il joue un gangster qui gifle Norma Shearer (il ne fera plus aucun second rôle après cette gifle). The Hollywood Reporter écrit à son sujet : « Un star en devenir vient d’apparaître, une de celles, à notre avis, qui surpassera toutes les autres…. Jamais n’avons-nous assisté à un tel enthousiasme du public que quand Clark Gable marche à l’image »[14]. Il enchaîne avec La Courtisane (1931) avec Greta Garbo, et Fascination (Possessed, 1931), dans lequel Joan Crawford (alors mariée à Douglas Fairbanks, Jr.) et lui brûlent l’écran d’une passion qu’ils partageront dans la vie réelle durant des décennies. Adela Rogers St. John qualifiera leur relation de « la liaison qui faillit détruire Hollywood »[15]. Louis B. Mayer menacera de mettre un terme à leurs contrats, ce qui les éloignera un temps, Gable se tournant alors vers Marion Davies. À l’opposé, Gable et Garbo ne se sont pas appréciés. Elle le considère un acteur inexpressif quand lui la voit comme une snob.

Vers le statut de Star[modifier | modifier le code]

Gable est envisagé dans le rôle de Tarzan mais perd face au meilleur physique de Johnny Weissmuller, auréolé de ses prouesses de nageur. Le Gable mal rasé étreignant une Jean Harlow sans sous-vêtement dans La Belle de Saïgon (1932) fait de lui la plus grande star de la MGM. Après le succès de Dans tes bras (1933), la MGM veut profiter de la mine d’or de leur association et les fait jouer dans deux autres films, La Malle de Singapour (1935) et Sa femme et sa secrétaire (1936). Aussi populaires à l’écran qu’en dehors, Gable et Jean Harlow seront à l’affiche de six films ensemble, dont les plus remarquables restent La Belle de Saïgon (1932) et Saratoga (1937). Mais l’actrice meurt d’une insuffisance rénale pendant la production de Saratoga. Quasiment achevé, le tournage se termine avec des doublures et des plans larges ; l’acteur dira qu’il se sentait « dans les bras d’un fantôme »[16].

D’après la légende, l’acteur est prêté à la Columbia Pictures, en punition de ses refus de rôles ; mais cela a été réfuté par les récentes biographies. MGM n’avait alors pas de projet pour lui et le payait, par contrat, 2 000 $ la semaine, à ne rien faire. Le patron du studio Louis B. Mayer le loua donc à la Columbia pour 2 500 $ la semaine, faisant ainsi 500 $ de bénéfice chaque semaine[7][réf. insuffisante].

Clark Gable n’était pas le premier choix pour jouer le rôle de Peter Warne dans New York-Miami qui avait d’abord été proposé à Robert Montgomery, déclinant ce scénario trop médiocre à ses yeux[17]. Le tournage commença dans une certaine tension[7][réf. insuffisante], mais Gable et Frank Capra ont aimé faire ce film.

Une autre légende, tenace, lui attribue une influence sur la mode masculine, grâce à une scène de ce film. Alors qu’il se prépare à aller au lit, il enlève sa chemise en dévoilant son torse nu. À travers le pays, les ventes de sous-vêtements masculins auraient alors fortement baissé à la suite de ce film[18].

L’acteur remporte l’Oscar du meilleur acteur en 1934 pour ce rôle. Il retrouve la MGM avec un statut de plus grande star que jamais[19].

Dans ses mémoires inédites, l’animateur Friz Freleng le cite parmi ses films préférés. Cela lui aurait inspiré le personnage de cartoon Bugs Bunny. Quatre raisons entérinent cette supposition : la personnalité d’un personnage mineur, Oscar Shapely et sa façon d’interpeller le personnage de Gable par un « Doc », le héros imaginaire nommé « Bugs Dooley » que le personnage de Gable utilise pour effrayer Shapely, et surtout la scène dans laquelle il mange des carottes tout en parlant la bouche pleine, comme le fait Bugs[20].

Il sera à nouveau nommé à l’Oscar l’année suivante pour son portrait de Fletcher Christian dans Les Révoltés du Bounty. Il déclarera qu’il s’agit de son film préféré, même s’il ne s’entendit pas vraiment avec ses partenaires Charles Laughton et Franchot Tone.

Dans les années suivantes, il enchaîne les films populaires à grand succès et acquiert le titre indisputé de « King of Hollywood » en 1938. Le titre de « King » vient à l’origine de Spencer Tracy, qui l’employa dans une visée ironique mais bientôt Ed Sullivan fit un sondage dans son journal où plus de 20 millions de fans désignèrent Gable comme le « King » et Myrna Loy « Queen » d’Hollywood. Même si les honneurs ont certainement favorisé sa carrière, l’acteur se montre lassé de tout ce bruit, « Ce truc de « King » est complètement bidon… Je suis juste un gars chanceux de l’Ohio, arrivé au bon endroit au bon moment »[21]. Des années 1930 au début des années 1940, il est sans conteste la plus grande star du cinéma.

Autant en emporte le vent[modifier | modifier le code]

Clark Gable dans Autant en emporte le vent (1939).

Malgré sa réticence initiale à jouer dans le film, Clark Gable est surtout connu pour son rôle de Rhett Butler dans Autant en emporte le vent, qui lui valut une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur. Carole Lombard fut sans doute la première à lui suggérer de jouer Rhett (et elle Scarlett) lorsqu’elle lui offrit le livre qu’il refusa de lire[22].

Aux yeux du public et du producteur David O. Selznick, il est rapidement le favori pour interpréter ce rôle. Mais comme Selznick n’a pas d’acteurs sous contrat à long terme, il doit négocier l’emprunt d’un acteur lié à un autre studio. Gary Cooper était son tout premier choix[23], mais celui-ci refusa et déclara même : « Autant en emporte le vent sera le plus grand flop de l’histoire d’Hollywood. Je suis bien content que ce soit Clark Gable qui s’y cassera le nez, et pas moi[24]. » À ce moment, Selznick est déterminé à avoir Gable, et trouve finalement le moyen de l’emprunter à la Metro-Goldwyn-Mayer. L’acteur est conscient du risque de décevoir le public qui avait décidé que personne d’autre ne pouvait jouer le rôle. Il déclarera par la suite : « Je crois que maintenant je sais comment doit réagir une mouche prise dans une toile d’araignée[25]. » C’est son premier film en Technicolor. Également présente dans Autant en emporte le vent, dans le rôle de la tante Pittypat, on retrouve Laura Hope Crews, son amie de Portland qui avait persuadé l’acteur de revenir au théâtre.

Sa plus célèbre réplique est la dernière du film : « Frankly, my dear, I don’t give a damn »[26] (« Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucis. »).

Sur le tournage, Gable s’entend très bien avec l’actrice afro-américaine Hattie McDaniel, et lui glisse même un verre rempli d’alcool pendant la scène où ils célèbrent la naissance de la fille de Rhett et Scarlett. Lorsqu’elle n’est pas conviée à la première du film à Atlanta, l’acteur souhaite boycotter l’événement et n’acceptera d’y aller qu’après qu’elle l’a persuadé de s’y rendre malgré tout. Ils resteront très amis et il sera présent aux soirées qu’elle organisera, surtout pour les levées de fonds en soutien à la Seconde Guerre mondiale.

Gable ne voulait pas de larmes pour la séquence après la fausse couche de Scarlett. Olivia de Havilland qui le fit pleurer, commentera plus tard : « Oh, il ne voulait pas le faire. Pas du tout ! Victor [Fleming] tenta tout avec lui. Il essaya même de l’attaquer sur le terrain professionnel. Nous l’avons tourné sans ses pleurs plusieurs fois et pour la dernière prise, je lui ai dit : « Vous pouvez le faire, je sais que vous le pouvez et vous serez merveilleux… » Eh bien, dieu soit loué, juste avant le démarrage des caméras, vous pouviez voir les larmes sortir de ses yeux et il joua la scène de façon incroyable. Il y mit tout son cœur[27]. »

Des années plus tard, Gable affirmera que lorsque sa carrière bat de l’aile, il suffit de re-sortir Autant en emporte le vent pour réanimer la flamme. De fait, il restera une star majeure jusqu’à la fin de sa vie. Il est aussi l’un des rares acteurs à jouer le rôle principal dans trois films qui ont remporté l’Oscar du meilleur film.

Autant en emporte le vent est re-sorti dans les salles en 1947, 1954, 1961, 1967 (dans une version écran large)[28], 1971, 1989, et 1998.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Clark Gable et sa troisième épouse, l'actrice Carole Lombard en 1939

Clark Gable a été marié avec :

  • Josephine Dillon (1884-1971) (marié de 1924 à 1930) (divorcé).
  • Maria Franklin Gable (1884-1966) (marié de 1931 à 1939) (divorcé).
  • Carole Lombard (1939 à 1942) (Mort de l'actrice).
  • Sylvia Ashley (1904-1977) (marié de 1949 à 1952) (divorcé).
  • Kay Williams (1916-1983) (marié de 1955 à 1960) (Mort de Gable)[29].

Son mariage avec Carole Lombard[modifier | modifier le code]

Son mariage en 1939 avec sa troisième femme, l’actrice à succès Carole Lombard, est l’épisode le plus heureux de sa vie personnelle. En actrice indépendante, son revenu annuel est supérieur au salaire studio de l’acteur jusqu’à ce que Autant en emporte le vent leur apporte la parité[30]. Grâce à leur union, elle acquiert une nouvelle stabilité personnelle et lui se bonifie au contact de sa personnalité pleine de fraîcheur de charme et de franchise. Elle part chasser et pêcher avec lui et ses amis et lui devient plus sociable. La plupart du temps, elle tolère sa frivolité. Il déclara : « Vous pouvez confier à cette petite insouciante votre vie, vos espoirs ou vos faiblesses et il ne lui viendra même pas l’idée de vous laisser tomber[31]. » Ils achètent un ranch à Encino et, une fois Gable habitué à sa façon franche de s’exprimer, ils se trouvent beaucoup de points communs, même si lui est un républicain conservateur et elle une démocrate libérale. Malgré leurs efforts, ils n’auront pas d’enfants.

Le 16 janvier 1942, Carole Lombard, qui vient d’achever son 57e film, To Be or Not to Be, est en tournée pour vendre des bons de guerres lorsque le DC-3 dans lequel elle voyage s’écrase dans une montagne près de Las Vegas, tuant tous les passagers dont la mère de l’actrice et Otto Winkler de la MGM (leur témoin de mariage). Gable s’envole aussitôt pour le site et constate le feu de forêt provoqué par l’avion. Carole Lombard est déclarée la première femme américaine victime de la Seconde Guerre mondiale. Gable reçut une lettre de condoléances de Franklin D. Roosevelt. L’enquête aéronautique conclura à une erreur de pilotage[32].

Il retourne dans leur maison vide et retravaille un mois plus tard avec Lana Turner pour Somewhere I’ll Find You. Dévasté par la tragédie, il boit beaucoup mais reste professionnel sur le plateau. On le voit s’effondrer pour la première fois en public lorsque la lettre de volontés funèbres de Lombard lui est confiée. Pendant quelque temps, Joan Crawford reste à ses côtés pour lui offrir son soutien et son amitié. Gable passera le reste de sa vie dans leur maison d’Encino, tournera 27 autres films, et se remariera à deux reprises. « Mais il ne fut plus jamais le même », dit Esther Williams, « son cœur était touché »[33].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Clark Gable avec un AF B-17 en Angleterre, 1943.

En 1942, suite au drame, il rejoint l’armée de l’air, l’U.S. Army Air Forces. Avant sa mort, Carole Lombard lui avait suggéré de participer à l’effort de guerre mais la MGM était forcément réticente à le laisser partir. Mais à présent seul, il rend publique l’offre du Général Henry Harley Arnold d’une « affectation spéciale » dans les forces armées aériennes. Malgré son intention antérieure de joindre l’école d’élève-officier, il s’enrôle le 12 août 1942 afin de servir comme mitrailleur dans une équipe de l’armée de l’air. La MGM fit en sorte que son ami de studio, le directeur de la photographie Andrew McIntyre, s’enrôle avec lui pour l’accompagner lors de l’entraînement[34].

Peu après leur enrôlement, McIntyre et lui sont envoyés à Miami Beach, où ils seront en formation du 17 août 1942 au 28 octobre 1942, sortant avec le grade de sous-lieutenants. Sa promotion de 2 600 élèves-officiers (dont il est classé 700e) le désigne comme remettant de diplôme, avant que le général Arnold leur présente leurs missions. Celui-ci informe alors l’acteur de son affectation spéciale, il va partir tourner un film en combat avec la Eighth Air Force destiné à promouvoir l’armée pour recruter des mitrailleurs. Gable et McIntyre sont immédiatement envoyés à l’école Flexible Gunnery dans la base de Tyndall Field, en Floride, puis ils suivent un cours de photographie au Fort George Wright, de Washington, dont ils ressortent promus au rang de lieutenants[34]. Gable se rend sur la base texane de la Biggs Air Force le 27 janvier 1943, pour s’entraîner et accompagner le groupe d’escadrons 351e Bomb Group pour l’Angleterre à la tête d’un groupe de six hommes de l’unité cinématographique. En plus de McIntyre, il recruta le scénariste John Lee Mahin ; les caméramen Sergents Mario Toti et Robert Boles, ainsi que le preneur de son Lieutenant Howard Voss pour compléter son équipe. Gable est promu capitaine alors qu’il se trouve avec la 351e à la base de Pueblo, dans le Colorado, pour justifier son rang de chef d’équipe (McIntyre et lui avait la même ancienneté)[34].

Gable restera longtemps affecté au Royaume-Uni au camp de base de Polebrook dans le Northamptonshire avec la 351e. Gable y effectue cinq missions de combat, dont l’une en Allemagne, en mitrailleur-observateur dans des B-17 Flying Fortress entre le 4 mai 1943 et le 23 septembre 1943, qui lui valent la Médaille de l’Air et la Distinguished Flying Cross. Au cours d’une des missions, son avion est touché, perdant l’un de ses moteurs. Dans le raid en Allemagne, l’un des hommes est tué et deux autres sont blessés ; une balle traverse la botte de l’acteur en manquant de peu sa tête. Lorsque cette nouvelle parvint aux oreilles des patrons de la MGM, ils demandèrent aussitôt à l’Armée de l’Air de réaffecter leur protégé de grande valeur à des tâches sans risque. En novembre 1943, il rentre aux États-Unis pour faire le montage du film en constatant le remaniement de son équipe de mitrailleurs. Il est toutefois autorisé à terminer son film, en rejoignant la First Motion Picture Unit à Hollywood.

En mai 1944, Gable est promu major. Il espère encore repartir au front, mais après le Jour-J et un mois de juin sans affectation, il requiert une démobilisation qui lui est accordée. Il termine le montage de Combat America en septembre 1944, en écrivant lui-même la narration[34].

Adolf Hitler plaçait Clark Gable au-dessus des autres acteurs ; pendant la guerre, il offrit ainsi une récompense à quiconque capturerait et lui ramènerait l’acteur sain et sauf[35].

Retour de guerre[modifier | modifier le code]

Avec Ava Gardner dans Mogambo.

Dès la fin de son affectation, Gable retourne se reposer dans son ranch. Il reprend une relation d’avant-guerre avec Virginia Grey et s’affiche avec d’autres starlettes. Il fait rentrer son caddie de golf, Robert Wagner, à la MGM. Le premier film pour son retour à l’écran est L’Aventure, avec le recrutement malheureux de Greer Garson. C’est un échec tant critique que commercial, avec l’accroche devenue célèbre « Gable’s back and Garson’s got him »[36]. Après ce film, sa carrière de plus grande star d’Hollywood prend brutalement fin.

Après le troisième divorce de Joan Crawford, ils reprennent leur relation et vivent ensemble une courte période.

Gable est acclamé pour son rôle dans Marchands d’illusions (1947), une satire de l’immoralité et de la corruption de Madison Avenue dans l’après-guerre. Il sort ensuite publiquement et brièvement avec Paulette Goddard. En 1949, Gable épouse Sylvia Ashley, une divorcée anglaise et veuve de Douglas Fairbanks. Leur relation est profondément marquée par l’échec ; ils divorcent en 1952. Il tourne Ne me quitte jamais (1953), face à Gene Tierney, une actrice qu’il apprécie et qu’il est déçu de ne pas retrouver dans Mogambo (remplacée par Grace Kelly pour cause de troubles mentaux)[37]. Mogambo (1953), réalisé par John Ford, est le remake en Technicolor de La Belle de Saïgon, qui s’avère un plus grand succès. La liaison entre Gable et Grace Kelly sur place s’achève avec fracas à la fin du tournage.

Dépité par la médiocrité des scénarios que lui propose la MGM, la star en déclin reçoit un salaire excessif aux yeux des cadres du studio. Son patron, Louis B. Mayer, avait été renvoyé en 1951 dans un Hollywood en déclin face à la popularité croissante de la télévision. Les dirigeants des studios luttent pour limiter les coûts, de nombreuses vedettes de la MGM sont remerciées, dont Greer Garson et Judy Garland. En 1953, Gable refuse de renouveler son contrat et commence à travailler en indépendant. Il tourne ainsi Le Rendez-vous de Hong Kong et Les Implacables, qui seront rentables mais d’un succès modeste. En 1955, il se marie avec sa cinquième épouse, Kay Spreckels (née Kathleen Williams), une ancienne top-model déjà mariée trois fois. Cette dernière sera la mère de son fils posthume, et son unique enfant légitime, né en 1961.

En 1955, Gable fonde une compagnie de production avec Jane Russell et son mari Bob Waterfield, pour produire Le Roi et Quatre Reines. Mais les deux casquettes d’acteur-producteur lui semblent un trop lourd fardeau pour sa santé et il commence à trembler, particulièrement lors des longues prises. Son projet suivant, L’Esclave libre, avec les nouveaux venus Sidney Poitier et Yvonne De Carlo, est un naufrage. D’après Newsweek, « Voici un film si mauvais, qu’il faut le voir pour ne pas le croire »[38]. Il fait ensuite équipe avec Doris Day dans Le Chouchou du professeur, tourné en noir et blanc pour masquer son surpoids et son visage vieillissant. Le résultat est assez bon pour qu’il se voie proposer d’autres offres, dont L’Odyssée du sous-marin Nerka, avec Burt Lancaster, où il joue sa mort pour la première fois depuis 1937, et qui reçoit de bonnes critiques. Il reçoit des propositions de la télévision qu’il refuse malgré la réussite de certains de ses pairs, comme Loretta Young, dans le nouveau médium. À 57 ans, Gable le reconnaît enfin, « Il est temps pour moi de jouer mon âge »[39]. Ses deux prochains films sont des comédies légères pour la Paramount Pictures : La Vie à belles dents avec Carroll Baker et C’est arrivé à Naples avec Sophia Loren (son dernier film en couleur) ; deux flops commerciaux mal reçus par la critique.

La dernière apparition cinématographique de Gable date de 1960 dans Les Désaxés, écrit par Arthur Miller, et avec Marilyn Monroe, pour qui ce film sera également le dernier. Les critiques louèrent la performance de l’acteur, son meilleur rôle pour beaucoup, ce qu’il reconnut après avoir visionné le film.

Politique[modifier | modifier le code]

Gable fut un républicain conservateur toute sa vie, même si Carole Lombard, démocrate, le poussa à soutenir le New Deal. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient membre fondateur de la très conservatrice Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals, aux côtés de Ronald Reagan, John Wayne, Gary Cooper et d’autres cinéastes et acteurs. Il se rallia pour soutenir la campagne de Dwight D. Eisenhower en 1952 et vota par correspondance pour Richard Nixon quelques jours avant sa mort en 1960[40].

Amitié avec Spencer Tracy[modifier | modifier le code]

Spencer Tracy faisait partie des meilleurs amis de Clark Gable. Ils étaient aussi connus pour leur aura auprès de la gent féminine. Ils jouèrent ensemble dans trois films. Sur les deux premiers, Clark Gable gagnait le cœur de ses partenaires féminines par rapport à Spencer Tracy. Lorsque les deux hommes se retrouveront, en 1938, avec Myrna Loy dans Pilote d'essai (Test Pilot), une certaine rivalité s'installa. Gable gardera un sentiment d'échec en ce qui concerne l'actrice qui avait toujours repoussé ses avances depuis un soir de 1933, où il s'était montré trop insistant[41]. Une frustration pour lui alors que Spencer Tracy avait réussi à coucher avec Myrna Loy, durant le tournage de ses deux derniers films avec elle[42].

Clark Gable en profita pour le maudire : « Meurs Spence ! Je te souhaite de mourir et de connaître le Christ »[43]. Malgré son pouvoir de séduction, il ne put qu'enrager à l'idée d'apprendre que Myrna Loy figurait parmi les conquêtes amoureuses de Spencer Tracy[44],[45].

Enfants[modifier | modifier le code]

Gable eut une fille, Judy Lewis[46],[47], de sa liaison avec l’actrice Loretta Young qui commença sur le plateau de L’Appel de la forêt en 1934. Loretta Young prit alors de longues vacances en Europe pour cacher sa grossesse. Au bout de quelques mois, elle revint en Californie pour accoucher de leur enfant à Venice. Dix-neuf mois après la naissance, Loretta déclara avoir adopté Judy. Ce stratagème devint de plus en plus difficile à croire à mesure de la ressemblance de l’enfant avec sa mère et aussi à Clark Gable. Elle a hérité de ses grandes oreilles, de ses yeux et de son sourire.

D’après Judy Lewis, Gable lui rendit visite une fois, mais sans lui dire qu’il était son père. Même si ses parents ne l’ont jamais informée de sa véritable origine, le fait était si largement établi qu’elle fut choquée de l’apprendre des autres enfants de son école[48]. Loretta Young ne reconnut jamais publiquement cette filiation, ce qui reviendrait, pour elle, à admettre un « péché véniel ». Elle accorda cependant la divulgation de cette information à son biographe, à condition que son ouvrage paraisse après sa mort.

Le 20 mars 1961, Kay Gable donna naissance au seul fils de l’acteur, John Clark Gable, quatre mois après sa mort.

Décès[modifier | modifier le code]

Il meurt le 16 novembre 1960 d’une crise cardiaque à Los Angeles, à l’âge de 59 ans.

Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park à Glendale en Californie, près de son ancienne épouse Carole Lombard.

Doris Day résuma ainsi la personnalité unique de l’acteur : « Il était aussi masculin que tous les hommes que j’ai connus, autant qu’un petit garçon ou un homme puisse l’être — c’est là la combinaison de son effet dévastateur sur les femmes. »[49]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma
Années Titres français Titres originaux Réalisateurs Rôles
Années 1920
1924 La Folie d'une femme White Man Louis J. Gasnier le frère de Lady Andrea
Paradis défendu Forbidden Paradise Ernst Lubitsch un soldat de la garde de la Tsarine (non-crédité)
1925 The Pacemakers Wesley Ruggles figurant
Déclassé Robert G. Vignola
The Merry Kiddo Wesley Ruggles
What Price Gloria?
La Veuve joyeuse The Merry Widow Erich von Stroheim figurant du bal
The Plastic Age Wesley Ruggles un athlète
North Star Paul Powell Archie West
Ben-Hur Ben-Hur: A Tale of The Christ Fred Niblo figurant
1926 The Johnstown Flood Irving Cummings
One Minute to Play Sam Wood
Années 1930
1930 Du Barry, Woman of Passion Sam Taylor figurant
1931 Le Désert rouge The Painted Desert Howard Higgin Rance Brett
The Front Page Lewis Milestone journaliste avec un chapeau dans la prison
Quand on est belle Jack Conway Nick Feliki, blanchisseur
La Pente Dance, Fools, Dance Harry Beaumont Jake Luva
The Finger Points John Francis Dillon Louis J. Blanco
Tribunal secret The Secret Six George W. Hill Carl Luckner
La Pécheresse Laughing Sinners Harry Beaumont Carl Loomis
Âmes libres A Free Soul Clarence Brown Ace Wilfong, défenseur du gangster
L'Ange blanc Night Nurse William A. Wellman Nick, le chauffeur
Sporting Blood Charles Brabin Warren "Rid" Riddell
La Courtisane Susan Lenox (Her Fall and Rise) Robert Z. Leonard Rodney Spencer
Fascination Possessed Clarence Brown Mark Whitney
Les Titans du ciel Hell Divers George W. Hill CPO Steve Nelson
1932 Polly of the Circus Alfred Santell Révérend John Hartley
La Belle de Saïgon Red Dust Victor Fleming Dennis Carson
Strange Interlude Robert Z. Leonard Dr Ned Darrell
Un mauvais garçon No Man of Her Own Wesley Ruggles Jerry "Babe" Stewart
1933 La Sœur blanche The White Sister Victor Fleming Giovanni Severi
Dans tes bras Hold Your Man Sam Wood Eddie Hall
Vol de nuit Night Flight Clarence Brown Jules Fabian
Le Tourbillon de la danse Dancing Lady Robert Z. Leonard Patch Gallagher
1934 New York-Miami It Happened One Night Frank Capra Peter Warne
Les Hommes en blanc Men in White Richard Boleslawski Dr George Ferguson
L'Ennemi public n° 1 Manhattan Melodrama W.S. Van Dyke Edward J. "Blackie" Gallagher
La Passagère Chained Clarence Brown Michael "Mike" Bradley
Souvent femme varie Forsaking All Others W.S. Van Dyke Jeffrey "Jeff"/"Jeffy" Williams
1935 Chronique mondaine After Office Hours Robert Z. Leonard James "Jim" Branch
L'Appel de la forêt The Call of the Wild William A. Wellman Jack Thornton
La Malle de Singapour China Seas Tay Garnett Capitaine Alan Gaskell
Les Révoltés du Bounty Mutiny on the Bounty Frank Lloyd Fletcher Christian
1936 Sa femme et sa secrétaire Wife vs. Secretary Clarence Brown Van "V.S."/"Jake" Stanhope
San Francisco W.S. Van Dyke Blackie Norton
Caïn et Mabel Cain and Mabel Lloyd Bacon Larry Cain
Loufoque et Cie Love on the Run W.S. Van Dyke Michael "Mike" Anthony
1937 La Vie privée du tribun Parnell John M. Stahl Charles Stewart Parnell
Saratoga Jack Conway Duke Bradley
1938 Pilote d'essai Test Pilot Victor Fleming Jim Lane
Un envoyé très spécial Too Hot to Handle Jack Conway Christopher "Chris" Hunter
1939 La Ronde des pantins Idiot's Delight Clarence Brown Harry Van
Autant en emporte le vent Gone with the Wind Victor Fleming (ainsi que George Cukor et Sam Wood non crédités) Rhett Butler
Années 1940
1940 Le Cargo maudit Strange Cargo Frank Borzage André Verne
La Fièvre du pétrole Boom Town Jack Conway Big John McMasters
Camarade X Comrade X King Vidor McKinley B. "Mac" Thompson
1941 L'aventure commence à Bombay They Met in Bombay Clarence Brown Gerald Meldrick
Franc jeu Honky Tonk Jack Conway "Candy" Johnson
1942 Je te retrouverai Somewhere I'll Find You Wesley Ruggles Jonathon "Jonny" Davis
1945 L'Aventure Adventure Victor Fleming Harry Patterson
1947 Marchands d'illusions The Hucksters Jack Conway Victor Albee Norman
1948 Le Retour Homecoming Mervyn LeRoy Colonel Ulysses Delby "Lee" Johnson
Tragique Décision Command Decision Sam Wood Brigadier Général K.C. "Casey" Dennis
1949 Faites-vos jeux Any Number Can Play Mervyn LeRoy Charley Enley Kyng
Années 1950
1950 La Clé sous la porte Key to the City George Sidney Steve Fisk
Pour plaire à sa belle To Please a Lady Clarence Brown Mike Brannan
1951 Au-delà du Missouri Across the Wide Missouri William A. Wellman Flint Mitchell
Callaway Went Thataway Melvin Frank et Norman Panama caméo
1952 L'Étoile du destin Lone Star Vincent Sherman Devereaux Burke
1953 Ne me quitte jamais Never Let Me Go Delmer Daves Philip Sutherland
Mogambo John Ford Victor Marswell
1954 Voyage au-delà des vivants Betrayed Gottfried Reinhardt Colonel Pieter Deventer
1955 Le Rendez-vous de Hong Kong Soldier of Fortune Edward Dmytryk Hank Lee
Les Implacables The Tall Men Raoul Walsh Colonel Ben Allison
1956 Le Roi et Quatre Reines The King and Four Queens Dan Kehoe
1957 L'Esclave libre Band of Angels Hamish Bond
1958 L'Odyssée du sous-marin Nerka Run Silent, Run Deep Robert Wise Commandant "Rich" Richardson
Le Chouchou du professeur Teacher's Pet George Seaton James Gannon / James Gallangher
1959 La Vie à belles dents But Not for Me Walter Lang Russell "Russ" Ward
Années 1960
1960 C'est arrivé à Naples It Started in Naples Melville Shavelson Michael Hamilton
1961 Les Désaxés The Misfits John Huston Gaylord "Gay" Langland

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « À peine entré dans la seconde partie du siècle dernier, l’hexagone s’est passionné pour un mariage étrange de Clark Gable, monstre sacré du cinéma américain. Plus grande star au box office du début du cinéma parlant, il reste surtout dans les mémoires pour avoir interprété Rhett Butler dans Autant en emporte le vent (1939). », sur www.orserie.fr (consulté le 17 septembre 2010).
  2. a et b (en) Chrystopher Spicer, Clark Gable: Biography, Filmography, Bibliography, Jefferson, North Carolina, McFarland & Company,‎ 2002 (ISBN 978-0-7864-1124-5, LCCN 2001051198).
  3. a et b (fr) « BIOGRAPHIE CLARK GABLE : The King of Hollywood », sur cinemaclassic.free.fr (consulté le 17 septembre 2010).
  4. (fr) « Clark Gable », sur fr.ulike.net (consulté le 17 septembre 2010).
  5. « Clark Gable Reconstructed Birthhome: Fit For A King » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29.
  6. (en) Ancestors of Clark Gable, Genealogy.com.
  7. a, b et c (en) Warren G. Harris, Clark Gable: A Biography, New York, Harmony,‎ 2002, 1e éd., relié (ISBN 978-0-609-60495-3, LCCN 2001051660).
  8. Harris, p. 7.
  9. Harris, p. 24.
  10. Harris, p. 29.
  11. Harris, p. 36.
  12. Harris, p. 49.
  13. (en) Turner Classic Movies, Leading Men: The 50 Most Unforgettable Actors of the Studio Era, San Francisco, Chronicle Books,‎ 2006, poche (ISBN 978-0-8118-5467-2, LCCN 2009415040).
  14. Harris, p. 80.
  15. Harris, p. 82.
  16. Harris, p. 179.
  17. (en) James Kotsabilas-Davis, Myrna Loy, Myrna Loy: Being and Becoming, New York, Primus, Donald I Fine Inc,‎ 1988 (ISBN 978-1-55611-101-3, OCLC 19855247, LCCN 88045427), p. 94.
  18. (en) « The Shirt Off His Back », Snopes.com (consulté le 3 avril 2008).
  19. Cet Oscar a été acheté aux enchères pour la somme record de 607 500 $ par Steven Spielberg, qui l’offrit aussitôt à l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. (L’Oscar de Claudette Colbert pour ce même film fut mis aux enchères par Christie’s le 9 juin 1997, mais ne fut pas vendu.)
  20. (en) « It Happened One Night », Filmsite.org (consulté le 2008-04-03)
  21. Harris, p. 185.
  22. Harris, p. 164.
  23. (en) David O. Selznick, Memo from David O. Selznick, New York, Modern Library,‎ 2000, poche (ISBN 978-0-375-75531-6, LCCN 99043161), p. 172–173.
  24. (en) Paul Donnelley, Fade To Black: A Book Of Movie Obituaries, Londres, Omnibus Press,‎ 2003, poche (ISBN 978-0-7119-9512-3).
  25. Harris, p. 189.
  26. La légende d’une amende persiste, Selznick aurait payé 5 000 $ au Hays Office pour l’emploi du mot damn. En fait, le bureau de la Motion Picture Association fit passer un amendement le 1er novembre 1939, interdisant l’usage des mots hell ou damn sauf quand cela « est essentiel et requis dans la représentation, dans un contexte historique approprié, d’une scène ou d’un dialogue basés sur le folklore ou sur un fait historique … ou la citation d’une œuvre littéraire, attendu qu’aucun autre usage n’est permis qui pourrait être discuté ou offenser la bienséance ». Avec cet amendement, l’administration du code de production ne peut formuler aucune objection à cette réplique finale de Rhett. Leonard J. Leff and Jerold L. Simmons, The Dame in the Kimono: Hollywood, Censorship, and the Production Code, p. 107-108.
  27. (en) Anthony Breznican (Associated Press), « Legends swirl around ‘Gone With the Wind’ 65 years later », Deseret Morning News,‎ 14 novembre 2004 (lire en ligne [accès payant]).
  28. (en)The American Widescreen Museum, Gone With the Wind.
  29. http://www.imdb.com/name/nm0000022/bio
  30. Harris, p. 224.
  31. Harris, p. 182.
  32. Harris, p. 250-251.
  33. (en) Esther Williams, Diehl, Digby, The Million Dollar Mermaid, New York, Simon & Schuster,‎ 1999 (ISBN 978-0-684-85284-3, LCCN 99035872).
  34. a, b, c et d « Clark Gable in the 8th Air Force » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29.
  35. Harris, p. 268.
  36. « Gable est de retour et Garson l’a eu »
  37. (en)Tierney and Herskowitz (1978) Wyden Books, Self- Portrait p. 150-151.
  38. Harris, p. 351.
  39. Harris, p. 361.
  40. (en) Sa biographie sur l’Internet Movie Database.
  41. http://freespace.virgin.net/donna.moore/myrna.htm
  42. The leading men of MGM, Jane Ellen Wayne, éditions First Carroll and Graf editions 2005, page 209
  43. Hollywood Stories: Short, Entertaining Anecdotes about the Stars and Legends Stephen Schochet - p.277
  44. The leading men of MGM, Jane Ellen Wayne, éditions First Carroll and Graf editions 2005, page 210-211
  45. Hollywood Stories: Short, Entertaining Anecdotes about the Stars and Legends - Stephen Schochet - 2010. p. 277.
  46. (en) Site officiel de Judy Lewis.
  47. Née le 6 novembre 1935, elle a une fille Maria, et postérité.
  48. Judy Lewis, dans son autobiographie Uncommon Knowledge.
  49. Harris, p. 352.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Edika, un dessinateur français travaillant pour Fluide glacial, dessine un chat se nommant Clark Gaybeul.

Dans le film La Fée Clochette, une des fées bricoleuses se prénomme Clark et une autre Gabble.

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Liens externes[modifier | modifier le code]