La Reine des neiges (film, 2013)

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La Reine des neiges

alt=Description de l'image Logo La Reine des neiges Disney.png.
Titre original Frozen
Réalisation Chris Buck
Jennifer Lee
Scénario Shane Morris
Jennifer Lee
Chris Buck
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Animation Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Sortie 2013
Durée 102 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Reine des neiges (Frozen) est le 127e long-métrage d'animation et le 53e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 2013, il est librement inspiré du conte éponyme de Hans Christian Andersen publié en 1844. Il raconte l'histoire de l'optimiste et intrépide princesse Anna, partie en voyage aux côtés de Kristoff le montagnard, de Sven, son fidèle renne, et d'un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, afin de retrouver sa sœur, Elsa, exilée aux pouvoirs glacials, qui a accidentellement plongé le royaume d'Arendelle dans un hiver éternel.

La Reine des neiges a connu plusieurs intrigues depuis des années, avant d'être commandé en 2011 avec un scénario écrit par Jennifer Lee, également co-réalisatrice avec Chris Buck, les voix d'Idina Menzel, Kristen Bell, Jonathan Groff, Josh Gad et Santino Fontana (respectivement doublés en français par Anaïs Delva, Emmylou Homs, Donald Reignoux, Dany Boon et Guillaume Beaujolais). Les chansons ont été composées et écrites par Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez ; la musique orchestrale par Christophe Beck (Paperman). Il a reçu un accueil critique très positif et connu un grand succès. Certaines critiques considèrent La Reine des neiges comme le meilleur film d'animation musical de Disney depuis l'ère de la Renaissance Disney. Il s'agit du plus grand succès de tous les temps pour un film d'animation dépassant contre toute attente le milliard de dollars de recettes de Toy Story 3. Le film a été largement récompensé, comme aux Annie Awards 2014, aux Oscars du cinéma 2014 et aux Golden Globes 2014 comme meilleur film d'animation. Idina Menzel a également été saluée pour la chanson Let It Go (Libérée, délivrée).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Elsa et Anna sont les deux princesses du royaume d'Arendelle. Elsa, l'aînée, possède un puissant pouvoir : celui de contrôler la neige et la glace. Toutefois, son don n'est connu que de ses parents et de sa sœur car elle serait considérée comme une sorcière aux yeux des habitants du royaume. Ce n'est que la nuit que la princesse peut laisser exprimer ses pouvoirs dans le château en transformant la salle du trône en pièce enneigée. Plusieurs fois, elle et Anna s'amusent de cette magie jusqu'à ce qu'Elsa blesse accidentellement sa sœur à la tête. Le roi et la reine partent immédiatement voir les trolls dont leur roi est capable de guérir Anna. Par sécurité, il décide de retirer plusieurs de ses souvenirs afin qu'elle oublie les pouvoirs de sa sœur. Il met ensuite en garde Elsa sur ses pouvoirs et lui conseille d'apprendre à les contrôler, car la peur, l'émotion et l'angoisse risquent de les lui faire utiliser inconsciemment.

Une fois rentrés au château, le nombre de domestiques est réduit au strict minimum et les portes fermées afin d'isoler les princesses au maximum. Ne se souvenant que des moments de joie passés avec son aînée, Anna est surprise d'être ignorée d'elle. Elsa reste en permanence dans sa chambre pour contrôler ses pouvoirs. Une fois les petites princesses devenues adolescentes, le roi et la reine partent pour un voyage mais font naufrage au milieu de l'océan. Cette nouvelle fait resurgir inconsciemment les pouvoirs d'Elsa, forçant les princesses à faire leur deuil chacune de leur côté.

Trois ans plus tard, Elsa doit être couronnée pour succéder à son père. Heureuse de pouvoir sortir du château depuis longtemps, Anna rencontre le prince Hans suite à un léger choc avec le cheval de ce dernier. Elsa réussit tant bien que mal à gérer la pression de la cérémonie et à contenir ses pouvoirs. Durant le bal qui suit, les deux sœurs font la connaissance du Duc de Weselton, qui détient le plus grand nombre de contrats commerciaux avec le royaume. Elles commencent à retrouver leur complicité d'autrefois mais Elsa se renferme subitement. Anna, effondrée, retrouve Hans et chacun semble éprouver des sentiments l'un envers l'autre et finalement, le prince des îles du Sud demande Anna en mariage qui accepte mais veut malgré tout avoir la bénédiction d'Elsa. Cette dernière refuse, en disant qu'on n'épouse pas un homme que l'on vient de rencontrer. Ne comprenant pas sa réaction, Anna tente de savoir pourquoi sa sœur se comporte avec elle de cette manière depuis tant d'années. Dépassée par la tournure que prennent les événements, Elsa tente de mettre fin au bal mais finit par perdre le contrôle de ses pouvoirs. Elle est aussitôt accusée d'être une sorcière par le duc de Weselton et, paniquée, fuit vers les montagnes du Nord. Sur place, heureuse de ne plus avoir à contenir ses pouvoirs, elle laisse exploser sa joie en construisant un palais de glace. Elle crée aussi le personnage d'Olaf mais ignore qu'elle a malencontreusement plongé le royaume dans un hiver glacial. Se sentant responsable de son départ et de la situation, Anna décide de la retrouver et de la ramener. Elle part à sa recherche après avoir désigné Hans comme régent pendant son absence.

Avec son propre cheval, elle parcourt plusieurs kilomètres avant que l'animal ne fuie. Elle finit par trouver un magasin dans les bois où elle achète des bottes et rencontre Kristoff, un montagnard livrant de la glace, qui lui apprend qu'une gigantesque tempête s'est produite dans les montagnes du nord. Anna le convainc de l'emmener jusqu'aux montagnes en achetant les carottes et les cordes qu'il ne pouvait payer. Avec son renne Sven et son traîneau, ils partent dans la nuit et Anna lui apprend ce qui s'est passé au royaume. Ils échappent ensuite à une meute de loups et doivent continuer à pied. Dans une clairière, ils trouvent un bonhomme de neige, Olaf, qui rêve par dessus tout de voir un jour l'été et qu'Anna reconnaît comme celui qu'Elsa et elle faisaient autrefois. Elle comprend qu'Olaf a été indirectement créé par Elsa et ses pouvoirs, et lui demande de les mener jusqu'à elle. Pendant ce temps, le cheval d'Anna est revenu au château, ce qui pousse Hans à mener une expédition pour retrouver la reine et la princesse. Le duc de Weselton charge discrètement ses deux hommes de partir avec Hans et de tuer Elsa une fois qu'elle sera retrouvée.

Anna retrouve Elsa dans son palais et essaye de la raisonner en expliquant ce qu'elle a provoqué mais cela ne fait que réveiller les peurs d'Elsa et, prise de panique, blesse une nouvelle fois sa sœur sans le vouloir. Convaincue qu'elle est un danger pour tout le monde, elle invoque un bonhomme de neige géant pour chasser Anna, Kristoff, Sven et Olaf de son palais. Toutefois, Kristoff remarque que les cheveux d'Anna deviennent blancs et qu'elle devient glacée et décide de l'emmener à sa famille pour la guérir. De son côté, Hans arrive lui aussi au palais de glace et son équipe est stoppée par le bonhomme de neige géant. Les hommes de Weselton profitent de la confusion pour fausser compagnie au groupe et entrer dans le palais où ils engagent un combat avec Elsa. Hans parvient finalement à faire chuter le monstre de neige et arrive dans la chambre d'Elsa au moment où cette dernière s'apprête à tuer ses agresseurs après les avoir mis à terre. Hans la convainc de ne pas leur dévoiler le monstre qu'elle n'est pas. L'un d'entre eux parvient malgré tout à mettre en joue Elsa avec son arbalète mais son tir est dévié de justesse par Hans. La flèche fait tomber le lustre de glace qui manque d'écraser Elsa, qui tombe inconsciente.

Kristoff arrive à emmener Anna jusqu'à sa famille adoptive qui sont en fait les trolls du début de l'histoire. Ils pensent au début que Kristoff leur présente sa future femme, ce à quoi le montagnard et Anna semblent gênés. Le sérieux revient lorsque le roi ausculte la princesse et lui apprend qu'il ne peut la guérir car elle a été touchée au cœur et qu'elle va bientôt se changer en statue de glace. Le seul remède à ce mauvais sort est un geste d'amour sincère. Kristoff décide de ramener Anna à Hans afin qu'il puisse l'embrasser et rompre le sort. Elsa se réveille dans les cachots de son château où Hans lui apprend qu'Anna est introuvable. La Reine des neiges lui demande de la libérer.

Kristoff ramène Anna à temps au château et la confie à contrecœur aux domestiques qui la ramènent à Hans. Seule avec lui, elle l'informe du mal qui l'atteint et le remède pour le guérir. Alors que Hans va l'embrasser, faisant ainsi le geste d'amour sincère, il révèle qu'il n'a jamais été amoureux d'elle mais voulait l'épouser pour devenir roi d'Arendelle. En effet, étant le dernier de sa fratrie, il n'a quasiment aucune chance d'avoir un jour accès au trône de son royaume. Il a ainsi joué la comédie pour la mettre en confiance, elle, Elsa et tous les autres dignitaires. Il enferme Anna dans la pièce où ils étaient et affirme aux dignitaires qu'elle est morte peu de temps après leur mariage et ordonne « à contrecœur » l'exécution d'Elsa. Cette dernière, ne parvenant toujours pas à maîtriser son pouvoir, parvient à s'échapper mais provoque une gigantesque tempête. Kristoff remarque la tempête et repart vers le château pour retrouver Anna. Elle est secourue par Olaf et comprend grâce à lui que Kristoff était amoureux d'elle.

Ils parviennent dehors au cœur de la tempête où Olaf est emporté par le vent. Elsa, perdue elle aussi dans le cataclysme, tombe sur Hans qui lui apprend qu'elle a indirectement tué sa sœur avec son pouvoir. Anéantie, Elsa fond en larmes, arrêtant la tempête. Kristoff est parvenu à retrouver Anna mais avec l'arrêt de la tempête elle aperçoit Hans, épée à la main, qui s'apprête à achever Elsa. Alors qu'elle se dirigeait vers Kristoff, elle court vers son aînée et se met sur la trajectoire de l'épée de Hans. Elle se transforme alors en statue de glace au même moment, brisant la lame du prince et le rejetant en arrière. Elsa se rend compte du sacrifice de sa sœur et s'effondre à nouveau devant Olaf, Sven et Kristoff, dépité lui aussi de ne pas avoir pu sauver Anna à temps. Mais à la surprise générale, Anna reprend forme humaine, comprenant qu'en sauvant Elsa, elle a elle-même fait un geste d'amour sincère et retiré le propre mal qu'elle avait en elle. Elsa se rend également compte que c'est grâce à l'amour qu'elle peut pleinement contrôler ses pouvoirs. Elle annule ainsi l'hiver régnant sur le royaume. Toutefois, Olaf, ravi de voir enfin l'été, commence à fondre mais Elsa lui crée sa tempête de neiges personnelle. Plus tard, Hans est renvoyé dans son royaume où ses frères l'attendent et tous les contrats signés avec Weselton sont rompus. En annulant l'hiver d'elle-même, Elsa retrouve la confiance de ses sujets et nomme Kristoff livreur de glace officiel du royaume. Ce dernier et Anna finissent par s'embrasser, s'avouant leur amour mutuel. Tous les sujets d'Arendelle sont alors réunis dans la cour du château, transformé pour l'occasion en patinoire par la reine des neiges, désormais confiante et totalement maîtresse de ses pouvoirs.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Kristen Bell by Gage Skidmore.jpg Idina Menzel Defense.gov Crop.png
Jonathan Groff 2010.jpg Josh Gad at the 2010 Streamy Awards.jpg Santino Fontana performing Broadway's Cinderella.jpg
Dany Boon Olympia 20111210.jpg Anaïs Delva 2012.jpg
En haut (g-d) : Kristen Bell et Idina Menzel
Au milieu (g-d) : Jonathan Groff, Josh Gad et
Santino Fontana
En bas (g-d) : Dany Boon et Anaïs Delva

Sources : IMDb et Allociné.

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Sources : IMDb et Allociné sauf référence spécifiée. Les informations entre crochets sont données en plus sur IMDb.

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Source : Cinécoulisses[6] sauf référence spécifiée. Version française réalisée par Dubbing Brothers ; direction artistique : Ninou Fratellini ; adaptation dialogues et chansons : Houria Belhadji, direction des chansons : Claude Lombard.

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Chansons du film[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Chris Buck, Jennifer Lee et Peter Del Vecho aux Annie Awards 2014.

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Source : IMDb (liste non exhaustive).

Origine et production[modifier | modifier le code]

Genèse et premiers essais[modifier | modifier le code]

La Reine des neiges

Fin 1937, peu avant la sortie de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), Walt Disney envisage de produire un long métrage mêlant animation et prise de vue réelle sur la vie de Hans Christian Andersen avec des séquences présentant ses contes dont La Reine des neiges[a 1]. En mars 1940, Disney propose à Samuel Goldwyn une coproduction avec le studio de Goldwyn assurant le tournage des scènes en prise de vue réelles et Disney l'animation des contes de fées les plus connus d'Andersen[a 1] : La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, Le Stoïque Soldat de plomb, La Reine des neiges, La Petite Poucette, Le Vilain Petit Canard et Les Habits neufs de l'empereur. Mais le studio rencontre des difficultés pour adapter le conte La Reine des neiges pour le public de l'époque[a 1].

Dans le conte, l'intrigue concerne deux enfants, la jeune fille Gerda, qui a servi de base au personnage d'Anna, et le jeune Kai « maudit par le pessimisme » car son cœur a été transpercé par un éclat de verre venant d'un miroir enchanté, et leur voyage pour sauver Kai[8]. Disney essaie de créer une adaptation vraisemblable du personnage[9], à l'époque envisagé comme le méchant de l'intrigue[10]. Dans l'histoire, elle est décrite comme « une femme, vêtue de vêtements de gaze blanche, semblables à des millions de flocons de neige étoilés liés les uns aux autres. Elle était blonde et belle, mais faite de glace — glace aveuglante et scintillante. Pourtant, elle était vivante et ses yeux brillaient comme des étoiles lumineuses, mais il n'y avait ni paix, ni repos dans leur regard[9] ». Il ne parvient pas à trouver un moyen de rendre la Reine des neiges plus réelle et abandonne le film[9].

Le projet de coproduction avec Samuel Goldwyn s'arrête à cause des productions militaires que Disney est obligé de faire pour maintenir son studio actif[a 1]. De son coté, Goldwyn n'a pas abandonné l'idée et produit quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale une comédie musicale biographique sur Andersen, Hans Christian Andersen et la Danseuse (1952), l'animation étant remplacée par des chorégraphies[a 1]. Le succès de cette comédie musicale récompensée par 6 oscars a pour longtemps mis un terme aux intentions de Disney d'adapter les contes d'Andersen[9].

Nouvelles tentatives d'adaptation avec la Renaissance Disney[modifier | modifier le code]

« La version d'origine de La Reine des neiges d'Andersen est un conte plutôt sombre et difficile à transposer dans un film. Pour nous, le déclic est venu quand nous avons essayé de donner de vrais qualités humaines à la Reine des neiges. Quand nous avons décidé de faire d'Elsa la sœur de d'Anna, la protagoniste, cela a permis de mieux s'identifier au personnage à travers les épreuves que chacun traverse et de concerner le public d'aujourd'hui. Ce film a beaucoup de personnages compliqués et des relations complexes. Il y a des moments où Elsa fait de très mauvaises choses mais quand vous comprenez d'où ça vient, de son désir de se défendre, vous pouvez toujours vous identifier à elle. "Inspiré de' correspond bien à ce que nous faisons. Il y a de la neige, il y a de la glace, il y a une reine, mais à part ça, on s'éloigne un peu. Nous essayons vraiment d'apporter la portée et l'ampleur que vous attendez mais d'une manière dont nous pouvons comprendre et s'identifier aux personnages. »
— Peter Del Vecho, producteur, à propos des difficultés à adapter La Reine des neiges[11].

Avec le succès de La Petite Sirène (1989) adaptation du conte d'Andersen La Petite sirène marquant la Renaissance Disney, le studio envisage d'adapter d'autres contes[12]. Un premier projet d'adaptation est stoppé fin 2002 avec le départ de Glen Keane[12] sur un autre projet qui deviendra Raiponce (2010). Entre 2000 et 2002, le projet est confié à Gaëtan et Paul Brizzi, puis à Dick Zondag et Dave Goetz, mais aucun d'eux ne parvient à le faire fonctionner[9] et Disney met une nouvelle fois fin au projet[a 1]. Pendant une de ces tentatives, Michael Eisner, alors président directeur général de la Walt Disney Company accorde son soutien au projet et propose que John Lasseter de Pixar prenne en charge la réalisation après le renouvellement de contrat espéré par les deux entreprises[9]. Malheureusement, les négociations entre Disney et Pixar ont été interrompues en janvier 2004 et le contrat n'a jamais été renouvelé[13]. Bob Iger, le successeur de Michael Eisner, négocie avec Pixar et en janvier 2006, Disney rachète le studio pour 7,4 milliards de dollars tandis que John Lasseter est nommé directeur créatif de Pixar et Disney[14],[15].

En 2008, John Lasseter demande à Chris Buck de revenir aux studios Disney[a 2],[a 3]. Buck est le co-réalisateur de Tarzan (1999) et avait quitté Disney au début des années 2000 pour Sony Pictures Animation pour lequel il a co-réalisé Les Rois de la glisse (2007), film récompensé par un Oscar[a 2],[a 3]. En septembre 2008, Buck accepte de revenir et propose plusieurs idées à Lasseter, dont l'une concerne La Reine des neiges[a 2],[a 3]. Chris Buck révélera plus tard que son inspiration initiale ne concernait pas le conte d'Andersen en lui-même, mais qu'il voulait plutôt « donner une autre définition du grand amour »[16]. Buck ajoute : « Disney a déjà fait le "baiser du prince charmant", donc je me suis dit qu'il était temps de faire quelque chose de nouveau. »[16]. John Lasseter avait été intéressé par La Reine des neiges depuis très longtemps déjà lorsqu'il travaillait sur Toy Story dans les années 1990, il avait pu voir et être épaté par certains éléments de pré-production des anciennes tentatives de Disney[a 2].

Le développement commence sous le nom de Anna and the Snow Queen (« Anna et la Reine des neiges ») avec pour but de faire un film en animation traditionnelle comme La Princesse et la Grenouille (2009)[17]. Selon Josh Gad, acteur donnant sa voix à Olaf, il a été impliqué dans le projet à cette époque quand le scénario était encore similaire au conte d'Andersen et que Megan Mullally devait avoir le rôle d'Elsa[18]. Début 2010, l'équipe rencontre à son tour de grandes difficultés pour faire fonctionner l'histoire et le personnage de la Reine des neiges, le projet est à nouveau suspendu[19],[20].

Revitalisation du projet annoncé[modifier | modifier le code]

Le 22 décembre 2011, après le succès de Raiponce, Disney annonce que le projet est relancé avec une date de sortie prévue pour le 27 novembre 2013, sous le nom de Frozen (« Gelée »)[12]. Un mois plus tard, les studios révèlent que le film sera en images de synthèse en stéréoscopie 3D et non plus en animation traditionelle[21]. Les auteurs et compositeurs Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez rejoignent le projet et commencent l'écriture des chansons en janvier 2012[22]. Le 5 mars 2012, le studio annonce que la réalisation est confiée à Chris Buck et produit par John Lasseter et Peter Del Vecho[23].

Le développement de La Reine des neiges étant relancé, une des premières épreuves que Chris Buck et Peter Del Vecho doivent surmonter est l'écriture du personnage de la Reine des neiges qui était encore antagoniste dans leurs premières ébauches de scénario[9]. Les studios Disney ont une tradition qui consiste à projeter les films d'animation en développement toutes les douze semaines et à tenir de longues réunions de travail nommée « Notes sessions » durant lesquelles des réalisateurs et scénaristes de différents projets critiquent le travail de chacun[24],[25],[26].

Chris Buck et Peter Del Vecho présentent la maquette du film à John Lasseter et toute l'équipe de production assiste à une conférence pour entendre son opinion et ses idées sur le projet[9]. Le directeur artistique Michael Giaimo parle plus tard de John Lasseter comme celui qui a « changé la donne » sur le film[9]. Il raconte : « Je me souviens de John disant que la dernière version de l'histoire de La Reine des neiges apportée par Chris Buck et son équipe est très drôle et pleine de légèreté. Mais les personnages n'étaient pas assez parlants. Ils étaient trop simples. C'est pour ça que John pensait que le public ne serait pas capable de s'identifier à eux[9]. »

L'équipe essaye alors d'apporter diverses modifications à l'histoire jusqu'à ce que celle-ci ainsi que les personnages paraissent plus pertinents[9]. À ce stade, le principal élément qui a permis d'avancer est d'avoir fait de la protagoniste, Anna inspirée de Gerda du conte d'origine, la petite sœur d'Elsa[9]. Une dynamique familiale est ainsi établie entre les deux personnages[9],[27], ce qui est assez inhabituel, dans la mesure où les relations entre deux sœurs ne constituent que rarement l'élément principal de l'intrigue dans les films d'animation américains, hormis Lilo et Stitch (2002)[a 4]. Afin d'explorer en profondeur uniquement les dynamiques d'une relation entre sœurs, Disney organise un « Sommet des Sœurs » durant lequel les femmes travaillant aux studios et ayant grandi avec une sœur sont interrogées sur leurs relations sororales[a 5].

Développement du scénario[modifier | modifier le code]

En mars 2012, l'une des scénaristes des Mondes de Ralph (2012) Jennifer Lee rejoint le réalisateur Chris Buck[28] à la demande de Peter Del Vecho[29],[30]. Elle explique que durant la finalisation du projet Les Mondes de Ralph elle avait pour tâche d'observer d'autres projets et de prendre des notes et elle remarque que « Nous [les équipes de production] étions d'accord à propos de beaucoup de choses »[31].

Selon Jennifer Lee, certains concepts principaux étaient déjà présents depuis les premiers travaux de Chris Buck et Peter Del Vecho, comme l'argument du « cœur gelé » : « C'était un concept, mais aussi une phrase d'accroche : "Un acte de grand amour fera fondre un cœur gelé[31]." ». Ils savent déjà que la fin impliquera le grand amour dans le sens de l'attachement entre les deux sœurs, et non de l'idylle et Lee ajoute : « Nous ne savions ni comment ni pourquoi, mais Anna allait sauver Elsa[31]. » Edwin Catmull, le président des Walt Disney Animation Studios lui donne alors des directives sur le dénouement du film : « Avant toute chose, peu importe ce que vous avez à faire dans l'histoire, faites le. Mais réussissez le dénouement. Si vous y arrivez, ce sera super. Sinon, ce sera nul[24]. »

Avant que Jennifer Lee ne rejoigne le projet, un autre scénariste avait écrit un premier passage du script pour lequel les Lopez essayaient de composer des chansons mais aucune ne fonctionnait et elles ont été retirées[22]. Le script étant modifié en profondeur, les auteurs compositeurs ont alors l'opportunité de « mettre un peu de [leur] ADN » dans la nouvelle version que Jennifer Lee écrivait[22]. L'équipe de production se retrouve donc à repartir de zéro et surtout de respecter un délai de 17 mois, ce qui implique un « planning tendu », et que « beaucoup de décisions [doivent] être prises rapidement »[31].

Évolution et personnages[modifier | modifier le code]

« Lorsqu'Anna est maudite par son ex-sœur, la froide Reine des neiges, son seul espoir de vaincre son sort est de survivre à un périlleux mais aussi palpitant voyage à travers un escarpé et dangereux paysage de glace. Rejoint par un homme robuste à la recherche de sensations fortes, son renne à un bois et un bonhomme de neige malchanceux, Anna doit entamer une course contre la montre, combattre les éléments et une armée de bonhommes de neige menaçants, si elle espère pouvoir faire fondre son cœur gelé. »
Synopsis du film publié en mai 2013 par Disney[32].

Les premières versions du scénario sont bien différentes de la version finale. Dans le premier script que les auteurs compositeurs Lopez ont pu voir, Elsa était mauvaise dès le début : elle enlevait Anna lors de son mariage avec l'intention de geler son cœur, puis revenait plus tard au royaume avec une armée de bonhommes de neige afin d'envahir la ville et pour geler définitivement le cœur d'Anna[22]. Quand Jennifer Lee rejoint l'équipe, le scénario est constitué d'un premier acte où Elsa gèle le cœur d'Anna grâce à ses pouvoirs et d'un second acte où Anna essaie de rejoindre Hans pour obtenir un baiser pendant que la Reine des neiges tente de l'arrêter[31]. Selon Chris Buck, cette histoire originale essayait de rendre Anna attachante en capitalisant sur sa frustration d'être la cadette de l'héritière Elsa[33]. Le rythme y était aussi différent, dans la mesure où le style se rapprochait plus d'un film d'action et d'aventure que d'une comédie ou d'un film musical[29].

Elsa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Elsa.

Après l'arrivée de Jennifer Lee, la composition de la chanson Let It Go (Libérée, délivrée) par les auteurs compositeurs Lopez force l'équipe à revoir Elsa et à la réécrire en un personnage plus attachant, vulnérable et complexe, ce qui constitue une avancée majeure dans la conception de scénario et des personnages[27]. Les auteurs compositeurs ne parlent plus de « méchant » mais « d'une femme apeurée qui essaie de contrôler ses pouvoirs[34] ». Jennifer Lee ajoute : « Bobby [Robert Lopez] et Kristen [Anderson-Lopez] ont raconté qu'ils marchaient au Prospect Park et ils ont commencé à se demander ce que l'on ressentirait [si on était Elsa]. Oubliez la "méchante". Juste ce que l'on ressentirait. Et il y a aussi ce concept de libérer qui elle est, ce qu'elle a gardé caché pendant tout ce temps et maintenant, elle est seule et libre. Le côté négatif est qu'elle est seule, justement. Ce n'est pas parfait, mais c'est puissant[31]. » Let It Go transforme Elsa en quelqu'un de « contrôlée par la peur, contrairement à Anna qui est dirigée par son amour porté aux autres et par son instinct », ce qui conduit Jennifer Lee à réécrire le premier acte, puis l'histoire toute entière. « Nous tenions enfin le film et nous avions saisi les bons personnages[26]. »

Alors qu'elle était encore envisagée comme ennemie, son apparence était inspirée d'Amy Winehouse, avec une coiffure gonflante, et des changements soudains d'humeurs[35]. Elle devait ressembler à une sorcière Disney, avec des cheveux noirs hérissés. Après sa réécriture en protagoniste, elle est allégée[36]. Contrairement à Anna, elle représente la peur, qui explique sa retenue et son élégance forcées[37].

Hans[modifier | modifier le code]

Une autre avancée majeure est l'idée du retournement final avec la transformation de Hans en antagoniste juste à la fin du film[26]. Il n'existait pas dans les premières ébauches du scénario, il a été ensuite introduit en tant qu'auxiliaire puis était destiné à être révélé en tant qu'ennemi bien en amont dans l'intrigue[26]. Peter Del Vecho explique : « Nous avons réalisé que le plus important, si nous devions faire un dénouement si inattendu, était de faire croire un instant que Hans était la solution... mais il ne l'est pas, c'est Kristoff... Si vous pouvez faire croire au public qu'ils ont tout compris, vous les surprendrez encore davantage en lui montrant qu'il se trompait depuis le début[26]. » Selon Hyrum Osmond, un des superviseurs en animation de Hans, il apparaît au début comme un personnage beau et élégant. L'équipe veut que le public tombe amoureux de lui et qu'il espère sa relation possible avec Anna. Ils parviennent à le retourner au bon moment pour produire un grand choc[38]. D'après Jennifer Lee, Hans est écrit comme un psychopathe avec un esprit tordu dans la version finale[31]. Par exemple, Hans imite les comportements des autres personnages : « Il reflète Anna et il est niais avec elle (...) Le Duc de Weselton est un abruti, il l'est donc en retour. Et c'est un héros avec Elsa[31]. » Selon Lino Di Salvo, Hans est un caméléon qui s'adapte à tous les environnements pour gagner la confiance des personnages[38]. Établir les bases du retournement tardif d'Anna vers Kristoff sans rendre la trahison de Hans trop prévisible est une tâche difficile. Le public doit « ressentir les émotions d'Anna sans tout à fait les comprendre, car au moment où les spectateurs comprennent, l'effet de surprise est perdu[31]. »

Anna[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anna.

Jennifer Lee doit surmonter cette idée par l'écriture de la personnalité d'Anna. Certains de ses collègues lui suggèrent de la rendre plus dysfonctionnelle et codépendante comme Vanellope von Schweetz dans Les Mondes de Ralph[29]. Elle ne partage pas cet avis, mais il lui faut presque un an pour bien formuler de manière convaincante « le parcours d'Anna. Ni plus ni moins[31]. » A la fin, Jennifer Lee propose qu'il doit être présenté comme une simple histoire de passage à la majorité : « Elle a au début un point de vue naïf sur la vie et l'amour parce qu'elle est seule, puis elle s'approprie une vision sophistiquée et mature de l'amour : elle est capable de l'amour extrême : le sacrifice[29]. » Cependant elle est aussi obligée d'abandonner certaines idées qu'elle appréciait, comme une scène qui présente la relation entre les deux sœurs lorsqu'elles sont adolescente, mais ce n'était pas pertinent car il fallait maintenir la séparation entre Elsa et Anna[29].

Afin de construire la relation entre les deux sœurs, Jennifer Lee puise son inspiration dans sa propre relation avec sa sœur aînée[31],[39]. Elle a raconté qu'elle était « une grande inspiration pour Elsa[31] », elle l'appelait « mon Elsa » et était avec elle sur le tapis rouge à la 86e cérémonie des Oscars[25]. Elle a continué : « Être obligées à se séparer l'une de l'autre, puis se redécouvrir en tant qu'adultes, ce fut une grande partie de ma vie[31]. » Le problème de savoir comment exactement Anna allait sauver Elsa au climax du film est résolu par le scénariste John Ripa. À la réunion scénaristique où il expose son point de vue sur l'histoire, personne ne répond ; John Lasseter finit par briser le silence : « Je n'avais encore jamais rien vu de tel. », puis tout le monde se levé pour applaudir[a 6].

Anna est un personnage décrit par Kristen Bell comme plutôt maladroite, « pas très élégante », mais déterminée. Jennifer Lee ajoute qu'elle représente l'amour : pleine d'optimisme et avec un grand cœur, ce à quoi Chris Buck renchérit que « sa personnalité est juste tellement drôle et énergique[40] ». Son design est similaire à celui des héroïnes Disney, notamment à l'apparence de Raiponce (de grands yeux, des lèvres minces, un petit nez et une carrure menue)[41].

Olaf[modifier | modifier le code]

Olaf était à l'origine un acolyte détestable d'Elsa. Il était l'un des gardes de son château quand le concept de la Reine des neiges créant une légion de bonhommes de neige était toujours d'actualité[42],[43]. Chris Buck explique : « Nous avons toujours réfléchi sur la façon dont Elsa allait essayer d'apprendre ses pouvoirs. Alors, nous nous sommes dit qu'il [Olaf] pourrait être comme sa première crêpe. Vous savez, ces premières crêpes ratées que vous jetez à la poubelle, c'est Olaf. Olaf était sa première crêpe. » Cette première version d'Olaf ne plait pas à Jennifer Lee et l'équipe de production entreprend de le transformer en un faire-valoir comique d'Anna qui représente l'amour innocent que partagent les personnages quand elles sont enfants[44]. Ce personnage est d'après elle de loin « le plus dur à traiter[31] ». Pour qu'il ne devienne pas trop complexe, les réalisateurs lui donnent une innocence enfantine[42], innocence que l'on retrouve par exemple dans le fait qu'il veuille à tout pris découvrir la chaleur et l'été[11]. Olaf est un des personnages les plus drôles du film grâce notamment au fait que les parties de son corps peuvent se détacher. Chris Buck raconte : « Nous avons appris très tôt que ses parties pouvaient se détacher et nous voulions pleinement profiter de cela. Vous le verrez dans le film, cela arrive toujours d'une façon surprenante. »[45] Peter Del Vecho ajoute : « Olaf est devenu une sorte de personnage de bande dessinée et les animateurs s'amusent à l'animer. [...] C'est le seul personnage que nous pouvons jeter d'une falaise et faire revenir encore en vie et heureux. »[11].

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Le premier acte comportait plus de détails dans les premières ébauches du script, comme par exemple un troll avec un accent de Brooklyn qui explique les origines des pouvoirs d'Elsa, et un régent pour qui Jennifer Lee espérait avoir comme comédien Louis C.K.[31]. Après avoir complètement « sur-analysé » ses détails, ces éléments sont retirés car ils auraient entraîné « une histoire beaucoup plus complexe que celle dont nous nous sentions capables de rentrer dans une heure et demi de film[31]. » Peter Del Vecho ajoute : « Plus on essayait d'expliquer les choses au début, plus ça devenait compliqué[46]. »

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Kristen Bell, la voix d'Anna, avait déjà auditionné pour le film Raiponce et connaissait déjà Idina Menzel, qui y avait aussi participé[47]. Elle est sélectionnée le 5 mars 2012[48] et réalise un rêve d'enfance qui lui paraissait impossible à l'époque. Jennifer Lee a expliqué qu'elle a notamment été choisie grâce à des enregistrements de chansons de La Petite Sirène qu'elle avait enregistrées quand elle était jeune[49]. Kristen Bell termine ses auditions alors qu'elle est enceinte et réenregistre par la suite quelques parties de son personnage après son accouchement car sa voix s'est intensifiée[50]. Jennifer Lee a ajouté : « Elle a une voix tellement douce et chaleureuse ; tout ce que nous pouvions espérer pour Anna[51]. » Kristen Bell est rappelé pour refaire des dialogues pour le film « probablement vingt fois », ce qui est normal pour les rôles principaux quand le scénario évolue souvent[52]. En ce qui concerne ses liens avec le rôle d'Anna, Kristen Bell a raconté avec enthousiasme qu'elle a « toujours rêvé d'être dans un déssin animé de Disney » depuis ses 5 ans[48], en ajoutant : « J'ai toujours aimé les dessins animés de Disney, mais il y avait quelque chose qui m'était inaccessible à propos des personnages féminins : leurs postures et leur manière de parler étaient trop soignées, et je sens que j'ai rendu [Anna] beaucoup plus attachante, maladroite, bizarre, décousue et excitante ; j'en suis très fière[53] . »

Après être sélectionnée pour l'album de la bande originale, Emmylou Homs est choisie pour le rôle entier d'Anna en français. Son objectif est de rester fidèle à l'interprétation de Kristen Bell tout en apportant sa touche personnelle[4].

Idina Menzel, une chanteuse expérimentée de Broadway est choisie pour doubler Elsa. Après ses auditions pour Raiponce, elle a été appelé à auditionner pour La Reine des neiges avec Kristen Bell par Jamie Sparer Roberts, la directrice de casting de Raiponce, car elle avait conservé son ancienne prestation sur son iPhone[54]. Avant même leur sélection oficielle, Idina Menzel et Kristen Bell impressionnent profondément les réalisateurs et producteurs après une première lecture : après avoir lu le script du début à la fin, elles ont chanté Wind Beneath My Wings (en) en duo car la musique n'avait pas encore été composée[55],[27],[54] (Kristen Bell avait suggéré cette idée quand elle était chez Idina Menzel en Californie pour préparer la lecture[56],[54]). Les compositeurs étaient aussi présents ; Kristen Anderson-Lopez racontent : « Lasseter était aux anges » pendant qu'Idina Menzel et Kristen Bell chantaient en harmonie, et à partir de ce moment, il a insisté : « Kristen Bell et Idina Menzel doivent être dans le film[22] ! » Jennifer Lee ajoute : « Elles ont chanté comme deux sœurs, elles n'ont laissé personne indifférent[26]. »

En français, c'est Anaïs Delva qui prête sa voix à Elsa, réalisant un rêve d'enfance et vivant une toute nouvelle expérience, bien différente des comédies musicales[57].

Entre décembre 2012 et juin 2013, le studio annonce la distribution des rôles, avec Jonathan Groff dans le rôle de Kristoff, Alan Tudyk dans le rôle du Duc de Weselton, Santino Fontata dans le rôle de Hans et Josh Gad dans le rôle d'Olaf[58]. Ce dernier a été récompensé aux Annie Awards pour son interprétation du personnage. Il se montrait extrêmement drôle et apportait de nombreuses améliorations durant les sessions d'enregistrement. Elles ont été enregistrées, et ont servi à réaliser les expressions faciales d'Olaf. En français, c'est Dany Boon qui double le personnage. Il le dit : « très touchant et très drôle. Il a des émotions et il les dit sans filtre. Instantanément, comme les enfants, en fait. », ce qui permet aux enfants de facilement s'identifier à lui. Chris Buck et Jennifer Lee disent que la réplique phare d'Olaf « I'm Olaf and I like warm hugs! » est également très touchante par Dany Boon : « Je m'appelle Olaf et j'aime les gros câlins...»[59]. Il fallait que les animateurs prennent plaisir à designer Olaf. Ils ont su tirer l'avantage du fait son corps pouvait se diviser en plusieurs parties en le rendant vraiment comique et inattendu ; par exemple le fait qu'il veuille à tout pris connaître l'été.

Animation[modifier | modifier le code]

Le style artistique unique de La Reine des neiges est similaire à celui de Raiponce (2010) et emploie une combinaison des dessins et croquis dessinés à la main avec des images de synthèse en 3D[60]. Dès le début, le réalisateur Chris Buck savait que le directeur artistique Michael Giaimo était la personne la plus qualifiée pour reproduire le style qu'il avait à l'esprit et l'a persuadé de revenir chez Disney en tant que directeur artistique de La Reine des neiges[a 7]. Chris Buck, John Lasseter et Michael Giaimo sont de vieux amis qui se sont rencontrés pour la première fois au California Institute of the Arts[a 7] et Giaimo avait déjà travaillé sur Pocahontas (1995) avec Buck alors animateur superviseur[61],[62].

Pour créer l'apparence de La Reine des neiges, Michael Giaimo commence des recherches avant la mise en production : il lit beaucoup de livres sur la Scandinavie et visite la ville de Solvang, près de Los Angeles, connu pour son décor danois, mais Giaimo finit par se concentrer essentiellement sur la Norvège car « 80 % » des visuels qui l'intéressaient était du style de ce pays[63]. Le studio Disney finance alors trois voyages de recherches[64]. Les animateurs et les spécialistes en effets spéciaux se rendent dans les environs de Jackson Hole au Wyoming pour expérimenter le comportement de différents vêtements, notamment de longues jupes essayées par le personnel féminin et masculin, durant la marche, la course ou les chutes dans d'épaisses couches de neige[11],[63],[64],[65]. Pendant ce temps, les équipes des directeurs artistiques et celle en charge des lumières visitent l'Hôtel de glace à Québec pour étudier les phénomènes de réflexion et de réfraction de la lumière sur la neige et la glace[46]. Enfin, Michael Giaimo et divers artistes effectuent un voyage à travers la Norvège pour trouver l'inspiration parmi les montagnes, les fjords, l'architecture et la culture[64],[66]. Peter Del Vecho a raconté : « Nous avions un planning très restreint pour ce film, notre objectif principal était d'avoir une bonne histoire, mais nous savions que John Lasseter avait à cœur l'idée de créer un monde vraisemblable avec des vrais matériaux, et encore une fois cela ne signifie pas que c'est un monde réaliste, mais un monde vraisemblable. Il était important de se rendre compte du cadre et de l'échelle de la Norvège et important pour nos animateurs de savoir à quoi ça ressemble. Il y a un réel sentiment de Lawrence d'Arabie là-dedans, a-t-il ajouté[67]. »

En 2012, pendant que Michael Giaimo, les animateurs et les artistes dirigent les recherches préparatoires et développaient l'aperçu visuel général du film, l'équipe de production travaille toujours sur le scénario en essayant de le rendre toujours plus captivant et convaincant (comme expliqué ci-avant). Le problème n'est pas totalement résolu avant novembre 2012[a 8], et le script a ensuite besoin d'autres changements significatifs[46],[68]. Ainsi, le défi le plus « redoutable » qu'a rencontré l'équipe des animateurs doit respecter un court délai : moins d'un an pour transformer le scénario de Jennifer Lee, encore en train d'évoluer, en un véritable film[a 8]. D'autres films comme Toy Story 2 de Pixar ont été achevés avec un délai encore plus court, mais un délai plus court rime forcément avec « travail de nuit, heures supplémentaires et stress[a 8] ». Jennifer Lee a estimé le nombre d'employés dans l'équipe du film à environ 600-650 personnes, avec environ soixante-dix personnes sur l'éclairage et la lumière, plus de soixante-dix animateurs, ainsi qu'entre dix et quinze scénaristes[69].

Peter Del Vecho explique l'organisation de l'équipe d'animation : « On a sur ce film des animateurs superviseurs pour des personnages spécifiques sous les ordres de directeurs de personnage. Il arrive que les animateurs eux-mêmes travaillent sur plusieurs personnages mais toujours sous une direction. Il me semble que c'était différent pour Raiponce, par exemple, mais nous faisons ce choix car nous voulions que chacun s'approprie pleinement son personnage pour le développer et de pouvoir transmettre cela à l'équipe. Hyrum Osmond, l'animateur d'Olaf est réservé mais a une personnalité un peu fofolle, nous savions qu'il apporterait beaucoup d'humour au personnage. Quant à l'animatrice d'Anna, Becky Bresee, c'est la première fois qu'elle dirige un personnage et nous voulions que ce soit Anna[11],[27],[70]. » Le professeur Warner Loughlin aide les animateurs à bien comprendre les personnages qu'ils sont en train de créer[65]. Pour bien assimiler les émotions de chaque scène, certains animateurs les jouent eux-mêmes : « Je me filme en effet en train de jouer la scène et cela m'aide beaucoup », a raconté la superviseur Rebecca Wilson Breese. Cela laide à découvrir des choses qui rendent la scène plus réelle et vraisemblable[44]. L'animateur superviseur d'Elsa est Wayne Uten, qui a demandé ce personnage car il est fasciné par sa complexité[71]. Il développe minutieusement les expressions de son visage pour bien faire ressortir sa peur et la contraster avec le caractère d'Anna[71]. Il anime ensuite la respiration d'Elsa grâce aux vidéos des enregistrements vocaux d'Idina Menzel[65].

Concernant l'aspect et la nature de la photographie, Michael Giaimo est très influencé par le travail de Jack Cardiff dans Le Narcisse noir. Selon lui, cela donne une hyper-réalité au film : « Parce que c'est un film avec une telle ampleur et nous devions nous inspirer des fjords norvégiens, je voulais vraiment étudier en profondeur. Du point de vue du design, depuis que je mettais l'accent sur les aspects horizontaux et verticaux, et sur ce que les fjords apportaient, c'était parfait[70]. » Le travail de Ted McCord dans La Mélodie du bonheur influence aussi fortement Michael Giaimo[70]. C'est également lui qui a l'idée de filmer La Reine des neiges en CinemaScope, ce qu'approuve John Lasseter[70]. Il veut aussi s'assurer que le fjord, l'architecture et l'art populaire du rosemaling soient des facteurs importants dans la conception de l'environnement d'Arendelle. Michael Giaimo, qui a de l'expérience dans l'animation traditionnelle, a voulu incorporer des couleurs saturées, ce qui est habituellement malavisé en animation par ordinateur[70]. Un renne (nommé Sage) a été amené au studio pour permettre aux animateurs d'étudier ses mouvements afin de rendre Sven plus réaliste[72],[73].

Un autre problème important est celui des costumes. Michael Giaimo « [savait] dès le début » que La Reine des neiges allait être un film à costumes[a 9]. Pour réaliser son point de vue, il appelle la designer Jean Gillmore pour qu'elle travaille en tant que « costumière[74] ». Alors que l'animation traditionnelle intègre simplement les éléments du design du costume avec ceux du personnage, l'animation par ordinateur considère le costume presque comme un autre objet à part entière avec ses propres propriétés et comportements (mouvements)[74]. Le film nécessite aussi un niveau de précision encore jamais vu dans les détails et les finitions (boutons, tissus, couture, etc.). Jean Gillmore a expliqué que son approche générale était de combiner le style occidental des années 1840 avec les costumes populaires de Norvège aux alentours du XIXe siècle[74]. Cela implique l'utilisation de tissu en laine avec des accents de velours, de lin et de soie[a 10]. Pendant la production, Michael Giaimo et Jean Gillmore courent « de droite à gauche » dans divers rayons de ravitaillement pour utiliser de vrais échantillons comme références. Ils utilisent aussi bien la bibliothèque d'échantillons de tissus du studio que la boutique de surplus de Disneyland située à Fullerton (Californie)[74],[Note 1]. Les artistes du développement visuel (artistes des textures) créent une simulation peinte digitale de l'apparence des surfaces, tandis que d'autres services s'occupent des mouvements, des gréements et du poids, de l'épaisseur et de l'éclairage des animations des textiles[74].

Pendant la production, le titre original change de The Snow Queen (« La Reine des neiges ») à Frozen (« Gelée »), cette décision suscite des comparaisons avec Tangled (« Emmêlés », titre original de Raiponce). Selon Peter Del Vecho, « le titre Frozen est venu indépendamment de l'autre film Disney, Tangled. C'est parce que, pour nous, cela représente le film. Frozen joue sur le niveau de la glace et de la neige, mais aussi sur la relation "figée" entre les deux sœurs et sur le cœur gelé qu'il faut faire fondre. ». Il ajoute aussi que le film conserve son titre original dans certains pays « car c'est plus fort dans certains pays que Frozen. Peut-être y a-t-il une richesse sur La Reine des neiges dans l'héritage de certains pays et qu'ils voulaient la mettre en avant[11]. » En français, il était prévu que le titre soit Frozen : La Reine des neiges, il est finalement simplifié en La Reine des neiges[75].

Progrès techniques[modifier | modifier le code]

Le studio développe divers outils pour générer des prises de plus en plus réalistes et vraisemblables, en particulier la neige épaisse et son interaction avec les personnages. Disney veut un outil « universel » et organique pour effectuer des effets sur la neige sans avoir à jongler entre plusieurs méthodes[76]. Un certain nombre d'artistes Disney se rendent dans le Wyoming pour expérimenter la marche dans la neige épaisse[63]. Le docteur Kenneth Libbrecht, un professeur de l'Institut de technologie de Californie, est invité pour donner des conférences à l'équipe des effets spéciaux sur la manière dont la neige et la glace se forment, et pourquoi les flocons de neige sont uniques[63]. En utilisant ces connaissances, l'équipe réalise un générateur de flocons de neige qui leur permet de créer ainsi deux mille formes de flocons de neige différentes pour le film[44].

Un autre défi que doit relever le studio est de produire de la neige qui interagit avec les personnages avec un aspect collant réaliste[76]. Selon le principal ingénieur logiciel Andrew Selle, « La neige n'est ni vraiment un fluide, ni vraiment un solide. Elle se désagrège. Elle peut se compresser en boules de neige. Tous ces effets sont très difficile à saisir en même temps[63]. » Afin de surmonter cela, les ingénieurs logiciel utilisent la physique et les mathématiques avancés (Material Point Method (en)) avec l'aide de mathématiciens de l'Université de Californie à Los Angeles[77],[78] afin de créer un logiciel de simulation de neige appelé Matterhorn. Il est capable de représenter de la neige réaliste dans un environnement virtuel et est utilisé au moins dans quarante-trois scènes dont certaines séquences clé[27],[76],[77],[79]. L'ingénieur logiciel Alexey Stomakhin fait référence à la neige comme un « un personnage important dans le film », cela attire donc l'attention des cinéastes[63]. Andrew Selle explique : « Quand vous étirez la neige, elle se casse en morceaux. Tant qu'elle n'a pas de connexion, il n'y a pas de maille, la neige peut se casser très facilement. Cela a donc été une propriété importante dont nous avons profité. [...] Ici, vous voyez Kristoff en train de marcher dans la neige, ses empreintes cassent la neige en petits morceaux. Là, vous voyez Anna sortir et la neige se compacte puis se brise en morceaux. La manière dont cela se passe est très organique. Vous ne voyez pas qu'il y a plusieurs morceaux dès le départ, mais un bloc de neige qui se désagrège[76]. ». Le logiciel est particulièrement utile pour les scènes où des personnages marchent dans de la neige épaisse, car cela assure le fait que la neige réagisse naturellement à chaque pas[63].

D'autres logiciels sont conçus pour aider les artistes à effectuer des effets difficiles comme Spaces, qui permet aux différentes parties d'Olaf de se séparer et de se reconstruire, Flourish, qui assiste à la direction de mouvements supplémentaires comme ceux des feuilles et des brindilles, Snow Batcher, qui aide à prévisualiser l'apparence finale de la neige, notamment lorsque les personnages évoluent dans de la neige, et Tonic, qui permet aux artistes de modeler les cheveux des personnages comme des volumes de procédure[76]. Ce dernier logiciel a aussi aidé à animer des éléments de fourrure et de cheveux, comme la coiffure d'Elsa qui contient 420 000 brins de synthèse, alors le nombre moyenne de cheveux pour être humain n'est que de 100 000[63]. Le squelette des personnages est composé de 312 éléments, les costumes ont jusqu'à 245 éléments, ce qui dépasse largement les autres films Disney[80],[44]. Cinquante artistes en effets spéciaux et lumière ont travaillé ensemble pour créer « une seule prise » de la scène où Elsa construit son palais de glace. Sa complexité a demandé trente heures de rendu pour chaque image, avec 4 000 ordinateurs qui travaillaient en même temps[81],[9].

En dehors des effets 3D, les cinéastes utilisent aussi des illustrations et croquis 2D pour des éléments et des séquences spécifiques dans le film, comme la magie et les sculptures de neige d'Elsa, ainsi que les fontaines et sols gelés[76],[79]. L'équipe des effets crée un « plateau de capture » où l'environnement de La Reine des neiges est affiché sur des moniteurs, qui peut être filmé avec des caméras spéciales pour réaliser des scènes en 3D. Le manager en technologie Evan Goldberg explique : « Nous pouvons prendre cet ensemble virtuel qui imite toutes mes actions et le mettre dans une de nos scènes dans le film[44]. »

Inspirations scandinaves et Sámi[modifier | modifier le code]

Le film est principalement inspiré de la Norvège, et les influences culturelles viennent de la culture de Scandinavie[82]. Quelques monuments historiques norvégiens apparaissent dans le film, comme la citadelle d'Akershus (Oslo), la cathédrale de Nidaros (Trondheim) et le quartier de Bryggen (Bergen). De nombreux autres éléments typiques de la culture scandinave sont dans le film, comme les stavkirkes[82], les trolls[83], les drakkars, les chevaux de race Fjord[84], les costumes bunad[63], et la nourriture (lutefisk chez Oaken)[83],[85]. On peut aussi voir un arbre de mai, et des runes dans le livre que le roi ouvre au début du film pour savoir où se trouvent les trolls[83]. L'éternel débat sur la façon d'empiler les bûches de chauffage (écorce vers le haut ou le bas) est brièvement montré dans le film[83]. Il contient aussi des éléments de la culture Sámi comme l'attelage de renne (ou caribou) pour le transport d'équipement, les costumes (les tenues de coupeurs de glace) et des parties de la musique[86],[87]. Des ornements, comme celles des colonnes du château et le traîneau de Kristoff proviennent aussi de décorations Sámi Duodji (en).

Pendant le travail de terrain en Norvège, l'équipe Disney visite Rørosrein, une entreprise possédée par une famille Sámi spécialisée dans la production de nourriture pour les rennes et dans l'organisation d'événements touristiques basée à Røros[88]. Arendelle est inspirée de Nærøyfjord, une branche de l'un des plus longs fjords de Norvège, le Sognefjord, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[89]. L'intérieur du château est quant à lui inspiré d'un château à Oslo, avec des motifs peints à la mains[90].

Le voyage en Norvège des cinéastes a apporté des connaissances essentielles aux animateurs pour imaginer l'esthétique du film en termes de couleur, lumière et atmosphère. Selon Michael Giaimo, il y avait trois éléments importants qu'ils avaient acquis durant ce voyage : les fjords, qui sont d'immenses formations rocheuses verticales et qui servent de cadre pour le royaume isolé d'Arendelle ; les églises stavkirkes, dont les toitures rustiques triangulaires les bardeaux ont inspiré la composition du château ; et le rosemaling (en), dont les motifs d'habillages et de grilles ont façonné l'architecture, les décors et les costumes[70].

Musique originale[modifier | modifier le code]

Christophe Beck, compositeur de la musique du film.

La musique originale a été composée par Christophe Beck et les chansons par Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez. Les deux auteurs-compositeurs Lopez avaient déjà travaillé pour Disney sur Winnie l'ourson en 2011[91] et sur Finding Nemo - The Musical en 2007[92],[93],[94]. Ils ont écrit 25 chansons dont huit qui ont été retenues dans la version finale du film[95] (dix en prenant en compte la reprise de Let It Go par Demi Lovato et la reprise de Le Renouveau) ; sept des autres chansons sont disponibles dans l'édition deluxe. Christophe Beck avait déjà travaillé pour Disney avec le court-métrage Paperman en 2012[96]. Il a respecté l'inspiration norvégienne et Sámi du film en utilisant des instruments et une technique de chant traditionnels[97]. La chanson lors du couronnement d'Elsa est en vieux norrois et a été écrite avec l'aide d'un linguiste norvégien[97]. Le chœur norvégien Cantus a enregistré un morceau inspiré de la musique Sámi[97] et la chanson de Frode Fjellheim, Eatnemen Vuelie, a été utilisée en ouverture du film[98]. La musique a été orchestrée par Dave Metzger[99]. Les chansons ont été traduites et chantées dans de nombreuses langues, notamment Let It Go (en français Libérée, délivrée) dont il existe 41 versions différentes[100].

Chansons[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons présentes dans le film ont une version française.

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

La Reine des neiges

Score cumulé
Site Note
Metacritic 74/100
Rotten Tomatoes 89% (7.7/10)
Allociné 3.5 étoiles sur 5
Compilation des critiques
Périodique Note
Le Parisien 5 étoiles sur 5
Télé 7 Jours 5 étoiles sur 5
20 Minutes 4 étoiles sur 5
CinemaTeaser 4 étoiles sur 5
Le Figaroscope 4 étoiles sur 5
L'Écran Fantastique 4 étoiles sur 5
L'Express 4 étoiles sur 5
Mad Movies 4 étoiles sur 5
Paris Match 4 étoiles sur 5
Positif 4 étoiles sur 5
Première 4 étoiles sur 5
Studio Ciné Live 4 étoiles sur 5
Le Journal du dimanche 3 étoiles sur 5
Les Fiches du Cinéma 3 étoiles sur 5
TéléCinéObs 3 étoiles sur 5
Télérama 3 étoiles sur 5
aVoir-aLire.com 2 étoiles sur 5
Critikat.com 2 étoiles sur 5
La Croix 2 étoiles sur 5
Le Monde 2 étoiles sur 5
Le producteur Peter Del Vecho accompagné des réalisateurs et coauteurs Jennifer Lee et Chris Buck lors de l'avant-première du film au El Capitan Theatre, le 19 novembre 2013.

L'avant-première aux États-Unis a eu lieu au El Capitan Theatre le 19 novembre 2013 et le film est sorti le 27 novembre au cinéma, le 4 décembre en France (en exclusivité au Grand Rex dès le 20 novembre[101]). Le court-métrage À cheval ! était projeté avant le film au cinéma. La Reine des neiges a reçu un accueil critique très positif et connu un grand succès. Certaines critiques considèrent ce film comme le meilleur long-métrage d'animation musical de Disney depuis l'ère de la Renaissance Disney. Il s'agit du plus grand succès de tous les temps pour un film d'animation[102],[103], dépassant contre toute attente le milliard de dollars de recettes de Toy Story 3[104]. Avec des recettes mondiales qui s'élèvent à 1 274 219 009 dollars[105], parmi 400 millions aux États-Unis et Canada, 247 millions au Japon et plus de cinq millions d'entrées en France, il s'agit du cinquième plus important box-office mondial de tous les temps[106].

Le 31 mars 2014, l'animatrice américaine Kerry Wilson dépose plainte contre Disney pour une bande-annonce de La Reine des Neiges qui reprend beaucoup d'éléments d'un court métrage en 2D qu'elle a réalisé intitulé The Snowman présentant un bonhomme de neige et un reine se battant pour une carotte[107]. Le 31 juillet 2014, un juge fédéral américain rejette la demande d'arrêt des poursuites faite par Disney dans le cadre de la violation de copyright d'une bande-annonce du film du court métrage de Kelly Wilson[108]. Le 13 août 2014, Walt Disney Animation Studios et ABC annoncent la diffusion le 2 septembre d'une émission d'une heure consacrée aux coulisses de la production de La Reine des neiges (2013)[109]. Le 24 septembre 2014, l'écrivaine péruvienne Isabella Tanikumi accuse Disney de plagiat et demande 250 millions de dollars de dommages et intérêts car l'histoire ne serait pas basée sur le conte de Hans Christian Andersen, mais sur son autobiographie Yearnings of the Hear[110],[111],[112].

Accueil du public[modifier | modifier le code]

Le film est très bien accueilli par le public français puisque sa note moyenne sur Allociné est de 4,3 étoiles sur 5 pour 7 843 votants (au 26 août 2014)[113]. Il est noté 7,8/10 sur IMDb en moyenne par 253 298 personnes (au 26 août 2014) , les notes les plus données étant 10 (25,4%) et 8 (24,2%). En moyenne, plus l'âge de l'utilisateur est élevé, moins la note est haute (elle reste cependant élevée : 8,6/10 pour les moins de 18 ans et 7,5/10 pour les plus de 45 ans)[114].

Impact culturel[modifier | modifier le code]

Au printemps et été 2014, des journalistes ont fait remarqué que La Reine des neiges accrochait beaucoup, comparé à la plus grande majorité de films : des enfants aux États-Unis et au Royaume-Uni l'ont regardé tellement de fois qu'ils connaissaient toutes les chansons par cœur et les chantaient sans arrêt pour le plus grand désarrois de leur parents, instituteurs et camarades de classe[115],[116] ; la chanson Let It Go a été également parodiée de très nombreuses fois[117]. Le chroniqueur Joel Stein du magazine Time a évoqué la frustration de son jeune fils Laszlo avec l'inévitable « assaut culturel » du film à l'école maternelle et aux autres activités extrascolaires, et comment il a obtenu un appel Skype avec Kristen Bell après que Laszlo demande pourquoi le film a été fait[118]. Quand celui-ci lui a demandé si elle savait, lors de la production de La Reine des neiges, que cela allait tant affecter la vie des enfants, Kristen Bell a répondu :« Je ne savais pas que les gens ne pourraient pas s'en libérer. Sans jeu de mot[Note 2]. » Quand Terry Gross a posé la même question aux auteurs-compositeurs Lopez en avril lors d'un interview sur la National Public Radio, ils ont expliqué qu'ils ne pouvaient juste pas savoir à quel point leur travail sur ce film allait devenir populaire. Ils ont expliqué qu'ils essayaient tout simplement de « raconter une histoire qui nous parle » et qui « serait potable »[119].

Dans un rapport de mi-2014 contenant les 100 prénoms de bébés les plus répandus mené par Babycentre.uk, Elsa était à la 88e place, sans jamais y être apparu auparavant[120]. Sarah Barrett, la directrice du site a expliqué que même si l'héroïne s'appelle Anna, « Elsa offre un prénom plus unique et est aussi un modèle de femme forte[121]. » Un grand nombre de parents ont avoués que leur choix de prénom avait été « fortement influencé » par les deux sœurs. La vice-présidente de Disney Channel aux Îles britanniques Anna Hill a plus tard commenté : « Nous sommes ravis qu'Elsa soit un nom populaire pour les bébés et il est adorable d'entendre que, dans de nombreuses familles, ce prénom a en fait été choisi par leur frère et/ou sœur ». Un autre facteur a été « la lutte d'Elsa pour surpasser ses peurs, et la force des liens de la famille qui lui a permis d'y arriver[121]. »

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le film obtient la note de 3,5 étoiles sur 5 par 20 critiques de presse françaises sur Allociné, 7,7/10 avec 89% d'avis positifs sur Rotten Tomatoes pour 189 critiques[122] et le metascore de 74/100 par les 43 critiques utilisant le site Metacritic[123].

D'après Le Parisien, « on en prend plein les yeux et les oreilles. » L'accent est mis sur les « décors somptueux », grâce au voyage en Norvège des animateurs pour s'inspirer des paysages (fjord), des costumes locaux et arts décoratifs (rosemaling (en)), sur la modernité du scénario mélangeant « conte traditionnel et [...] tête brûlées » et sur les chansons au rythme « endiablé » interprétées par des chanteurs et non par des acteurs (excepté notamment Dany Boon en français)[124]. Le film a également été apprécié par Christophe Carrière (L'Express) qui fait remarquer l'évolution des héroïnes Disney depuis Raiponce, « indépendantes et pugnaces ». Tout en soulignant les décors sublimes, il ajoute que l'humour et les nombreuses péripéties réussissent à capter l'attention et « assurent le plaisir des adultes restés de grands enfants[125] ».

Pour Stéphane Dreyfus de La Croix, « Disney patine » avec un long métrage qui ressemble plus à un spectacle sur glace qu'à un film d'animation. Les chansons constituent un « lourd manteau sucré » qui pèse sur l'intrigue et les images de synthèse impeccable dégagent une esthétique trop « kitsch[126] ». Esthétique remise également en cause par Noémie Luciani du Monde, pour qui les héroïnes sont trop « fades » qui sont dans la lignée de Raiponce : « yeux immenses, pommettes hautes et roses, corps frêles – au moins pour les demoiselles – et têtes énormes » et qui perdent en finesse pour gagner en convivialité (maladresse, enthousiasme excessif). Elle trouve la musique écœurante et dommage que les princesses ne soient que des « transpositions du monde rose des poupées Barbie[127] ».

Stéréotypes et perceptions LGBT[modifier | modifier le code]

Des accusations de sexisme sont apparues après une déclaration de Lino DiSalvo, le chef en animation de La Reine des neiges qui a dit à Jenna Bush de Fan Voice : « Historiquement parlant, les personnages animés féminins sont très, très difficiles, parce qu'elles doivent traverser cette gamme d'émotions, tout en restant mignonnes[128],[129]. » Cependant, un porte-parole de Disney a plus tard expliqué au Time que DiSalvo a été largement mal compris, en disant qu'il « décrivait quelques aspects techniques de l'animation par ordinateur et ne faisait pas de commentaire général sur l'animation des personnages féminins par rapport aux autres personnages masculins[128],[129]. » Jennifer Lee a aussi ajouté que les mots de DiSalvo ont été pris hors contexte, il était en effet en train de parler en termes très techniques sur l'animation par ordinateur : « C'est difficile à faire, peu importe le sexe. J'ai beaucoup de peine pour lui[80], » a-t-elle dit. En août 2014, DiSalvo a éclairci dans une interview ce qu'il avait tenté d'expliquer à propos de la difficulté de transformer n'importe quel type de personnage animé d'une série de croquis 2D en un modèle animé en trois dimensions correct, ce qui avait été mal interprété : « Traduire cette gamme émotionnelle sur un personnage animé par ordinateur est l'une des parties les plus difficiles du processus. Masculin. Féminin. Bonhomme de neige. Animal[130]. » Il a ajouté : « C'est vraiment dommage que les gens aient fait ça... une phrase qui attire et ils la retransmettent partout. Ils ne sont pas revenus vers moi pour obtenir des commentaires et c'est le triste visage d'internet. Ils ne veulent pas la vérité[130]. »

Quelques spectateurs hors de l'industrie cinématographique tels que des pasteurs évangélIques[131],[132] et des chroniqueurs[133] ont affirmé que La Reine des neiges promeut la normalisation de l'homosexualité, tandis que d'autres pensent qu'Elsa, un des personnages principaux, représente une image positive de la jeunesse LGBT, voyant le film et la chanson Let It Go (Libérée, délivrée) comme une métaphore de coming out[134],[135]. Ces déclarations ont été reçues de manière mitigée par les deux publics et par la communauté homosexuelle[134]. Quand Jennifer Lee a été interrogée à propos de ces perceptions de nuance homosexuelle dans le film, elle a répondu : « Nous savons ce que nous avons fait. Mais en même temps, j'al le sentiment qu'une fois que le film est sorti, il appartient au monde, donc je n'ai pas envie d'ajouter quoi que ce soit, laissons les fans parler. Je pense que c'est à eux de décider[136]. » Elle a aussi mentionné le fait que les films Disney ont été faits à différentes époques et ont été célébrés pour différentes raisons et qu'un film de 2013 devrait avoir un « point de vue de 2013[135],[137] ».

Analyse commerciale et box-office[modifier | modifier le code]

Un succès inattendu[modifier | modifier le code]

Ray Subers de Box Office Mojo a comparé La Reine des neiges au film de Disney Raiponce (2010) en expliquant que l'histoire « n'accrochait pas autant » et que le marketing ciblait les garçons[138]. Il y avait peu de film familiaux durant la période des vacances de Noël de 2013 (incluant Thanksgiving aux États-Unis), Ray Subers prévoyait donc que le film « marcherait bien pendant la période de Noël » et récolterait 185 millions de dollars en Amérique du Nord, un score qui égalerait Les Mondes de Ralph[138]. Le site Boxoffice.com a fait remarquer le succès des films d'animation Disney précédents sortis pendant les périodes de vacances (Raiponce et Les Mondes de Ralph), mais a aussi ajouté que la distribution risquait de ne pas attirer le public en raison du nombre faible de stars ; le site a prévu un box-office en Amérique du Nord de 170 millions de dollars[139]. Chris Agar de ScreenRant a exprimé un avis similaire en évoquant la série de succès du studio et pensait que La Reine des neiges comblerait le manque de film pour enfant, sans pour autant dépasser le box-office de Hunger Games : L'Embrasement[140].

Clayton Dillard du Slant Magazine a commenté que bien que les bandes-annonces du films semblaient « fades », les critiques positives pourraient attirer l'intérêt des enfants et des adultes, il pensait donc que La Reine des neiges avait une bonne chance de dépasser le record des trois jours de démarrage de Raiponce à Thanksgiving[141]. Brad Breved de Ropeofsilicon.com a décrit le marketing du film comme une campagne « fortement hasardeuse », qui allait affecter l'importance du box-office[142]. Après que La Reine des neiges a fini le premier week-end avec un record pendant Thanksgiving de 93,6 millions de dollars, la plupart des observateurs ont prévu un box-office final nord-américain entre 250 et 300 millions de dollars[143], Breitbart.com a suggéré que grâce à ce très bon début et un « un public familial très important », le film allait dépasser facilement le palier des 130 millions de recettes en Amérique du Nord. Box Office Mojo a ressorti une prédiction de 250 millions de dollars, en ajoutant que le film allait être « l'unique choix pour le public familial » et a attribué ce démarrage réussi au bouche à oreille et au marketing du studio, qui soulignait les liens entre La Reine des neiges et les films à succès précédents de Disney (Raiponce et Les Mondes de Ralph) et les éléments humoristiques[144]. Dans une interview début décembre 2013, le cadre en distribution de Disney Dave Hollis a loué les efforts des réalisateurs et de l'équipe de marketing du film : « Pour une compagnie dont les fondations sont basées sur l'animation, un pareil démarrage est vraiment remarquable[145]. » Il a ensuite ajouté que le public pouvait être « très ciblé avec un message », mais que le film visait un large public plutôt qu'une petite partie particulière de l'audience[145].

Quand La Reine des neiges est devenu un immense succès inattendu, Bilge Ebiri de Vulture a analysé les éléments du film et a indiqué huit facteurs qui l'ont conduit à ce succès. Il a expliqué que La Reine des neiges a réussi à saisir l'esprit des films de la Renaissance Disney, ainsi que celui des premiers classiques, comme Blanche-Neige et les Sept Nains, et Cendrillon[146]. Il a aussi écrit que le film a Olaf, un acolyte « blagueur et irrévérencieux » avec un humour léger ce qui est « quelque chose de nécessaire dans les dessins animés modernes pour enfants », et les chansons « drôles et entraînantes » sont « assez biens[146] ». De plus, Bilge Ebiri a noté que La Reine des neiges était un film « révisionniste » qui n'a pas un méchant typique : Elsa, le personnage censé être la méchante, n'en est pas devenue une, mais une femme « qui a des ennuis ». Elle a été celle qui « a créé la plupart des défis pour les héros plus typiques du film (Anna[146]). » L'histoire de deux sœurs qui ont été séparées pendant leur enfance avait une connotation réelle avec les spectateurs qui ont un ou des frères et sœurs, et la lutte d'Elsa pour vaincre la honte et ses peurs de ses pouvoirs permet au spectateur de s'identifier au personnage[146]. Enfin, il a identifié divers facteurs qui ont attiré le public féminin : deux personnages féminins forts, un retournement inhabituel dans la sous-intrigue amoureuse, quand le prince charmant traditionnel, Hans, se révèle être un homme cupide à la recherche du pouvoir, et l'acte de grand amour qui sauve Anna est son propre sacrifice pour sauver Elsa[146]. Scott Davis de Forbes a attribué le succès commercial du film au marketing ciblé vers les aux garçons et aux filles, ainsi qu'au succès de la musique[147].

Lorsque Chris Buck a été interrogé sur le succès phénoménal de La Reine des neiges, il a répondu : « Nous n'aurions jamais imaginé un tel succès. Nous espérions avoir un fait un film aussi bien que Raiponce. J'espérais que le public s'y attacherait et répondrait bien, mais en aucun cas nous n'aurions pu prévoir cela[148]. » Il a cité un certain nombre de raisons de la popularité du film : « Il y a des personnages auxquels on peut s'identifier, les chansons sont fortes et mémorables. Nous avons également quelques personnages avec des défauts, ce que Jen (Jennifer Lee) et moi avons pris plaisir à faire — nous avons créé essentiellement deux princesses imparfaites[148]. » Il a aussi ajouté que les personnes qui pouvait interpréter le film l'avaient épaté[148]. Alors que La Reine des neiges se rapprochait de l'anniversaire de sa sortie en salles, Idina Menzel a mentionné le succès continu du film dans une interview d'octobre 2014 : « C'est tout simplement quelque chose de remarquable. D'habitude, vous faites un projet qui a son heure. Celui-ci ne semble pas pouvoir s'arrêter[149]. »

Un phénomène au Japon[modifier | modifier le code]

Le succès commercial de La Reine des neiges au Japon a été considéré comme un phénomène qui a reçu une couverture médiatique très répandue[150]. Sorti sous le titre Anna et la Reine des neiges[150],[151], le film a vu augmenter ses recettes par semaine pendant les trois premières après la sortie, et a commencé à diminuer seulement à partir de la quatrième, alors que les recettes diminuent habituellement dès la fin de la semaine de démarrage[152]. La Reine des neiges a reçu sept millions d'entrées au 16 avril 2014[150] et près de 18,7 millions au 23 juin 2014[153]. De nombreux cinéphiles ont regardé les deux versions, américaine et doublée japonaise[151]. Japan Today a aussi rapporté le fait que la version doublée est particulièrement appréciée au Japon[150]. Gavin J. Blair du Hollywood Reporter a commenté les succès du film au Japon : « Même après ses 9,6 millions d'USD (986,4 millions de JPY) au week-end de démarrage, un record pour un film d'animation Disney au Japon, peu de gens auraient prédit une telle accumulation de recettes[153]. » Le responsable de la distribution de Disney Dave Hollis a raconté lors d'un interview que « Il est devenu très clair que les thèmes et les émotions de La Reine des neiges ont dépassé nos frontières, mais ce qui se passe au Japon est extraordinaire[154]. »

D'après l'International Business Times, « Le succès de La Reine des neiges ne bénéficie pas d'un appétit général pour les films américains au Japon[155] », mais pour Akira Lippit de l'USC School of Cinematic Arts, il y a eu divers facteurs qui ont constitué ce phénomène : en plus du fait que les films d'animations « sont très bien accueillis au Japon, et le nom de la marque Disney et tout son héritage est de grande valeur. [...] La raison la plus importante est l'audience principale... les jeunes adolescentes de 13 à 17 ans[154]. » Il a ensuite expliqué que le public dans cette tranche d'âge a un rôle vital dans le façonnage de la culture populaire japonaise et « La Reine des neiges a tellement d'éléments qui leur plaisent, avec l'histoire d'une jeune femme avec des pouvoirs et un côté mystique, qui trouve sa propre bonne voie en elle-même[154]. » Il a comparé la situation actuelle du film avec le phénomène similaire de Titanic (1997), « où des millions de jeunes Japonaises sont venues regarder Leonardo Di Caprio couler — plusieurs fois », et pensait qu'il se passait la même chose avec La Reine des neiges[154]. Une autre raison qui a contribué au succès du film a été le soin qu'à pris Disney à choisir des voix d'actrices de « haute qualité[155] » pour la version doublée japonaise, puisque la scène musicale pop du Japon avait un rôle important particulièrement avec le public adolescent[154]. Orika Hiromura, le chef de projet marketing de Disney au Japon pour La Reine des neiges, a expliqué dans une interview pour le Wall Street Journal que : « Nous avons vraiment beaucoup d'efforts pour trouver des acteurs qui pourraient non seulement jouer leur rôle mais aussi se donner à fond pour les chansons. Nous avons trouvé celles qui correspondaient le mieux avec Takako Matsu et Sayaka Kanda, elles ont ajouté une toute nouvelle dimension à la narration[156]. »

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays où les recettes ont dépassé les dix millions de dollars
Pays ou région Box-office Date de mise à jour Nombre de semaines
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 48 273 440 USD 30 mars 2014 18
Drapeau de l’Argentine Argentine 11 554 864 USD 8 juin 2014 23
Drapeau de l'Australie Australie 31 058 116 USD 2 mars 2014 10
Drapeau du Brésil Brésil 21 741 637 USD 2 novembre 2014 44
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 48 240 000 USD 16 mars 2014 6
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 76 695 633 USD 16 mars 2014 9
Drapeau de l'Espagne Espagne 22 492 845 USD 2 novembre 2014 49
Drapeau des États-Unis États-Unis et Drapeau du Canada Canada 400 738 009 USD 17 juillet 2014 34
Drapeau de la France France[Note 3] 46 942 953 USD 9 février 2014 10 (27)
Drapeau de l'Italie Italie 26 421 884 USD 2 mars 2014 11
Drapeau du Japon Japon 249 036 646 USD 31 août 2014 25
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 10 506 131 USD 2 mars 2014 12
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 65 720 121 USD 8 juin 2014 27
Drapeau de la Russie Russie et CEI 33 436 103 USD 2 mars 2014 12
Drapeau du Venezuela Venezuela 12 514 904 USD 13 avril 2014 17
Monde Total hors États-Unis 873 431 000 USD 2 novembre 2014 49
Monde Total Monde 1 274 219 009 USD 2 novembre 2014 49

Sources : Box Office Mojo[157], JP's Box Office[158] et CBO Box-office[159].

Le 26 janvier 2014, La Reine des neiges dépasse le record du Roi lion (1994) avec 810 millions d'USD de recettes à l'international cumulant 347 millions aux États-Unis durant 10 semaines à l'affiche et 462 millions en dehors[160]. Le film est déjà sorti au Royaume-Uni (57 millions), en Allemagne (45 millions) et en France (41 millions), vient de sortir en Corée du Sud récoltant 22,6 millions en 10 jours et doit sortir en Chine le 5 février puis au Japon le 15 mars[160]. Ces bons résultats poussent les critiques à imaginer que le film surpasse les records de Hunger Games (856 millions) et Le Hobbit : La Désolation de Smaug (837 millions)[160]. Le 8 mai 2014, après une semaine de diffusion dans les salles japonaises, le film récolte 156 millions d'USD (15,9 milliards de yen)[161].

Adaptations et réutilisations[modifier | modifier le code]

Le 13 janvier 2014, Walt Disney Theatrical Productions confirme l'adaptation en comédie musicale de La Reine des neiges[162].

Le 5 mai 2014, profitant du succès du film, Disney Cruise Line et Adventures by Disney annoncent des itinéraires en Norvège pour 2015[163]. Le 29 mai 2014, Disney Publishing Worldwide et Walt Disney Records lancent une application karaoké La Reine des neiges[164]. Le 22 juillet 2014, Disney annonce une campagne commerciale de 5 ans autour de La Reine des neiges[165]. Le 12 septembre 2014, Disney annonce une attraction basée sur La Reine des neiges dans le pavillon de la Norvège à EPCOT[166]. Le 24 septembre 2014, Hasbro annonce avoir signer au détriment de Mattel un contrat avec Disney pour produire les poupées de La Reine des neiges[167].

Compte tenu du gros succès du film, un court-métrage est prévu pour le printemps 2015. Il sera destiné à être diffusé en salle, avant un autre film d'animation. L'histoire se déroulera lors des préparatifs de l'anniversaire d'Anna. Seulement, les pouvoirs d'Elsa risquent de provoquer quelques accidents imprévus. Une nouvelle chanson pourrait être alors interprétée par Olaf[168]. Le 24 septembre 2014, Hasbro annonce avoir signer au détriment de Mattel un contrat avec Disney pour produire les poupées de La Reine des neiges[169].

Suite[modifier | modifier le code]

Selon Idina Menzel, qui a prêté sa voix à Elsa, une suite en long-métrage d'animation serait bien prévue. Elle espère être rappelée pour interpréter une nouvelle fois la Reine des neiges dans cette suite possible mais a ajouté qu'il est peu probable qu'elle soit impliquée dans l'adaptation en comédie musicale. Elle est toujours impressionnée par les petites filles la reconnaissent dans la rue en tant que chanteuse de Let It Go[170].

Once Upon a Time[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnages du film ont été intégrés dans la saison 4 de Once Upon a Time tels qu'Elsa, Anna et Kristoff. Alors que les fuites du tournage inquiétaient les critiques sur le fait que cela ne pourrait être qu'un « copié-collé [...] comme si les scénaristes surfaient uniquement sur la vague du succès du film »[171], cela fut finalement une bonne surprise. Le scénario reste est en effet assez étoffé en exploitant particulièrement le naufrage des parents d'Anna et Elsa ; et les personnages de La Reine des neiges « ne volent pas la vedette » aux autres personnages[171].

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

  • Quelques personnages de l'univers Disney font des caméos : Raiponce et Eugène lorsque le Royaume ouvre ses portes, ainsi que Mickey dans la boutique de Oaken[172].
  • Le nom du royaume d'Elsa et Anna, « Arendelle » , est inspiré du nom de la ville norvégienne Arendal[173].
  • Lors de la chanson Le Renouveau, Anna mange des chocolats qui sont un clin d'œil à un autre film des studios Disney, Les Mondes de Ralph[172].
  • Lors de la chanson En été, Olaf dansant avec les mouettes fait référence au film Mary Poppins de 1964.

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

  • Anglais (original) : Frozen (« Gelée »), pendant la production : Anna and the Snow Queen puis The Snow Queen (« [Anna et] La Reine des Neiges »)
  • Allemand : Die Eiskönigin - Völlig unverfroren (« La Reine des neiges - Sans aucune honte »)
  • Bulgare : Замръзналото кралство (« Le Royaume gelé »)
  • Croate : Snježno kraljevstvo (« Le Royaume enneigé »)
  • Danois : Frost
  • Espagnol : Frozen: El reino del hielp (« Frozen : Le Royaume de glace »)
  • Espagnol (Pérou) (Mexique) (Chili) (Argentine) : Frozen: Una aventura congelada (« Frozen : Une aventure gelée »)
  • Finnois : Frozen: huurteinen sekkailu (« Frozen : une aventure gelée »)
  • Français : La Reine des neiges, simplifié de Frozen : La Reine des neiges
  • Grec : Ψυχρά κι Ανάποδα [Psyhra ki anapoda] (« La Froide et l'Obstinée »)
  • Hébreu : לשבור את הקרח [Lishbor et ha'Kerakh] (« Brise la Glace »)
  • Hongrois Jégvarázs (« Neige magique »)
  • Italien : Frozen : Il regno di ghiaccio (« Le Royaume de glace »)
  • Japonais : アンナ と 雪 の 女王 [Anna to Yuki no Joou] (« Anna et la Reine des neiges »)
  • Polonais : Kraina lodu (« Le Pays de glace »)
  • Portugais : Frozen - O Reino do Gelo (« Frozen - Le Royaume de Glace »)
  • Portugais (Brésil) : Frozen : Uma Aventura Congelante
  • Russe : Холодное сердце (« Le Cœur Gelé »)
  • Tchèque : Ledové království (« Le Royaume gelé »)
  • Turc : Karlar Ülkesi (« Le Pays enneigé »)
  • Ukrainien : Крижане серце (« Le Cœur de glace »)

Source : IMDb.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Établissement nommé Disney's Character Warehouse ou Character Depot, fermée en 2013
  2. En anglais : "I did not know that people would not let it go. No pun intended.", en référence à la chanson Let It Go.
  3. inclut l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, et Monaco.

Références[modifier | modifier le code]

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  5. (en) Charles Solomon The Art of Frozen, p. 14.
  6. (en) Charles Solomom The Art of Frozen, p. 31.
  7. a et b (en) Charles Solomom The Art of Frozen, p. 33.
  8. a, b et c (en) Charles Solomom The Art of Frozen, p. 155.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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