Ratatouille (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ratatouille (homonymie).

Ratatouille

Description de l'image  Ratatouille.png.
Titre original Ratatouille
Réalisation Brad Bird
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Comédie
Sortie 2007
Durée 111 minutes[1]

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ratatouille est le huitième film d'animation en images de synthèse des studios américains Pixar[2], réalisé par Brad Bird et sorti en salles en 2007.

Le film raconte les aventures animées d'un rat, nommé Rémy, qui est séparé de sa famille lors d'une fuite en catastrophe de sa colonie, délogée de son lieu d'établissement. Rémy s'installe alors dans les cuisines de Chez Gusteau !, un grand restaurant parisien[3].

Bien accueilli tant par le public que par la critique, il se hisse dès sa sortie en tête du box-office aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. Le film a reçu diverses récompenses dont l'Oscar du meilleur film d'animation en 2007.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les égouts de Paris, où Rémy s'imagine en train de parler avec Gusteau.

Rémy, un jeune rat, vit dans la campagne française avec son père, Django, son frère, Émile, et un clan de rats, dans le grenier de la maison de Mabel, une vieille dame à la retraite. Contrairement aux membres de sa famille, Rémy est un grand admirateur de la cuisine française. Grâce à son odorat très fin, le jeune rat connaît instinctivement les ingrédients à ajouter aux plats pour les rendre meilleurs et plus subtils. C'est pourquoi il se rend furtivement le soir dans la cuisine pour lire un livre de recettes du chef cuisinier étoilé, Auguste Gusteau, mort récemment après la perte d'une de ses étoiles à cause d'un critique culinaire, Anton Ego, qui s'opposait à l'idée fondamentale de Gusteau selon laquelle « tout le monde peut cuisiner ».

Un soir, Rémy, accompagné de son frère, est en train de concocter une recette lorsque la propriétaire de la maison les prend sur le fait et les oblige à fuir. Séparé de sa famille et seul dans les égouts, Rémy parle en rêve avec Gusteau, qui le console et le guide jusqu'à son restaurant. Il tombe sur Alfredo Linguini, un jeune commis de cuisine préposé aux poubelles depuis que Skinner, le nouveau chef, a appris qu'il était le fils de la petite amie de Gusteau. Alors qu'Alfredo, qui souhaite lui aussi cuisiner, s'apprête à gâcher irrémédiablement une soupe, Rémy s'infiltre dans la cuisine pour sauver le plat en utilisant son talent mais Alfredo l'aperçoit et l'enferme sous une passoire. Skinner remarque à son tour Alfredo à côté de la soupe et vient alors le réprimander : il ne doit pas s'occuper de la préparation des plats, n'ayant aucune formation de cuisinier. Quelques minutes passent, et la soupe est servie à Solène Leclerc, une critique culinaire. Skinner s'apercevant que la soupe servie était celle que Linguini avait modifiée, tente de l'intercepter, mais n'y parvient pas. Il s'apprête à licencier le jeune commis lorsque la critique, ravie par la soupe appétissante, fait parvenir au chef ses félicitations. Alfredo est alors affecté à la préparation des soupes. Pendant ce temps, Rémy, qui a réussi à s'échapper de la passoire, est capturé et enfermé dans un bocal par des cuisiniers. C'est Alfredo qui est chargé de cette tâche. Mais alors qu'il s'apprête à le jeter dans la Seine, il se rend compte que le rat comprend ses paroles et qu'il peut l'aider. Ils acceptent alors de travailler ensemble. Colette, une jeune cuisinière, est chargée de l'apprentissage d'Alfredo mais Skinner, toujours décidé à s'en débarrasser, demande à ce dernier de préparer à nouveau une soupe, certain que le commis n'y parviendra pas.

Le jour suivant, le rat s'entraîne à diriger Alfredo, en lui tirant les cheveux, caché sous sa toque de cuisinier. Le commis réussissant ses tâches avec succès, est pris de l'envie de révéler son secret à Colette, mais le petit rat s'y oppose et l'oblige à l'embrasser à la place.

Rémy découvre par hasard qu'Alfredo est le fils de Gusteau et réussit à récupérer de justesse les preuves de cette filiation des griffes de Skinner. Alfredo devient alors le chef légitime du restaurant et décide de révéler son secret aux autres cuisiniers. Choqués qu'il doive son talent à un rat, tous décident alors de le quitter, y compris Colette, le soir même où l'horrible critique Anton Ego leur rend visite. Désemparé, Alfredo ne sait plus que faire. Mais la famille de Rémy, qui avait une dette envers lui, vient lui prêter main forte.

Dans les cuisines du restaurant, de nombreux petits rats se partagent les tâches pour concocter les plats, tandis qu'Alfredo assure le service. Rémy décide de préparer une ratatouille (Confit byaldi) pour le critique. Lors de la dégustation, la profusion de saveurs fait ressurgir chez Ego le souvenir de la ratatouille de son enfance. Subjugué, il veut remercier le chef mais Alfredo lui avoue que c'est un rat qui a préparé le plat. Le lendemain du repas, le critique publie un article élogieux sur Alfredo et sur son mystérieux petit cuisinier sans en dévoiler la nature exacte. Mais les services d'hygiène, avertis par Skinner de la présence de rats dans l'établissement, ferment le restaurant. Aidé de Colette, qui a lu entre temps le livre d'Auguste Gusteau Tout le monde peut cuisiner, Alfredo ouvre un nouveau restaurant nommé La Ratatouille, en l'honneur de celle servie à Ego. Il s'occupe du service, laissant la cuisine à Colette et Rémy.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Rémy : Rémy est un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef cuisinier. Mais ce rêve est d'autant plus difficile que Rémy est un rat. Pourtant, son odorat des plus fins, et sa capacité à mélanger les saveurs pour préparer les meilleurs repas lui permettront de réaliser son vœu. Il refuse sa vie de rat d'égoût, et se reconnaît en tant que créateur, et non comme fouineur de poubelles. Quand Rémy ne concocte pas de plat, il lit le livre de son idole : Gusteau. En tombant sur son restaurant, Rémy ne savait pas encore ce qui allait lui arriver.
  • Alfredo Linguini : Alfredo Linguini est un jeune homme roux timide et maladroit. Fraîchement embauché, après plusieurs petits boulots et le décès de sa mère, il est commis chargé des poubelles chez Gusteau, et il fait beaucoup d'efforts pour garder ce travail. Lorsqu'il rencontre Rémy, sa vie est bouleversée. Le succès lui tend les bras, et ce succès en devient suspect. Avec Rémy, il sera soumis à bien des épreuves face à son rival, Skinner.
Hélène Darroze (ici en 2007), inspiration du personnage de Colette Tatou.
  • Colette Tatou : prête à tout, Colette (inspirée d'Hélène Darroze) est une femme de caractère, d'ailleurs la seule part de féminité chez Gusteau. Son ardeur, et sa patience l'ont fait réussir dans ce milieu pourtant peuplé uniquement d'hommes. Et cette infériorité la déstabilise, mais en devant surveiller le nouveau commis, Linguini, elle va apprendre à connaître quelque chose qui lui était inconnu jusqu'alors.
  • Skinner : petit, et rond, Skinner a horreur de se faire gouverner. Et après la mort de Gusteau, il devient le chef impitoyable du restaurant. Profitant de la renommée de son ancien patron, Skinner va placer quelques parts dans le commerce de la pizza et des burritos congelés. Transformant de ce fait le restaurant le plus chic de Paris en un grand centre commercial. Le personnage est inspiré, d'une manière assez lointaine, de Louis de Funès[4].
  • Anton Ego : Anton Ego est l'un des plus puissants critiques culinaires de Paris. En son pouvoir, il peut faire ou défaire la renommée d'un restaurant, provoquant joie, ou malheur. De par son visage fin, et vicieux, il terrifie les cuisiniers, devenant à sa merci. Anton s'est habitué à ce pouvoir, et n'y prête plus attention. Sous ses traits, est révélée une ressemblance à Louis Jouvet[5].
  • Émile : petit frère de Rémy, Émile est amoureux de la vie. Et s'il n'aime pas concocter des plats, il aime les savourer. Émile est prêt à tout pour soutenir son frère, lui remonter le moral quand ça ne va pas, ou dans sa chasse aux aliments insensés.
  • Auguste Gusteau : Auguste Gusteau (inspiré par Bernard Loiseau) est l'un des plus grands chefs cuisiniers de son temps. Pour faire connaître son génie, il a écrit un livre, Tout le monde peut cuisiner. C'est grâce à celui-ci que Rémy va pouvoir faire prospérer son savoir. Les plus célèbres viennent déguster ses plats, mais mystérieusement, Gusteau va mourir, après la perte d'une étoile pour son restaurant due à Ego, redoutable critique. Le restaurant perdra encore une étoile à la suite de sa mort. Mais, même après sa mort, Gusteau reste présent dans l'esprit de Rémy.
  • Django : Django est le père de Rémy et Émile. Il ne veut rien de plus que son fils Rémy reste dans la colonie de rats, pour qu'il n'ait aucun rapport avec les humains. Il le mène alors devant une boutique de produits et poisons anti-rats afin de lui démontrer que les humains les haïssent et ainsi le dissuader de les fréquenter.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Transcription du titre pour aider la lecture des anglophones.

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

La bande originale de Ratatouille, sortie le 26 juin 2007 sous le label Walt Disney Records, a été composée par Michael Giacchino. Elle est interprétée par Le Rat Band sous la direction de Tim Simonec, et comprend :

L'édition française de la bande originale présente également la chanson du générique de fin, Le Festin, interprétée en français par Camille.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : IMDb[9]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Jan Pinkava (ici en 2007), scénariste du film

Jan Pinkava, oscarisé en 1998 pour le court-métrage Geri's Game, est à l'origine du projet : il en a créé le scénario, les costumes, les paysages : il est le noyau de Ratatouille[10]. Mais en 2005, Pixar décide de le remplacer par Brad Bird[11],[12],[13], réalisateur du précédent long-métrage Pixar (oscarisé) Les Indestructibles.

Ce changement inattendu est dû à la complexité de l'histoire imaginée par Pinkava[14] : trop de personnages principaux et d'intrigues secondaires. Brad Bird reprend le projet en renforçant la relation Rémy-Linguini[15], et le personnage de Colette, alors faiblement utilisé[16]. Le nouveau réalisateur modifie aussi l'esthétique des rats pour les rendre moins anthropomorphes[17], en imaginant une comédie axée sur le physique[18], dont le personnage de Linguini fournirait la base du travail[19]. Il persuade néanmoins John Lasseter de garder le titre Ratatouille trouvé par Pinkava, car il sonne typiquement français tout en contenant le mot « rat »[20].

Après avoir fini de retoucher le scénario, Brad Bird, son directeur de la photographie, Robert Anderson, et plusieurs autres techniciens, se rendent à Paris. Durant une semaine, ils visitent les monuments principaux et mangent dans des restaurants chics parisiens[21] pour comprendre correctement l'environnement de la capitale, Brad désirant donner de cette ville une vision romantique[11].

De retour en Amérique, l'équipe se lance dans la préparation du film, déjà en chantier depuis deux ans. Selon Brad Bird, c'est ce délai qui a incité les techniciens à tenter des choses qu'ils n'auraient pas faites autrement[20].

Ratatouille est le premier long métrage des studios Pixar dont la distribution ne comprend pas Joe Ranft, surnommé le « Cœur de Pixar »[22], mort le 16 août 2005 dans un accident de voiture.

Le film est dédié à Dan Lee, animateur de l'équipe mort en 2005 d'un cancer du poumon.

Conception graphique[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Patton Oswalt (ici en 2006), interprète de la voix originale de Rémy.

D'après le concepteur Jason Deamer « la plupart des personnages étaient conçus lorsque Jan a quitté le tournage. Cet homme avait l'œil pour les reliefs[23] ». C'est ainsi que Pinkava imagine Anton Ego comme un vautour[24].

Jan Pinkava dira, après son départ du projet :

« Les gens veulent toujours savoir d'où viennent les idées. La vérité est qu'un jour, je me tenais dans la cuisine avec ma femme, et que tout-à-coup j'ai eu cette idée : et si un rat voulait devenir un chef de cuisine ? Lorsque vous vous mettez à raconter cela aux gens, tout le monde rit. C'est vraiment une idée complètement folle[25] ! »

Jan consulte Debbie Ducommun, une experte en rats, à propos de leurs habitudes et de leurs caractéristiques[26]. De même avant le responsable de la conception des personnages, Greg Dykstra réalise des maquettes préalables en argile d'après les conseils d'un autre expert : B. F. Skinner, qui est d'ailleurs l'un des personnages du film.

De plus, pour étudier les mouvements des rats, un an avant le tournage est installée, à l'entrée des studios Pixar, une grande cage emplie de rats qui pouvaient ainsi courir, marcher ou dormir[27].

Puis vient le choix des voix. Brad Bird a tout de suite choisi Patton Oswalt pour le personnage de Rémy après l'avoir entendu dans une de ses comédies[25]. Tous les acteurs choisis ont dû ensuite s'entraîner à prendre un accent français authentique. Cependant, John Ratzenberger, qui joue le rôle de Mustafa, n'y parvenant pas, il s'exprime avec un accent italien[28].

Enfin des scènes de référence sont tournées en vrai pour étudier certains mouvement. Par exemple, pour la scène de Linguini qui saute dans la Seine pour sauver Rémy, il a fallu qu'un technicien, vêtu comme le commis, saute dans la piscine des studios et vérifie quelles parties des vêtements collaient à la peau[29].

Auguste Gusteau, entre réalité et fiction[modifier | modifier le code]

Certains traits du personnage du chef cuisinier Auguste Gusteau n'ont peut-être pas été créés par Jan Pinkava mais plutôt inspirés de la vie d'un véritable chef cuisinier, Bernard Loiseau. Dans le film, Gusteau a disparu, des rumeurs circulent sur le fait qu'il semble s'être suicidé après la perte d'une étoile pour son grand restaurant car il cherchait toujours à atteindre l'excellence avec ses cinq étoiles.

La description présente de nombreuses similitudes avec Bernard Loiseau, classé trois étoiles au Guide Michelin, et 19/20 au Gault et Millau. Considéré comme l'un des plus grands restaurateurs français[30]. Il projetait d'ouvrir un hôtel de luxe et de caractère, mais à la suite d'une rétrogradation de 19 à 17/20 pour le GaultMillau, et à des critiques lui reprochant de ne plus rechercher la perfection, en s'endormant sur ses lauriers au détriment de sa qualité de créateur et d'innovateur[31], Bernard Loiseau se suicide le 24 février 2003[32].

Décors et nourriture[modifier | modifier le code]

Reproduction de la préparation du « Confit byaldi », qui sera servi à Anton Ego dans le film.
Confit byaldi (détail).

Ce fut un défi pour les cinéastes de créer tous les décors, surtout ceux qui avaient trait à la nourriture, créés par des ordinateurs : il fallait, selon le réalisateur, qu'ils apparaissent délicieux. Pour ce faire, l'équipe de tournage a consulté plusieurs chefs gastronomiques, autant en Amérique qu'en France[33], et des animateurs d'écoles culinaires de la région de la baie de San Francisco[34] pour comprendre l'organisation d'une cuisine industrielle. Ils ont notamment rendu visite au restaurant Taillevent, à Guy Savoy, à Hélène Darroze, à La Tour d'Argent, à Cyril Lignac, au Café Procope et au restaurant Le Train bleu. Michael Warch, l'un des nombreux techniciens du film, avait, avant de travailler pour les studios Pixar, suivi une formation d'école culinaire avant de tourner le film, ce qui lui permit d'aider les autres techniciens, concepteurs des décors[35],[36].

Le célèbre chef Thomas Keller a permis au producteur, Brad Lewis, de venir découvrir sa cuisine du French Laundry. Pour la conclusion du film, Keller a créé un plat fantaisiste, selon les souhaits du réalisateur, et en parallèle au titre du film, qu'il a nommé « Confit byaldi »[37]. La lumière utilisée dans Ratatouille pour mettre en valeur les fruits et légumes fut la même que celle utilisée dans Les Indestructibles pour la peau de la famille de super-héros[38], mais, de nouveaux programmes furent utilisés pour donner une texture organique[39]. Pour rendre le résultat plus réaliste, la musique, les dialogues et des images abstraites représentant les sensations des personnages lors de dégustation ont été utilisés. L'apparence des mets a été créée par l'animateur Michel Gagné, qui s'inspira du travail d'Oscar Fischinger et de Norman McLaren[40]. En dernier lieu, pour rendre un compost réaliste, le département d'art du film a photographié plusieurs sortes de produits alimentaires, tels que des pommes, des baies, des bananes, des champignons, des oranges, du brocoli et de la laitue en fermentation[41].

Des noms de techniciens de tournage furent donnés à certains de ces aliments, comme « Les olives noires Goodman » (en référence à l'animateur Dan Goodman), ou « Le Café Stan » (le monteur Stan Webb).

Paris[modifier | modifier le code]

La boutique de dératisation de la rue des Halles à Paris apparaît brièvement dans le film.

Plusieurs lieux réels ont inspiré le film[42]. Les équipes de Pixar ont visité La maison Aurouze, un dératiseur parisien situé dans le premier arrondissement et dont la façade a été reproduite dans le film[42]. Le grand restaurant parisien La Tour d'Argent a inspiré le décor du restaurant panoramique du film[42].

Dans Ratatouille, ce n'est pas un Paris actuel, avec quelques traces de pollution dans le ciel, ni de longues files de voitures dans les rues, mais un Paris historique et symbolique qui apparaît, vu à travers des clichés enjolivés. En effet, dans le film, on aperçoit une Citroën 2CV et une Citroën DS à plusieurs reprises, ou même un Linguini à vélo. Ceci révèle une trace de romantisme dans la vue parisienne des producteurs hollywoodiens[43].

Cédric Klapisch dira à ce sujet :

« Dans ce Paris imaginé, on roule encore en 2CV ou en DS. Je trouve cela charmant quand on s'invente le Paris que l'on veut voir. Finalement, le Paris qui est décrit par Hollywood demeure un Paris historique et symbolique. Vous me direz, quand un Français va faire un clip en Californie, il y a toujours une fille en roller avec un milk-shake ! Tout le monde a des clichés sur tout le monde[43] ! »

À la différence de la directrice de la photographie, Sharon Calahan, qui a déclaré rechercher une atmosphère d'octobre, idéale, pour le film :

« Quand nous sommes allés à Paris, il y avait du soleil, mais la lumière était argentée et diffuse, tout paraissait doux, chaleureux et accueillant. Je voulais retrouver cela dans notre film. Le film n'est pas éclairé avec une lumière fortement colorée et des ombres franches comme c'est le cas d'ordinaire, parce que je voulais vraiment célébrer cette couleur particulière que l'on ne trouve qu'à Paris[44]. »

Accueil[modifier | modifier le code]

Marketing[modifier | modifier le code]

Logo des bouteilles de vin commercialisées aux États-Unis d'Amérique durant le mois de juillet 2007.

La bande-annonce de Ratatouille débute de la même manière que son prédécesseur : Cars. Une vue d'ensemble dépeint Paris, accompagnée d'une voix narrative décrivant la capitale. Le spectateur assiste ensuite à une scène dans un restaurant, celui de maître Gusteau. Puis, la caméra entre dans les cuisines, et donne à voir un rat qui assaisonne une soupe… mais le commis Linguini le prend sur le fait[45]. Cependant, les scènes que l'on peut voir ne sont pas présentes dans le film, comme tous les autres métrages des studios Pixar. Une seconde bande-annonce sort le 23 mars 2007[46].

Le Grand Tour du fromage commence le 11 mai 2007 avec des démonstrations de cuisine et un extrait du film. Lou Romano participe à une séance d'autographe à San Francisco à cette occasion[47]. Est ensuite créé un vin français à l'image de Ratatouille, avec l'aide de Costco. Quelques bouteilles sont commercialisées, mais à la suite de plaintes déposées par l'Institut d'œnologie de Californie, tout est arrêté. Le motif de la plainte estque ce produit dérivé risquait de pousser des mineurs à la consommation d'alcool[48]. Des peluches, des jouets, un jeu vidéo, plusieurs livres et albums sortent également.

Au Royaume-Uni, plutôt que de sortir une bande-annonce, un extrait comportant des scènes de Rémy et Émile est diffusé en salle pour décourager le piratage du film[49]. De même, les protagonistes du film sont utilisés dans une publicité pour la Nissan Note[50].

Les studios Disney et Pixar s'inquiétant de la compréhension par le public anglophone, et particulièrement par les jeunes, et de la prononciation du mot « ratatouille », le titre est épelé phonétiquement lors des bandes-annonces, extraits et sur l'affiche du film[51],[52].

Sortie en salles[modifier | modifier le code]

La première mondiale de Ratatouille a lieu le 22 juin 2007 à Los Angeles au Théâtre Kodak[53], précédant d'uns semaine la sortie nationale.

Ratatouille sort après une longue brouille entre les États-Unis et la France, à la suite du refus de cette dernière de participer à la troisième guerre du Golfe déclenchée en 2003 sous l'impulsion de l'administration Bush (ce qui avait entraîné une campagne de boycott des produits français menée par certains parlementaires américains, allant jusqu'à la proposition du retrait du mot « french » dans l'expression « French Fries », désignant aux États-Unis les frites, sur les menus de certains cantines scolaires[54]. Pour le magazine La Vanguardia, Ratatouille est un élément de réconciliation destinés aux jeunes américains qui découvrent ainsi Paris et les beautés de la France[54], tout comme l'avait été en son temps Les Aristochats, sorti en 1970 sous la présidence de Georges Pompidou, après plusieurs actions du général de Gaulle pour renforcer l'indépendance de la France, comme la sortie de l'OTAN et la fermeture en 1966 des bases américaines situées en France[54]. De fait, Nicolas Sarkozy enterrera la hache de guerre entre les deux pays lors d'un discours devant le Congrès des États-Unis en novembre 2007[55].

Box-office[modifier | modifier le code]

Lors de sa sortie nationale américaine, Ratatouille compte près de 3 940 copies et démarre à la première place avec plus de 47 000 000 $[56], le plus petit départ pour un long métrage d'animation réalisé par Pixar depuis 1001 pattes.

Cependant, en France, lors de sa sortie nationale, le film réalise le meilleur démarrage pour un film d'animation[57], se classant Numéro 1 du box-office annuel en France, après les Les Bronzés 3 et avant Bienvenue chez les Ch'tis.

Au Royaume-Uni, le film débute aussi premier au box-office avec près de 4 000 000 £[58].

Le 13 janvier 2008, le film avait engendré près de 206 445 654 $ aux États-Unis, et plus de 619 687 889 $ dans le monde, réalisant ainsi le troisième plus gros succès des studios Pixar, derrière Le Monde de Nemo et Les Indestructibles[59].

Pays Box-office Nbre de sem. Classement TLT[60] Date
Box-office Alt=Image de la Terre Mondial[61] 621 404 947 $ 24 sem. 35e au 23 avril 2008
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis[62] 206 445 654 $ 20 sem. 77e au 11 février 2008
Box-office Drapeau de la France France[63] 7 824 208 entrées 31 sem. 1er (2007) au 4 mars 2008
Box-office Paris[63] 1 446 391 entrées 15 sem. - au 4 décembre 2007
Box-office Drapeau de la Suisse Suisse[64] 756 682 entrées - 14e en mars 2008

Succès et critiques[modifier | modifier le code]

Succès critique et public, Ratatouille est l'un des longs métrages les plus rentables que Pixar ait tourné jusqu'à ce jour[59]. Le film a d'ailleurs été élu par le site internet Rotten Tomatoes[65] « meilleur film de l'année ». Et ce succès, c'est la Walt Disney Company qui en profite en créant par masse des produits dérivés comme des peluches, des jouets, des jeux vidéo, et même un vin français. Plusieurs livres ont aussi été commercialisés autour du film : des albums, des bandes-dessinées, ou des romans.

Avec ses 1 951 074 entrées, Ratatouille réalise le quatrième meilleur démarrage hebdomadaire français de tous les temps pour un film d'animation, il est aussi le film le plus vu dans les salles de cinéma en 2007[66].

Les réactions critiques du film sont la plupart du temps unanimement positives. 196 personnes de Rotten Tomatoes, un critique en ligne, évaluent à 96/100 Ratatouille[67], de la même manière que Metacritic, dont 37 personnes l'ont aussi évalué à 96/100, le sixième meilleur score de tous les sites internet en janvier 2008[68].

A. O. Scott, du New York Times, a parlé de Ratatouille comme d'« un film populaire impeccable, et l'un des portraits d'artiste les plus convaincants qu'il ait vu au cinéma[69] ». Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, et Jeffrey Lyons, de NBC, ont quant à eux avoué qu'ils venaient de voir un film à la hauteur de leur espérance. Plusieurs revues[70] ont noté que la critique qu'émettait Anton Ego, à la fin du film, pouvait être prise comme une « claque sur le poignet » pour des critiques professionnels[71],[72].

Ratatouille est nommé cinq fois aux Oscars 2008 (meilleur film d'animation, meilleure chanson originale, meilleur scénario, meilleur son et meilleur mixage de son), détenant le record du nombre de nominations pour un film d'animation en images de synthèse et détrônant ainsi Monstres et Cie, Le Monde de Nemo et Les Indestructibles. La Belle et la Bête détient quant à lui toujours le record du nombre de nominations pour un film d'animation traditionnel[73], avec six nominations dont deux trophées remportés.

Le court métrage qui précédait le film lors de sa sortie en salles, Extra-terrien, est également nommé à l'Oscar du meilleur court métrage d'animation[74].

Ratatouille obtient aussi treize nominations aux Annie Awards dont neuf récompenses et une victoire aux Golden Globes dans la catégorie « Meilleur film d'animation ». Le film a pour l'instant remporté près de dix-huit prix internationaux et a été nommé pour divers autres prix à vingt-sept reprises[9].

Durant son exploitation, le film est apparu sur plusieurs classements des dix meilleurs films de l'année 2007 de magazines notables[75].

DVD[modifier | modifier le code]

Début février 2008, le DVD ainsi qu'une édition haute définition Blu-ray sortent en vente en France, et début novembre 2007 en Amérique[81]. Cette nouvelle sortie pour les studios Pixar se différencie des précédents DVD, où apparaissaient dans le menu, différents jeux enfantins[82]. Seul, un menu interactif de Disney Channel est mis en valeur, accompagné de deux courts métrages, régis par un son Dolby Digital : une histoire de rats, et l'extraction ratée d'un dormeur de sa maison par un extraterrestre maladroit. L'histoire de rats n'est autre qu'une histoire animée sur Rémy et Émile, intitulée Your Friend the Rat (Vos amis les rats), dans laquelle deux rats essayent de devenir amis avec des humains, démontrant les préavis des humains à travers plusieurs exemples[83]. Ce court métrage en 3D dure onze minutes. L'autre court métrage n'est autre que celui précédant Ratatouille, en salle : Extra-terrien.

On retrouve de plus, la conception des personnages, la recette de la ratatouille, quelques morceaux du storyboard, la constitution du Paris imaginé pour le film, et une discussion entre Brad Bird et Thomas Keller sur la réalisation du film, et des aspects culinaires du film.

Titres en différentes langues[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Une attraction sur le thème du film existe dans le parc Walt Disney Studios en France, ainsi qu'un quartier parisien, un restaurant et des boutiques.l'ouverture de l’attraction est prévue le 10 juillet 2014[84].
  • IF Magazine a décrit Ratatoing, un film brésilien d'animation en images de synthèse sorti en 2007, est un « ripoff » (une « contrefaçon ») de Ratatouille[85]. Marcus Aurelius Canônico, du magazine brésilien Folha de S. Paulo, s'est aussi demandé si Pixar engagerait des poursuites judiciaires contre les concepteurs de ce film d'animation. Le Ministère de la Culture brésilien a d'ailleurs publié l'article de Canônico sur son site officiel[86].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Lien Imdb », sur Imdb (consulté le 27 décembre 2010)
  2. Filiales de la Walt Disney Company
  3. (en) version originale : Gusteau's
  4. Interview de Brad Bird «Pour les mimiques de Skinner, le chef coq du Restaurant Gusteau où évoluent Rémy et son ami Linguini, nous nous sommes par exemple inspirés de Louis de Funès»Télémoustique
  5. Louis De Funès, Louis Jouvet, Charles De Gaulle… Le jour de gloire est arrivé. Et au diable les « freedom fries » ! - lesoir.be
  6. (en) Michael Cieply, The New York Times, consulté le 2 février 2008
  7. (fr) « Ratatouille - Fiche technique », AlloCiné, consulté le 9 février 2008.
  8. (en) « Ratatouille - Release Dates », IMDb, consulté le 9 février 2008.
  9. a et b (fr+en) « Awards for Ratatouille », IMDb, consulté le 3 février 2008.
  10. (en) Leo N. Holzer, « Pixar cooks up a story », The Reporter, consulté le 2 février 2008
  11. a et b (en) Bill Desowitz, « Brad Bird Offers an Early Taste of Ratatouille », Animation World Magazine, consulté le 2 février 2008
  12. (en) Jim Hill, « Why For did Disney struggle to come up with a marketing campaign for Pixar's latest picture ? Because the Mouse wasn't originally supposed to release Ratatouille », Jim Hill Media, consulté le 2 février 2008
  13. (en) David Germain, « Pixar Perfectionists Cook Ratatouille », The Washington Post, consulté le 2 février 2008
  14. (en) Steve Daly, « Brad Bird cooks up Ratatouille », Entertainment Weekly, consulté le 2 février 2008
  15. (en) Drew McKeeny, « Moriarty Visits Pixar to Chat with Brad Bird and Patton Oswalt about Ratatouille », Ain't it cool News, consulté le 2 février 2008
  16. Helen O'Hara, « First Look : Ratatouille », Empire Magazine, p. 62, juin 2007
  17. (en) Scott Collura & Eric Moro, « Edit Bay Visit : Ratatouille », IGN, consulté le 2 février 2008
  18. (en) Bill Desowitz, « Brad Bird Offers an Early Taste of Ratatouille », Animation World Magazine, consulté le 2 février 2008
  19. Movie Trailer, consulté le 2 février 2008
  20. a et b Sophie Grassin, Première, août 2007, p. 60.
  21. (en) « Parlez-vous français ? », consulté le 2 février 2008
  22. (en) Cynthia Littleton, « Pixar's Ranft dies in crash », The Reporter, consulté le 3 février 2008
  23. (en) Barbara Robertson, « Fish, Rats, Chefs and Robots », CGSociety, consulté le 3 février 2008
  24. (en) Bruce R. Miller, « Book shows hom Ratatouille was made », Sioux City Journal, consulté le 3 février 2008
  25. a et b (fr) « Secrets de tournage - Genèse », AlloCiné, consulté le 3 février 2008
  26. (en) Cynthia Hubert, « Rat Fanciers Hope Animated Film Will Help Theri Pets Shed Bad PR », Sacramento Bee, juin 2006
  27. (en) Anne Neumann, « Ratatouille Edit Bay Visit! », Comingsoon.net, consulté le 3 février 2008
  28. « Parlez-vous français ? », Movie trailer, consulté le 3 février 2008
  29. (en) « The Technicial Ingredient », Disney.com, consulté le 2 février 2008
  30. (fr) « Bernard Loiseau », Kelrestaurant.com, consulté le 10 août 2007.
  31. (en) Molly Moore et Corinne Gavard, « A Taste of Whimsy Wows the French », The Washington Post, consulté le 3 février 2008.
  32. (fr) « Auguste Gusteau / Loiseau ? », Allociné, consulté le 10 août 2007
  33. (en) Scott Collura & Eric Moro, « Edit Bay Visit: Ratatouille », IGN, consulté le 3 février 2008
  34. (en) Stacy Finz, « Bay Area Flavors Food Tale: For Its New Film Ratatouille Pixar Explored Our Obsession with Cuisine », San Francisco Chronicle, consulté le 3 février 2008.
  35. (en) Cooking 101, Disney.com, consulté le 3 février 2008
  36. Kim Severson, « A Rat with a Whisk and a Dream », consulté le 3 février 2008
  37. (en) Stacy Finz, « For Its New Film Ratatouille Pixar Explored Our Obsession with Cuisine », San Francisco Chronicle, consulté le 3 février 2008.
  38. (en) Anne Neumann, « Ratatouille Edit Bay Visit », Comingsoon.net, consulté le 2 février 2008
  39. (en) Walt Disney Pictures, « Cooking up CG Food », Comingsoon.net, consulté le 3 février 2008
  40. (en) Michel Gagné, « Taste Visualization for Pixar's Ratatouille », Gagne International, consulté le 3 février 2008.
  41. (en) « Ratatouille Review », Radio Free Entertainment, consulté le 3 février 2008.
  42. a, b et c Parcours cinéma dans Paris n° 4 : Ratatouille - Édition Mairie de Paris - p. 4
  43. a et b Cédric Klapisch, Ciné Live, février 2008, p. 57.
  44. (fr) « Secrets de tournage - Atmosphère, Atmosphère », AlloCiné, consulté le 3 février 2008.
  45. (fr) Disney, « Bande annonce du film », consulté le 5 août 2007
  46. (en) Walt Disney Pictures, « New Ratatouille Trailer coming Friday », Comingsoon.net, consulté le 3 février 2008
  47. (en) Ana Rod, « Ratatouille Big Cheese Slide with Lou Romano », Justpressplay.net, consulté le 3 février 2008
  48. (en) Marc Lifster, « Disney Backs out of Wine Promotion », Los Angeles Times, consulté en 2006 (plus disponible).
  49. (en) « Ratatouille's Rely Fights Movie Piracy », The Film Factory, consulté le 23 décembre 2007
  50. (en) « Nissan Note Exploding Cars It's Possible », Visit4info, consulté le 23 décembre 2007.
  51. (en) Brian Eggert, « Ratatouille Review », DeepFocusReview.com, consulté le 29 juin 2006
  52. (en) Marc Graser, « Pixar hopes auds find Ratatouille tasty », Variety.com, 15 juin 2007, consulté le 15 octobre 2007.
  53. (en) Variety (magazine), « Audiences in on Ratatouille Pack », consulté le 3 février 2008
  54. a, b et c Ramón Llanas, « Ratatouille : Disney œuvre à la réconciliation franco-américaine », La Vanguardia, Courrier International,‎ 10 août 2007 (lire en ligne)
  55. « Sarkozy enterre la brouille franco-américaine aux Etats-Unis », La Dépêche du Midi,‎ 7 novembre 2007 (lire en ligne).
  56. (en) Pamela McClintock, « Audiences chow down on Ratatouille », Variety.com, consulté le 1 juillet 2008.
  57. (en) Starpulse, « Ratatouille Breaks French Record », consulté le 13 août 2007.
  58. (en) UK Film Council, « UK Film Box Office : 12 oct - 14 oct », consulté le 22 décembre 2007.
  59. a et b (en) The Numbers, « Pixar Box Office History », consulté le 13 janvier 2008.
  60. Tous les temps - All times
  61. Mondiale : boxofficemojo.com
  62. États-Unis/Canada : boxofficemojo.com
  63. a et b France et Paris : cbo-boxoffice.com
  64. Suisse : procinema.ch
  65. (en), Sarah Schieron, « The Best and Worst of the Year So Far… », Rotten Tomatoes, consulté le 5 août 2007.
  66. (fr) CBO Box office,. « Analyse du box office du 1er août 2007 », consulté le 14 août 2007.
  67. (en) « Ratatouille », Rotten Tomatoes, consulté le 8 janvier 2008.
  68. (en) « All-Time High Scores: The Best-Reviewed Movies », Metacritic, consulté le 8 janvier 2008.
  69. (en) A. O. Scott, « Voilà! A Rat for All Seasonings », The New York Times, consulté le 29 juin 2007.
  70. (en) Roger Moore, « Ratatouille (3 stars out of 5) », Orlando Sentinel, consulté le 29 juin 2007.
  71. (en) Stephanie Zacharek, « Ratatouille », Salon.com, consulté le 28 juin 2007.
  72. (en) Tasha Robinson, « Ratatouille », AV Club, consulté le 28 juin 2006.
  73. Bien qu'il contienne déjà quelques images de synthèse.
  74. (en) Eric Vespe, « Quint Orders a Giant Plate of Ratatouille and Eats It up!!! », Ain't It Cool News, consulté le 3 février 2006
  75. (en) « Metacritic : 2007 Film Critic Top Ten Lists », Metacritic, consulté le 5 janvier 2008.
  76. (en) Gene Seymour, « 2007 in Movies : Gene Seymour's Top 10 », Newsday, consulté le 9 janvier 2008
  77. a et b (en) « Rats Scored Big », Rotten Tomatoes,consulté le 3 février 2008
  78. (fr) Ciné Live no120, février 2008.
  79. (fr) Première, janvier 2008, n°371
  80. (en) « MCN Top Ten », MCN, consulté le 3 février 2008
  81. (en) « Disney Serves up Ratatouille on Blu-ray This November », High Def Digest, consulté le 20 août 2007
  82. Ciné Live, février 2008, p. 120
  83. (en) Patrick Lee, « Rat DVD Has First Pixar 2D toon », Sci Fi Wire, consulté le 30 octobre 2007
  84. Disneyland Paris annonce une nouvelle attraction inspirée de Ratatouille pour 2014, Le Parisien, 07/11/2013
  85. (en) IF magazine, « Clip of the Week: Ratatoing, Brazil Ripoff of Ratatouille », consulté le 3 février 2008
  86. (pt) « Vídeo Brinquedo faz sucesso com desenhos como Os Carrinhos e Ratatoing », ministère de la Culture brésilienne, consulté le 3 février 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 19 février 2008 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.