Les Aventures de Bernard et Bianca

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Les Aventures de Bernard
et Bianca

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Titre original The Rescuers
Réalisation Wolfgang Reitherman
Art Stevens
John Lounsbery
Scénario Voir ci-dessous
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film d'animation
Sortie 1977
Durée 77 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Aventures de Bernard et Bianca (The Rescuers), est le 29e long-métrage d'animation et le 23e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1977, il est adapté des livres de Margery Sharp, The Rescuers et Miss Bianca, parus en 1959 et 1962.

Une suite intitulée Bernard et Bianca au pays des kangourous lui fut donnée en 1990.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La jeune orpheline Penny, qui a été kidnappée par l'horrible Mme Médusa, jette à la mer une bouteille contenant un message de détresse. Quelque temps plus tard dans les caves du bâtiment des Nations unies, le président de la SOS Société, sorte d'ONU rassemblant toutes les souris du monde, convoque une assemblée afin d'organiser une expédition de secours. Miss Bianca, une charmante souris blanche déléguée de Hongrie, se porte volontaire. Après un temps d'hésitation, le Président de la SOS Société suggère de lui adjoindre un coéquipier. Ne sachant qui choisir, Miss Bianca jette finalement son dévolu sur Bernard, le concierge. C'est alors que commence pour eux une longue suite de péripéties.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Bernard : Concierge de la SOS Société. Il est fortement atteint de triskaïdékaphobie et est un peu bègue. Il est amoureux de Miss Bianca.
  • Miss Bianca : Charmante souris blanche déléguée de Hongrie. Émue par le message de détresse de la petite Penny, elle souhaite à tout prix l'aider.
  • Penny : Jeune orpheline. Elle qui a été kidnappée par Mme Médusa afin de récupérer le diamant « l'Œil du Diable », et jette à la mer une bouteille contenant un message de détresse. Elle est très attachée à son ours en peluche, Teddy.
  • Médusa : Propriétaire d'une boutique de prêteur sur gages, qui kidnappe Penny afin de l'aider à trouver « l'Œil du Diable »[1]. C'est la « méchante » de l'histoire.
  • Snoops : Le méchant acolyte de Mme Médusa.
  • Neron et Brutus : Les deux crocodiles de Médusa aussi bêtes que méchants. Ce sont les gardiens de Penny.
  • Orville : Albatros qui sert d'« avion » à Bernard et Bianca pour leur voyage vers le bayou.
  • Evinrude : Libellule qui aide les sauveteurs en leur servant de moteur de bateau dans le bayou.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Le Voyage (The Journey) - Soliste
  • SOS Société (Rescue Aid Society) - Le Président, Assemblée, Bernard et Bianca
  • Demain, c'est un autre jour (Tomorrow is Another Day) - Soliste
  • Quelqu'un viendra (Someone's Waiting for You) - Soliste
  • Demain, c'est un autre jour (Finale) - Soliste

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l’Internet Movie Database[3].

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Ressorties principales[modifier | modifier le code]

  • États-Unis : 16 décembre 1983, 17 mars 1989
  • Allemagne de l'ouest : 7 décembre 1984, 5 avril 1990
  • Italie : 24 décembre 1984, 30 mars 1990
  • Australie : 13 décembre 1990

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1989 : VHS avec recadrage 4/3 (plein écran)
  • 1997 : VHS avec recadrage 4/3
  • 1997 : Laserdisc avec format cinéma 1:66
  • 26 novembre 2003 : DVD avec format cinéma
  • 26 novembre 2003 : VHS avec recadrage 4/3
  • 19 octobre 2005 : Coffret 2 DVD avec format cinéma
  • 26 octobre 2006 : Coffret 2 DVD avec format cinéma
  • 2 novembre 2012 : Bluray

Origine et production[modifier | modifier le code]

Le film a nécessité quatre années de production, 250 artistes dont 40 animateurs qui ont réalisé plus de 330 000 dessins et 750 décors, pour les 14 séquences réparties en 1 039 scènes[4].

Le personnage de Rufus est basé sur les traits de l'animateur qui l'a conçu et animé, Ollie Johnston[5]. Le prénom de l'albatros Orville est inspiré du prénom de l'un des Frères Wright, pionniers de l'aviation américaine[4].

Floyd Huddleston, auteur de Ev'rybody Wants to be a Cat pour Les Aristochats (1970) compose aussi plusieurs chansons pour Les Aventures de Bernard et Bianca (1977) interprétées par Louis Prima, Sam Butera et les Witnesses mais elles ne sont pas utilisées[6].

Une adaptation en bande dessinée a été publié en septembre 1977 dans le magazine Walt Disney Showcase[7].

Quand le film sort pour la première fois en VHS, à environ 38 minutes, alors que Bernard et Bianca sont sur le dos d'Orville, une image de femme nue avait été ajoutée dans une fenêtre de l'immeuble à l'arrière-plan, conduisant au rappel de nombreuses cassettes par la société Disney[8],[9].

Analyse[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est le quatrième long métrage d'animation Disney situé dans le présent à la sortie du film, comme Les 101 Dalmatiens (1961). En revanche, c'est le premier long métrage à posséder un prologue avant le générique. Janet Wasko écrit que la plupart des productions des années 1970, après la mort de Roy Oliver Disney et l'arrivée de Donn Tatum à la direction de Disney est constituée de navets et même ceux ayant eu le plus de succès comme Robin des Bois (1973), Les Aventures de Bernard et Bianca (1977) ou Le Trou noir (1979) n'égalent pas les succès des décennies précédentes[10].

Durant la production des Aventures de Bernard et Bianca (1977), Cruella d'Enfer a été envisagée pour jouer le rôle de la méchante car elle correspondait au concept, caricature d'une mauvaise femme et plus proche d'un dessin que d'une vraie personne mais un nouveau personnage nommé « Médusa » a été créé par Ken Anderson, animateur qui avait participé à la conception de Cruella[11].

Pour Leonard Maltin, le principe de créer des personnages typiquement d'animation sans rechercher une forme de réalisme a fait longtemps défaut aux productions Disney des années 1960 à 1980, jusqu'à la sortie des Aventures de Bernard et Bianca[12].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La nationalité hongroise de Bianca est un hommage à Eva Gabor, la voix originale du personnage, née à Budapest.
  • Parmi les souris de la SOS Société, l'Autriche est représentée deux fois : une souris devant un présentoir marqué Austria (« Autriche » en anglais) et une souris viennoise ayant les traits de Sigmund Freud.
  • Les États-Unis ne reconnaissant pas les annexions de 1940, les membres de l'assemblée des nations ne reflètent pas la réalité historique. On peut ainsi noter une souris ambassadrice de Latvia (Lettonie), intégrée à l'époque à l'URSS. On remarquera néanmoins deux incohérences : elle est habillée à la russe et salue Bernard en lui disant доброе утро (dobroe outra : « bonjour » en russe)[NB 1] et non labrīt (« bonjour » en letton).
  • Les animateurs avaient imaginé le mariage de Bernard et Bianca à la fin du film, mais par respect pour le roman, la scène fut éliminée. Bernard demandera néanmoins sa bien-aimée en mariage dans Bernard et Bianca au pays des kangourous. D'autres séquences furent supprimées : Bernard et Bianca s'équipant de gadgets pour leur voyage dans une salle de la SOS Société, Médusa dissimulant le diamant dans le ventre de Teddy, Bianca prenant des photos de Bernard et du crâne dans la grotte comme des touristes.
  • On peut apercevoir une montre à l'effigie de Mickey Mouse dans le quartier général de SOS Société.
  • Bernard et Bianca apparaissent régulièrement dans la série télévisée Disney's tous en boîte (House of Mouse).
  • La scène où Penny essaye de s'enfuir du bateau de Médusa est inspirée du Livre de la jungle (1967) et les arrière-plans du bayou du Diable inspirèrent les fonds du lagon de La Petite Sirène (1989).
  • Après avoir écouté le disque tiré du film, la fille de Perrette Pradier (la voix française de Médusa) alors âgée de huit ans, fit la tête à sa mère pendant huit jours, tant elle était convaincante en « méchante[13] ». Cette adaptation française en livre-disque était narrée par Annie Cordy.
  • La série originale écrite par Margery Sharp est constituée de neuf romans : The Rescuers (1959), Miss Bianca (1962), The Turret (1963), Miss Bianca in the Salt Mines (1966), Miss Bianca in the Orient (1970), Miss Bianca in the Antarctic (1971), Miss Bianca and the Bridesmaid (1972), Bernard the Brave (1977) et Bernard into Battle (1978).

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

  • Anglais : The Rescuers
  • Allemand : Bernard und Bianca, die Mäusepolizei
  • Arabe : لمنقذون (Lmnqdẖwn : « Les Sauveteurs »)
  • Arménien : Փրկարարները (P’rkararnery : « Les Sauveteurs »)
  • Azéri : Xilasedicilər (« Les Sauveteurs »)
  • Basque : Reskatatsaileak (« Les Sauveteurs »)
  • Catalan : Els rescatadors (« Les Sauveteurs »)
  • Chinois : 救難小英雄 (Jiùnàn xiǎo yīngxióng)
  • Cingalais : ද රෙස්කියු'ස්
  • Coréen : 생쥐 구조대 (Saengjwi gujodae : « Souris de sauvetage »)
  • Croate : Spasitelji (« Les Sauveteurs »)
  • Danois : Bernard og Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Espagnol : Los Rescatadores (España), Bernardo y Bianca (Amérique du Sud)
  • Espéranto : La Savistoj (« Les Sauveteurs »)
  • Estonien : Päästesalk
  • Finnois : Pelastuspartio Bernard ja Bianca (« Les sauveteurs Bernard et Bianca »)
  • Géorgien : მაშველები (Mashvelebi : « Les Sauveteurs »)
  • Grec : Μπερνάρ και Μπιάνκα: Κομμάντος της Σωτηρίας (Bernár ke Biánka: Kommándos tis Sotirías)
  • Hébreu : הרפתקאות ברנרד וביאנקה
  • Hindi : द रेस्क्यूअर्स (Da Rēskyū'arsa)
  • Hongrois : A mentőcsapat (« L'équipe de secours »)
  • Islandais : Björgunarsveitin (« Les Sauveteurs »)
  • Indonésien : Sang Penyelamat (« Les Sauveteurs »)
  • Irlandais : Na Tarrthálaithe (« Les Sauveteurs »)
  • Italien : Le avventure di Bianca e Bernie
  • Japonais : ビアンカの大冒険 (Bianka no dai Bōken : « La Grande Aventure de Bianca »)
  • Kannada : ದಿ ರೆಸ್ಕ್ಯೂವರ್ಸ್ (Di reskyūvars)
  • Latin : Vindicatores (« Les Sauveteurs »)
  • Letton : Glābējpeles (« Souris de sauvetage »)
  • Lituanien : Gelbėtojai (« Les Sauveteurs »)
  • Macédonien : Спасители (Spasiteli : Les Sauveteurs)
  • Néerlandais De Reddertjes (« Les Sauveteurs »)
  • Norvégien : Bernard og Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Polonais : Bernard i Bianka (« Bernard et Bianca »)
  • Portugais : Bernardo e Bianca (Portugal) / As Aventuras de Bernardo e Bianca (« Les Aventures de Bernard et Bianca ») (Brésil)
  • Russe : Спасатели (Spasateli : « Les Sauveteurs »)
  • Serbe : Спаситељи (Spasitelji : « Les Sauveteurs »)
  • Slovaque : Záchranári (« Les Sauveteurs »)
  • Swahili : Waokoaji (« Les Sauveteurs »)
  • Suédois : Bernard och Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Tamoul : தி ரெஸ்கியூயர்ஸ் (Ti Reskiyūyars)
  • Télougou : ది రేస్క్యూయర్స్ (Di Rēskyūyars)
  • Tchèque : Zachránci (« Les Sauveteurs »)
  • Thaï : หนูหริ่งหนูหรั่งผจญเพชรตาปีศาจ

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. En russe, il existe quatre formules différentes signifiant bonjour : доброе утро (dobroe outro, utilisée le matin), добрый день (dobryï den’, utilisée dans la journée), здравствуй (zdravstvouï, utilisée en cas de tutoiement) et здравствуйте (zdravstvouïte, utilisée en cas de vouvoiement ou d'adresse à plusieurs personnes).
Références
  1. Profil du personnage sur Disney Archives
  2. (fr) RS Doublage.
  3. (en) Les Aventures de Bernard et Bianca sur l’Internet Movie Database
  4. a et b (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 465
  5. (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, p. 243
  6. Jerry Beck, « Lost Louis Prima Disney Song », Cartoon Brew,‎ 15 août 2011 (consulté le 4 décembre 2012)
  7. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : us/WDS 40 The Rescuers
  8. Capture d'écran.
  9. (en) Dave McNary, « Sheepish Mouse; Disney Pulls Tape for Subliminal Smut », Daily News, 9 janvier 1999 sur thefreelibrary.com
  10. (en) Janet Wasko, Understanding Disney, p. 30
  11. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, p. 159
  12. (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 266
  13. 25 ans après, mini making-of de l'édition DVD française du film.

Liens externes[modifier | modifier le code]