Les Aventures de Bernard et Bianca

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Les Aventures de Bernard
et Bianca

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Titre original The Rescuers
Réalisation Wolfgang Reitherman
Art Stevens
John Lounsbery
Scénario Voir ci-dessous
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film d'animation
Sortie 1977
Durée 77 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Aventures de Bernard et Bianca (The Rescuers), est le 29e long-métrage d'animation et le 23e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1977, il est adapté des livres de Margery Sharp, The Rescuers et Miss Bianca, parus en 1959 et 1962.

Une suite intitulée Bernard et Bianca au pays des kangourous lui fut donnée en 1990.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La jeune orpheline Penny, qui a été kidnappée par l'horrible Mme Médusa, jette à la mer une bouteille contenant un message de détresse. Quelque temps plus tard dans les caves du bâtiment des Nations unies, le président de la SOS Société, sorte d'ONU rassemblant toutes les souris du monde, convoque une assemblée afin d'organiser une expédition de secours. Miss Bianca, une charmante souris blanche déléguée de Hongrie, se porte volontaire. Après un temps d'hésitation, le Président de la SOS Société suggère de lui adjoindre un coéquipier. Ne sachant qui choisir, Miss Bianca jette finalement son dévolu sur Bernard, le concierge. C'est alors que commence pour eux une longue suite de péripéties.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Le Voyage (The Journey) - Soliste
  • SOS Société (Rescue Aid Society) - Le Président, Assemblée, Bernard et Bianca
  • Demain, c'est un autre jour (Tomorrow is Another Day) - Soliste
  • Quelqu'un viendra (Someone's Waiting for You) - Soliste
  • Demain, c'est un autre jour (Finale) - Soliste

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l’Internet Movie Database[2].

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Ressorties principales[modifier | modifier le code]

  • États-Unis : 16 décembre 1983, 17 mars 1989
  • Allemagne de l'ouest : 7 décembre 1984, 5 avril 1990
  • Italie : 24 décembre 1984, 30 mars 1990
  • Australie : 13 décembre 1990

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1989 : VHS avec recadrage 4/3 (plein écran)
  • 1997 : VHS avec recadrage 4/3
  • 1997 : Laserdisc avec format cinéma 1:66
  • 26 novembre 2003 : DVD avec format cinéma
  • 26 novembre 2003 : VHS avec recadrage 4/3
  • 19 octobre 2005 : Coffret 2 DVD avec format cinéma
  • 26 octobre 2006 : Coffret 2 DVD avec format cinéma
  • 2 novembre 2012 : Bluray

Origine et production[modifier | modifier le code]

Bernard et Bianca est à l'origine une série de neuf romans écrite par Margery Sharp : The Rescuers (1959), Miss Bianca (1962), The Turret (1963), Miss Bianca in the Salt Mines (1966), Miss Bianca in the Orient (1970), Miss Bianca in the Antarctic (1971), Miss Bianca and the Bridesmaid (1972), Bernard the Brave (1977) et Bernard into Battle (1978). Ce b'est qu'après la sortie du second roman en 1962, l'idée d'adapter Miss Bianca en film d'animation a été évoqué au sein du studio. Le studio Disney acquiert les droits d'adaptation de la série[3] et non juste le premier tome. Le concept de base est de raconter les aventures de souris ayant fondé une agence internationale d'aide aux victimes installée dans les sous-sols du siège de l'ONU à New York[3].

Premiers développements[modifier | modifier le code]

La première tentative de s'organise autour de la libération d'un prisonnier enfermé dans une forteresse d'une zone sibérienne sous le joug d'un régime totalitaire[3]. Ce scénario adapte le premier tome dans lequel Bianca, Bernard et une troisième souris nommée Nils viennent en aide à un poète norvégien emprisonné. Walt Disney avait suggéré de remplacer le poète par un ours polaire nommé Willie prisonnier d'un zoo. Le projet est abandonné suite à une décision de Walt Disney qui désapprouvait l'incursion de la politique dans le divertissement[3].

Après la mort de Walt Disney en 1966, au moins trois des histoires de Margery Sharp sont envisagées[3]. Le projet ne reprend qu'en 1973 en utilisant à nouveau le second roman comme source principale d'inspiration. Le scénario qui sort du lot concerne une petite orpheline nommée Penny kidnappée dans le bayou du sud américain par Mme Medusa qui souhaite profiter de la taille de le jeune fille pour récupérer un diamant caché dans une cave[3].

Au début des années 1970, deux productions sont entamées mais la direction du studio décide qu'une seule peut sortir au cinéma[4]. Ces deux premières productions qui n'ont pas été initiées par Walt Disney sont Scruffy et l'adaptation des histoires de Margery Sharp[4].

Plusieurs projets et un seul film[modifier | modifier le code]

Charles Salomon évoque la production intitulée Scruffy, dirigée pendant deux ans par Ken Anderson et basée sur un macaque berbère de Gibraltar durant la Seconde Guerre mondiale[5]. Mais le scénario était trop proche des précédentes productions avec un chef de macaque chantant parfait pour Phil Harris, une femelle macaque apprivoisée et choyée par ses maîtres et prénommée Amélia qui se joint à la bande de Scruffy menaçant de dissoudre le groupe, ressort de scénario déjà présent dans La Belle et le Clochard (1955) et Les Aristochats[5]. Le couple Scruffy et Amélia devait, après maintes péripéties avec un espion allemand et un général et son chien, devenir les parents adoptifs de jumeaux, ressort émotionnel présent dans Les 101 Dalmatiens (1961)[5]. Au final cette production est restée inachevée à la fin des années 1970[5]. L'autre production, Bernard et Bianca était portée par Fred Lucky[NB 1], un dessinateur de presse canadien récemment arrivé chez Disney[4]. Pour Fred Lucky, le mélange de singes et de soldats Nazis dans Scruffy étaient une combinaison gagnante[4]. Mais au final la direction des studios a choisi Bernard et Bianca[4].

Une version de travail du film devait comprendre un ours nommé Louis qui s'échapper d'un zoo aidé par les deux souris Bernard et Bianca, ours dont la voix était prêtée par Louis Prima[6]. Floyd Huddleston, auteur de Everybody Wants to be a Cat pour Les Aristochats (1970) compose six chansons pour Les Aventures de Bernard et Bianca interprétées par Louis Prima, Sam Butera et les Witnesses mais elles ne sont pas utilisées[6]. Durant l'été 1975, Louis Prima souffre de maux de tête et en octobre, il est opéré d'une tumeur au cerveau, opération qui le plonge dans un coma dont il ne ressort pas et décède en 1978.

Graphiquement le film marque l'arrêt chez Disney de l'animation limitée (sketchy) utilisée durant les années 1960 et 1970[7]. Cet arrêt est du à l'amélioration du procédé de xérographie désormais capable des nuances de gris et des tons doux en plus des contours noirs[7]. Lors de la production, l'équipe fait le choix d'avoir comme moment fort du film la scène où Penny, Bernard et Bianca recherchent le diamant alors qu'une vague menace de submerger la cave[8]. Malheureusement lors des visionnages un membre du studio a rappelé que le bayou n'était pas un lieu agité par des vagues malgré le script[8]. Après de long débat un animateur demanda « Ça gêne qui ? ... C'est juste un dessin animé »[8]. Le public ne tint pas rigueur au studio pour cette incohérence avec les vagues[8].

Le film a nécessité quatre années de production, 250 artistes dont 40 animateurs qui ont réalisé plus de 330 000 dessins et 750 décors, pour les 14 séquences réparties en 1 039 scènes[9].

Conception des personnages[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est basé sur les romans de Margery Sharp mais il y a plusieurs différences entre le film et l'oeuvre originale.

Miss Bianca est une souris blanche membre de la SOS Société et représentante de la Hongrie. Bernard est le concierge de la SOS Société comme dans les romans. Hormis le fait qu'il joue une rôle mineur dans le roman Miss Bianca, sa personnalité et ses traits sont conservés. Atteint de triskaïdékaphobie et un peu bègue, il est amoureux de Miss Bianca. La voix de Miss Bianca en version originale est celle d'Eva Gabor tandis que Bob Newhart donne sa voix à Bernard[3]. La nationalité hongroise de Bianca est un hommage à Eva Gabor née à Budapest.[réf. nécessaire] Penny est inspirée par le personnage de Patience, une jeune orpheline dans le roman. Kidnappée par Mme Médusa afin de récupérer le diamant « l'Œil du Diable », elle jette à la mer une bouteille contenant un message de détresse. Penny est très attachée à son ours en peluche, Teddy.

Le personnage de Rufus est basé sur les traits de l'animateur qui l'a conçu et animé, Ollie Johnston[10]. Un pigeon devait initialement servir de moyen de transport pour Bernard et Biance jusqu'à ce que l'animateur Ollie Johnston se souvienne d'un épisode des True-Life Adventures montrant le décollage et l'atterrissage maladroit des Albatros[3]. Le prénom de l'albatros Orville est inspiré du prénom de l'un des Frères Wright, pionniers de l'aviation américaine[9]. La voix du personnage est en version originale celle de Jim Jordan, animateur radio connu pour son rôle de Fibber McGee[3]. Evinrude est une libellule qui aide les sauveteurs en leur servant de moteur de bateau dans le bayou. Elle doit son nom au fabricant de moteurs de bateaux Evinrude Outboard Motors.[réf. nécessaire]

Mme Médusa est la propriétaire d'une boutique de prêteur sur gages, qui kidnappe Penny et la contraint à trouver « l'Œil du Diable »[11]. Initialement le personnage de Cruella d'Enfer a été envisagé pour jouer le rôle de la méchante mais un nouveau personnage nommé Médusa a été créé par Ken Anderson, animateur qui avait participé à la conception de Cruella[12]. Le studio Disney avait alors pour politique de ne pas faire de suite à ses films. Médusa est une version modifiée de la Duchesse au Diamant du roman Miss Bianca avec qui elle partage peu de traits communs en dehors de sa mauvaise conduite des voitures. L'apparence est basé sur l'ex-femme de l'animateur Milt Kahl qui ne l'appréciait plus[3],[11]. C'est aussi la dernière production Disney à laquelle Milt Kahl participe et il avait à cœur que son dernier personnage soit le meilleur[11]. Kahl a tellement insisté pour parfaire Médusa qu'il a fini par réalisation presque seul l'animation du personnage[8],[11]. Sa voix originale est celle de Geraldine Page[8]. Bien qu'elle fasse partie des méchantes de Disney aux côtés de la Reine-sorcière, de Maléfique ou de Cruella d'Enfer, sa peur des souris en fait un méchant comique, non terrifiant[8].

Mr. Snoops est l'acolyte de Mme Médusa et est basé sur le personnage de Mandrake chez Margery Sharp. Son physique est une caricature de l'historien de l'animation John Culhane[13]. Culhane prétend qu'il a pratiquement été dupé en posant pour diverses réactions, et ses mouvements ont été imitée sur la feuille de modèle de M. Snoops. Toutefois Culhane déclare que « Devenir un personnage de Disney était au delà de mes rêves les plus fous de la gloire »[14]. Néron et Brutus sont les deux crocodiles de Médusa et sont basés sur deux chiens du roman nommés Tyran et Tourment. Ils partagent le rôle de cerbères gardant Penny.

Musique originale[modifier | modifier le code]

Les chansons du film ont été composées par Sammy Fain, Carol Connors et Ayn Robbins et interprétée en version originale par Shelby Flint. Reprenant un procédé inutilisé par le studio Disney depuis Bambi (1942), la plupart des chansons importantes font parties de la narration et ne sont pas associées à un personnage du film.

La chanson The Journey aussi nommée Who Will Rescue Me? est présente dans le générique du début et illustre le parcours de la bouteille jetée à la mer par Penny depuis le bayou jusqu'à New York. La seconde chanson Rescue Aid Society est interprétée durant la réunion de la SOS Société par Bernard, Miss Bianca et plusieurs membres des délégations internationales. Durant la chanson, ce n'est pas Eva Gabor qui donne sa voix à Bianca mais Robie Lester, narratrice pour Disneyland Records depuis 1965 qui avait déjà remplacé Eva Gabor pour le film Les Aristochats (1970)[15]. La chanson Rescue Aid Society est reprise plus tard dans le film par Bianca et Bernard seuls comme un mantra lors d'une phase de doute. Tomorrow is Another Day est interprétée par Bernard et Bianca durant leur voyage vers le bayou sur le dos d'Orville et à la fin du film lorsque le duo repart pour une nouvelle mission. La chanson Someone's Waiting For You qui devait initialement s'intituler The Need to Be Loved est interprétée par Penny qui perd espoir après avoir été vertement prise à partie par Medusa. La version The Need to Be Loved ne contenait pas les mêmes paroles et était interprétées par Jennifer Paz et Paul Francis Webster. La séquence illustrée par Someone's Waiting For You comporte une apparition de Bambi et sa mère.

Le film comprend d'autres éléments chantés absent de la bande originale. Faith is a Bluebird n'est pas une chanson mais un poème récité par Rufus et Penny durant un flashback qui montre le chat essayant de réconforter la petite orpheline. L'oiseau en question est un merlebleu de l'Est graphiquement semblable à un oiseau bleu présent au début d'Alice au pays des merveilles (1951). Une variation de la chanson populaire For He's a Jolly Good Fellow, intitulée For Penny's a Jolly Good Fellow est interprétée à la fin du film par les orphelins qui accueillent Penny. Le film utilise aussi à plusieurs reprises la musique The U.S. Air Force composée par Robert MacArthur Crawford, l'hymne officiel de l'United States Air Force.

Sortie et Accueil[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est le premier film d'animation du studio Disney à devenir succès commercial depuis Livre de la jungle (1967) et le dernier avant La Petite Sirène (1989). Il marque ainsi la fin de la seconde partie du Premier Âge d'Or des studios débutant avec Cendrillon (1950). Il est aussi le premier succès du studio dans lequel Walt Disney n'a pas été impliqué. Les Aventures de Bernard et Bianca est le plus important succès de Disney depuis Mary Poppins (1964), et préfigure le Second Âge d'or de l'animation ou la Renaissance du studio[16]. Une adaptation en bande dessinée a été publié en septembre 1977 dans le magazine Walt Disney Showcase[17].

Le film ressort en salle aux États-Unis le 16 décembre 1983 accompagné par le moyen métrage Le Noël de Mickey, première apparition de Mickey Mouse à l'écran depuis 1953[18]. En 1989, afin d'anticiper la sortie de la première suite du studio Disney, Bernard et Bianca au pays des kangourous prévu en 1990, le studio Disney rediffuse Les Aventures de Bernard et Bianca au cinéma en mars.

Après avoir écouté le disque tiré du film, la fille de Perrette Pradier (la voix française de Médusa) alors âgée de huit ans, fit la tête à sa mère pendant huit jours, tant elle était convaincante en « méchante[19] ». Cette adaptation française en livre-disque était narrée par Annie Cordy.

Quand le film sort pour la première fois en VHS, à environ 38 minutes, alors que Bernard et Bianca sont sur le dos d'Orville, une image de femme nue avait été ajoutée dans une fenêtre de l'immeuble à l'arrière-plan, conduisant au rappel de nombreuses cassettes par la société Disney[20],[21].

Analyse[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est le premier film de Disney a associé les talents de l'équipe d'animateurs et scénaristes d'origine des studios dont certains des Neuf Sages de Disney avec la nouvelle garde, moins expérimentée et recrutée au début des années 1970[13]. C'est la dernière collaboration entre les vétérans du studio Milt Kahl, Ollie Johnston et Frank Thomas ainsi que la première de Don Bluth en tant qu'animateur et non plus assistant animateur[3]. Parmi les nouveaux animateurs impliqués dans la production du film, plusieurs ont joué un rôle important dans la Renaissance Disney des années 1990[22]. On peut citer John Pomeroy, Glen Keane, Ron Clements, Gary Goldman et Andy Gaskill[22]. Après le film Milt Khal a pris sa retraite, Frank Thomas et Ollie Johnston ont participé à la production suivante Rox et Rouky (1981) avant de prendre conjointement leure retraite tandis que la nouvelle génération prenait la relève[8].

Les Aventures de Bernard et Bianca est le quatrième long métrage d'animation Disney situé dans le présent à la sortie du film, comme Les 101 Dalmatiens (1961). En revanche, c'est le premier long métrage à posséder un prologue avant le générique. Une partie de l'histoire est dévoilée avant le défilement du générique. Durant le générique, la caméra se déplace au dessus de photographies statiques alors qu'auparavant le studio avait pour habitude d'utiliser des cellulos sur lesquels les crédits s'affichaient au dessus de décors immobiles parfois le même fond pour tout le générique comme pour Blanche-Neige et les Sept Nains (1937).

Durant les années 1960 et 1970, les films Disney prennent l'accent de la comédie au lieu de l'histoire, l'émotion ou le drame. Bernard et Bianca offre au cinéma d'animation un retour au drame comme le studio avait pu le faire avec Bambi (1942) ou Dumbo (1941)[23]. Frank Thomas et Ollie Johnston considère Bernard et Bianca comme leur retour à un film avec des sentiments et le meilleur sans Walt Disney.

Janet Wasko écrit que la plupart des productions des années 1970, après la mort de Roy Oliver Disney et l'arrivée de Donn Tatum à la direction de Disney est constituée de navets et même ceux ayant eu le plus de succès comme Robin des Bois (1973), Les Aventures de Bernard et Bianca (1977) ou Le Trou noir (1979) n'égalent pas les succès des décennies précédentes[24].

Pour Leonard Maltin, Les Aventures de Bernard et Bianca est « une bouffée d'air frais pour tous ceux intéressés par le futur de l'animation Disney »[25]. Maltin apprécie l'humour et l'imagination du film imbriqué avec expertise dans une structure historique solide ... avec une agréable distribution de personnages[25]. C'est pour Maltin le film d'animation le plus satisfaisant depuis Les 101 Dalmatiens (1961) et qu'il surpasse les productions animées de son temps[25]. Maltin ajoute que le principe de créer des personnages typiquement d'animation sans rechercher une forme de réalisme a fait longtemps défaut aux productions Disney des années 1960 à 1980, jusqu'à la sortie des Aventures de Bernard et Bianca[26].

Jack Shaheen dans une étude sur la représentation des Arabes et les stéréotypes associés à Hollywood mentionne le film pour la présence d'une délégation des pays arabes à la SOS Société[27].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Parmi les souris de la SOS Société, l'Autriche est représentée deux fois : une souris devant un présentoir marqué Austria (« Autriche » en anglais) et une souris viennoise ayant les traits de Sigmund Freud.
  • Les États-Unis ne reconnaissant pas les annexions de 1940, les membres de l'assemblée des nations ne reflètent pas la réalité historique. On peut ainsi noter une souris ambassadrice de Latvia (Lettonie), intégrée à l'époque à l'URSS. On remarquera néanmoins deux incohérences : elle est habillée à la russe et salue Bernard en lui disant доброе утро (dobroe outra : « bonjour » en russe)[NB 2] et non labrīt (« bonjour » en letton).
  • Les animateurs avaient imaginé le mariage de Bernard et Bianca à la fin du film, mais par respect pour le roman, la scène fut éliminée. Bernard demandera néanmoins sa bien-aimée en mariage dans Bernard et Bianca au pays des kangourous. D'autres séquences furent supprimées : Bernard et Bianca s'équipant de gadgets pour leur voyage dans une salle de la SOS Société, Médusa dissimulant le diamant dans le ventre de Teddy, Bianca prenant des photos de Bernard et du crâne dans la grotte comme des touristes.
  • On peut apercevoir une montre à l'effigie de Mickey Mouse dans le quartier général de SOS Société.
  • Bernard et Bianca apparaissent régulièrement dans la série télévisée Disney's tous en boîte (House of Mouse).
  • La scène où Penny essaye de s'enfuir du bateau de Médusa est inspirée du Livre de la jungle (1967) et les arrière-plans du bayou du Diable inspirèrent les fonds du lagon de La Petite Sirène (1989).

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

  • Anglais : The Rescuers
  • Allemand : Bernard und Bianca, die Mäusepolizei
  • Arabe : لمنقذون (Lmnqdẖwn : « Les Sauveteurs »)
  • Arménien : Փրկարարները (P’rkararnery : « Les Sauveteurs »)
  • Azéri : Xilasedicilər (« Les Sauveteurs »)
  • Basque : Reskatatsaileak (« Les Sauveteurs »)
  • Catalan : Els rescatadors (« Les Sauveteurs »)
  • Chinois : 救難小英雄 (Jiùnàn xiǎo yīngxióng)
  • Cingalais : ද රෙස්කියු'ස්
  • Coréen : 생쥐 구조대 (Saengjwi gujodae : « Souris de sauvetage »)
  • Croate : Spasitelji (« Les Sauveteurs »)
  • Danois : Bernard og Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Espagnol : Los Rescatadores (España), Bernardo y Bianca (Amérique du Sud)
  • Espéranto : La Savistoj (« Les Sauveteurs »)
  • Estonien : Päästesalk
  • Finnois : Pelastuspartio Bernard ja Bianca (« Les sauveteurs Bernard et Bianca »)
  • Géorgien : მაშველები (Mashvelebi : « Les Sauveteurs »)
  • Grec : Μπερνάρ και Μπιάνκα: Κομμάντος της Σωτηρίας (Bernár ke Biánka: Kommándos tis Sotirías)
  • Hébreu : הרפתקאות ברנרד וביאנקה
  • Hindi : द रेस्क्यूअर्स (Da Rēskyū'arsa)
  • Hongrois : A mentőcsapat (« L'équipe de secours »)
  • Islandais : Björgunarsveitin (« Les Sauveteurs »)
  • Indonésien : Sang Penyelamat (« Les Sauveteurs »)
  • Irlandais : Na Tarrthálaithe (« Les Sauveteurs »)
  • Italien : Le avventure di Bianca e Bernie
  • Japonais : ビアンカの大冒険 (Bianka no dai Bōken : « La Grande Aventure de Bianca »)
  • Kannada : ದಿ ರೆಸ್ಕ್ಯೂವರ್ಸ್ (Di reskyūvars)
  • Latin : Vindicatores (« Les Sauveteurs »)
  • Letton : Glābējpeles (« Souris de sauvetage »)
  • Lituanien : Gelbėtojai (« Les Sauveteurs »)
  • Macédonien : Спасители (Spasiteli : Les Sauveteurs)
  • Néerlandais De Reddertjes (« Les Sauveteurs »)
  • Norvégien : Bernard og Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Polonais : Bernard i Bianka (« Bernard et Bianca »)
  • Portugais : Bernardo e Bianca (Portugal) / As Aventuras de Bernardo e Bianca (« Les Aventures de Bernard et Bianca ») (Brésil)
  • Russe : Спасатели (Spasateli : « Les Sauveteurs »)
  • Serbe : Спаситељи (Spasitelji : « Les Sauveteurs »)
  • Slovaque : Záchranári (« Les Sauveteurs »)
  • Swahili : Waokoaji (« Les Sauveteurs »)
  • Suédois : Bernard och Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Tamoul : தி ரெஸ்கியூயர்ஸ் (Ti Reskiyūyars)
  • Télougou : ది రేస్క్యూయర్స్ (Di Rēskyūyars)
  • Tchèque : Zachránci (« Les Sauveteurs »)
  • Thaï : หนูหริ่งหนูหรั่งผจญเพชรตาปีศาจ

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Né le 25 janvier 1938 à Toronto au Canada et mort le 8 octobre 1999 à Los Angeles en Californie, États-Unis.
  2. En russe, il existe quatre formules différentes signifiant bonjour : доброе утро (dobroe outro, utilisée le matin), добрый день (dobryï den’, utilisée dans la journée), здравствуй (zdravstvouï, utilisée en cas de tutoiement) et здравствуйте (zdravstvouïte, utilisée en cas de vouvoiement ou d'adresse à plusieurs personnes).
Références
  1. (fr) RS Doublage.
  2. (en) Les Aventures de Bernard et Bianca sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Bob Thomas, Disney's Art of Animation: From Mickey Mouse to Hercules, p. 111.
  4. a, b, c, d et e (en) Charles Salomon, Walt People : Talking Disney With the Artists Who Knew Him, Vol. 9, p. 172.
  5. a, b, c et d (en) Charles Salomon, The Disney That Never Was, p. 167.
  6. a et b Jerry Beck, « Lost Louis Prima Disney Song », Cartoon Brew,‎ 15 août 2011 (consulté le 4 décembre 2012)
  7. a et b (en) « Deja View: Xerox »
  8. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Bob Thomas, Disney's Art of Animation: From Mickey Mouse to Hercules, p. 112.
  9. a et b (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 465
  10. (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, p. 243
  11. a, b, c et d « Madame Medusa », Disney Archives: Villains (consulté le April 23, 2009)
  12. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, p. 159.
  13. a et b (en) « The Rescuers DVD Fun Facts », sur Disney.go.com (consulté le 12 avril 2009)
  14. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, p. 156-163.
  15. (en) Tim Hollis and Greg Ehrbar, Mouse Tracks: The Story of Walt Disney Records, p. 95-96.
  16. (en) « The Animated Films of Don Bluth - The Rescuers », sur Cataroo.com (consulté le April 12, 2007)
  17. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : us/WDS 40 The Rescuers
  18. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 366.
  19. 25 ans après, mini making-of de l'édition DVD française du film.
  20. Capture d'écran.
  21. (en) Dave McNary, « Sheepish Mouse; Disney Pulls Tape for Subliminal Smut », Daily News, 9 janvier 1999 sur thefreelibrary.com
  22. a et b (en) Christopher Finch, The Art Of Walt Disney - From Mickey Mouse To The Magic Kingdoms, p. 260
  23. (en) « Feature Films », sur Frank and Ollie's Official Site (consulté le April 12, 2007)
  24. (en) Janet Wasko, Understanding Disney, p. 30
  25. a, b et c (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 265
  26. (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 266
  27. (en) Shaheen Jack G., Reel Bad Arabs: How Hollywood Vilifies a People, Olive branch Press (an imprint of Interlink publishing group),‎ 2001 (ISBN 1-56656-388-7), p. 393

Liens externes[modifier | modifier le code]