The Truman Show

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Truman.

The Truman Show

Titre original The Truman Show
Réalisation Peter Weir
Scénario Andrew Niccol
Acteurs principaux Jim Carrey
Laura Linney
Ed Harris
Natascha McElhone
Noah Emmerich
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Science-fiction
Sortie 1998
Durée 103 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Truman Show est un film américain de Peter Weir sorti en 1998. Il met en scène Jim Carrey dans le rôle principal, aux côtés de Laura Linney, Noah Emmerich, Ed Harris et Natascha McElhone. Le film raconte la vie d'un homme, Truman Burbank, star d'une télé-réalité à son insu. Depuis sa naissance, son monde n'est qu'un gigantesque plateau de tournage, tous ceux qui l'entourent sont des acteurs, lui seul ignore la réalité. Le film explore ses premiers doutes et sa quête pour découvrir la vérité.

À sa sortie, The Truman Show fut un succès commercial et critique. Le film a été nommé pour de nombreux prix, et Jim Carrey a remporté son premier Golden Globe pour ce rôle.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Truman Burbank vit paisiblement. Marié à Meryl, infirmière, il vit dans la ville paradisiaque de Seahaven, remplie de gens sympathiques et de jardins bien entretenus. Et néanmoins Truman a envie de voyage à l'étranger, de découvrir de nouvelles choses, et surtout de retrouver une fille, Sylvia, dont le regard l'a envoûté dans sa jeunesse. Cependant, tout semble contraindre Truman à rester dans la ville.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Récompenses et nominations

[modifier] Commentaire

The Truman Show est un film qui s'est fait connaître par la critique des émissions de télé réalité contemporaines[2] qu'il réalisait. Cependant, la vision d'un homme aux prises avec un système tout puissant, vivant dans l'ignorance et dans la banalité, n'est pas chose nouvelle et de nombreux rapprochements peuvent être faits. Néanmoins, le film n'est pas une simple redite et pose des questions inédites.

[modifier] Les sources d'inspirations du film

Truman vit dans un monde où tout est organisé par une seule personne (le réalisateur), un monde orwellien proche de 1984 et de son Big Brother. Mais il s'agit aussi d'un homme (a priori) tranquille qui doute petit à petit de la réalité. Ce qui le rapproche du roman de Philip K. Dick Le Temps désarticulé dont il reprend l'idée de départ[3]. Pour finir, la recherche de la réalité de Truman nous évoque Matrix, sorti un an plus tard, par le biais de l'allégorie de la caverne, et par certains éléments à la série Le Prisonnier. « Truman » est un homonyme de true man, qui signifie en anglais « l'homme vrai » ou « l'homme véritable »[4]. Au début du film, certains « figurants » laissent entendre qu'il s'agirait d'une expérience pour voir comment réagirait vraiment un homme lors de situations dignes d'une série télévisée, comme la fausse disparition de son père.

[modifier] Analyse du film

Ce film dénonce la vie de Truman sur le ton de la comédie, plus que sur celui de la science-fiction. Il est enfermé dans un monde où une seule personne contrôle tout (le réalisateur). Celui-ci est placé tout en haut du studio, dans la lune. On peut donc y voir une allégorie de « dieu tout puissant »[5].

D'un autre côté, le maître de Truman semble aussi être le spectateur et la publicité[6]. En effet, le spectateur décide par le choix de sa chaîne de l'avenir de l'émission et donc de celui de Truman. Mais la publicité a aussi un rôle très important dans sa vie. Ses proches s'adressent régulièrement à lui en utilisant des slogans publicitaires.

L'omniprésence des caméras et la présence d'acteurs rendent une atmosphère étouffante, proche de Big Brother. Le réalisateur a tous les pouvoirs sur la vie de Truman. Quand Truman décide de quitter sa ville par bateau, il se rend compte qu'il est « enfermé », et que le ciel de l'horizon est en fait une paroi peinte. Il trouve une porte pour sortir du studio immense. Le réalisateur lui parle alors, comme le ferait un dieu, par une voix qui descend du ciel et lui révèle la réalité, puis lui propose de rester pour éviter de subir les difficultés du monde extérieur. Cependant, Truman refuse. Cette partie du film est un éloge à la liberté de pensée et de décision. Ce côté rappelle le livre Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, avec le même combat entre d'un côté une vie contrôlée, surveillée, mais sans risques, et de l'autre la liberté et ses problèmes inhérents.

Pour terminer, le film semble aussi traiter de l'impossible contrôle total des individus. Sa fuite n'est pas due à une volonté éclairée de découvrir le monde dont il a peur mais au désir fou d'une femme à peine rencontrée[7]. Ce thème se retrouve également dans le roman 1984 où c'est aussi l'amour qui guidera la rebellion de Winston Smith.

[modifier] Box-office

[modifier] Références culturelles au film

  • Dans l'épisode 28 saison 2 de la série Les Griffin, Peter Griffin est surveillé par Christof depuis la "Lune".

[modifier] Notes et références

  1. Générique de fin de l'édition DVD
  2. The Truman Show: movie review (French)
  3. Critique de Chronicart ou Critiques de panoram-cinéma
  4. Critiques de panoram-cinéma
  5. « À saluer également la superbe prestation de Ed Harris en grand manitou se prenant pour Dieu » Pascal Faber dans dvdrama
  6. http://www.zoom-cinema.fr/film_Comedie-dramatique/critique/The-Truman-Show_466.html Zoomcinema]
  7. « Une histoire d'amour impossible » Panorama-Cinéma

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Liens externes

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues