The Truman Show
The Truman Show
| Titre original | The Truman Show |
|---|---|
| Réalisation | Peter Weir |
| Scénario | Andrew Niccol |
| Acteurs principaux | Jim Carrey Laura Linney Ed Harris Natascha McElhone Noah Emmerich |
| Sociétés de production | Paramount Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie dramatique Science-fiction |
| Sortie | 1998 |
| Durée | 103 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
The Truman Show est un film américain de Peter Weir sorti en 1998. Il met en scène Jim Carrey dans le rôle principal, aux côtés de Laura Linney, Noah Emmerich, Ed Harris et Natascha McElhone. Le film raconte la vie d'un homme, Truman Burbank, star d'une télé-réalité à son insu. Depuis sa naissance, son monde n'est qu'un gigantesque plateau de tournage, tous ceux qui l'entourent sont des acteurs, lui seul ignore la réalité. Le film explore ses premiers doutes et sa quête pour découvrir la vérité.
À sa sortie, The Truman Show fut un succès commercial et critique. Le film a été nommé pour de nombreux prix, et Jim Carrey a remporté son premier Golden Globe pour ce rôle.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
Truman Burbank vit paisiblement. Marié à Meryl, infirmière, il vit dans la ville paradisiaque de Seahaven, remplie de gens sympathiques et de jardins bien entretenus. Et néanmoins Truman a envie de voyage à l'étranger, de découvrir de nouvelles choses, et surtout de retrouver une fille, Sylvia, dont le regard l'a envoûté dans sa jeunesse. Cependant, tout semble contraindre Truman à rester dans la ville.
[modifier] Fiche technique
- Titre : The Truman Show
- Réalisation : Peter Weir
- Scénario : Andrew Niccol
- Production : Scott Rudin, Andrew Niccol
- Photographie : Peter Biziou
- Montage : William M. Anderson et Lee Smith
- Musique originale : Burkhard Dallwitz
- Musique additionnelle : Philip Glass
- Musiques utilisées[1] :
- Mozart : sonate pour piano n° 11, 3e mouvement et concerto pour cor n° 1, 1er mouvement (soit la Marche Turque)
- Chopin : concerto pour piano n° 1, 2e mouvement
- Brahms : berceuse
- Pays :
États-Unis - Langue : Anglais
- Tournage : du 9 décembre 1996 au 21 mars 1997
- Genre : comédie dramatique, science-fiction
- Durée : 103 minutes
- Classification :
- États-Unis : PG Rated PG for thematic elements and mild language
- France : tous publics
- Dates de sortie :
[modifier] Distribution
- Jim Carrey (VF : Emmanuel Curtil) : Truman Burbank
- Ed Harris (VF : Georges Claisse) : Christof
- Laura Linney (VF : Catherine Le Hénan) : Meryl / Hannah Gill
- Noah Emmerich (VF : Guillaume Orsat) : Marlon / Louis Coltrane
- Natascha McElhone (VF : Juliette Degenne) : Lauren Garland / Sylvia
- Holland Taylor : La mère de Truman / Alanis Montclair
- Brian Delate (VF : François Chaix) : Père de Truman / Walter Moore
- Peter Krause (VF : Jérôme Keen) : Lawrence
- Paul Giamatti (VF : Michel Mella) : Simeon
- Philip Baker Hall : Network Executive
- Harry Shearer (VF : Jean Barney) : Mike Michaelson
[modifier] Récompenses et nominations
- Golden Globes 1999
- Meilleur acteur dans un drame pour Jim Carrey
- Meilleur second rôle masculin pour Ed Harris
- Meilleure musique de film pour Burkhard Dallwitz et Philip Glass
- Prix Hugo 1999 pour la meilleure présentation dramatique
- Nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur, du meilleur second rôle (Ed Harris) et du meilleur scénario original
[modifier] Commentaire
The Truman Show est un film qui s'est fait connaître par la critique des émissions de télé réalité contemporaines[2] qu'il réalisait. Cependant, la vision d'un homme aux prises avec un système tout puissant, vivant dans l'ignorance et dans la banalité, n'est pas chose nouvelle et de nombreux rapprochements peuvent être faits. Néanmoins, le film n'est pas une simple redite et pose des questions inédites.
[modifier] Les sources d'inspirations du film
Truman vit dans un monde où tout est organisé par une seule personne (le réalisateur), un monde orwellien proche de 1984 et de son Big Brother. Mais il s'agit aussi d'un homme (a priori) tranquille qui doute petit à petit de la réalité. Ce qui le rapproche du roman de Philip K. Dick Le Temps désarticulé dont il reprend l'idée de départ[3]. Pour finir, la recherche de la réalité de Truman nous évoque Matrix, sorti un an plus tard, par le biais de l'allégorie de la caverne, et par certains éléments à la série Le Prisonnier. « Truman » est un homonyme de true man, qui signifie en anglais « l'homme vrai » ou « l'homme véritable »[4]. Au début du film, certains « figurants » laissent entendre qu'il s'agirait d'une expérience pour voir comment réagirait vraiment un homme lors de situations dignes d'une série télévisée, comme la fausse disparition de son père.
[modifier] Analyse du film
Ce film dénonce la vie de Truman sur le ton de la comédie, plus que sur celui de la science-fiction. Il est enfermé dans un monde où une seule personne contrôle tout (le réalisateur). Celui-ci est placé tout en haut du studio, dans la lune. On peut donc y voir une allégorie de « dieu tout puissant »[5].
D'un autre côté, le maître de Truman semble aussi être le spectateur et la publicité[6]. En effet, le spectateur décide par le choix de sa chaîne de l'avenir de l'émission et donc de celui de Truman. Mais la publicité a aussi un rôle très important dans sa vie. Ses proches s'adressent régulièrement à lui en utilisant des slogans publicitaires.
L'omniprésence des caméras et la présence d'acteurs rendent une atmosphère étouffante, proche de Big Brother. Le réalisateur a tous les pouvoirs sur la vie de Truman. Quand Truman décide de quitter sa ville par bateau, il se rend compte qu'il est « enfermé », et que le ciel de l'horizon est en fait une paroi peinte. Il trouve une porte pour sortir du studio immense. Le réalisateur lui parle alors, comme le ferait un dieu, par une voix qui descend du ciel et lui révèle la réalité, puis lui propose de rester pour éviter de subir les difficultés du monde extérieur. Cependant, Truman refuse. Cette partie du film est un éloge à la liberté de pensée et de décision. Ce côté rappelle le livre Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, avec le même combat entre d'un côté une vie contrôlée, surveillée, mais sans risques, et de l'autre la liberté et ses problèmes inhérents.
Pour terminer, le film semble aussi traiter de l'impossible contrôle total des individus. Sa fuite n'est pas due à une volonté éclairée de découvrir le monde dont il a peur mais au désir fou d'une femme à peine rencontrée[7]. Ce thème se retrouve également dans le roman 1984 où c'est aussi l'amour qui guidera la rebellion de Winston Smith.
[modifier] Box-office
France : 1 187 996 entrées
États-Unis : 125 603 360 dollars de recettes
[modifier] Références culturelles au film
- Dans l'épisode 28 saison 2 de la série Les Griffin, Peter Griffin est surveillé par Christof depuis la "Lune".
[modifier] Notes et références
- Générique de fin de l'édition DVD
- The Truman Show: movie review (French)
- Critique de Chronicart ou Critiques de panoram-cinéma
- Critiques de panoram-cinéma
- « À saluer également la superbe prestation de Ed Harris en grand manitou se prenant pour Dieu » Pascal Faber dans dvdrama
- http://www.zoom-cinema.fr/film_Comedie-dramatique/critique/The-Truman-Show_466.html Zoomcinema]
- « Une histoire d'amour impossible » Panorama-Cinéma
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- The Truman Show sur la Bibliothèque du Film
- The Truman Show sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- Lieu du tournage vu du ciel