Hercule (film, 1997)

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Hercule

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Titre original Hercules
Réalisation John Musker et Ron Clements
Scénario Ron Clements,
Barry Johnson,
Irene Mecchi,
John Musker,
Bob Shaw,
Donald McEnery
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1997
Durée 89 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Hercule (Hercules), est le 50e long-métrage d'animation et le 35e « Classique d'animation » des studios Disney.

Sorti en 1997, il s'inspire du personnage d’Hercule dans les mythologies grecque et romaine.

Le film a inspiré la série télévisée animée du même nom, diffusée à partir de 1998 et dont trois épisodes ont été regroupés sous le titre Hercules : Zero to Hero (en référence à la chanson du film), sorti directement en vidéo en 1999.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alors que tous les dieux de l'Olympe fêtent la naissance du petit Hercule, Hadès le dieu des Enfers prépare un plan terrible qui fera de lui le maître de tous les dieux : il projette de libérer les Titans lors du prochain alignement des planètes afin que ceux-ci le débarrasse de Zeus. Un problème reste cependant à régler : les Moires lui ont prédit qu'il serait vaincu par Hercule dont la force est surhumaine. Il charge donc les démons Peine et Panique de le kidnapper et le rendre mortel en lui faisant boire une potion magique. Mais le bambin n'avale pas toute la potion (les deux démons laissent tomber la dernière goutte), ce qui lui permet de conserver sa force légendaire.

Abandonné sur Terre, il est recueilli par deux fermiers « mortels » qui, n'ayant pu avoir d'enfant, l'élèvent comme s'il était leur propre fils. Mais Hercule sent qu'il n'appartient pas à ce monde car il est bien trop différent des autres jeunes de son âge. Ses parents adoptifs lui révèlent alors qu'il n'est pas leur véritable fils et qu'il a été trouvé avec un médaillon portant le symbole des dieux. Hercule décide de partir à la recherche de ses origines mais pour revenir sur l'Olympe, Hercule doit devenir un héros. Le satyre Philoctète, entraîneur des héros légendaires, accepte de s'occuper de lui. Jours après jours, Hercule devient plus fort mais il rencontre une jeune femme dont il tombe amoureux, Mégara, dont il ignore qu'elle a vendu son âme à Hadès. Hadès se sert alors de Mégara pour attirer Hercule dans un piège. Alors qu'Hercule avait renoncé temporairement à sa force, il doit affronter un cyclope et Mégara va finalement se sacrifier pour Hercule en se faisant écraser par une colonne à sa place, son âme descend donc dans les Enfers. Pour tenter de la sauver, Hercule rejoint également les Enfers et rencontre le maître des lieux, Hadès. Hercule lui propose d'échanger son âme contre celle de Mégara, ce que d'Hadès s'empresse d'accepter. Mais au moment de couper le fil que relie Hercule à la vie, le fil refuse de céder car Zeus a décidé de faire de son fils un Dieu estimant qu'il le mérite enfin. Un nuage arrive alors près d'Hercule et l'emmène ainsi que Mégara, Pégase et Phil devant le portail accédant au Mont de l'OlympeZeus et Héra accueillent chaleureusement Hercule. Zeus lui dit qu'un héros ne se mesure pas par la grandeur de sa force mais par la force de son cœur. Hercule peut enfin "rentrer à la maison". Bien que ce soit son rêve depuis toujours, Hercule a enfin trouvé sa place et il préfère rester sur Terre avec Mégara plutôt que d'aller sur l'Olympe. D'ailleurs avant dl'embrasser Mégara, Hercule lui dira : "Une vie sans toi, Meg, même immortelle serait trop vide". L'histoire se termine par une grande fête sur l'Olympe en l'honneur d'Hercule.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Note: La liste des « crédités » au générique étant trop longue pour être citée in extenso ici, ne sont repris que les principaux contributeurs.

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Le Gospel pur I ou La Vérité pure I au Québec (The Gospel Truth I) - Les Muses
  • Le Gospel pur II ou La Vérité pure II au Québec (The Gospel Truth II) - Les Muses
  • Le Gospel pur III ou La Vérité pure III au Québec (The Gospel Truth III) - Les Muses
  • Le monde qui est le mien ou Je crois en mon destin au Québec (Go the Distance) - Jeune Hercule
  • Le monde qui est le mien ou Je crois en mon destin au Québec (Go the Distance) (reprise) - Jeune Hercule
  • Il me reste un espoir ou Une dernière fois au Québec (One Last Hope) - Philoctète
  • De zéro en héros ou Zéro à héros au Québec (Zero to Hero) - Les Muses
  • Jamais je n'avouerai ou Les Raisons du cœur au Québec (I Won't Say) - Meg et les Muses
  • Une étoile est née (A Star Is Born) - Les Muses
  • Go the Distance (générique de fin) - Michael Bolton
  • No importa la Distancia (générique de fin) - Ricky Martin
  • Sentimentale (I won't Say (I'm in Love), générique de fin) - Jenny Mac Kay

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Box-office de Hercule
Pays Box-office Classement 1998
Monde Mondial 252 712 101 $ 12e[2]
Monde International 153 600 000 $ 10e
Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Canada Canada 99 112 101 $ 17e
Drapeau de la France France 4 426 986 entrées 5e
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 3 235 096 entrées[3] ##
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 3 090 923 entrées[3] ##
Drapeau de l'Espagne Espagne 2 291 108 entrées[3] ##
Drapeau de l'Italie Italie 1 869 044 entrées[3] ##
Drapeau de la Suisse Suisse 309 888 entrées[4] 10e

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 3 février 1998 - VHS (Québec)
  • Août 1998 - VHS et Laserdisc avec recadrage 4/3 (1,33:1).
  • 9 novembre 1999 - DVD (Québec) avec format respecté (1,66:1)
  • 1er aout 2000 - VHS et DVD (Québec) dans la Collection « classique or » avec recadrage 4/3
  • 15 octobre 2002 - VHS et DVD avec format 4/3.
  • 16 octobre 2013 - exclusivité Blu-Ray avec format 16/9.

Production[modifier | modifier le code]

John Musker et Ron Clements furent attirés par l'aspect mythologique du film et décidèrent à l'automne 1993 de réaliser le film et de le produire, aidés en cela par Alice Dewey[1]. Musker et Clements passèrent neuf mois à définir la ligne directrice, élaborer le script initial, et concevoir avec Andy Gaskill l'aspect visuel général ; ce dernier supervisa ensuite la direction artistique[1]. Des animateurs passèrent l'été 1994 en Grèce afin de s'inspirer des décors naturels et des sites archéologiques, tandis que le caricaturiste et dessinateur de presse politique britannique Gerald Scarfe, apporta son aide à la création des personnages[1]. L'animation débuta au début de 1995 et nécessita près de 700 artistes, ainsi que le premier usage chez Disney du morphing numérique (assisté par ordinateur)[1].

Références mythologiques[modifier | modifier le code]

Le film fourmille de références aux travaux d'Hercule, incluant la bataille contre l'hydre de Lerne (2e exploit). Le lion de Némée (1er exploit), le sanglier d'Érymanthe (4e exploit) et les oiseaux du lac Stymphale (6e exploit) apparaissent durant la chanson De zéro en héros ; la capture de Cerbère (12e exploit) se fait à la fin du film. Pendant qu'Hercule pose pour se faire peindre, Phil mentionne qu'il doit nettoyer les écuries d'Augias (5e exploit) et récupérer la ceinture d'Hippolyte, reine des Amazones (9e exploit).

En revanche, plusieurs libertés ont été prises avec le mythe. Parmi celles-ci :

  • Alcmène n'est plus ici la véritable mère d'Hercule, mais sa mère nourricière. Dans la légende, celle-ci est séduite par Zeus, qui a pris l'apparence de son mari, Amphytrion. De même, Alcmène et Amphytrion sont de sang royal et non des paysans ; quant à leur fils, demi-frère d'Hercule, il s'appelle en réalité Iphiclès et non Ithiclès ;
  • Dans la mythologie, le terme héros désigne un mortel d'ascendance divine directe ou indirecte. Un être issu de deux dieux est appelé un dieu.
  • alors que dans la mythologie grecque, il y a neuf muses, elles ne sont que cinq dans le film : Calliope (poésie épique), Clio (histoire), Melpomène (tragédie), Terpsichore (danse) et Thalie (comédie).
  • dans certaines versions du mythe, les fameux « travaux » sont une punition infligée par les Dieux après qu'Hercule, frappé de folie par Héra, jalouse des incartades de son mari, a massacré sa femme, Mégara, et ses enfants, et sont donc postérieurs aux événements du film.
  • Les Titans sont présentés comme des monstres alors qu'en réalité ils sont les parents des dieux de l'olympe.
  • Les cyclopes avaient été enfermés par les titans et libérés par Zeus. En retour, ils l'ont aidé à combattre les Titans, en lui offrant notamment le Foudre.
  • Comme beaucoup d'œuvres après l'Antiquité, le titre du film utilise le nom latin du héros, Hercule, alors que son nom d'origine dans la mythologie grecque est Héraclès.
  • Dans le mythe, c'est le centaure Chiron qui s'occupe de l'éducation d'Hercule; dans le film, c'est le satyre Philoctète qui s'en occupe, alors qu'en réalité, Philoctète est un héros de la guerre de Troie qui n'accompagne pas Hercule. Dans le film, on lui attribue également d'avoir accompli l'apprentissage d'autres héros tels Achille ou Jason, alors qu'une fois encore, c'est l'œuvre de Chiron.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Les décors des chansons Ce Monde qui est le Mien (Je crois en mon destin au Québec) et Jamais je n'avouerai sont très semblables à ceux de la chanson Ce rêve bleu (Un nouveau monde au Québec) d'Aladdin (1992), lorsqu'Aladdin et Jasmine volent au-dessus d'un jardin grec.
  • Quand Phil entend la conversation entre Meg et Hadès, il sort sa tête à la manière des sept nains quand ils découvrent Blanche-Neige pour la première fois.
  • Lors de la courte scène qui semble faire référence au combat d'Hercule contre le lion de Némée, ce dernier est représenté sous une apparence qui rappelle étrangement celle de Scar, le méchant principal du Roi lion (1994). Hercule porte ensuite sa peau alors qu'il pose pour se faire faire un portrait par un peintre[5]. Il est possible que ce soit un clin d'œil de l'animateur Andreas Deja supervisant le personnage de Scar, qui était également l'animateur chargé de superviser Hercule.
  • Quand Phil entre dans sa hutte en compagnie d'Hercule, celui-ci se cogne la tête sur le mât de l'Argo. Ironiquement, dans la mythologie grecque, Jason, le capitaine de l'Argo, mourut quand le mât du navire lui tomba sur la tête.
  • Sur la carte de paiement d'Hercule, on peut lire VI V XI XIV XV XVI IV, ex. IV M BC, membre depuis I M BC, ce qui signifie « 6 5 11 14 15 16 4, expire avril 1000 avant Jésus-Christ, membre depuis janvier 1000 avant Jésus-Christ ».
  • Dans un jardin avec Mégara, Hercule abîme une statue en lançant un projectile faisant perdre les deux bras à cette dernière. Cette statue n'est autre que la Vénus de Milo.
  • Dans le même jardin, Mégara face à Hercule est piquée par la flèche en forme de cœur que tient une statue. La statue en question est Cupidon, dieu de l'amour.
  • Une parade nommée Hercules' Zero to Hero Victory Parade a été donnée à partir du 27 juin 1997 dans les parcs Disneyland et Disney-MGM Studios[1].
  • La scène où Hercules s'entraîne sur une jambe est une référence à Karaté Kid, quand Daniel Larusso fait le héron, on entend meme Phil dire le nom du film.

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Lors de sa sortie aux États-Unis, le film reçoit des critiques positives, quoique rarement enthousiastes, de la part des critiques américains. Dans le Chicago Sun Times, Roger Ebert confère au film une note de 3,5 sur 4 et en apprécie les graphismes, les voix et le rythme[6]. Dans le New York Times, Janet Maslin donne une critique positive du film[7], affirmant que « après une série de déceptions relatives, l'animation Disney est de retour au meilleur de sa forme avec cette leçon de mythologie joyeusement abâtardie »[8]. Elle apprécie le travail de recherche visuelle, l'inventivité des gags et le doublage, tout en regrettant que le portrait du héros soit si classique : « encore un adolescent qui part pour une quête et chante une ballade sur ses espoirs et des rêves »[9].

Le critique James Berardinelli donne une critique en demi-teinte, jugeant que le film donne une impression de routine et de facilité qui l'empêchent d'atteindre la qualité des précédents classiques Disney : « Hercule remporte la palme douteuse consistant à être le dessin animé le moins enchanteur produit par Disney depuis plus d'une décennie »[10]. Dans le Washington Post, Desson Howe voit dans Hercule un « dessin animé insipide et manquant de vie »[11]. Rita Kempley, autre journaliste du Washington Post, voit dans le film « une parodie Looney Tunesesque des péplums à héros musclés, du culte de la célébrité et, curieusement, des propres pratiques commerciales agressives du studio »[12]. Elle lui reproche de vouloir être branché au point d'en devenir exaspérant[13] et de ne pas parvenir à susciter l'émotion comme les autres classiques Disney.

En Grèce[modifier | modifier le code]

Le film reçoit un accueil défavorable auprès des médias et du public grecs, et la tentative de Disney d'organiser une grande avant-première du film en Grèce sur la colline de la Pnyx, lieu d'assemblées politiques pendant l'Antiquité, provoque une réaction scandalisée qui conduit l'État grec à annuler l'évènement [14]. Le journal athénien Adsmevtos Typos affirme en octobre 1997 : « Une fois de plus, des étrangers distordent notre histoire et notre culture dans le seul but de servir leurs intérêts commerciaux. (…) Pour ajouter l'insulte à la blessure, ils veulent maintenant utiliser la colline de la Pnyx et notre histoire comme rampe de lancement pour leurs futurs bénéfices. »

En France[modifier | modifier le code]

Dans le quotidien Libération[15], Michel Roudevitch donne une critique globalement favorable du film, tout en le qualifiant de « parfois pesant péplum-pudding ». Roudevitch salue l'ambition du travail graphique de Gerald Scarfe, qui s'inspire directement des arts grecs tout en prêtant au dessin animé son style graphique acéré, et il apprécie la musique ainsi que l'affrontement final contre les titans. Il regrette en revanche les jeux de mots et gags « pas toujours de bon aloi » et la prouesse technique « trop machinale » dans la séquence de l'hydre de Lerne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 262
  2. (en) « Hercules », sur Box office (consulté le 26 août 2012)
  3. a, b, c et d (en) « Hercules », sur Lumière (consulté le 26 août 2012)
  4. (fr) « Site officiel », sur Pro Cinéma (consulté le 26 août 2012)
  5. (en) David Koenig, Mouse Under Glass, p. 260
  6. Robert Ebert, "Hercules' review", article dans le Chicago Sun Times le 27 juin 1997. Page consultée le 14 juillet 2014.
  7. Oh Heavens ! What a Hero !, article de Janet Maslin dans le New York Times le 13 juin 1997. Page consultée le 14 juillet 2014.
  8. « After a run of relative disappointments, Disney animation is back in top form with this happily bastardized mythology lesson. »
  9. « one more questing teen-ager who delivers a power ballad about his hopes and dreams »
  10. « Hercules has the dubious distinction of being the least-enchanting cartoon Disney has fashioned in over a decade »
  11. Disney's Myth Conception, article de Desson Howe dans le Washington Post le 27 juin 1997. Citation dans le texte original : « insipid, lifeless, animated feature ».
  12. "Disney's 'Hercules': Myth for the Masses", article de Rita Kempley dans le Washington Post le 27 juin 1997. Citation originale : « a Looney-Tunesy spoof of muscle-bound movies, celebrity worship and, curiously enough, the studio's own shameless hucksterism. »
  13. « the movie is annoyingly hip »
  14. « Greeks Put Hercules on Trial », article de Julia Llewelyn Smith et Ciaran Byrne dans The Nation le 9 octobre 1997. Page consultée le 14 juillet 2014.
  15. Gerald Scarfe, brillant graphiste britannique, a insufflé sa vigueur à ce dessin animé parfois pesant. Entretien. «Hercule», un péplum pudding, article de Michel Roudevitch dans Libération le 26 novembre 1997. Page consultée le 14 juillet 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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