Studios Disney de 1989 à 1995

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Article principal : Walt Disney Pictures.
 Historique des Studios Disney 

L'histoire des Studios Disney de 1989 à 1995 est marqué par une renaissance et plusieurs succès dans le domaine de l'animation. Les origines de cette période sont à rechercher dans le changement de direction de la Walt Disney Company en 1984 et la volonté des nouveaux responsables de redorer le blason du studio. Le résultat est visible au travers des principales productions que sont La Petite Sirène (1989), La Belle et la Bête (1991), Aladdin (1992), Le Roi lion (1994),...

La fin de la période du « Second Âge d'or » aussi appelée « Renaissance Disney » est assez floue et très subjective mais la sortie de Toy Story (1995) coproduit avec Pixar Animation Studios et la systématisation à partir de 1996 des suites des longs métrages d'animations marquent un profond changement pour le studio Disney. En parallèle les productions Disney d'après 1995 reçoivent des succès plus mitigés bien que certains films sont salués par la critique comme Fantasia 2000 (1999).

Historique[modifier | modifier le code]

1984-1988 : Genèse d'une renaissance[modifier | modifier le code]

Après le décès de Walt Disney en 1966 et celui de son frère Roy O. Disney en 1971, la division des studios de la Walt Disney Productions passent sous la direction de Donn Tatum, Card Walker et Ron Miller (gendre de Walt). Le studio entre dans une phase de léthargie durant laquelle les longs métrages d'animation sortent à des intervalles irréguliers et n'engendrent pas de succès en salle. Un coup particulièrement dur est porté au studio Disney durant de la production de Rox et Rouky (1981) quand l'animateur vétéran Don Bluth quitte Disney pour fonder un studio concurrent Don Bluth Productions, débauchant au passage neufs animateurs[1],[2] dont Gary Goldman et John Pomeroy. Ce départ représente 17% des animateurs et la production de Rox et Rouky en est retardé. Brisby et le Secret de NIMH produit par Don Bluth sort en 1982 et utilise un scénario rejette par Disney pour son coté trop sombre.

En 1984, c'est la société Disney en entier qui est proche de sombrer face à une tentative d'OPA de Saul Steinberg quand Michael Eisner, ancien de Paramount Pictures est nommé directeur général exécutif, Frank Wells de Warner Bros. devient directeur général et Jeffrey Katzenberg (aussi de Paramount) prend la responsabilité des studios. Walt Disney Productions entame alors une profonde réorganisation avec des changements de noms.

En 1984, plusieurs animateurs de Walt Disney Pictures sont regroupés dans une entité spéciale, Walt Disney Television Animation, destinée à la production d'animations pour la télévision, sous la direction, de Gary Krisel[3]. En 1985, pour faire de la place aux productions en prise de vue réelle (film et télévision), le département de l'animation déménage des studios de Burbank pour des locaux temporaires d'une frise industrielle de Glendale.

Après le mauvais résultat du film Taram et le Chaudron magique (1985) classé PG par la MPAA, l'avenir du studio est remis en question. Une solution qui va à l'encontre d'une règle interne vieille de 30 ans, passe par le transfert de l'activité à la division animation télévisée qui coûte moins cher. La première série est Les Gummi, principalement produite par Walt Disney Animation Japan diffusée dès 1985.

Roy Edward Disney, neveu de Walt et fils de Roy Oliver, persuade Michael Eisner de lui donner les rênes du département longs métrages avec l'espoir de faire survivre ce qu'il pense être le cœur de métier du studio, entité qui prend le nom en 1986 de Walt Disney Feature Animation pour la dissocier des productions télévisuelles[4].

En 1986, le studio produit Basil, détective privé tandis que Don Bluth sort Fievel et le Nouveau Monde dont le résultat en salle dépasse la production de Disney[5]. Mais la qualité technique et le résultat commercial de Basil, détective privé même faible rétablit une certaine confiance de la direction de Disney dans la division animation. La fermeture de Walt Disney Feature Animation n'est plus à l'ordre du jour.

En 1988, Oliver et Compagnie de Disney sort le même weekend que Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles, film de Don Bluth coproduit par Steven Spielberg et Universal Pictures. Le film d'Universal réalise un record de recettes en salles avec 7,526 millions d'USD[6] et marque le début de la franchise à succès Le Petit Dinosaure. Malgré cela, Disney collabore avec Steven Spielberg et sort la même année Qui veut la peau de Roger Rabbit ? mêlant animation et prise de vue réelle. Le film est un succès tant aux niveau des critiques qu'auprès du public. Trois courts métrages avec Roger Rabbit sont aussi produits par Spielberg.

1989-1995 : Retour des films à succès[modifier | modifier le code]

En 1985, le studio lance plusieurs projets dont celui d'Oliver et Compagnie, de Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et une adaptation de La Petite Sirène[7]. L'adaptation de ce conte remonte aux années 1930 mais prend un tournant décisif quand le studio décide d'en faire une version proche des comédies musicales de Broadway. Le projet La Petite Sirène accélère en 1987 avec la participation des compositeurs Alan Menken et Howard Ashman[8]. Qui veut la peau de Roger Rabbit ? est programmé pour fin 1988 tandis que La Petite Sirène doit être le film Disney de la fin d'année 1989.

La Petite Sirène sort aux États-Unis le 14 novembre 1989 et un an plus tard en France mais devient un succès commercial et critique dépassant les recettes en salle de Charlie de Don Bluth sorti la même semaine[9] et le record établi l'année précédente par Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles. Le film est récompensé par deux oscar pour la meilleure chanson pour Sous l'océan Under the Sea et meilleure musique de film ainsi qu'une nomination pour Embrasse-la (Kiss the Girl)[10].

La première suite d'un long métrage produit par le studio sort l'année suivante avec Bernard et Bianca au pays des kangourous (1990) suite de Les Aventures de Bernard et Bianca (1977). Le film reçoit un accueil positif mais n'est pas un succès commercial au niveau de La Petite Sirène[11]. Mais cette première initiative de produire des suites aux précédents films du studio aura un impact sur les production du studio dès le milieu des années 1990.

1995-1999 : Déclin de l'animation traditionnelle face à l'image de synthèse[modifier | modifier le code]

En 1995, soit 10 ans après leur installation temporaire, les studios d'animation regagnent les studios de Burbank. Les succès bien que faible des suites de longs métrages et la compétition avec les films en image de synthèse pousse le studio a produire encore plus de suites à partir de 1996 et jusqu'au milieu des années 2000.

Productions[modifier | modifier le code]

Courts métrages d'animation[modifier | modifier le code]

Longs métrages d'animation[modifier | modifier le code]

Productions entamées durant la période (associées à la « Renaissance de Disney »)

Séries télévisées d'animation[modifier | modifier le code]

Productions télévisuelles[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

La Renaissance de Disney est une période allant de 1989 à 1999, durant laquelle le studio de production de longs métrages d'animation de Disney, nommé Walt Disney Feature Animation (renommé Walt Disney Animation Studios en 2006) fait montre d'un retour aux productions à succès dans les films avec des histoires connues qui restaurent l'intérêt du public et des critiques pour l'ensemble de la société Disney[12],[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Don Bluth Ireland », sur Cataroo (consulté le 5 novembre 2009)
  2. « Biography » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Don Bluth Official Website. Mis en ligne le 3 mars 2009, consulté le 5 décembre 2009
  3. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 594
  4. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Official Encyclopedia - Third Edition, p. 243
  5. (en) « Don Bluth Biography » (consulté le 13 septembre 2009)
  6. « Don Bluth Land Before Time » (consulté le 13 septembre 2009)
  7. (en) « Making Of... The Little Mermaid Behind The Scenes », The 80s Movies Rewind, Fast-Rewind.com,‎ 2009 (consulté le 20 juin 2013)
  8. Treasures Untold: The Making of Disney's 'The Little Mermaid, Documentaire présent dans les bonus du DVD collection Collector 2006
  9. « 1989 Yearly Box Office for G-Rated Movies », Box Office Mojo, Internet Movie Database (consulté le 29 juillet 2010)
  10. « The 62nd Academy Awards (1990) Nominees and Winners », Academy of Motion Picture Arts and Sciences (consulté le 28 septembre 2011)
  11. Hahn, DonWaking Sleeping Beauty [Documentary film].
  12. (en) « Disney: Notes on the end of the Disney Renaissance », decentfilms.com (consulté le 26 août 2008)
  13. (en) Claudia Puig, « 'Waking Sleeping Beauty' documentary takes animated look at Disney renaissance », USA Today,‎ 26 mars 2010 (consulté le 6 juillet 2011)