Là-haut (film, 2009)

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Là-haut

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Titre original Up
Réalisation Bob Peterson
Pete Docter
Scénario Bob Peterson
Sociétés de production Pixar Animation Studios
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 2009
Durée 96 minutes[1]

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Là-haut (Up) est le dixième long-métrage d'animation en images de synthèse des studios Pixar, sorti en juillet 2009 et réalisé par Pete Docter, le réalisateur de Monstres et Cie, et Bob Peterson, qui en signe également le scénario. Il a été projeté le 13 mai 2009 en ouverture de la 62e édition du Festival de Cannes, devenant le premier film d'animation à ouvrir ce festival. Il a reçu le Golden Globe du meilleur film d'animation en 2010 ainsi que l'oscar du meilleur film d'animation en 2010.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Carl Fredricksen et Russell

Carl Fredricksen, un jeune petit garçon, rêve d'être un explorateur depuis qu'il a vu aux actualités du cinéma les exploits de Charles Muntz, célèbre aventurier qui, à bord de son dirigeable et accompagné de ses chiens, a découvert les chutes du Paradis, un tepuy perdu au Venezuela, mais qui ensuite a ramené un squelette qui a été considéré comme un faux par les scientifiques, ce qui a contraint Charles à aller en Amérique du Sud dans un seul but : prouver qu'il a raison. Jouant dans la rue en imitant son héros, il fait la connaissance d'Ellie, une petite fille délurée qui partage le même rêve que lui.

Des années plus tard, Ellie et Carl se marient et rêvent d'aller jusqu'aux chutes du Paradis. Mais les mauvaises nouvelles s'accumulent : le couple ne peut pas avoir d'enfant et les économies pour leur grand voyage sont écornées par les aléas de la vie. Quand Carl peut enfin acheter des billets d'avion pour l'Amérique du Sud, Ellie tombe malade et meurt. Carl reste seul dans sa maison, la dernière debout dans un quartier de style victorien que les engins de chantier rasent pour construire des immeubles modernes. Mais Carl, qui a maintenant 78 ans, refuse de vendre sa demeure et de partir en maison de retraite.

Un jour, un jeune «explorateur» (similaire à un scout) nommé Russell vient frapper à sa porte et lui demande s'il peut lui rendre service : il veut obtenir son badge d'aide aux personnes âgées. Pour se débarrasser de lui, Carl l'envoie à la recherche d'un oiseau imaginaire nommé le Dabou qui viendrait la nuit piétiner ses fleurs… Peu de temps après, un des camions du chantier renverse la boîte aux lettres de Carl ; celui-ci panique et, en voulant repousser l'ingénieur qui veut réparer les dégâts, il le frappe à la tête avec sa canne et le blesse. La compagnie saisit l'occasion pour lui intenter un procès et le faire placer en maison de retraite.

Le jour où les employés de la résidence de retraite du Grand Chêne viennent chercher Carl, la maison s'envole grâce à des milliers de ballons attachés dans la cheminée : Carl part accomplir son rêve, aller s'installer aux chutes du Paradis. Mais il découvre que Russell était sur son palier au moment du décollage. Réticent à le faire rentrer, Carl finit par accepter. Après un orage qui a menacé leurs vies qui s'est avéré être un rêve, le vieil homme se réveille et commence à faire descendre la maison, mais lorsqu'il touche enfin le sol, il aperçoit les chutes du paradis… de l'autre côté de la falaise où la maison s'est posée. Énervé, il avance avec Russell, qui l'aide à tirer la maison à l'aide de cordes.

Plus loin, des chiens poursuivent quelqu'un ou quelque chose. Ils coursent jusqu'à ce que leurs colliers fassent un bruit assourdissant, dû à l'appareil auditif de Carl, qui vient d'arriver dans la jungle. Là, Russell annonce qu'il doit aller au "petit coin". Après avoir fini, alors qu'il mange du chocolat, il se rend compte qu'il lui en manque un bout. Il aperçoit alors un bec bariolé, et en conclut que c'est le petit Dabou. Mais il voit alors un animal se dresser devant lui, et revient avec lui. Il pose des questions à Carl sur le Dabou et le vieil homme lui répond « oui » tout le temps. Lorsque Russell en conclut que son animal est bel et bien l'oiseau dont parle Carl au début du film, Carl se retourne et voit l'animal géant, que Russell a baptisé Kevin. Incrédule, il refuse de le garder, mais lui et l'explorateur sont devenus inséparables. Le héros se voit donc contraint de dire oui une fois de plus. Ils avancent encore, et trouvent un chien, Doug, qui parle grâce à un collier. Il se révèle adorable, mais l'oiseau saute sur lui. Seul l'enfant parvient à convaincre le Dabou de cesser.

Mais les chiens eux, discutent. Leur chef, qui a la voix déformée à cause de son collier cassé, contacte Doug, qui semble être incapable du prodige d'avoir l'animal, juste pour rire. Ce dernier dit qu'il a l'oiseau, mais évidemment, personne ne le croit, et ce jusqu'à ce qu'il se tourne vers ce dernier. Les chiens courent alors pour retrouver Doug. Puis, le vieillard tente de se débarrasser du chien et de l'oiseau pour être tranquille, mais il n'y parvient pas, et c'est sur des rochers qu'ils se réunissent tous. Le Dabou crie alors et Doug explique qu'ELLE appelle ses petits. Étonné que Kevin soit une femelle, Russell est triste de devoir laisser le volatile rejoindre ses oisillons. C'est à ce moment que les trois chiens, Alpha (un doberman), Beta (un rottweiler) et Gamma (un bouledogue), arrivent et demandent à Doug où est son prisonnier, et le canin dit qu'il l'a perdu. Alors que les deux humains tentent de s'échapper en s'opposant à l'idée imposée par les animaux de les accompagner en tant que prisonniers, ils décident de les suivre, voyant la férocité dans les yeux des chiens. Ils arrivent dans une meute de chiens, où ils sont sur le point d'être dévorés.

Mais là, ce qui semble être leur maître leur dit de cesser. La personne s'avère être Charles Muntz. Ce dernier annonce que les deux personnages sont désormais leurs invités. Les deux protagonistes attachent la maison au mur pour entrer dans le dirigeable de l'explorateur. Les chiens préparent le banquet des invités, alors que Doug a reçu la collerette de la honte et qu'Alpha s'est fait réparer son collier, lui redonnant la voix qu'il avait avant. Charles Muntz montre à nos héros ses squelettes d'animaux trouvés et mange ensuite avec eux. Durant le repas, Russell parle involontairement de Kevin, et malgré une tentative de Carl pour éviter le sujet et alors que l'oiseau est repéré par Muntz, ce dernier révèle son vrai visage en parlant de tous les explorateurs qu'il a tués pour ne pas qu'on l'entrave dans sa quête de l'oiseau, unique raison pour laquelle il est resté aux Chutes du Paradis. Fredricksen et l'enfant s'enfuient en courent dans les montagnes pour sauver leurs vies. Ils se débarrassent des chiens grâce à Dug qui a ralenti la meute et Kevin qui les a fait courir plus rapidement. Les chiens reviennent bredouilles, mais l'oiseau est blessé. Carl décide de l'aider à retrouver sa progéniture, mais ils sont localisés par l'ennemi, qui brûle la maison de Carl, le forçant à choisir entre cette dernière et l'oiseau. Carl choisit la première, et Russell n'en revient pas de cet acte. Le feu est éteint, et le lendemain, Russell boude. Alors que Carl découvre dans son livre d'aventures des photos de mariage dans les cases du livre d'aventure du début dans lequel Ellie avait mis des images, avec à la fin un mot pour encourager Carl à passer à autre chose, le jeune garçon s'envole seul avec des ballons pour tenter sauver Kevin.

Il arrive au dirigeable et se fait capturer, et, au moment d'être lâché dans le vide, est sauvé par Carl qui est accompagné de Doug. Il attache la maison à la porte du dirigeable et entre pour sauver le géant. Ils entrent par les conduits d'aération et arrivent juste sur la cage où, avec une balle de la canne de Carl, ils distraient les chiens. Ils referment la porte et libèrent l'oiseau et la maison se détache à ce moment de la porte. La corde tombe et Russell s'y accroche. Il essaye de remonter mais Muntz a déjà envoyé des chiens sur des avions pour appâter la maison[Quoi ?]. Alors que Carl et les deux bêtes arrivent dans la salle des squelettes animaliers, Charles tente de tuer Carl avec une épée. Doug empêche cela, mais il est envoyé avec les autres chiens de la meute, le héros doit se battre avec sa canne. Les deux vieux hommes arrêtent après un mal de dos. C'est le moment où Doug se retrouve dans un cul-de-sac. Il recule, mais pendant ce temps Muntz a coincé Fredricksen et s'apprête à le tuer, tentative annulée par un crachat de dentier de la part de ce dernier. Fou, l'antagoniste détruit toute sa collection, dont une autre partie tombera dans les airs lorsque Doug fera tourner accidentellement le dirigeable. Kevin et Carl montent au-dessus du dirigeable et Muntz a une autre idée plutôt que les poursuivre. Russell de son côté s'est débarrassé des avions, et pose la maison sur le dirigeable pour récupérer les trois, dont Doug qui est devenu alpha en mettant la collerette de la honte au précédent Alpha, dont le collier est à nouveau cassé. Ils s'apprêtent à entrer, quand leur adversaire revient carabine en main. Il force Carl à retenir la maison et tente d'entrer. Tout à coup, Carl a une idée : il ordonne à l'enfant de saisir les deux bêtes et alors que leur ennemi parvient à entrer, Fredricksen montre du chocolat. Kevin ne résiste pas et saute de la fenêtre tandis que la maison se détache du dirigeable. Charles saute aussi, mais des ballons s'accrochent à ses pieds, le faisant tomber dans le vide et le conduisant donc à sa mort.

Le héros ne voit rien indiquant la position des 3 autres, mais il est rassuré de les voir accrochés à la corde qui retenait la maison. Ils remontent, et alors que Russell s'excuse pour sa maison en train de tomber, Carl répond que c'est juste une maison et plus tard, le Dabou est relâché près de ses petits. La mère part avec ses petits, et les deux protagonistes prennent le contrôle du dirigeable.

Lors de la cérémonie des apprentis explorateurs, le père de Russell n'est pas là, car comme il a dit avant, il n'est jamais là. C'est donc Carl qui vient à sa place et aussi pour que le badge d'assistance à personne âgée ne soit pas donné pour rien. Russell reçoit cependant en plus le badge d'explorateur d'Ellie que le vieil homme avait gardé durant toutes ces années. Le film prend fin alors que les deux héros mangent une glace en jouant à un des jeux favoris de l'enfant.

Le dernier plan du film montre les Chutes du Paradis avec la maison qui repose désormais dessus, comme le veuf avait promis à sa femme.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Pete Docter

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[2].

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le film a bénéficié de très bons échos dans la presse. Le Monde évoque un « chaos jubilatoire, libéré des assignations du réalisme » : la journaliste Isabelle Régnier ajoute qu'en « distillant de la violence dans le merveilleux, de la tendresse dans les gags violents, Là-haut réenchante le monde, avec une prodigieuse générosité »[6]. Le journal Libération loue l'anticonformisme du sujet, l'intelligence avec laquelle il est traité et la douce mélancolie qui se dégage de l'ensemble[7]. Le Figaro salue également l'anticonformisme du sujet, qui contrecarre le jeunisme ambiant. Le quotidien rajoute que le film est d'« une telle poésie qu'elle fait oublier la technique »[8]. À Télérama les avis sont plus partagés : Jacques Morice salue l'audace du sujet (les thèmes exploités sont plutôt sombres, voire sinistres) et salue son traitement, qui parvient à être aérien et à visiter tous les genres du cinéma (western, road-movie, comédie générationnelle, mélodrame...). Pierre Murat, dans le même magazine, se montre nettement plus sévère : il accuse le film d'être mièvre et niais (semblable aux Disney produits dans les années 1960, comme Quatre bassets pour un danois), de « recycler de vieux clichés » et de proposer une « morale douceâtre »[9]. Au Masque et la Plume, Xavier Leherpeur de Studio Ciné Live parle d'un film « magnifique » et loue son intelligente exploration de la 3D. Michel Ciment de Positif souligne qu'en prenant pour la première fois un humain comme personnage principal les studios Pixar ont gagné en « humanité » et en « profondeur ». Sophie Avon de Sud Ouest évoque un début « éblouissant », des choix dramatiques osés (l'illustration d'une fin de vie pour ouvrir le film), l'« état d'acuité et de sensibilité » dans lequel nous plonge le récit mais la journaliste tempère son enthousiasme en soulignant que le film n'atteint pas la poésie de l'œuvre de Hayao Miyazaki, dont se réclame Bob Peterson. Jean-Marc Lalanne des Inrockuptibles souligne la « profondeur » des sentiments exprimés dans la relation entre le vieillard et l'enfant, bien que ce motif soit assez conventionnel. Il loue également le « sens du colorisme » (comme l'atteste la scène où les ballons font décoller la maison)[10].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Sortie Entrée/Recettes
Monde 731 342 744 $
Monde Hors USA 438 338 580 $
États-Unis 29/05 293 004 164 $
États-Unis 29/05 39 067 222 entrées
Royaume-Uni 09/10 6 322 694 entrées
France 29/07 4 508 940 entrées
Espagne 30/07 3 726 039 entrées
Allemagne 17/09 2 978 759 entrées
Italie 15/10 1 957 829 entrées

Références et clins d'œil[modifier | modifier le code]

  • Le nom de l'explorateur Charles Muntz est une référence, à une lettre près, à Charles B. Mintz, producteur surtout connu pour s'être approprié le premier héros créé par Walt Disney, Oswald le lapin chanceux[11].
  • Le personnage de Carl Fredricksen est partiellement inspiré de l'acteur Spencer Tracy[11].
  • Dans le générique de fin, on peut voir parmi les photos du livre Carl et Russel devant un cinéma où le film du moment se trouve être Star Wars. Ce n'est pas une coïncidence car Pixar était par le passé une branche de Industrial Light and Magic qui s'occupait des effets spéciaux de La Guerre des étoiles.
  • Une autre référence à la saga Star Wars est celle de l'escadron gris de la bataille finale du film, faisant référence à l'escadron gris participant à la bataille d'Endor dans le dernier film de la trilogie originale. Leur mise en déroute fait quant à elle penser à celle subie par Darth Vader et ses ailiers dans la tranchée de l'Étoile noire, dans l'épisode IV de la saga.
  • Dans la chambre de la petite fille noire, lorsque la maison décolle pour la première fois, on peut voir un Lots-o’-Huggin’ Bear, peluche qui sera un des nouveaux personnages de Toy Story 3. On peut aussi apercevoir le fameux ballon jaune et bleu avec une étoile rouge qui a permis à Buzz de « voler » dans la chambre d'Andy dans Toy Story 1, ainsi que la camionnette « Pizza Planet » dans un croisement de routes dans la ville après le décollage de la maison.
  • Au début du film, quand Ellie et Carl discutent sous une couverture, la silhouette d'Ellie représente le personnage de WALL-E.
  • Quand Charles Muntz montre ses trophées à Carl et Russell, un chien vient lui montrer une carte de restaurant et Charles répond : « Surprenez-moi », réplique utilisée par Anton Ego dans le film Ratatouille à la fin.
  • Les Chutes du Paradis pourraient être inspirées des chutes de Salto Angel au Vénézuela.
  • La scène montrant les chiens en train de jouer aux cartes fait référence à la série de tableaux des chiens jouant au poker, et particulièrement à A Friend in Need par la forme de la lampe et la présence de l'as de trèfle.

Divers[modifier | modifier le code]

D'un point de vue scientifique, le nombre de ballons nécessaires au soulèvement de la maison est largement sous-évalué : il faudrait près de cinq fois plus de ballons gonflés à l'hélium pour un poids de 50 tonnes, masse estimée de ladite maison[12].

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Oscar[modifier | modifier le code]

Récompense Personne Reçue ?
Meilleur film Jonas Rivera
Meilleur film d'animation Pete Docter x
Meilleur scénario original
Meilleur montage sonore
Meilleure musique de film Michael Giacchino x

Golden Globe[modifier | modifier le code]

Récompense Personne Reçue ?
Meilleur film d'animation Peter Docter x
Meilleure musique de film Michael Giacchino x

BAFTA[modifier | modifier le code]

Récompense Personne Reçue ?
Meilleur film d'animation Pete Docter x
Meilleur scénario original
Meilleur son
Meilleure musique de film Michael Giacchino x

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IMDB
  2. (en) Up - Date de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p (fr) Là-haut sur voxofilm
  4. Charles Aznavour et Rachid Badouri: complices Là-Haut sur Canoë, apparu le 24 avril 2009
  5. Carton de doublage du DVD/Blu-ray
  6. LE Monde.fr
  7. Libération.fr
  8. Le Figaro.fr
  9. Telerama.fr
  10. Le Masque et la Plume, France Inter, 09/08/2009
  11. a et b « Trivia for Up », sur Internet Movie Database (consulté le 7 août 2009)
  12. Courty JM, Kielik E, Voler avec des ballons de baudruche, Pour la Science, septembre 2009, p96-98