Horst Seehofer

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Horst Seehofer
Portrait de Horst Seehofer, en 2013.
Portrait de Horst Seehofer, en 2013.
Fonctions
20e ministre-président de Bavière
En fonction depuis le 27 octobre 2008
(&&&&&&&&&&&020955 ans, 8 mois et 26 jours)
Gouvernement Seehofer I et II
Coalition CSU-FDP (2008-2013)
CSU (depuis 2013)
Prédécesseur Günther Beckstein
Président de l'Union chrétienne-sociale en Bavière
En fonction depuis le 25 octobre 2008
Prédécesseur Erwin Huber
66e président du Bundesrat
1er novembre 201131 octobre 2012
Prédécesseur Hannelore Kraft
Successeur Winfried Kretschmann
Président fédéral d'Allemagne
(par intérim)
17 février18 mars 2012
(&&&&&&&&&&&&&0301 mois et 1 jour)
Chancelier Angela Merkel
Prédécesseur Christian Wulff
Successeur Joachim Gauck
Ministre fédéral de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs d'Allemagne
22 novembre 200527 octobre 2008
Chancelier Angela Merkel
Prédécesseur Renate Künast
Jürgen Trittin (ad interim)
Successeur Ilse Aigner
Ministre fédéral de la Santé
6 mai 199226 octobre 1998
Chancelier Helmut Kohl
Prédécesseur Gerda Hasselfeldt
Successeur Andrea Fischer
Biographie
Nom de naissance Horst Lorenz Seehofer
Date de naissance 4 juillet 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Ingolstadt (RFA)
Parti politique CSU
Profession Fonctionnaire

Horst Seehofer
Ministres-présidents de Bavière
Présidents de la République fédérale d'Allemagne
Ministres fédéraux de l'Agriculture d'Allemagne
Ministres fédéraux de la Santé d'Allemagne

Horst Lorenz Seehofer, né le 4 juillet 1949 à Ingolstadt, est un homme politique allemand membre de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), qu'il préside.

Après avoir été secrétaire d'État parlementaire du ministère fédéral du Travail entre 1989 et 1992, il devient ministre fédéral de la Santé jusqu'à la défaite de la coalition noire-jaune d'Helmut Kohl, en 1998. Il intègre alors la direction du groupe CDU/CSU au Bundestag, où il est responsable de la politique sociale.

En 2005, il est nommé ministre fédéral de l'Agriculture dans la grande coalition d'Angela Merkel, et tente sans succès de se faire élire président de la CSU en 2007, à la suite du départ d'Edmund Stoiber. Son parti ayant perdu l'année suivante la majorité absolue qu'il détenait au Landtag de Bavière depuis 1962, il est choisi pour en prendre la direction et devenir le nouveau ministre-président de Bavière à la tête d'une coalition noire-jaune. Il renonce alors à ses mandats fédéraux.

Au printemps 2012, en sa qualité de président du Bundesrat, il exerce l'intérim des fonctions de président fédéral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

En 1965, il obtient son certificat général de l'enseignement secondaire, puis entame une formation au sein de l'administration municipale de Eichstätt, qui s'achève deux ans plus tard par son admission à l'École de gestion administrative de Bavière.

Il ressort diplômé de l'école trois ans plus tard et intègre la fonction publique, plus précisément le bureau du développement régional de la région d'Ingolstadt, où il devient directeur à partir de 1974. Cinq ans plus tard, il suit des cours à l'Académie d'administration et d'économie et obtient le grade de directeur de gestion. Il quitte la fonction publique en 1980.

Vie privée[modifier | modifier le code]

De confession catholique, il est marié en secondes noces avec Karin Seehofer, et père de quatre enfants, dont une fille issue d'une relation adultère. Il réside avec sa famille dans le quartier de Gerolfing, à Ingolstadt.

Il a été hospitalisé en janvier 2002 à cause d'une myocardite, potentiellement mortelle, qu'il a attribuée à une surcharge de travail.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Au sein de la CSU[modifier | modifier le code]

Horst Seehofer a adhéré à la Junge Union (JU) en 1969, puis à l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), dont la JU est l'organisation de jeunesse, deux ans plus tard.

En 1994, il est élu vice-président de la CSU. Treize ans plus tard, il se présente à la présidence à la suite de la démission d'Edmund Stoiber, mais il ne remporte que 39 % des voix, contre 58 % à Erwin Huber lors du congrès du 29 septembre 2007. Il est alors réélu à la vice-présidence avec 91 % des suffrages.

Le 25 octobre 2008, il est finalement élu président de la CSU par 90 % des voix à la suite de la démission d'Huber. Il a été confirmé dans ses fonctions avec 88 % des suffrages, lors du congrès convoqué en 2009 après les élections européennes.

Par ailleurs, il a présidé l'Association des travailleurs chrétiens-sociaux (CSA) de 2000 à 2008.

Au niveau institutionnel[modifier | modifier le code]

Horst Seehofer (dr.) en 1989.

Il est élu député fédéral au Bundestag lors des élections du 27 septembre 1980. Trois ans plus tard, il est nommé porte-parole pour la Politique sociale du groupe des députés CSU du groupe CDU/CSU au Bundestag. Il renonce à ce poste six ans plus tard et devient secrétaire d'État parlementaire du ministère fédéral du Travail et de l'Ordre social.

Ministre fédéral de la Santé (1992 - 1998)[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 1992, Horst Seehofer est nommé ministre fédéral de la Santé. À ce poste, il a été critiqué en raison du manque d'informations concernant des produits sanguins contaminés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), ce qui l'a conduit à dissoudre l'Office fédéral de santé (BGA) en 1994.

Tout au long de son mandat, il s'est battu contre l'augmentation des coûts de la santé et le déficit de la sécurité sociale fédérale. À ce titre, la loi sur la structure du système de santé, votée et promulguée en 1993, contraint les services de santé à une sévère rigueur budgétaire, ce qui a conduit à une économie de cinq milliards et demi d'euros. Il est également à l'origine d'une loi de 1996 qui réduit les cotisations sociales. À sa nomination, il est devenu le premier homme à diriger le ministère de la Santé depuis 1961.

Dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Il doit abandonner le gouvernement le 27 octobre 1998, à la suite de l'arrivée au pouvoir de la coalition rouge-verte de Gerhard Schröder. Il devient alors vice-président du groupe CDU/CSU au Bundestag. Au sein du comité directeur du groupe, il est chargé de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. Il démissionne de ses fonctions en novembre 2004 pour protester contre un point de la réforme de la santé qu'il venait pourtant de négocier avec la ministre fédérale de la Santé Ulla Schmidt.

Ministre fédéral de l'Agriculture (2005 - 2008)[modifier | modifier le code]

À la suite des élections fédérales anticipées du 18 septembre 2005, Angela Merkel, candidate de la CDU/CSU à la chancellerie, est contrainte de former une grande coalition avec le SPD, et il est choisi pour être l'un des deux ministres de la CSU. Le 22 novembre, il est nommé ministre fédéral de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Protection des consommateurs. À peine nommé, il doit faire face à un scandale alimentaire concernant de la viande avariée. Il démissionne du gouvernement fédéral le 27 octobre 2008, et démissionne de son mandat de député fédéral neuf jours plus tard.

Ministre-président de Bavière (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales du 28 septembre 2008 en Bavière, la CSU, conduite par Günther Beckstein, réalise une contre-performance en recueillant 43,4 % des voix, en chute de dix-sept points par rapport à 2003, et 92 députés sur 187. C'est la première fois depuis 1962 que le parti s'impose sans majorité absolue.

Face à cet échec, Beckstein renonce à se succéder à la présidence du gouvernement bavarois. Il se lance alors dans la course à sa succession et se voit préféré par son parti aux ministres régionaux de l'Intérieur, Joachim Herrmann, et de la Recherche, Thomas Goppel. Ayant négocié la formation d'une coalition noire-jaune avec le FDP, Horst Seehofer est investi au poste de ministre-président par le Landtag le 27 octobre par 104 voix sur 187, quatre moins que les deux partis de la coalition.

Alors que le débat sur l'intégration des musulmans bat son plein en Allemagne, il déclare, en octobre 2010, dans une interview au magazine Focus que le pays n’a « plus besoin d’immigration en provenance d’autre zones culturelles ». Il précise par la suite que ce sont les immigrés provenant de Turquie et des pays arabes qui sont visés par ses propos. Il a alors été accusé par le SPD et les Verts de « flatter bassement le populisme d'extrême-droite »[1].

À compter du 1er novembre 2011, il prend pour un an la présidence tournante du Conseil fédéral (Bundesrat). À ce titre, il devient président fédéral par intérim le 17 février 2012, à la suite de la démission de Christian Wulff. Le 18 mars, l'indépendant Joachim Gauck est élu à la présidence fédérale.

Lors des élections régionales bavaroises du 15 septembre 2013, la CSU réalise un score de 48,3 % des voix, ce qui lui accorde 101 députés sur 180. Le parti retrouve ainsi sa majorité absolue, acquise en 1960 et perdue en 2008, entamant alors sa treizième législature consécutive au pouvoir. Le 10 octobre, Seehofer forme son second gouvernement, dans lequel sa successeur au gouvernement fédéral, Ilse Aigner, devient vice-ministre-présidente et ministre de l'Économie, et qui comprend cinq femmes sur onze ministres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]