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| Pays | |
| Langue | Allemand |
| Périodicité | Lundi au samedi |
| Genre | Presse nationale |
| Diffusion | 2 521 054 ex. (2012) |
| Date de fondation | 24 juin 1952 |
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| Propriétaire | Axel Springer AG |
| Rédacteur en chef | Kai Diekmann (de) |
| Site web | Bild.de |
Bild ou Bild-Zeitung (de Bild : image et Zeitung : journal = journal illustré) est un quotidien allemand qui a la plus forte diffusion en Allemagne et en Europe occidentale. Il est édité depuis le 24 juin 1952 par le groupe de presse Axel Springer Verlag. De par son contenu, il s'apparente à la presse tabloïd et la presse à scandale ou la Presse people (en allemand : Boulevardpresse)[1].
Sommaire |
Histoire [modifier]
Première édition [modifier]
La première édition de Bild parut le 24 juin 1952 avec un tirage de 250 000 exemplaires, il était alors gratuit. Le modèle d'Axel Springer était le tabloïd anglais Daily Mirror[2]. La première édition comportait quatre pages[3] et était distribuée gratuitement, les suivantes coûtaient 10 pfennigs. Le premier éditorial annonçait : « La frontière à Helmstedt (entre la RDA et la RFA) est sécurisée ! ». Bild proposait surtout des images, des horoscopes et quelques plaisanteries connues de l'époque. Les articles se composaient parfois seulement d'une photo avec une légende - d'où le nom de Bild (« image » en allemand). Le fond et la forme étaient encore loin de ce qu'est Bild aujourd'hui. Le but d'Axel Springer était de créer un journal accessible à tous et rapide à lire. Le journal s'appela d'abord 10-Pfennig-Bild-Zeitung. Il était distribué dans les rues par des vendeurs portant de grands imperméables blancs et des casquettes sur lesquelles était inscrit le nom du journal.
L'adaptation au marché sous le rédacteur en chef Rudolf Michael [modifier]
À l'époque où Rudolf Michael (de) était rédacteur en chef, Bild contenait moins d'images et davantage de texte ; les photos et les manchettes accrocheuses furent introduites plus tard. Le contenu de Bild consistait essentiellement en des faits divers, la politique était peu traitée. À partir de mars 1953, le tirage augmenta fortement.
Bild et la politique [modifier]
Sous le rédacteur en chef conservateur Karl Heinz Hagen, la politique devint plus importante dans Bild. Le journal défendit un strict anticommunisme envers la RDA et les États du pacte de Varsovie et pris partie de façon agressive contre la dislocation de l'Allemagne en 3 parties après la seconde Guerre Mondiale ("Dreigeteilt - NIEMALS !" - "Coupée en trois - JAMAIS !").
Bild en campagne [modifier]
Il y eut sous le rédacteur en chef Peter Boenisch à nouveau moins de politique et plus de faits divers. Bild s'occupa du petit peuple et exposa ses ennuis et ses problèmes dans ses campagnes de publicité. En moins de 6 mois, le tirage monta à 4 millions d'exemplaires.
Les lignes éditoriales [modifier]
Axel Springer formula en 1967 quatre lignes éditoriales de l'édition, une cinquième[Laquelle ?] fut ajoutée après le 11 septembre 2001 :
- L'engagement absolu pour la reconstruction de l'unité et de la liberté allemande.
- La réconciliation entre Juifs et Allemands.
- Le rejet de toute sorte d'extrémisme politique.
- L'approbation de la libre économie de marché.
- Le partenariat transatlantique avec les États-Unis.
Bild et les manifestations étudiantes [modifier]
À la fin des années 1960, Bild lança une polémique à l'encontre des étudiants. Les membres de l'opposition non-parlementaire (außerparlamentarischen Opposition) furent désignés comme "populace immatriculée", "politiques traînants et gâteux", "radicaleux". Bild recommanda en 1966 "un coup de police sur les têtes d'émeutes, pour faire couler la matière grise encore existante ". ...
Le boycott de Bild [modifier]
L'écrivain et journaliste d'investigation Günter Wallraff s'est infiltré au sein de la rédaction de la Bild en tant que journaliste sous le pseudonyme d'Hans Esser. Il a ainsi espionné les méthodes de Bild, et par la suite écrit une trilogie "anti-Bild" composé des livres Der Aufmacher (l'Editorial), Zeugen der Anklage (Témoin de l'accusation) et Das "Bild"-Handbuch (le manuel de Bild), dans lequel il dénonce les méthodes du tabloïd.
Des intellectuels de gauche se sont également opposés, à partir de 1980, aux publications d'Axel Springer. Günter Grass, Peter Rühmkorf (de) et Klaus Staeck (de) fondèrent la campagne anti-Bild avec le slogan : « Nous ne travaillons pas pour les journaux de Springer ». Cette campagne fut également soutenue par Heinrich Böll (notamment L'Honneur perdu de Katharina Blum), Jürgen Habermas et des centaines de syndicalistes et d'hommes politiques.
Les rédacteurs en chef [modifier]
- 1952: Rolf von Bargen
- 1952–1958: Rudolf Michael
- 1958–1960: Oskar Bezold
- 1960–1962: Karl-Heinz Hagen
- 1962–1971: Peter "Pepe" Boenisch
- 1971–1980: Günter Prinz
- 1981–1988: Horst Fust
- 1988–1989: Werner Rudi
- 1989–1990: Peter Bartels
- 1990–1992: Hans-Hermann Tiedje
- 1992–1997: Claus Larass
- 1998–2000: Udo Röbel
- depuis 2001: Kai Diekmann
Édition, lectorat et contenu [modifier]
Édition et portée [modifier]
Le tirage a baissé au cours de la période 1983 - 2005 de 5,4 à 3,8 millions d'exemplaires. Bild paraît du lundi au samedi avec une édition vendue à environ 3,8 millions d'exemplaires par jour (2005). Elle atteint ainsi environ 18,8 % de la population allemande totale de plus de 14 ans, soit 12,11 millions de personnes. Depuis 1998, Bild perd chaque année 8% de son lectorat. Les ventes se situent, en 2013, à 2,46 millions d'exemplaires[4].
Moyens de production [modifier]
Bild est publié dans un grand format appelé Norddeutsches Format (376 x 528 mm). Chaque jour paraissent 32 éditions locales et régionales de Bild.
Lectorat [modifier]
L'éditeur de Bild, Axel Springer AG, réalise régulièrement des sondages pour déterminer la composition du lectorat de Bild : principalement des ouvriers et des travailleurs peu qualifiés, seulement 8,1 % des Allemands ayant fait des études de niveau bac ou plus lisent Bild. Le lectorat est à 54 % masculin. Bild a un fort taux de lecteurs parmi la population à Hambourg, beaucoup moins en Bavière.
Les thèmes [modifier]
Sexe, criminalité, guerre sont les principaux thèmes développés dans Bild, avec le sport, et plus particulièrement le football (Bundesliga, équipe nationale d'Allemagne). Bild met également souvent en avant "scandales" et "affaires".
Notes et références [modifier]
- Bild Zeitung, le portail populaire Article de www.journaldunet.com, 11 octobre 2012
- La presse populaire en Allemagne - BILD-Zeitung Article de www.deuframat.de, étude comparative de la presse supra-régionale en France et en Allemagne
- Bild, le populaire européen le plus vendu Article de www.jolpress.com, 20 juin 2011, mis à jour le 13 août 2011
- Die Auflagen von "Bild" und "Bild am Sonntag" (de)