Peer Steinbrück
| Peer Steinbrück | |
Peer Steinbrück, en 2012. |
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| Fonctions | |
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| Ministre fédéral des Finances d'Allemagne | |
| 22 novembre 2005 – 27 octobre 2009 | |
| Chancelier | Angela Merkel |
| Gouvernement | Merkel I |
| Prédécesseur | Hans Eichel |
| Successeur | Wolfgang Schäuble |
| 8e ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie |
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| 12 novembre 2002 – 22 juin 2005 (2 ans, 7 mois et 10 jours) |
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| Gouvernement | Steinbrück |
| Législature | XIIIe |
| Coalition | SPD-Grünen |
| Prédécesseur | Wolfgang Clement |
| Successeur | Jürgen Rüttgers |
| Ministre des Finances de Rhénanie-du-Nord-Westphalie |
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| 22 février 2000 – 12 novembre 2002 | |
| Ministre-président | Wolfgang Clement |
| Gouvernement | Clement I et II |
| Prédécesseur | Heinz Schleußer |
| Successeur | Jochen Dieckmann |
| Ministre de l'Économie, des PME, de la Technologie et des Transports de Rhénanie-du-Nord-Westphalie | |
| 28 octobre 1998 – 22 février 2000 | |
| Ministre-président | Wolfgang Clement |
| Gouvernement | Clement I |
| Prédécesseur | Bodo Hombach |
| Successeur | Ernst Schwanhold |
| Ministre de l'Économie, de la Technologie et des Transports de Schleswig-Holstein | |
| 19 mai 1993 – 28 octobre 1998 | |
| Ministre-président | Heide Simonis |
| Gouvernement | Simonis I et II |
| Prédécesseur | Uwe Thomas |
| Successeur | Horst Günter Bülck |
| Biographie | |
| Date de naissance | 10 janvier 1947 |
| Lieu de naissance | Hambourg (Allemagne) |
| Parti politique | SPD |
| Diplômé de | Université Christian Albrecht de Kiel |
| Profession | Économiste |
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| Ministres fédéraux des Finances d'Allemagne Ministre-présidents de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie |
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Peer Steinbrück, né le 10 janvier 1947 à Hambourg, est un homme politique allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).
Entre 1976 et 1986, il occupe diverses responsabilités administratives et politiques au sein de l'administration du gouvernement fédéral et du Bundestag, puis il devient directeur de cabinet de Johannes Rau, ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie jusqu'en 1990.
Nommé ministre de l'Économie du Schleswig-Holstein en 1993, il exerce ces fonctions durant cinq ans, jusqu'à sa désignation en tant que ministre de l'Économie de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. En 2000, il devient ministre des Finances du Land, puis est investi, en 2002, ministre-président.
Il est défait par les chrétiens-démocrates aux élections régionales de mai 2005, une première depuis quarante ans, entraînant la tenue d'élections fédérales anticipées, à la suite desquelles il est nommé ministre fédéral des Finances dans le cadre d'une grande coalition. Remplacé en 2009, du fait de la formation d'une alliance de centre-droit, il est désigné, en 2012, candidat à la chancellerie pour les élections fédérales de 2013.
Biographie [modifier]
Formation et parcours dans l'administration [modifier]
Après le passage de son Abitur en 1968, il effectue son service militaire obligatoire de deux ans dans la Bundeswehr. En 1970, il entre à l'université Christian Albrecht de Kiel, où il étudie, pendant quatre ans, les sciences économiques et sociales.
En 1974, il est recruté par le ministère fédéral de l'Aménagement du territoire, où il travaille sur l'aménagement du territoire et la planification régionale. Il passe au ministère fédéral de la Recherche deux ans plus tard et intègre le groupe de planification.
Devenu secrétaire particulier du ministre, Hans Matthöfer, en 1977, il est reconduit par son successeur, Volker Hauff, l'année suivante, mais quitte le ministère en juin 1978. Il rejoint en effet la chancellerie fédérale et entre à l'unité de liaison avec le ministère fédéral de la Recherche, avant d'être envoyé au département de l'Économie de la représentation de l'Allemagne de l'Ouest à Berlin-Est.
Il quitte ces responsabilités en février 1981, puis retrouve ses fonctions de secrétaire particulier du ministre fédéral de la Recherche, désormais Andreas von Bülow.
Du Bundestag à l'administration régionale [modifier]
Après les élections fédérales anticipées du 6 mars 1983, le Parti social-démocrate d'Allemagne, dont il est adhérent depuis 1969, retourne dans l'opposition. Il est alors recruté par le groupe parlementaire, au mois d'octobre suivant, pour occuper le poste de secrétaire de coordination du groupe de travail sur la protection de l'environnement.
Il démissionne en septembre 1985 et devient, un mois plus tard, conseiller économique du ministère de l'Environnement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Au mois de novembre 1986, le ministre-président social-démocrate, Johannes Rau, le choisit comme directeur de cabinet, une fonction qu'il conserve jusqu'en mai 1990.
Ministre dans le Land de Schleswig-Holstein [modifier]
Au mois de juin 1990, il est nommé secrétaire d'État au ministère de la Nature, de l'Environnement et du Développement régional du Land de Schleswig-Holstein. Il passe, en mai 1992, au ministère de l'Économie, des Transports et de la Technologie. Le 19 mai 1993, la nouvelle ministre-présidente Heide Simonis le nomme à la tête du ministère. Il est reconduit trois ans plus tard, à la suite des élections régionales du 24 mars 1996, dans le cadre d'une alliance avec les Verts.
Ministre dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie [modifier]
Il quitte Kiel pour Bonn le 28 octobre 1998, lorsque le nouveau ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Wolfgang Clement, le désigne comme ministre de l'Économie, des Petites et moyennes entreprises, de la Technologie et des Transports en remplacement de Bodo Hombach, nommé à la direction de la chancellerie fédérale. Le 22 février 2000, il devient ministre des Finances. Élu député au Landtag le 14 mai suivant, il est ensuite maintenu dans ses fonctions.
Ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie [modifier]
À la suite de la nomination de Clement au gouvernement fédéral, Peer Steinbrück est investi, le 12 novembre 2002, ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie par le Landtag. Il reconduit alors la coalition majoritaire avec l'Alliance 90 / Les Verts.
Candidat à sa propre succession à l'occasion des élections régionales du 22 mai 2005, il conduit le SPD qui n'arrive que deuxième avec 37,1 %, contre 44,8 % à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) de Jürgen Rüttgers, une première depuis trente ans. Avec l'apport du Parti libéral-démocrate (FDP), le centre-droit dispose de la majorité et rejette les sociaux-démocrates dans l'opposition, après trente-neuf années au pouvoir. Cette déroute conduit, d'ailleurs, le chancelier fédéral, Gerhard Schröder, à convoquer des élections fédérales anticipées.
Le 22 juin suivant, Rüttgers prend la direction du gouvernement régional.
Ministre fédéral des Finances d'Angela Merkel [modifier]
À l'issue des élections fédérales anticipées du 18 septembre 2005, la CDU/CSU arrive de justesse en tête mais ne peuvent gouverner avec le FDP, tandis que l'alliance entre le SPD et les écologistes ne dispose pas de la majorité. Finalement, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates s'accordent pour former une « grande coalition », dirigée par Angela Merkel, présidente de la CDU. Peer Steinbrück, élu vice-président fédéral du SPD au mois d'octobre, est choisi pour exercer, à compter du 22 novembre, les fonctions de ministre fédéral des Finances.
À ce poste, il fit l'objet de plusieurs controverses. Ainsi, suivant la déclaration de Franz Müntefering concernant les hedge funds, qualifiés de sauterelles, il essaya, sans succès, imposer à toute l'Union européenne un code unique de régulation de ces fonds. De même, il a appelé l'OCDE à mettre la Suisse sur la « liste noire » des paradis fiscaux. Il a menacé de « manier le bâton » contre les pays qui « encouragent » la fraude fiscale, manquant de causer un incident diplomatique. Enfin, il a autorisé les services secrets allemands à verser cinq millions d'euros à un informateur employé de la LGT Treuhand AG - Vaduz pour acheter des informations volées concernant des contribuables allemands. Cette transaction est un précédent en Europe.
Passage dans l'opposition fédérale [modifier]
Le 27 septembre 2009, il est élu député fédéral au Bundestag dans la circonscription no 105 (Mettmann-I) alors que les sociaux-démocrates connaissent une défaite historique avec seulement 23 % des voix. Au congrès fédéral du parti, en novembre, Peer Steinbrück décide de ne pas rester vice-président du parti.
Il devient alors membre de la commission parlementaire des Affaires de l'Union européenne.
Candidat à la chancellerie [modifier]
Il est proposé, le 28 septembre 2012, comme candidat à la chancellerie (Kanzlerkandidat) du Parti social-démocrate d'Allemagne pour les élections fédérales de 2013, par le président du parti, Sigmar Gabriel[1]. Son objectif est d'arriver au pouvoir à l'aide d'une coalition avec Alliance 90 / Les Verts[2].
Il est officiellement investi lors d'un congrès fédéral extraordinaire à Hanovre, le 9 décembre suivant, par 93,45 % des suffrages[3]. Dans son discours d'intronisation, il reconnaît que le pays est en bonne santé économique mais dénonce la précarité du monde du travail, les inégalités toujours croissantes, rappelant son soutien au mécanisme de « frein à la dette » et annonçant des augmentations d'impôt pour les plus aisés et la recréation d'un impôt sur la fortune[4]. Cependant, il ne rejette pas les réformes de l'Agenda 2010 de Gerhard Schröder, mais fait savoir qu'il ne compte pas rentrer dans une nouvelle grande coalition avec les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel, bien que sa gestion de la crise en tant que ministre fédéral des finances entre 2005 et 2009 lui attire les sympathies d'une partie du centre-droit[5].
Peer Steinbrück a à de nombreuses reprises été critiqué par les médias pour ses revenus supplémentaires gagnés lors de ses fonctions politiques. En octobre 2012, le Tagesspiegel avance : « Peer Steinbrück a tenu plus de 80 discours depuis le début de la législature en 2009. Pour la quasi-totalité d'entre eux et dans chaque cas, ont été payés plus de 7000 euros de frais. »[6]. Ces critiques rebondissent en février 2013 avec la création d'un site internet soutenant sa candidature, pour lequel cinq généreux mécènes anonymes ont fourni au moins 100 000 euros, en désaccord avec son discours affiché de transparence à propos de ses revenus annexes[7].
Notes et références [modifier]
- « Allemagne: Steinbrück candidat du SPD », Le Figaro, le 28 septembre 2012
- « Steinbrück : Notre objectif est "Rouge-vert" », Main Post, le 6 novembre 2012
- (de) « Steinbrück zum Kanzlerkandidaten gewählt », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 9 décembre 2012
- « Le SPD lance sa campagne », Le Monde, le 9 décembre 2012
- « Steinbrück lance sa campagne devant le congrès du SPD », Le Figaro, le 9 décembre 2012
- Wie viel hat Peer Steinbrück dazuverdient?, Christian Tretbar, Simone Schelk, tagesspiegel.de, 14 octobre 2012
- Soutiens embarrassants pour Peer Steinbrück, blog.lemonde.fr, 5 février 2013
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Politique de l'Allemagne
- Cabinet Simonis I et II
- Cabinet Clement I et II
- Cabinet Steinbrück
- Cabinet Merkel I
- Rhénanie-du-Nord-Westphalie
Liens externes [modifier]
- (de) Site de Peer Steinbrück
- (de) Fiche de député sur le site du Bundestag
- (fr) Un article du quotidien suisse « Le Temps » sur la guerre fiscale Suisse - Allemagne