Matti Vanhanen

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Matti Vanhanen
Matti Vanhanen, en 2011.
Matti Vanhanen, en 2011.
Fonctions
62e Premier ministre finlandais
24 juin 200318 juin 2010
6 ans, 11 mois et 25 jours
Président Tarja Halonen
Gouvernement Vanhanen I et II
Coalition Kesk-SDP-SFP (2003-2007)
Kesk-Kok-Vihr-SFP (2007 - 2010)
Prédécesseur Anneli Jäätteenmäki
Successeur Mari Kiviniemi
Ministre de la Défense
17 avril 200324 juin 2003
Premier ministre Anneli Jäätteenmäki
Prédécesseur Jan-Erik Enestam
Successeur Seppo Kääriäinen
Biographie
Nom de naissance Matti Taneli Vanhanen
Date de naissance 4 novembre 1955 (59 ans)
Lieu de naissance Jyväskylä (Finlande)
Parti politique Parti du Centre
Profession Journaliste

Signature

Matti Vanhanen
Premiers ministres finlandais

Matti Taneli Vanhanen, né le 4 novembre 1955 à Jyväskylä, est un homme politique finlandais, membre du Parti du Centre (Kesk) et ancien Premier ministre de Finlande.

Il est élu député à l'Eduskunta pour la première fois en 1991, et devient trois ans plus tard vice-président du groupe Kesk. En 2000, il prend la présidence de la grande commission, à laquelle il renonce, tout comme sa vice-présidence du groupe parlementaire, en 2001.

Nommé ministre de la Défense dans la coalition gouvernementale de la centriste Anneli Jäätteenmäki en 2003, il lui succède deux mois plus tard au poste de Premier ministre et à la direction du Parti du Centre. Il se classe troisième du premier tour de la présidentielle de 2006, remporte de justesse les législatives de 2007 et s'allie avec les conservateurs (Kok), renvoyant les sociaux-démocrates (SDP) dans l'opposition.

À la suite d'une série de scandales financiers, il annonce fin 2009 qu'il compte se retirer de la vie politique, et cède au mois de juin la présidence du parti à Mari Kiviniemi. Il démissionne de la direction du gouvernement le 18 juin et expédie les affaires courantes jusqu'à la nomination de Kiviniemi, quatre jours plus tard.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Il achève ses études secondaires en 1975, et intègre par la suite l'université d'Helsinki, où il obtient en 1989 une maîtrise de sciences sociales. Il commence à travailler en 1985, comme journaliste au journal local Kehäsanomat, dont il sera même rédacteur en chef de 1988 à 1991.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Né à Jyväskylä, il est le fils de Tatu Vanhanen, un universitaire qui a avancé en 2002 une théorie selon laquelle la pauvreté serait liée à l'intelligence moyenne d'une population, et de Anni Tiihonen. Il a épousé Merja Vanhanen en 1985, et a eu avec elle deux enfants : Annastiina, née en 1991, et Juhana, arrivée trois ans plus tard. Le couple a divorcé en 2005, et lui-même vit désormais à Nurmijärvi.

À la suite de son divorce, il a entamé une relation avec Susan Kuronen, de quinze ans sa cadette et rencontrée sur Internet. Ils se sont séparés au bout d'un an, et celle-ci a écrit en 2007 un livre, La jeune mariée du Premier ministre, contre lequel il a intenté en recours pour violation de sa vie privée, un argument rejeté par la justice en 2008. Il a toutefois fait appel de cette décision. Il a par la suite entretenu une liaison avec Sirkka Mertala.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Au sein du Parti du Centre[modifier | modifier le code]

Après avoir été président de la Ligue des jeunes centristes de 1980 à 1983, et donc membre de droit du comité exécutif du Parti du Centre (Kesk), il est choisi en 2000 comme vice-président de la formation. En 2003, il en prend la présidence en remplacement d'Anneli Jäätteenmäki.

Il ne s'est pas représenté lors du congrès de juin 2010[1], qui a vu Mari Kiviniemi, ministre de l'Administration publique, lui succéder à la tête du parti.

Au sein du Kesk, il est vu comme membre de l'aile libérale du parti.

Parcours institutionnel[modifier | modifier le code]

Sa carrière politique commence au niveau local, lors de son élection au conseil municipal d'Espoo en 1981, où il siège trois ans. Il entre en 1983 au conseil de l'aire métropolitaine d'Helsinki en 1983 pour le quitte là aussi en 1984. Devenu membre du conseil municipal de Nurmijärvi en 1989, il se fait élire député de la circonscription d'Uusimaa à l'Eduskunta en 1991.

Au sein du Parlement finlandais, il a notamment été vice-président de la commission de l'Environnement durant tout son premier mandat de quatre ans, ainsi que vice-président du groupe parlementaire du Parti du Centre entre 1994 et 2001 et président de la grande commission de 2000 à 2001. Également spécialiste des questions liées à l'Union européenne, il a représenté l'Eduskunta à la Convention sur l'avenir de l'Europe de 2002 à 2003, dont il a critiqué le président, Valéry Giscard d'Estaing, en le jugeant « autoritaire ». À cet égard, il doit être regardé, selon sa propre définition, comme un « européen pragmatique », s'étant déclaré plutôt sceptique au regard de la coopération européenne.

Il en démissionne à la suite de sa nomination comme ministre de la Défense le 17 avril 2003 dans la coalition gouvernementale dirigée par Anneli Jäätteenmäki.

Premier ministre (2003 - 2010)[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 2003, à la suite de la démission de Jäätteenmäki, compromise dans un scandale politique, Matti Vanhanen est élu Premier ministre à la tête d'une alliance rassemblant le Kesk, le Parti social-démocrate (SDP) et le Parti populaire suédois (SFP), qui compte 116 députés sur 200. Son premier mandat est notamment marqué par une réduction de la fiscalité : le taux maximum de l'impôt sur le revenu est ainsi progressivement passé de 35,5 % à 32,5 %, l'impôt sur les sociétés a réduit à 26 %, et l'impôt sur le capital a baissé d'un point, de 29 % à 28 %.

Candidat à l'élection présidentielle de 2006, il se classe troisième du premier tour avec 18,6 % des voix et appelle alors à voter pour Sauli Niinistö, candidat de l'opposition conservatrice arrivé deuxième avec 24,1 %, plutôt que pour la présidente sociale-démocrate sortante Tarja Halonen, en tête avec 46,3 % des suffrages. Ce soutien a été perçu comme un signe de tension au sein de la coalition au pouvoir et n'a pas empêché la réélection de la présidente Halonen avec 51,8 % des voix.

En 2007, il remporte de justesse les élections législatives mais change de partenaire de coalition, s'associant avec le Parti de la Coalition nationale (Kok), la Ligue verte (Vihr) et toujours le SFP. Cette nouvelle alliance compte 125 sièges sur 200 à l'Eduskunta. Son second mandat est marqué par des soupçons de corruption et de trafic d'influence concernant le financement du Kesk lors de la campagne des législatives et celui de sa campagne présidentielle[2].

Il annonce en décembre 2009[3] qu'il démissionnera en juin suivant, après le congrès de son parti, du fait de ces scandales, même s'il invoque officiellement une intervention chirurgicale à la jambe[4]. Il remet sa démission à la présidente Tarja Halonen, qui le charge alors de la gestion des affaires courantes, le 18 juin 2010[5], et cède officiellement sa place à Mari Kiviniemi le 22 juin[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]