Olaf Scholz

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Olaf Scholz
Olaf Scholz, en 2015.
Olaf Scholz, en 2015.
Fonctions
14e premier maire de Hambourg
En fonction depuis le
(4 ans, 2 mois et 21 jours)
Gouvernement Scholz I et II
Législature 20e et 21e
Coalition SPD (2011-15)
SPD-Grünen (depuis 2015)
Prédécesseur Christoph Ahlhaus
Vice-président fédéral
du Parti social-démocrate d'Allemagne
En fonction depuis le
Président Sigmar Gabriel
Ministre fédéral allemand du Travail
et des Affaires sociales
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel II
Prédécesseur Franz Müntefering
Successeur Franz Josef Jung
Secrétaire général
du groupe SPD au Bundestag
Président Peter Struck
Législature 16e
Prédécesseur Wilhelm Schmidt
Successeur Thomas Oppermann
Secrétaire général
du Parti social-démocrate d'Allemagne
Président Gerhard Schröder
Prédécesseur Franz Müntefering
Successeur Klaus Uwe Benneter
Sénateur à l'Intérieur de Hambourg
30 mai
Ministre-président Ortwin Runde
Gouvernement Runde
Prédécesseur Hartmuth Wrocklage
Successeur Ronald Schill
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Osnabrück (RFA)
Parti politique SPD
Diplômé de Université de Hambourg
Profession Avocat
Résidence Altona, Hambourg

Olaf Scholz Olaf Scholz
Premiers maires de Hambourg
Ministres fédéraux du Travail d'Allemagne

Olaf Scholz, né le à Osnabrück, est un homme politique allemand membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD). Il est premier maire de Hambourg depuis le .

Né en Basse-Saxe et avocat formé à Hambourg, il est vice-président fédéral des Jusos dans les années 1980. Au cours des élections fédérales de 1998, il obtient son premier mandat au Bundestag.

Il y renonce en 2001, pour devenir sénateur à l'Intérieur du gouvernement de Hambourg, mais il retrouve ses fonctions parlementaires dès les élections de 2002. À la suite de ce scrutin, Gerhard Schröder en fait son secrétaire général au SPD. Il quitte ce poste en 2004.

Il devient secrétaire général du groupe SPD au Bundestag après les élections anticipées de 2005, puis ministre fédéral du Travail en 2007. Le scrutin parlementaire de 2009 l'ayant renvoyé dans l'opposition, il est élu vice-président du groupe parlementaire, puis du parti.

Chef de file social-démocrate aux élections anticipées de 2011 à Hambourg, il remporte une solide majorité absolue au Bürgerschaft. Il est donc investi premier maire quelques semaines plus tard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il naît dans le Land de Basse-Saxe mais sa famille déménage à Hambourg pendant son enfance. Issu d'une famille de gauche libérale, qui s'établit dans le quartier d'Altona, il s'inscrit au SPD en 1975.

Il fait ses études dans le quartier de Rahlstedt, où il passe son Abitur. Il accomplit ensuite son service civil, puis étudie le droit à l'université de Hambourg.

Ascension[modifier | modifier le code]

En 1982, il est nommé vice-président fédéral de la Communauté de travail des jeunes socialistes au sein du SPD (Jusos). Il s'installe trois ans plus tard comme avocat spécialisé en droit du travail et fonde à Hambourg le cabinet « Zimmermann, Scholz et associés ».

Il devient vice-président de l'Union internationale de la jeunesse socialiste (IUSY) en 1987, abandonnant ses fonctions aux Jusos l'année d'après. Il quitte la direction de la IUSY en 1989, pour prendre en 1990 la tête de l'association centrale des coopératives de consommateurs (ZDK).

Député fédéral et sénateur de Hambourg[modifier | modifier le code]

Il est désigné en 1994 président de la section SPD du quartier d'Altona, puis se voit investi quatre ans plus tard candidat dans la 13e circonscription fédérale, qui recouvre ce même quartier, pour les élections du 27 septembre 1998. Il y remporte 64 928 voix, soit 48,1 % des suffrages exprimés et se fait donc élire député fédéral au Bundestag, à l'âge de 40 ans[1].

Il renonce en 2000 à exercer la présidence de la section d'Altona et prend alors la suite de Jörg Kuhbier en tant que président du SPD de Hambourg.

Le , à la suite de la démission de Hartmuth Wrocklage, il est nommé sénateur à l'Intérieur de Hambourg par le premier maire social-démocrate Ortwin Runde. Il ne se présente pas aux élections législatives locales du 23 septembre suivant, qui consacrent la défaite du SPD.

Il est cependant candidat aux élections fédérales du 22 septembre 2002, dans la 20e circonscription, qui correspond à Altona. Il obtient un résultat de 67 167 voix, soit 49,4 % des suffrages exprimés, étant ainsi réélu au Bundestag[2].

Secrétaire général du SPD[modifier | modifier le code]

À l'occasion du congrès fédéral extraordinaire du SPD, convoqué à Berlin le , il est élu secrétaire général du parti, sur proposition et sous l'autorité du chancelier fédéral Gerhard Schröder, avec 91,3 % des voix des délégués.

Il est reconduit à ce poste au cours du 31e congrès fédéral, réuni à Bochum en 2003, avec un score bien plus faible de 52,6 %. Lorsque Schröder démissionne le au profit de Franz Müntefering, Scholz le suit et quitte ses fonctions. Il abandonne également la présidence du SPD de Hambourg.

Cadre du groupe parlementaire et ministre fédéral[modifier | modifier le code]

À nouveau candidat au cours des élections fédérales anticipées du 18 septembre 2005, il est facilement réélu puisqu'il totalise 61 936 suffrages, soit 45,9 % des exprimés[3]. À l'ouverture de la législature, le 13 octobre suivant, il devient secrétaire général du groupe SPD au Bundestag, qui entre alors dans une « grande coalition » avec les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel, sous la présidence de Peter Struck.

Le , à la suite de la démission de Franz Müntefering pour raisons personnelles, Olaf Scholz est nommé à 49 ans ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales. Il ne reçoit cependant pas le titre de vice-chancelier que son prédécesseur portait, celui-ci revenant en effet au ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Cinq jours plus tard, le député fédéral et ancien ministre de la Science de Basse-Saxe Thomas Oppermann prend sa suite au sein de la direction du groupe parlementaire.

Un visage de l'opposition[modifier | modifier le code]

Aux élections du 27 septembre 2009, il conserve son siège au scrutin majoritaire, mais avec seulement 46 522 voix, soit 36 % des suffrages exprimés. Il quitte le gouvernement le 27 octobre, Merkel ayant constitué une « coalition noire-jaune » avec les libéraux. Aussitôt il prend un poste de vice-président du groupe parlementaire, désormais dirigé par Frank-Walter Steinmeier.

Peu après, à l'occasion du 34e congrès fédéral du SPD, organisé en novembre à Dresde, il est élu vice-président fédéral, sous la direction du nouveau président fédéral Sigmar Gabriel. Il reprend, en plus, la présidence du parti à Hambourg.

Premier maire de Hambourg[modifier | modifier le code]

Du fait de la rupture de la « coalition noire-verte » dirigée par le chrétien-démocrate Christoph Ahlhaus à Hambourg en , des élections législatives locales anticipées sont convoquées pour le . Olaf Scholz est alors investi chef de file et tête de liste du SPD, grâce aux voix favorables de 335 délégués sur les 343 ayant pris part au vote du congrès régional extraordinaire le 17 décembre[4].

Le jour du scrutin, les sociaux-démocrates remportent 48,4 % des suffrages exprimés et 62 députés sur 121 au Bürgerschaft. Ces chiffres constituent leur meilleur résultat depuis . C'est en outre la première fois depuis 2006 qu'une formation remporte une majorité absolue en sièges au cours d'une élection parlementaire régionale.

En conséquence, le 7 mars suivant, Olaf Scholz est investi premier maire de Hambourg par 62 voix sur 118, mettant fin à onze années de pouvoir de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU)[5]. Il forme aussitôt son sénat de dix membres, dont cinq femmes et deux personnalités sans parti. Il démissionne quatre jours plus tard du Bundestag.

Le , il est investi par le SPD de Hambourg chef de file aux élections législatives locales du 15 février 2015. Il obtient les votes favorables de 331 délégués sur 340, soit 97,4 % des suffrages exprimés au congrès régional[6].

Ayant remporté le scrutin avec une majorité relative de 58 députés sur 121, il négocie pendant deux mois avec l'Alliance 90 / Les Verts la formation d'une alliance majoritaire. Le 15 avril suivant, il est investi à la tête de son second gouvernement, dont font partie trois écologistes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Résidant dans le quartier d'Altona, il est marié avec Britta Ernst, ministre de l'Éducation du Schleswig-Holstein depuis 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]