Union chrétienne-sociale en Bavière

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Union chrétienne-sociale
en Bavière
(de) Christlich-soziale union in Bayern
Image illustrative de l'article Union chrétienne-sociale en Bavière
Logo officiel
Présentation
Président Horst Seehofer
Fondation 8 janvier 1946
Siège Franz Josef Strauß-Haus
Nymphenburger Str. 64
80335 Munich
Vice-présidents Peter Gauweiler
Peter Ramsauer
Christian Schmidt
Barbara Stamm
Secrétaire général Andreas Scheuer
Idéologie Droite, Démocratie chrétienne, conservatisme, régionalisme, christianisme social
Affiliation internationale Union démocrate internationale
Affiliation européenne Parti populaire européen,
Union démocrate européenne
Adhérents 162 533 (décembre 2008)
Couleurs Bleu et noir
Site web www.csu.de
Présidents de groupe
Bundestag Volker Kauder
Parlement européen Joseph Daul (PPE)
Représentation
Députés
56 / 630
Députés européens
5 / 96

L’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSUChristlich-Soziale Union in Bayern e.V.) est un parti politique allemand de centre-droit qui agit exclusivement en Bavière, tandis que son parti frère, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) opère dans le reste du pays ; la coopération des deux partis au plan fédéral est appelée la CDU/CSU. La CSU est plus conservatrice que la CDU. Au niveau international, elle est membre de l'Union démocratique internationale.

Historique[modifier | modifier le code]

Un parti exclusivement bavarois[modifier | modifier le code]

La CSU est l'héritière du Bayerische Volkspartei, parti de la République de Weimar qui formait une alliance comparable à l'actuelle CDU/CSU avec le parti catholique du Zentrum.

La CSU a présenté des candidats en dehors de la Bavière en une seule occasion, en 1957, lors d'élections dans le Land de Sarre. Les élus et la section sarroise de la CSU ont ensuite rejoint la CDU.

Des débuts chaotiques[modifier | modifier le code]

Alors qu'aux élections régionales du 1er décembre 1946 elle avait remporté un franc succès avec 52,3 % des suffrages, la CSU s'effondre quatre ans plus tard avec seulement 27,4 %, son plus bas historique. Elle parvient toutefois à rester à la tête du gouvernement régional, mais est exclu de la coalition majoritaire à la suite des élections régionales du 28 novembre 1954, où elle entame une remontée avec 38 %.

En 1957, elle reprend le contrôle de l'exécutif avec l'investiture de Hanns Seidel, qui constitue un gouvernement exclusivement de droite avec le Bloc pan-allemand/Ligues des réfugiés et expulsés (GB/BHE) et le Parti libéral-démocrate (FDP).

Une domination sans partage : Goppel et Strauß[modifier | modifier le code]

En 1961, le charismatique ministre fédéral de la Défense Franz Josef Strauß prend la présidence du parti. Aux élections régionales du 25 novembre 1962, le parti se choisit comme chef de file le ministre de l'Intérieur Alfons Goppel. C'est alors le début d'un règle sans partage sur le Landtag et le gouvernement du Land.

Ainsi, aux élections régionales du 27 octobre 1974, la CSU réalise son meilleur score avec 62,1 % des suffrages exprimés. Deux ans plus tard, aux élections fédérales du 3 octobre 1976, le parti atteint le seuil symbolique des 60 % des voix dans le Land, soit 10,6 % au niveau fédéral.

À l'approche des élections régionales du 15 octobre 1978, Goppel décide de passer la main au profit de Strauß. Surnommé le « taureau de Bavière », perçu comme l'idéologue du parti, il remporte 58,3 % des voix, amorçant une baisse des résultats qui ne s'interrompra qu'en 1994. Investi ministre-président du Land, il se fait ensuite désigner candidat à la chancellerie par la CDU/CSU dans la perspective des élections fédérales du 5 octobre 1980. C'est la première fois que le chef de file des chrétiens-démocrates est issu de la CSU. Sa campagne très à droite sous le thème « La liberté ou le socialisme » est un échec, les conservateurs perdant plus de quatre points.

La transition : de Streibl à Stoiber[modifier | modifier le code]

Il meurt d'un arrêt cardiaque le 3 octobre 1988. Son vice-ministre-président Max Streibl prend la relève à la direction du gouvernement régional, tandis que Theodor Waigel, président du groupement de la CSU au Bundestag, prend la tête du parti.

Impliqué dans des affaires financières, Streibl doit démissionner en mai 1993. Le groupe de la CSU au Landtag lui choisit comme successeur Edmund Stoiber, ministre de l'Intérieur, ancien directeur de la chancellerie sous Strauß, au détriment de Waigel, devenu entretemps ministre fédéral des Finances.

Les élections régionales du 25 septembre 1994 voient le parti se contenter de 52,8 % et 120 députés sur 204. Il faut alors remonter au scrutin du 20 novembre 1966 pour trouver un score plus mauvais. Réélu en 1998, Stoiber est choisi en 1999 comme nouveau président du parti.

Il est ensuite désigné par la CDU/CSU comme candidat à la chancellerie pour les élections fédérales du 22 septembre 2002. Dominant le chancelier social-démocrate sortant Gerhard Schröder, il est battu sur le fil par les sociaux-démocrates et subit les effets du mauvais résultat du FDP, ainsi que du bon score de l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen). L'année suivante, aux élections régionales du 21 septembre 2003, la CSU remonte jusqu'à 60,7 % des suffrages, le deuxième meilleur score de son histoire.

L'échec de 2008 : l'arrivée de Seehofer[modifier | modifier le code]

Accusé d'autoritarisme, Edmund Stoiber est contraint à la démission le 9 octobre 2007. Tandis que son bras droit depuis 1993, le ministre de l'Intérieur Günther Beckstein, lui succède à la chancellerie du Land, le ministre régional de l'Économie Erwin Huber le remplace à la direction du parti, non sans avoir connu la concurrence du ministre fédéral de l'Agriculture Horst Seehofer.

Ce nouveau tandem se révèle inefficace et aux élections régionales du 21 septembre 2003, la CSU s'effondre à 43,4 % et perd sa majorité absolue. Il passe sous le seuil des 3 000 000 de voix, une première depuis 1966. Huber et Beckstein renoncent à leurs fonctions, et Seehofer leur succède, prenant par ailleurs la tête d'une coalition noire-jaune avec le FDP.

Les élections fédérales du 27 septembre 2009 confirment la perte de soutien du parti sur le territoire bavarois : que cela soit les 6,5 % au niveau fédéral ou les 42,5 % au niveau régional, il faut remonter aux élections du 14 août 1949 pour trouver pire résultat. Les quatre années qui suivent, Seehofer s'attache à relancer le parti, délivrant un message de vérité et montrant l'image d'un homme honnête, intègre et travailleur. Cela conduit à sa brillante réélection lors du scrutin du 15 septembre 2013, au cours duquel le parti réalise un score de 47,7 %.

Présidents[modifier | modifier le code]

Franz Joseph Strauß lors d'un congrès de la CSU à Passau en 1975.

Députés au Bundestag[modifier | modifier le code]

Ministres fédéraux actuels[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cabinet Merkel III.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Résultats aux élections européennes
Année Voix
(pourcentage)
Mandats Tête de liste
1979 10,1 % 8
1984 8,5 % 7
1989 8,2 % 7
1994 6,8 % 8
1999 9,4 % 10
2004 8,0 % 9
2009 7,2 % 8
2014 5,34 % 5 Markus Ferber

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]