Jean-Claude Juncker

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Jean-Claude Juncker
Illustration.
Fonctions
2e Premier ministre luxembourgeois
(23e chef du gouvernement)

(&&&&&&&&&&&0689318 ans, 10 mois et 14 jours)
Monarque Jean
Henri
Gouvernement Juncker/Poos
Juncker/Polfer
Juncker/Asselborn I et II
Prédécesseur Jacques Santer
Successeur Xavier Bettel
1er président de l'Eurogroupe
Gouvernement Eurogroupe
Successeur Jeroen Dijsselbloem
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Redange (Luxembourg)
Nationalité Luxembourgeoise
Parti politique CSV
Conjoint Christiane Frising
Diplômé de Université de Strasbourg
Profession Avocat
Religion Catholicisme[réf. nécessaire]
Résidence Hôtel de Bourgogne,
Luxembourg

Signature

Jean-Claude Juncker
Premiers ministres luxembourgeois

Jean-Claude Juncker (prononcé, en luxembourgeois, [ʒ̊ɑ̃ ː kloːd ˈjʊŋ.kɐ][1]), né à Redange-sur-Attert le , est un homme politique luxembourgeois. Il réside à Capellen. Il est Premier ministre du au .

Jean-Claude Juncker a été choisi comme premier président de l'Eurogroupe, du jusqu’au . Lors de la réunion de l’Eurogroupe du à Helsinki, il a été reconduit dans sa fonction de président pour un mandat de deux ans s’achevant le . Il exerce cette fonction jusqu'au .

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Juncker a effectué ses études secondaires auprès des pères du Sacré-Cœur à l'École apostolique de Clairefontaine (commune d'Arlon) en Belgique avant de passer son baccalauréat classique-littéraire au lycée Michel-Rodange à Luxembourg. Titulaire d'une maîtrise en droit de l'Université de Strasbourg en 1979, il est assermenté comme avocat en . Il n'exercera cependant jamais ce métier.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Membre du Parti populaire chrétien social (CSV) depuis 1974, il en devient, en octobre 1979, le secrétaire parlementaire. Il en sera le président entre et .

Il est nommé en , à 28 ans, secrétaire d'État au Travail et à la Sécurité sociale.

En juin 1984, Jean-Claude Juncker est élu pour la première fois au Parlement luxembourgeois et sera nommé ministre du Travail et ministre délégué au Budget dans le premier gouvernement dirigé par Jacques Santer, puis, après les élections législatives de juin 1989, ministre des Finances et ministre du Travail.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

La désignation de Jacques Santer comme président de la Commission européenne par le Conseil européen et sa confirmation à ce poste par le Parlement européen, conduit le grand-duc Jean à nommer Jean-Claude Juncker Premier ministre et ministre d’État le 20 janvier 1995. Même en tant que chef du gouvernement, il continuera à exercer les fonctions de ministre des Finances, ministre du Travail et de l'Emploi et ministre du Trésor.

Juncker participa au Conseil pour les affaires économiques et financières (ECOFIN), étant un des architectes clefs du traité de Maastricht, et notamment de ce qui relevait de l'Union économique et monétaire.

En 1998 Juncker est devenu le quatrième destinataire de la Vision pour l'Europe Award.

En mars 2009, il se dit "alarmé" par les propos du pape Benoît XVI sur le préservatif comme moyen de lutte contre la contamination par le SIDA[2].

En 2009, dans un discours devant le Parlement luxembourgeois, il souhaite élargir les possibilités pour avorter au grand-duché. L'article 353 du Code Pénal affirme que l'avortement n'est pas punissable si la santé physique ou psychique de la femme enceinte est en danger. Le Premier Ministre souhaite que ce soit désormais possible en cas "détresse d’ordre physique, psychique ou social". Il a dit à cette occasion "Presque tout le monde dit que l’avortement doit rester l’exception. Nous avons besoin d’une meilleure éducation sexuelle à l’école. Nous devons préparer les enseignants de manière optimale à cette mission d’explication et d’information. Si on veut limiter au maximum le recours à la solution extrême que constitue l’avortement, il faut encourager des alternatives préventives. Aussi est-il logique que nous proposions l’accès gratuit aux moyens de contraception pour les femmes jusqu’à l’âge de 25 ans. La loi de 1978 prévoit une solution restrictive autorisant l’avortement sous réserve de certaines indications."

Par ailleurs, il soutient l'introduction du mariage homosexuel au Luxembourg[3].

Législatives de 1999[modifier | modifier le code]

Après les élections législatives de juin 1999, remportées par le Parti populaire chrétien social, Jean-Claude Juncker est reconduit à la tête du nouveau gouvernement composé de représentants du PCS-CSV et du Parti démocratique, mettant ainsi fin à une coalition gouvernementale de quinze ans entre le PCS-CSV et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois. Jean-Claude Juncker garde également les portefeuilles des Finances et des Communications.

Gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995, Jean-Claude Juncker assume depuis 1995 la responsabilité de gouverneur du Fonds monétaire international et de gouverneur de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Le 27 mai 2003, il devient citoyen d'honneur de la ville de Trèves.

Législatives de 2004[modifier | modifier le code]

En juin 2004, après la victoire de son parti, qui, avec plus de 35 % des voix, remporte vingt-quatre des soixante sièges aux élections législatives, et trois des six sièges aux élections européennes, Jean-Claude Juncker refuse, malgré l’« amicale » pression de la majorité des dirigeants européens, le poste de président de la Commission européenne.

Engagement pro-européen[modifier | modifier le code]

Lors de la réunion de Scheveningen du , Jean-Claude Juncker est porté à la présidence de l'Eurogroupe, pour un mandat de deux ans, à compter du , en devenant ainsi le premier président permanent. Il est reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de deux ans, courant jusqu'au . À Bruxelles, il a été une nouvelle fois reconduit le 18 janvier 2010 pour un nouveau mandat de deux ans et demi.

Président de ce même conseil durant le premier semestre 2005, il a dû faire face à la non-ratification du projet de Constitution européenne de la part de la France et des Pays-Bas. Il fut également en désaccord avec le Premier ministre britannique, Tony Blair, concernant le budget européen.

Pro-européen convaincu, Jean-Claude Juncker est également connu pour son sens de l'humour acerbe et son ironie qui font le bonheur des journalistes.

Il reçoit le titre de docteur honoris causa de l'université Robert-Schuman (Strasbourg-III) le 25 octobre 2007.

En 2007, il reçoit la médaille St Liboire pour l'unité et la paix.

Annonce de démission du gouvernement et élections anticipées de 2013[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Juncker annonce la démission du gouvernement pour le , à la suite d'un scandale concernant les services de renseignement[4], accusés d'avoir constitué une véritable police secrète et politique en fichant illégalement des centaines de milliers de citoyens[5].

Son parti, le Parti populaire chrétien social, reste la première formation politique du Parlement lors des élections législatives de 2013, mais perd des voix par rapport à la prédécente élection[6]. Malgré ça, Jean-Claude Juncker n'est pas reconduit à son poste[7]. Il est remplacé par Xavier Bettel.

2014[modifier | modifier le code]

Début 2014, il est désigné candidat du PPE (battant le Français Michel Barnier) afin de mener la liste du parti aux élections européennes de 2014 et donc de briguer le poste de président de la Commission européenne en cas de victoire[8].

Citations[modifier | modifier le code]

  • En octobre 2008, en réaction aux propos sous-entendant que le secret bancaire du Luxembourg pouvait être en partie responsable de la crise mondiale : « La Ligue nationale de football luxembourgeoise n'est pas responsable que l'OM (l'Olympique de Marseille - NDLR) ne soit pas devenu champion de France, donc le Luxembourg n'est pas à l'origine de la crise financière internationale. »[9].
  • En juin 2006, à propos de l’affaire Clearstream 1 : « Nous sommes ulcérés, vexés que le Luxembourg ait pu être présenté comme une terre de criminels et de blanchisseurs d'argent. ».
  • En février 2004, à propos du comportement de certains hommes politiques pendant la visite du président des États-Unis à Bruxelles : « Si le ridicule tuait, les rues de Bruxelles seraient jonchées de cadavres »[10].
  • « Nous nous sommes posé la question des frontières de l’Europe qu’après les avoir franchies »[réf. souhaitée].
  • En juin 2011, à propos de la crise grecque :« Parliament has to know that this has to be done, if not... if not... if not... »[11].
  • En 2012, à l'université du Luxembourg, « nous ne sommes pas confrontés à une crise de l’euro, mais à une crise de la dette publique dans certains pays de la zone euro » et « dans cette crise de la dette publique, nous oublions parfois que les augmentations des déficits publics, provoquées par les programmes de relance de la conjoncture, ont été nécessaires afin de répondre à la crise économique et financière de 2008 »[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]