Mirek Topolánek

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Mirek Topolánek
Mirek Topolánek, en 2008.
Mirek Topolánek, en 2008.
Fonctions
7e président du gouvernement tchèque
16 août 20068 mai 2009
(2 ans, 8 mois et 22 jours)
Président Václav Klaus
Gouvernement Topolánek I et II
Coalition ODS-KDU-ČSL-SZ
Prédécesseur Jiří Paroubek
Successeur Jan Fischer
Président du Parti démocratique civique
14 décembre 200213 avril 2010
Prédécesseur Václav Klaus
Successeur Petr Nečas
Biographie
Date de naissance 15 mai 1956 (58 ans)
Lieu de naissance Vsetín (Tchécoslovaquie)
Nationalité Tchèque
Parti politique ODS
Conjoint Lucie Talmanová
Profession Ingénieur

Signature

Mirek Topolánek
Présidents du gouvernement de la République tchèque

Mirek Topolánek (né le 15 mai 1956 à Vsetín, République tchèque), est un ingénieur, homme d'affaires et homme politique tchèque, membre du membre du Parti démocratique civique (ODS). Il est président du gouvernement tchèque entre 2006 et 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une carrière d'homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Il est diplômé du lycée militaire Jan Žižka z Trocnov d'Opava, où il faisait partie de l'Union tchécoslovaque socialiste de la jeunesse (SSM), et de la faculté de génie mécanique de l'université de technologie de Brno. Il a d'abord travaillé comme designer, puis designer indépendant, dans la mécanisation et l'automatisation de l'usine OKD à Ostrava.

En 1987, il est recruté par Energoprojekt Praha, comme chef designer de l'usine d'Ostrava. Il démissionne quatre ans plus tard et crée VAE spol. s r. o., une société spécialisée dans les projets énergétiques.

Les débuts en politique[modifier | modifier le code]

Au cours de l'été 1989, il hésite à adhérer au Parti communiste tchécoslovaque (KSČ), mais renonce face aux menaces de divorce de sa femme. Il rejoint finalement, au mois de novembre suivant, le Forum civique (OF). En 1994, il devient membre du Parti démocratique civique.

L'élection au Sénat[modifier | modifier le code]

Lors des élections sénatoriales de novembre 1996, il se présente dans la soixante-dixième circonscription. Au premier tour, il remporte 37,9 % des suffrages, et est élu au Sénat au second tour avec 51,3 %. Cette même année, son entreprise énergétique est dissoute au profit de la société VAE a.s..

Réélu aux sénatoriales partielles de novembre 1998 par 63,3 % des voix au second tour, il devient ensuite président du groupe ODS, qui compte alors 28 sièges, puis 22 après le scrutin de 2000. À la suite des élections de novembre 2002, il est choisi comme vice-président de la chambre haute.

Le successeur de Václav Klaus[modifier | modifier le code]

À peine un mois plus tard, le 14 décembre, le congrès de l'ODS l'élit président du parti en remplacement de son fondateur et principal idéologue, Václav Klaus. Il se retire des affaires en 2003 et ne sollicite pas le renouvellement de son mandat sénatorial en 2004.

La difficile présidence du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le succès contrasté des législatives de 2006[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives des 2 et 3 juin 2006, il conduit la campagne de son parti, dans l'opposition depuis huit ans. À l'issue du scrutin, l'ODS obtient 35,4 % des suffrages et 81 députés sur 200, soit un bond de 11,4 points et 23 sièges, ce qui en fait le meilleur score de l'histoire du parti libéral.

Cependant, la performance mitigée de l'Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque (KDU-ČSL) et du Parti vert (SZ), qui se contentent de 13 et 6 sièges, respectivement, ne dégage pas de majorité absolue, le centre-droit ne concentrant que 100 parlementaires sur 200, autant que le Parti social-démocrate tchèque (ČSSD) et le Parti communiste de Bohême et Moravie (KSČM) réunis.

Échec de la première investiture[modifier | modifier le code]

Finalement, le 16 août, le président de la République Václav Klaus le nomme président du gouvernement. Il présente, le 4 septembre suivant, un gouvernement composé de quatorze ministres, huit ODS et six indépendants. Seul le ministre du Travail et premier vice-président du parti, Petr Nečas, a rang de vice-président du gouvernement.

Il se soumet, le 3 octobre, à un vote de confiance, soit à l'expiration du délai constitutionnel des trente jours, mais son exécutif est repoussé par 99 voix contre, 96 pour et aucune abstention. Il démissionne formellement huit jours plus tard, mais le chef de l'État lui demande d'assurer la gestion des affaires courantes.

Contestation interne à l'ODS[modifier | modifier le code]

Fin novembre les discussions entre l'ODS et le ČSSD sur la formation d'un gouvernement de grande coalition semblent sur le point d'aboutir, avant de capoter début décembre. La position de Topolánek est fragilisée : au sein de son parti, le maire de Prague Pavel Bém fait connaître de plus en plus ouvertement sa disponibilité pour constituer un gouvernement ; on critique son conseiller en communication, l'omniprésent Marek Dalík, toujours dans son ombre sans avoir de fonction officielle au sein du parti ; enfin, sa liaison extraconjugale avec la députée ODS Lucie Talmanová fait les choux gras de la presse à scandale.

Succès du second gouvernement[modifier | modifier le code]

Finalement, la situation se démine peu à peu.

D'un côté, il parvient à constituer une coalition gouvernementale avec la KDU-ČSL et le SZ, ce qui lui permet de former un second gouvernement le 9 janvier 2007, dans lequel Karel Schwarzenberg, sénateur indépendant, est nommé ministre des Affaires étrangères, ce qu'acceptera le président Klaus avec difficulté. De l'autre, l'ancien président du gouvernement et ex-chef du ČSSD Miloš Zeman critique ouvertement le président du parti, Jiří Paroubek, ce qui incite deux députés à s'abstenir. Lors du vote de confiance, organisé le 19 janvier, il l'emporte par 100 voix pour, 97 contre et 1 abstention.

Le 23 janvier 2009, il procède à un remaniement ministériel marqué par le départ du premier vice-président et ministre du Développement régional, Jiří Čunek, de la KDU-ČSL, mis en cause dans plusieurs affaires de corruption et détournement de fond. La ministre de la Défense, Vlasta Parkanová, prend alors sa succession à la vice-présidence et Cyril Svoboda au ministère.

Motion de censure[modifier | modifier le code]

À peine deux mois plus tard, le 24 mars, la Chambre des députés approuve une motion de censure présentée par l'opposition sociale-démocrate, par 101 voix pour et 96 contre. Il est contraint à la démission, et cède le pouvoir le 8 mai suivant au technocrate Jan Fischer, soutenu par l'ODS, le ČSSD et le SZ.

Retrait contraint de la politique[modifier | modifier le code]

Chef de file de l'ODS pour les élections législatives des 28 et 29 mai 2010, il est contraint de se retirer de la vie politique le 13 avril, après avoir tenu des propos insultants sur les origines juives de Fischer, l'homosexualité du ministre des Transports et appelé à « botter le cul » des électeurs sociaux-démocrates[1]. Petr Nečas lui succède alors.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

La vie personnelle de Mirek Topolánek fit souvent la une des journaux pour les nombreuses affaires de mœurs le concernant. Alors marié, Topolánek a une liaison avec la députée Lucie Talmanová. Le président du gouvernement et sa maîtresse firent la une des journaux lorsque leur idylle fut révélée ; dans un premier temps, le nouveau chef du gouvernement refuse l'idée d'une relation intime, évoquant une « grande amitié ». Talmanová, qui s'installe dès janvier 2007 avec son compagnon, accouche en juillet 2007 d'un petit Nicolas. Topolánek, le lendemain de la naissance de son fils, annonce alors publiquement son intention de divorcer de son épouse. Mirek Topolánek et Lucie Talmanová se marient le 3 juin 2010.

Le 22 juillet 2009, lors d'une conférence de presse à Rome, le photographe italien Antonello Zappadu, célèbre pour ses clichés pris notamment lors de fêtes privées organisées dans des villas du président du Conseil italien Silvio Berlusconi, dévoile plusieurs nouvelles photographies mettant en évidence Mirek Topolánek complètement nu dans une piscine, entouré d'une dizaine de jeunes femmes nues elles aussi, dans la Villa Certosa[2], appartenant au chef du gouvernement italien, où Topolánek passait souvent ses vacances.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]