Janez Janša

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Janez Janša
Janez Janša, en 2012.
Janez Janša, en 2012.
Fonctions
8e président du gouvernement slovène
10 février 201220 mars 2013
(1 an, 1 mois et 10 jours)
Président Danilo Türk
Borut Pahor
Gouvernement Janša II
Législature 6e législature
Coalition SDS-DL-DeSUS-SLS-NSi
SDS-NSi (2013)
Prédécesseur Borut Pahor
Successeur Alenka Bratušek
6e président du gouvernement slovène
9 novembre 200421 novembre 2008
(4 ans, 0 mois et 12 jours)
Président Janez Drnovšek
Danilo Türk
Gouvernement Janša I
Législature 4e législature
Coalition SDS-NSi-SLS-DeSUS
Prédécesseur Anton Rop
Successeur Borut Pahor
Ministre de la Défense
7 juin30 novembre 2000
Président du gouvernement Andrej Bajuk
Prédécesseur Franci Demšar
Successeur Anton Grizold
16 mai 199029 mars 1994
Président du gouvernement Lojze Peterle
Janez Drnovšek
Prédécesseur Aucun
Successeur Jelko Kacin
Biographie
Date de naissance 17 septembre 1958 (56 ans)
Lieu de naissance Ljubljana (Yougoslavie)
Nationalité slovène
Parti politique SDS
Religion Catholicisme

Janez Janša
Présidents du gouvernement slovène

Janez Janša, né le 17 septembre 1958 à Ljubljana, est un homme politique slovène. Il est depuis 1993 le président du Parti démocratique slovène (SDS). Il est président du gouvernement de 2004 à 2008, puis de 2012 à 2013. Il est condamné à deux ans de prison ferme en 2014.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ministre de la Défense dans les années 1990[modifier | modifier le code]

En 1989, Janša est un des fondateurs du SDZ (Slovenska demokratična zveza ou Union démocratique slovène), premier parti d'opposition dans la République de Slovénie encore rattachée à la Yougoslavie. Après la victoire de la plate-forme électorale DEMOS aux premières élections libres de la République de Slovénie en 1990, Janša est nommé au poste très sensible de ministre de la Défense.

Poste sensible car il doit gérer la guerre d'indépendance de la Slovénie, les volontés centralisatrices de la Yougoslavie et les tensions frontalières avec la nouvelle République de Croatie. Le SDZ se désagrège en 1992 (la plupart des membres rejoindront le Liberalna demokracija Slovenije) et Janša devient membre du parti social-démocrate Socialdemokratska stranka Slovenije (fondé en 1988) de Jože Pucnik. Janša reste à son poste de ministre de la Défense jusqu'en 1994. En mars 1994, les services de sécurité du ministère de la Défense tabassent en pleine rue un ancien collaborateur de Janša. Ce dernier, déjà très affaibli politiquement par plusieurs affaires, doit démissionner. Il devient après son éviction président du SDS.

Président du gouvernement[modifier | modifier le code]

En 2003, le SDS change son nom en parti démocrate slovène. Le 3 octobre 2004 le SDS remporte les élections législatives avec 29 députés sur les 90 que compte le Državni zbor et devance la Démocratie libérale slovène (LDS) du président du gouvernement sortant Anton Rop. Il s'allie ensuite avec la Nouvelle Slovénie - Parti chrétien-populaire (NSi), le Parti populaire slovène (SLS) et le Parti démocrate des retraités slovènes (DeSUS), et devient président du gouvernement le 9 novembre. Son gouvernement entre en fonction le 3 décembre suivant.

À la suite de la défaite de l'indépendant Lojze Peterle, qu'il soutenait, contre Danilo Türk, appuyé par les sociaux-démocrates, à la présidentielle de 2007, il envisage de démissionner, avant de se soumettre à une vote de confiance qu'il remporte. Le 1er janvier 2008, il prend la présidence du Conseil de l'Union européenne, étant le premier représentant d'un ancien pays du bloc de l'Est à diriger l'Union européenne (UE).

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives du 21 septembre 2008, le SDS perd un siège et sa coalition est défaite, avec 40 députés, soit trois de moins que le centre-gauche. Janez Janša est remplacé le 3 novembre par le social-démocrate Borut Pahor, et devient alors le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale.

Procès en corruption[modifier | modifier le code]

Il est accusé d'avoir touché de l'argent de la compagnie militaire Finlandaise Patria lors de l'achat de véhicules blindés en 2006 [1]. En mars 2012, la justice slovène dépose une mise en accusation contre Janez Janša pour fausses accusations et diffamation dans le cadre du procès Patria[2].

Il finit par être condamné le 28 avril 2014 à deux ans de prison ferme pour avoir perçu en 2006, en marge du plus gros contrat d’armement jamais signé par la Slovénie depuis son indépendance, et alors qu’il était Premier ministre, des pots-de-vin destinés à financer son propre parti[3].

Retour au pouvoir[modifier | modifier le code]

Le 28 janvier 2012, le Parlement approuve sa nomination comme président du gouvernement. Il revient au pouvoir à la tête d'une coalition de cinq partis, le SDS, le Parti démocrate des retraités slovènes (DeSUS), la Liste civique de Gregor Virant (LGV), le Parti populaire slovène (SLS) et la Nouvelle Slovénie - Parti chrétien populaire (NSi), malgré sa défaite aux élections législatives[4]. Son gouvernement est approuvé par le Parlement le 10 février 2012[5].

Prenant acte de son refus de démissionner, après avoir été de nouveau cité dans une affaire de corruption, la Liste civique (DL) se retire de la coalition le 23 janvier 2013, faisant perdre sa majorité au gouvernement, avec désormais 42 députés sur 90, contre 50 auparavant[6].

Le 5 février, le DeSUS fait savoir qu'il quittera le gouvernement dix-sept jours plus tard et négocie avec l'opposition en vue de nommer un nouveau président du gouvernement, qui avancerait les élections à 2014[7], tandis que le 13, le SLS annonce qu'il se retire du gouvernement et passe dans l'opposition, refusant par avance de s'associer à toute autre coalition[8].

Motion de défiance[modifier | modifier le code]

Le 27 février, l'Assemblée nationale adopte finalement, par 55 voix contre 33, une motion de défiance contre le gouvernement Janša et désigne la députée Alenka Bratušek, présidente provisoire du parti de centre-gauche Slovénie positive (PS), comme future présidente du gouvernement[9].

Sa successeur ayant réussi à former une coalition, elle entre en fonction le 20 mars suivant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]