Felipe González

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Felipe González
Felipe González, en juillet 2013.
Felipe González, en juillet 2013.
Fonctions
6e président du gouvernement espagnol
(151e chef de gouvernement espagnol)
1er décembre 19824 mai 1996
(13 ans, 5 mois et 3 jours)
Vice-président Alfonso Guerra
Narcís Serra
Monarque Juan Carlos Ier
Gouvernement González I, II, III et IV
Législature IIe, IIIe, IVe et Ve législatures
Coalition Absolue PSOE (1982-1993)
PSOE minoritaire (1993-1996)
Prédécesseur Leopoldo Calvo-Sotelo
Successeur José María Aznar
Secrétaire général du Parti socialiste
ouvrier espagnol
13 octobre 197421 juin 1997
Président Ramón Rubial
Prédécesseur Direction collégiale
Successeur Joaquín Almunia
Biographie
Nom de naissance Felipe González Márquez
Date de naissance 5 mars 1942 (72 ans)
Lieu de naissance Dos Hermanas (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Séville
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Signature

Felipe González
Chefs du gouvernement espagnol

Felipe González Márquez, né le 5 mars 1942 à Dos Hermanas (province de Séville, Andalousie), est un homme politique espagnol, président du Gouvernement espagnol entre 1982 et 1996.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Avocat de profession, licencié en droit à l'université de Séville, il rejoint, dans la clandestinité, le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) en 1963. Dans le contexte de la rénovation du parti, le PSOE de l'intérieur dirigé par González et composé principalement de socialistes andalous et basques, l'emporte sur le PSOE exilé, dirigé par Rodolfo Llopis. González est donc élu secrétaire général à l'occasion du Congrès en exil de Suresnes en 1974. Entre ces deux dates, il habite à Genève, en Suisse, où il travaille comme délégué syndical permanent à la FOBB (Fédération ouvrière des métiers du bois et du bâtiment) qu'il quitte pour diriger le PSOE.

Avec la démocratisation de l'Espagne, consécutive à la mort du général Franco et l'accession au trône du roi Juan Carlos Ier, il est élu député en 1977, réélu en 1979 et siège ainsi au Congrès des députés, la chambre basse des Cortes, prenant la tête de l'opposition de gauche au gouvernements de centre-droit de l'UCD. Il reste député jusqu'en 2004, année où le PSOE fait son retour au gouvernement.

Président du gouvernement durant quatre mandats (1982-1986, 1986-1989, 1989-1993 et 1993-1996), il dirige le pays lors de l'adhésion à la Communauté économique européenne.

Durant ses mandats, il met en place des politiques de modernisation intensive du pays et noue d'étroites relations entre l'Espagne et les États d'Amérique du Sud. Il est l'un des principaux promoteurs de l'Exposition universelle de Séville et des Jeux olympiques de Barcelone, deux manifestations qui se déroulent en 1992.

Felipe González Márquez est choisi par les chefs d'État et de gouvernements européens pour présider, en remplacement de Valéry Giscard d'Estaing, le comité chargé de réfléchir à l'avenir de l'Union européenne à horizon 2020-2030. Au cours de sa carrière, il défend à plusieurs reprises une Europe unie en se fondant sur un modèle politique d´intégration fédérale.

Felipe González en 2012

Vie privée[modifier | modifier le code]

Felipe González est connu pour avoir créé et entretenu, avec l'aide du spécialiste Luis Vallejo, une collection de bonsaïs, conservée depuis février 2005 au Jardin botanique royal de Madrid. Il est également le créateur de joailleries, comme les pendentifs portés par Sonsoles Espinosa, épouse du président du gouvernement, José Luis Rodríguez Zapatero, lors du mariage du prince des Asturies en 2004.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1993, il est récompensé par le prix Charlemagne, remis par la ville d'Aix-la-Chapelle[1].

Comme cela s'est produit avec les précédents chefs du gouvernement, Felipe González se voit offrir par le roi une pairie lorsqu'il quitte ses fonctions en 1996. Bien que reconnaissant envers le souverain, il refuse alors pour des raisons de cohérence personnelle et politique, fondée sur son statut de chef d'un parti socialiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Prix Charlemagne sur le site de la ville d'Aix-la-Chapelle

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]