Friedrich Ebert

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Friedrich Ebert
Image illustrative de l'article Friedrich Ebert
Fonctions
1er président du Reich
Chancelier Philipp Scheidemann
Gustav Bauer
Hermann Müller
Konstantin Fehrenbach
Joseph Wirth
Wilhelm Cuno
Gustav Stresemann
Wilhelm Marx
Hans Luther
Prédécesseur Guillaume II d'Allemagne
(Empereur d'Allemagne, Roi de Prusse)
Successeur Paul von Hindenburg
9e chancelier d'Allemagne
1e chancelier du Reich
Monarque Guillaume II
Prédécesseur Max von Baden
Successeur Philipp Scheidemann
Ministre-président de Prusse
Monarque Guillaume II
Prédécesseur Max von Baden
Successeur Paul Hirsch
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Heidelberg (Empire allemand)
Date de décès (à 54 ans)
Lieu de décès Berlin (République de Weimar)
Parti politique SPD
Conjoint Louise Ebert

Friedrich Ebert
Président de la République de Weimar

Friedrich Ebert, né à Heidelberg le et mort à Berlin le , est un homme politique allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD). Il est le premier président du Reich sous la République de Weimar après l'abdication de l'empereur Guillaume II, en 1918.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, études et premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

Friedrich Ebert est le fils d'un couturier. Apprenti-bourrelier à Wesel, puis employé d'un haras à Mannheim, il découvre la difficulté du travail. Il s'engage alors syndicalement et devient membre du SPD en 1889. Il épouse Louise Rump le , à Brême.

Parlementaire et chef de parti[modifier | modifier le code]

Friedrich Ebert est redacteur à Brême en 1893 et député au Reichstag, en 1912.

Successeur d'August Bebel à la tête du SPD en 1913 (avec Hugo Haase), il oriente le parti – jusque là marxiste – vers le centre. Dès le début de la Première Guerre mondiale, il fait partie de la majorité du SPD favorable au vote des crédits de guerre. Il s'oppose cependant à la politique d'annexion. Il dirige l’exclusion des militants du SPD opposés à la guerre, dont Hugo Haase et Rosa Luxemburg, qui créent l’USPD en 1917. En janvier 1918, il essaie de servir de médiateur dans la grève des ouvriers de Berlin et d'éviter les débordements.

Chancelier[modifier | modifier le code]

Le , au début de la révolution de Novembre, le prince Maximilien de Bade, cousin (libéral) du kaiser et dernier chancelier impérial lui laisse le gouvernement.

Au Conseil des commissaires du peuple, qu’il dirige, il fait en sorte d'arrêter la révolution et d'instaurer des élections pour une Assemblée nationale, dans le but d'ériger une démocratie représentative. Le lendemain , il signe un pacte avec les hauts dirigeants de l'armée pour réinstaller l'ordre dans les États fédérés. Ce pacte est considéré comme une trahison par la gauche et l'extrême-gauche socialistes car il a eu pour conséquence de retourner des milices et les Freikorps contre les soulèvements. Sa politique de répression, qui fait de nombreux morts, entraîne la rupture avec les commissaires du peuple de l’USPD, qui démissionnent en décembre 1918. En janvier 1919, avec l'aide des Corps francs, son gouvernement écrase la révolte spartakiste de Berlin au cours de laquelle Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont assassinés. Dans les mois qui suivent, les autres tentatives de révolutions marxistes, comme le gouvernement de la République des conseils de Bavière, sont également réprimées.

Président[modifier | modifier le code]

Portrait de Friedrich Ebert par Lovis Corinth, en 1924.

L'assemblée nationale de Weimar l'élit président du Reich le . Il se veut président pour toutes les couches de la population.

Le , il est réélu à une large majorité par le Reichstag, les députés ayant renoncé à organiser des élections au suffrage universel à cause de la situation politique peu sûre.

L'opposition de droite de plus en plus forte le calomnie et propage sans cesse des rumeurs à son sujet.

Il doit finalement se défendre face à la plainte de haute trahison due à sa participation à la grève des ouvriers de Berlin. Lors du procès, en décembre 1924, le rédacteur a certes été jugé pour diffamation, mais le reproche de haute trahison n'a pas été effacé.

Mort[modifier | modifier le code]

Défilé militaire funèbre donné à l'occasion du « dernier voyage de Friedrich Ebert », sur fond de feux allumés sur des colonnes évoquant des obélisques dans la Wilhelmstraße où était situé le palais présidentiel

Il meurt le des suites d'une appendicite non prise en considération dans la hâte du procès.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Horst Möller, La République de Weimar, Paris, Tallandier 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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