Thomas de Maizière

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Thomas de Maizière
Thomas de Maizière, en 2013.
Thomas de Maizière, en 2013.
Fonctions
Ministre fédéral de l'Intérieur d'Allemagne
En fonction depuis le
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel III
Prédécesseur Hans-Peter Friedrich
Ministre fédéral de la Défense
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel II
Prédécesseur Karl-Theodor zu Guttenberg
Successeur Ursula von der Leyen
Ministre fédéral de l'Intérieur
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel II
Prédécesseur Wolfgang Schäuble
Successeur Hans-Peter Friedrich
Ministre fédéral avec attributions spéciales
Directeur de la chancellerie fédérale
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel I
Prédécesseur Frank-Walter Steinmeier
Successeur Ronald Pofalla
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Bonn (RFA)
Parti politique CDU
Profession Juriste

Thomas de Maizière
Ministres fédéraux de la Défense d'Allemagne
Ministres fédéraux de l'Intérieur d'Allemagne
Ministres fédéraux avec attributions spéciales d'Allemagne

Thomas de Maizière, né le à Bonn, est un homme politique allemand membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU).

Après avoir dirigé la chancellerie de Mecklembourg-Poméranie occidentale de 1994 à 1998, il prend la tête de celle du Land de Saxe jusqu'à sa nomination comme ministre régional des Finances, en 2001. L'année suivante, le nouveau ministre-président, Georg Milbradt, le désigne ministre de la Justice, puis il devient en 2004 ministre de l'Intérieur.

Sa carrière fédérale commence un an plus tard, lorsqu'il devient directeur de la chancellerie fédérale, avec rang de ministre fédéral avec attributions spéciales dans la grande coalition d'Angela Merkel. À l'issue de son mandat de quatre ans, il est choisi pour occuper le poste de ministre fédéral de l'Intérieur dans la nouvelle coalition noire-jaune dirigée par Merkel. En 2011, il est désigné ministre fédéral de la Défense, mais retrouve l'Intérieur deux ans plus tard, dans la seconde grande coalition Merkel.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi ses études secondaires au Aloisiuskolleg, un établissement scolaire jésuite de Bonn, il obtient son Abitur en 1972 et accomplit la même année son service militaire.

Il a ensuite étudié le droit et l'histoire à Münster et Fribourg-en-Brisgau de 1974 à 1979, année où il a passé son premier diplôme juridique d'État

En 1982, il passe son second diplôme juridique d'État, puis devient, l'année suivante, collaborateur des bourgmestres-gouverneurs de Berlin Richard von Weizsäcker et Eberhard Diepgen. Il est nommé chef de division à la chancellerie régionale de Berlin en 1985 pour quatre ans, puis obtient un doctorat de droit à l'université Guillaume de Westphalie de Münster en 1986.

Thomas de Maizière a par ailleurs fait partie de la délégation chargée de négocier le traité d'unification de la RFA et de la RDA.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa famille, originaire de Maizières-lès-Metz, a fui le roi de France après la révocation de l’édit de Nantes par laquelle, le 17 octobre 1685, Louis XIV interdit l’exercice du culte protestant.

Il est le cousin de Lothar de Maizière, dernier ministre-président de la République démocratique allemande (RDA) et seul démocratiquement élu.

Il est marié et père de trois enfants.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Au niveau régional[modifier | modifier le code]

En 1990, il est nommé secrétaire d'État au ministère de l'Éducation de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. À ce titre, il préside en 1993 la conférence des secrétaires d'État des ministères régionaux de l'Éducation.

Promu directeur de la chancellerie régionale de 1994 à 1998, il rejoint celle du Land de Saxe en 1999, d'abord comme conseiller, puis comme directeur à partir du mois d'octobre.

Le , suite au limogeage de Georg Milbradt, il est promu ministre régional des Finances par Kurt Biedenkopf. Il conserve ce poste jusqu'à sa nomination comme ministre régional de la Justice le par le nouveau ministre-président, Georg Milbradt. Ce dernier le change à nouveau de poste le en le plaçant à la tête du ministère de l'Intérieur, dont il démissionne le .

Au niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Thomas de Maizière, en 2010, avec des éléments de la police afghane.

Ce même jour, Thomas de Maizière est nommé ministre fédéral avec attributions spéciales et directeur de la chancellerie fédérale dans le cabinet fédéral de grande coalition d'Angela Merkel, dont il fait office de bras droit. Élu député fédéral au Bundestag lors des élections législatives du , il devient ministre fédéral de l'Intérieur le 28 octobre suivant, dans la nouvelle coalition noire-jaune.

Du fait des ennuis de santé de Wolfgang Schäuble, ministre fédéral des Finances, il a représenté l'Allemagne au sommet européen du qui a décidé la mise en place d'un fonds de secours de sept cent cinquante milliards d'euros, destiné à répondre à toute difficulté de paiement ou de financement de sa dette publique par un État membre de la zone euro.

Le , il est nommé ministre fédéral de la Défense[1]. Il remplace Karl-Theodor zu Guttenberg, qui a démissionné à cause d'un scandale de plagiat dans sa thèse de doctorat[2], et entre en fonction le lendemain.

En mai 2013, de Maizière se trouve concerné par un scandale autour de l'achat pour près de 700 millions d'euros de drones Euro Hawk (version européenne du RQ-4 Global Hawk américain) qui ne voleront jamais du fait de défaillances structurelles[3].

Il redevient ministre fédéral de l'Intérieur le , lors de la formation du cabinet Merkel III, de nouveau constitué par une alliance entre les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « De Maizière wird neuer Verteidigungsminister », Tagesschau, 2 mars 2011
  2. (de) Guttenberg tritt zurück - Merkel beklagt „verlogene Debatte“, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 1er mars 2011.
  3. Christoph Hickmann, « Le drone Euro Hawk : l'armée allemande dans l'embarras », Süddeutsche Zeitung, traduit par Courrier international,‎ 28 mai 2013 (consulté le 3 juin 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]