Konstantínos Simítis

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Konstantínos Simítis
Κωνσταντίνος Σημίτης
Image illustrative de l'article Konstantínos Simítis
Fonctions
170e Premier ministre grec
(9e de la Troisième République)
18 janvier 199610 mars 2004
(&&&&&&&&&&&029748 ans, 1 mois et 22 jours)
Prédécesseur Andréas Papandréou
Successeur Konstantínos Karamanlís
Président du Mouvement socialiste panhellénique
30 juin 19967 janvier 2004
Prédécesseur Andréas Papandréou
Successeur Geórgios Papandréou
Biographie
Nom de naissance Konstantínos Simitis
Date de naissance 23 juin 1936 (78 ans)
Lieu de naissance Le Pirée (Grèce)
Nationalité grecque
Parti politique PASOK
Conjoint Dáphni Arkádiou
Enfant(s) Fióna Simítis
Mariléna Simítis
Religion Christianisme orthodoxe
(Église de Grèce)

Konstantínos Simítis
Premiers ministres grecs

Konstantínos Simítis dit Kóstas Simítis ou Costas Simitis (en grec: Κώστας Σημίτης ) est un homme politique grec né au Pirée le 23 juin 1936. Président du PASOK et Premier ministre de 1996 à 2004, membre du groupe Amato chargé de rédiger le projet de traité modificatif.

Famille[modifier | modifier le code]

Son père, Geórgios Simítis, un avocat et professeur à l'Université économique d'Athènes fut longtemps batonnier du barreau du Pirée et député au Parlement. Sa mère, Fanny Christopoulou, fut longtemps présidente d'organisations féminines de gauche et présidente de l'Union féminine panhellénique. Ses parents prirent tous deux part à la Résistance contre l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est marié avec Dáphni Arkádiou avec qui il a deux filles, Fióna et Mariléna.

Études et carrière académique[modifier | modifier le code]

Études de droit en Allemagne puis études d'économie à la London School of Economics and Political Science (LSE). Enseignant à la Philipps-Universität de Marbourg (RFA) dès 1959, à l'Université de Constance en 1971 puis à l'Université de Giessen (professeur de droit commercial et civil) de 1971 à 1975 et enfin, dès 1977, à l'Université Panteion d'Athènes en tant que professeur ordinaire.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1967-1974: opposition à la dictature des colonels[modifier | modifier le code]

Kóstas Simítis avait participé en 1965 à la fondation du Cercle de Recherche politique "Aléxandros Papanastásiou" qui avait pour but d'identifier et d'étudier les principaux problèmes de nature sociale et économique rencontrés alors par le pays, afin d'élaborer des solutions. En 1967, le Cercle se transforme en organisation d'opposition à la dictature (instaurée le 21 avril de la même année) et prend le nom de Défense démocratique. (L'organisation participera sept ans plus tard à la fondation du PASOK).

Menacé d'arrestation, Simítis quitte secrètement le pays et se voit condamné par contumace pour "infraction à la loi sur les liquides inflammables". Sa femme Dáphni est arrêtée en représailles et condamnée à deux mois d'emprisonnement.

Dès 1970, il prend part au PAK (Mouvement panhellénique de libération).

1974-1996: cadre du PASOK et membre de gouvernements[modifier | modifier le code]

  • Membre fondateur du PASOK en 1974.
  • 1981-1985: victoire du PASOK aux législatives, ministre de l'Agriculture (gouvernement Andréas Papandréou)
  • 1985-1987: ministre des Finances (gouvernement Papandréou)
  • 1989-1990: ministre de l'Éducation et des Cultes (gouvernement d'alliance nationale)
  • 1990-1993: ministre de l'Industrie et ministre du Commerce (gouvernement Papandréou)
  • Député représentant le Pirée entre 1985 et 2009.

Premier ministre et président du PASOK[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier 1996, Kóstas Simítis est élu Premier ministre par le groupe parlementaire du PASOK, en remplacement d'Andréas Papandréou qui démissionne pour raisons de santé.

Le 30 juin de la même année, il est élu président du PASOK au cours du IVe congrès du parti. La victoire du parti aux législatives du 22 septembre 1996 le confirme dans son poste de Premier ministre, qu'il occupe pendant huit ans, avec un remaniement ministériel en 2000. Victorieux à nouveau aux législatives de 2000, le parti traverse néanmoins une grave crise de confiance auprès de son électorat. Costas Simitis tente d'inverser la tendance en démissionnant de son poste de président du parti le 7 janvier 2004, au profit de Geórgios Papandréou (fils d'Andréas Papandréou) mais le parti de droite, Nouvelle Démocratie, dans l'opposition depuis 11 ans, remporte les élections de mars 2004 et Kóstas Karamanlís devient Premier ministre.

Après la défaite de 2004[modifier | modifier le code]

Après avoir remis la présidence du gouvernement à Kóstas Karamanlís, Kóstas Simítis est demeuré député au Parlement et membre des commissions parlementaires des Affaires militaires et des Affaires étrangères. Réélu en septembre 2007, il entra en conflit avec son successeur au PASOK, Georges Papandréou, sur l'orientation politique du parti. En juin 2008, il fut mis à l'écart du groupe parlementaire après s'être opposé à la proposition de Papandréou pour un référendum sur la traité de Lisbonne. Bien que jamais officiellement exclu du parti, il garda depuis ses distances et ne put se mettre d'accord avec Papandréou sur sa candidature aux élections législatives de 2009, au terme desquelles il abandonna son siège de député du Pirée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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