Alliance 90 / Les Verts

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Bündnis 90/Die Grünen
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Logo officiel
Présentation
Coprésidents Cem Özdemir et Simone Peter
Fondation 13 janvier 1980 (Die Grünen)
21 septembre 1991 (Alliance 90)
14 mai 1993 (Union des deux partis)
Siège Platz vor dem
Neuen Tor 1
10115 Berlin
Idéologie Politique verte
Écologisme
Progressisme
Affiliation européenne Parti vert européen
Adhérents 60 064 (4 mars 2013)[1]
Couleurs Vert
Site web www.gruene.de
Présidents de groupe
Bundestag Katrin Göring-Eckardt et
Anton Hofreiter
Parlement européen Philippe Lamberts et
Rebecca Harms
Représentation
Députés
63 / 630
Députés européens
11 / 96

L’Alliance 90 / Les Verts (en allemand : Bündnis 90 / Die Grünen) est un parti politique allemand de centre-gauche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des Verts à l'Alliance 90 / Les Verts[modifier | modifier le code]

Le parti vert allemand (Die Grünen) est fondé le 13 janvier 1980 à Karlsruhe, en Allemagne de l'Ouest, issu du mouvement écologiste et pacifiste de la fin des années 1970. En 1983, les Verts obtiennent leurs premiers sièges au Bundestag (où ils se distinguent des autres députés, arborant cheveux longs, baskets et pulls en laine[2]), puis un groupe parlementaire en 1987. Cependant, lors des élections générales qui suivent la réunification allemande, fin 1990, ils enregistrent un revers et ne sont plus représentés. En revanche, « Alliance 90 » (Bündnis 90), un groupe oppositionel de l'ex-Allemagne de l'Est de tendance alternative, a obtenu quelques sièges sur le quota réservé à l'ex-RDA à la faveur des dispositions transitoires spécifiques à ce scrutin de la réunification. Verts et Alliance 90 décident de fusionner en 1993, le parti prenant alors son nom actuel.

Entre 1998 et 2005 : le gouvernement fédéral[modifier | modifier le code]

Joschka Fischer participe à la fondation des Verts en 1982, avec notamment Otto Schily, l’un des avocats de la Fraction armée rouge, qui deviendra quant à lui ministre de l’intérieur du gouvernement Schröder. Ces deux hommes auront avec Cohn-Bendit une influence décisive au début de la coalition rouge-verte : la suppression du droit du sang dans l’attribution de la nationalité allemande et l’engagement dans le maintien de la paix, avec l’envoi de soldats au Kosovo.

En 2000, à l’Université Humboldt de Berlin, M. Fischer appelle à la relance de l’Union européenne grâce à l’adoption d’une constitution et à une avant-garde d’une Fédération européenne à venir. Après la chute des Taliban en Afghanistan, il aide à la reconstruction avec l’organisation de la conférence de Petersberg à la fin de l’année 2001. En 2003, on le devinait alors intéressé par le poste de ministre des Affaires étrangères de l’UE. À la conférence sur la sécurité de Munich, il désapprouva l’intervention américaine en Irak en lançant en anglais à Donald Rumsfeld : « I’m not convinced. » (« Je ne suis pas convaincu. »).

À propos de la coalition rouge-verte, Fischer déclara en 2005 : « Le chapitre rouge-vert, écrit par ma génération, est irrévocablement clos. Le chapitre suivant sera écrit par des plus jeunes, les moins de quarante ans. »

Les années 2010 et la progression[modifier | modifier le code]

Après un score historique de 10,7 % des voix aux élections fédérales de septembre 2009, Les Verts s'associent au SPD pour reprendre au centre-droit le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en 2010.

L'année suivante, l'écologiste Winfried Kretschmann, grâce à une coalition avec les sociaux-démocrates, devient ministre-président du Bade-Wurtemberg et le premier Vert à diriger un gouvernement en Allemagne. À la fin de l'année, ayant dépassé les 5 % des voix en Mecklembourg-Poméranie occidentale, le parti est présent dans tous les Parlements du pays.

Au cours de l'année 2012, leur candidat Fritz Kuhn remporte la mairie de Stuttgart.

2012 : la primaire interne[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, les membres du parti choisissent, dans une élection sans précédent, les deux personnes qui figureront à la tête de la liste des candidats pour les élections au Bundestag prévues pour 2013: Jürgen Trittin et Katrin Göring-Eckardt.

En septembre 2013, les Verts se retrouvent au centre d'une polémique sur la pédophilie alors qu'un chercheur révèle que le parti et plusieurs personnalités notables, dont son porte-parole au Bundestag, Jürgen Trittin, avaient milité dans les années 1980 pour la dépénalisation des relations entre enfants et adultes ; des archives ont également révélé que le parti avait financé des associations poursuivant cet objectif[3]. Bien que Trittin ait depuis fait son mea-culpa, les Verts pâtissent de ce scandale alors que la campagne pour les élections législatives suit son cours : crédités de 15 % un an auparavant, ils sont désormais à 9 %[4]. Ils obtiennent finalement 8,4 % des voix, soit 2,3 points de moins qu'en 2009[5] et ne sont plus que la quatrième force politique du pays, derrière Die Linke. En conséquence de cet échec, deux de ses responsables, Jürgen Trittin et Katrin Göring-Eckardt, démissionnent[6].

Participations à des gouvernements fédéraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections au Bundestag
Année Voix Mandats Rang
1980 1,5 %
0 / 519
4e
1983 5,6 %
28 / 520
4e
1987 8,3 %
44 / 519
4e
1990 3,8 %
8 / 662
4e
1994 7,3 %
49 / 672
3e
1998 6,7 %
47 / 669
3e
2002 8,6 %
55 / 603
3e
2005 8,1 %
51 / 614
5e
2009 10,7 %
68 / 622
5e
2013 8,4 %
63 / 631
4e
Élections européennes
Année Voix Mandats Rang Tête de liste
1979 3,2 %
0 / 78
4e
1984 8,2 %
7 / 78
3e
1989 8,4 %
7 / 78
3e
1994 10,1 %
12 / 99
3e
1999 6,4 %
7 / 99
3e
2004 11,9 %
13 / 99
3e
2009 12,1 %
14 / 99
3e Rebecca Harms
Reinhard Bütikofer
2014 10,7 %
12 / 96
3e Rebecca Harms
Elections dans les Länder
Année BW BY BE BB HB HH HE MV NI NW RP SA SN ST SH TH
1990 6,5 5,0 9,3a  9,3b  5,5 5,0 2,6 5,6 5,3 6,5
1991 11,4 7,2 8,8 6,5
1992 9,5 4,97
1993 13,5
1994 5,9 2,9 3,7 7,4 5,5 4,1 5,1 4,5
1995 13,2 13,1 11,2 10,0
1996 12,1 6,9 8,1
1997 13,9
1998 5,9 2,7 7,0 3,2
1999 9,9 1,9 9,0 7,2 3,2 2,6 1,9
2000 7,1 6,2
2001 7,7 9,1 8,5 5,2
2002 2,6 2,0
2003 7,7 12,8 10,1 7,6
2004 3,6 12,3 5,6 5,1 4,5
2005 6,2 6,2
2006 11,7 13,1 3,6 4,6 3,6
2007 16,5
2008 9,4 9,6 7,5 8,0
2009 5,7 13,7 5,9 6,4 12,4 6,2
2010 12,1
2011 24,2 17,6 22,5 11,2 8,7 15,4 7,1
2012 11,3 5,0 13,2
2013 8,6 11,1 13,7
2014 6,2 5,7 5,7

a Bündnis 90: 6,4 %, Grüne: 2,8 %
b Grüne: 4,2 %, Neues Forum: 2,9 %, Bündnis 90: 2,2 %

Personnalités[modifier | modifier le code]

Membres renommés décédés[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://twitter.com/SteffiLemke/status/308616299754442752
  2. « Il y a trente ans, les Verts révolutionnaient la politique allemande », in slate.fr, 6 mars 2013.
  3. Nicolas Barotte, « Pédophilie : les Verts rattrapés par le passé », in Le Figaro, jeudi 19 septembre 2013, page 6.
  4. Frédéric Lemaître, « Les Verts allemands au centre d'une nouvelle polémique sur la pédophilie », in lemonde.fr, 17 septembre 2013.
  5. Nicolas Barotte, « Le grand désarroi de la gauche allemande », in Le Figaro, mardi 24 septembre 2013, page 6.
  6. Jean-Jacques Mével, « En Europe, les Verts font grise mine », in Le Figaro, vendredi 4 octobre 2013, page 8.