Hifikepunye Pohamba

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Hifikepunye Pohamba
H. Pohamba en février 2009
H. Pohamba en février 2009
Fonctions
2e président de la République de Namibie
En fonction depuis le 21 mars 2005
Élection 16 novembre 2004
Réélection 28 novembre 2009
Premier ministre Nahas Angula
Prédécesseur Sam Nujoma
Biographie
Date de naissance 18 août 1935 (78 ans)
Lieu de naissance Okanghudi (Sud-Ouest africain)
Nationalité namibienne
Parti politique SWAPO
Conjoint Penehupifo Pohamba
Diplômé de Université Patrice Lumumba

Hifikepunye Pohamba
Présidents de la République de Namibie

Hifikepunye Lucas Pohamba,né le 18 août 1935, est un homme politique namibien, membre de la South-West African People's Organisation (SWAPO). Il est président de la République de la Namibie, élu lors de l'élection présidentielle de 2004, et réélu à une très large majorité à l'élection de 2009. Il est également président de la SWAPO depuis novembre 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hifikepunye Pohamba est né le 18 août 1935 à Okanghudi, dans la région d'Ohangwena au centre-nord du Sud-Ouest africain, alors sous mandat sud-africain.

Après des études dans la mission anglicane locale, Pohamba trouve un travail en tant que secrétaire dans une mine de cuivre. Il participe à la fondation du syndicat SWAPO (South-West African People's Organisation) en 1960. Cette création sera lourde de conséquences : Pohamba est arrêté par les chefs locaux, enchaîné et fouetté en public. Il part alors en Rhodésie du Sud avant d'en être expulsé en 1961 vers le Sud-Ouest africain. Il passe quatre mois en prison avant d'être assigné à résidence pendant deux ans.

De nouveau en exil de 1964 à 1966, Pohamba rentre au pays avec son mentor Sam Nujoma lorsque le gouvernement sud-africain notifie à l'ONU que les exilés sont libres de revenir. Ils reprennent alors la lutte ce qui conduit Pohamba à repartir encore en exil. Durant son séjour à Alger (où il reste deux ans), il apprend le français, langue à laquelle il reste attaché.

En 1970, il est élu au comité central de la SWAPO et sept ans plus tard au bureau politique du parti. Installé en Angola où le MPLA le laisse tranquille, il établit un bureau de la SWAPO à Luanda et voyage en Afrique pour faire entendre les revendications de la SWAPO.

En 1980, Pohamba part à Moscou étudier à l'Université Patrice-Lumumba d'amitié entre les peuples. Il y obtient un diplôme de sciences politiques. Pohamba s'entraîne militairement en Zambie et Tanzanie, la SWAPO menant aussi des actions de guérilla contre le pouvoir sud-africain qui administre de fait, depuis la fin de son mandat légal en 1968, les terres du Sud-Ouest africain/Namibie.

Après les accords de 1988 entre l'Afrique du Sud et l'ONU, Pohamba revient en 1989 pour préparer les premières élections namibiennes en tant que directeur de campagne de la SWAPO. Celle-ci remporte les élections (57 % des suffrages) et Pohamba est élu député.

L'indépendance est déclaré le 21 mars 1990. Sam Nujoma devient président et Pohamba obtient le ministère de l'Intérieur. Il tiendra aussi les postes de ministre des Pêches et des Ressources maritimes et de ministre des Terres.

En tant que ministre des Terres, Pohamba est chargé de mener à bien la réforme agraire : les fermiers blancs, anciens colons, détiennent, comme au Zimbabwe la majeure partie des terres cultivables. Il a suivi la politique de son prédécesseur, mettant en relation des blancs souhaitant vendre et des acheteurs noirs avant de prêcher la mise en place une politique d'expropriation forcée, calquée sur celle de Robert Mugabe[réf. nécessaire], sans action concrète pour l'instant devant la réticence de l'ancien premier ministre Hage Geingob.

Pohamba monte aussi dans la hiérarchie de la SWAPO en devenant vice-président en 2002, le président restant, depuis 1960, Nujoma.

Toujours dans l'ombre du père de l'indépendance namibienne Sam Nujoma, Pohamba devient candidat de la SWAPO lors du congrès du 30 mai 2004. Il aura fallu toute l'aide politique de Nujoma pour que Pohamba réussisse à s'imposer comme candidat officiel de la SWAPO, se débarrassant des deux autres candidats Hidipo Hamutenya et Nahas Angula avec des campagnes de dénigrement ou de limogeage pur et simple pour Hamutenya quelques jours avant le congrès de la SWAPO.

Dans son programme politique, Pohamba a promis de lutter contre la corruption, la criminalité, l'expansion du SIDA et pour une redistribution des terres agricoles.

Il est élu président lors des élections des 15 et 16 novembre 2004 avec 76,4 % des voix, et la passation de pouvoir avec Sam Nujoma s'est effectuée le 21 mars 2005. Aux législatives ayant lieu en parallèle, la SWAPO obtient 55 sièges sur 72. Il a été réélu avec plus de 75 % des suffrages lors des élections de novembre 2009[1].

Depuis qu'il est président, Pohamba a surpris beaucoup d'observateurs par sa modération et sa modestie, contrairement à Sam Nujoma qui était connu pour ses sautes d'humeur répétées contre les homosexuels, les blancs, et ses ennemis politiques, entre autres [réf. nécessaire].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Pohamba s'est marié en 1983 et est le père de 6 enfants.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]