Annegret Kramp-Karrenbauer
| Annegret Kramp-Karrenbauer | |
Annegret Kramp-Karrenbauer, en 2012. |
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| Fonctions | |
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| Ministre de la Science, de la Recherche et de la Technologie de Sarre | |
| En fonction depuis le 9 mai 2012 | |
| Ministre-président | Elle-même |
| Gouvernement | Kramp-Karrenbauer II |
| Prédécesseur | Christoph Hartmann Peter Jacoby (intérim) |
| 10e ministre-président de Sarre | |
| En fonction depuis le 10 août 2011 (1 an, 9 mois et 8 jours) |
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| Gouvernement | Kramp-Karrenbauer I et II |
| Législature | 14e et 15e |
| Coalition | CDU-FDP-Grünen (2011-2012) CDU-SPD (depuis 2012) |
| Prédécesseur | Peter Müller |
| Ministre de la Justice | |
| 10 août 2011 – 9 mai 2012 | |
| Ministre-président | Elle-même |
| Gouvernement | Kramp-Karrenbauer I |
| Prédécesseur | Peter Müller |
| Successeur | Anke Rehlinger |
| Ministre du Travail, de la Famille, de la Prévention, des Affaires sociales et des Sports de Sarre | |
| 10 novembre 2009 – 10 août 2011 | |
| Ministre-président | Peter Müller |
| Gouvernement | Müller III |
| Prédécesseur | Joachim Rippel (Travail) Elle-même (Famille) Gerhard Vigener (Affaires sociales) Klaus Meiser (Sports) |
| Successeur | Monika Bachmann |
| Ministre de l'Éducation, de la Culture, de la Famille et des Femmes | |
| 3 septembre 2007 – 10 novembre 2009 | |
| Ministre-président | Peter Müller |
| Gouvernement | Müller II |
| Prédécesseur | Jürgen Schreier (Éducation) Elle-même (Famille et Femmes) |
| Successeur | Klaus Kessler (Éducation) Elle-même (Famille et Femmes) |
| Ministre de l'Intérieur, de la Famille, des Femmes et des Sports | |
| 6 octobre 2004 – 3 septembre 2007 | |
| Ministre-président | Peter Müller |
| Gouvernement | Müller II |
| Prédécesseur | Elle-même (Intérieur) Regina Görner (Femmes) |
| Successeur | Klaus Meiser (Intérieur) Elle-même (Famille et Femmes) |
| Ministre de l'Intérieur et des Sports | |
| 13 décembre 2000 – 6 octobre 2004 | |
| Ministre-président | Peter Müller |
| Gouvernement | Müller I |
| Prédécesseur | Klaus Meiser |
| Successeur | Elle-même |
| Biographie | |
| Date de naissance | 9 août 1962 |
| Lieu de naissance | Völklingen (RFA) |
| Parti politique | CDU |
| Diplômé de | Université de la Sarre |
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| Ministre-présidents de Sarre | |
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Annegret Kramp-Karrenbauer, née le 9 août 1962 à Völklingen, est une femme politique allemande, membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), actuellement ministre-présidente du Land de Sarre.
Après avoir été élue municipale à Püttlingen dans les années 1980, puis députée fédérale en 1998, elle fait son entrée au Landtag de Sarre en 1999. L'année suivante, elle devient ministre régionale de l'Intérieur, puis ministre de l'Éducation en 2007. Après les régionales de 2009, elle est promue ministre du Travail.
À la suite du départ de Peter Müller, elle est investie, en 2011, ministre-présidente de la Sarre. Au bout de quelques mois, elle met fin à la coalition avec les libéraux et les écologistes, provoquant des élections anticipées. Après ce scrutin, elle décide de faire alliance avec les sociaux-démocrates.
Sommaire
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Biographie [modifier]
Formation en sciences politiques [modifier]
Après avoir fréquenté l'école primaire à Püttlingen, elle suit ses études secondaires à Völklingen, où elle obtient son abitur en 1982. Elle entre alors à l'université de Trèves, afin d'y étudier le droit et les sciences politiques, et achève son cursus en 1990 à l'université de la Sarre en passant sa maîtrise de sciences politiques et droit public avec succès.
Parcours professionnel [modifier]
Elle commence à travailler en 1991, comme conseillère politique et pour la planification de la CDU de Sarre. Elle quitte ce poste en 1998, et devient l'année suivante la secrétaire personnelle de Peter Müller, président du groupe parlementaire chrétien-démocrate au Landtag.
Les débuts en politique [modifier]
Elle adhère à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) en 1981, intégrant immédiatement la Junge Union (JU), dont elle sera membre du comité directeur de 1985 à 1988, et la Frauen Union (FU).
Elle entame sa carrière politique en 1984, lorsqu'elle est élue membre du conseil municipal de Püttlingen. Choisie comme adjointe au maire en 1989, elle renonce à cette fonction au bout de cinq ans, mais la retrouve brièvement entre 1999 et 2000.
Députée fédérale puis régionale [modifier]
Le 1er mars 1998, elle entre au Bundestag, en tant que suppléante de Klaus Töpfer. Elle ne se représente pas aux élections fédérales de septembre, et quitte l'assemblée un mois plus tard. À l'occasion des élections régionales du 5 septembre 1999 en Sarre, remportées par la CDU, elle est élue députée au Landtag. Elle se voit aussitôt désignée coordinatrice parlementaire du groupe CDU.
Montée en puissance [modifier]
Élue présidente de la Frauen Union de Sarre en 1999, elle est nommée ministre régionale de l'Intérieur et des Sports par le ministre-président Peter Müller le 13 décembre 2000, puis devient en 2001 vice-présidente fédérale de la FU. En 2003, elle est désignée vice-présidente de la CDU de Sarre.
Suite à la reconduction de la majorité absolue de la CDU aux élections de 2004, ses compétences ministérielles sont élargies, le 6 octobre, à la Famille et aux Femmes. Lors du remaniement ministériel du 3 septembre 2007, elle est choisie comme ministre de l'Éducation, de la Culture, de la Famille et des Femmes.
Ministre du Travail [modifier]
Elle est réélue députée lors des élections régionales du 30 août 2009, alors que son parti perd sa majorité absolue. Peter Müller parvient toutefois à se maintenir au pouvoir en constituant une coalition avec les libéraux et les écologistes. Lors de la formation de son nouveau cabinet, le 10 novembre, elle est nommée ministre du Travail, de la Famille, de la Prévention, des Affaires sociales et des Sports, un poste qui rassemble des compétences éclatées jusque-là entre quatre ministères.
La successeur de Peter Müller [modifier]
Lorsque Müller annonce, le 22 janvier 2011, son prochain retrait de la vie politique, elle est désignée à l'unanimité par le comité directeur régional et du groupe parlementaire pour lui succéder[1]. Les deux partenaires des chrétiens-démocrates dans la coalition régionale au pouvoir font alors connaître leur soutien à sa candidature[2].
Son investiture est prévue le 10 août 2011, son gouvernement devant être formé quatorze jours plus tard[3]. Le 28 mai, elle est portée à la tête de la CDU de Sarre, avec 95,6 % des voix, en remplacement de Müller, qui occupait ce poste depuis 1995[4].
Ministre-présidente de la Sarre [modifier]
Une coalition jamaïcaine difficile à gérer [modifier]
Elle est élue par le Landtag au second tour de scrutin, le 10 août 2011, avec 26 voix contre 25 à Heiko Maas[5], après avoir obtenu seulement 25 voix au premier tour, deux de moins que sa coalition.
Le 31 août suivant, elle devient « plénipotentiaire de la République fédérale d'Allemagne, chargée des relations culturelles franco-allemandes », fonction établie par le traité de l'Élysée et qui assure aux autorités françaises un interlocuteur unique en matière de politique culturelle, celle-ci étant gérée par les Länder allemands[6].
À la suite de l'éclatement de sa coalition, en janvier 2012, dû à des dissensions internes au sein du Parti démocrate de Sarre (FDP/DPS), elle tente, sans succès, de former une grande coalition avec le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), mais se voit finalement contrainte de convoquer des élections législatives régionales anticipées[7].
La première grande coalition depuis 1961 [modifier]
Lors du scrutin, le 25 mars, la CDU remporte 35,2 % des suffrages exprimés et 19 députés sur 51, devant le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), qui obtient 30,4 % des voix et 17 sièges. Bien que la gauche dispose d'une majorité de 28 élus au Landtag, elle parvient ensuite à constituer une alliance avec les sociaux-démocrates de Heiko Maas et est réinvestie à son poste le 9 mai, par 37 voix sur 51[8]. C'est alors la première fois depuis 1961 et la fin du premier mandat de Franz-Josef Röder, ministre-président du Land entre 1959 et 1979, que la CDU et le SPD forment une coalition en Sarre.
Vie privée [modifier]
Mariée et mère de trois enfants, elle est de confession catholique et vit à Püttlingen.
Notes et références [modifier]
- (de) Peter Müller annonce son retrait, Der Spiegel, le 22 janvier 2011
- (de) Kramp-Karrenbauer à la place de Müller, Der Tagesspiegel, le 22 janvier 2011
- (de) « Saarbrücken: Regierungspartner über Wahltermin einig », Saarländischer Rundfunk, le 3 mai 2011
- (de) Sarre – Kramp-Karrenbauer est la nouvelle chef de la CDU, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 28 mai 2011
- (de) « Saarbrücken: Kramp-Karrenbauer neue Regierungschefin », Saarländischer Rundfunk, le 10 août 2011
- « La Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne chargée des relations culturelles franco-allemandes », france-allemagne.fr
- (de) « Neuwahl nach gescheiterter Sondierung », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 19 janvier 2012
- (de) « Kramp-Karrenbauer als Ministerpräsidentin wiedergewählt », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 9 mai 2012
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (de) Site du ministère des Affaires sociales du Land de Sarre
- (de) Site de la fédération CDU du Land de Sarre
- (de) Notice biographique sur le site Landtag de Sarre