Kurt Georg Kiesinger

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Kurt Georg Kiesinger
Kurt Georg Kiesinger.
Kurt Georg Kiesinger.
Fonctions
Président fédéral
de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
23 mai 19675 octobre 1971
Prédécesseur Ludwig Erhard
Successeur Rainer Barzel
3e chancelier fédéral allemand
(29e chancelier d'Allemagne)
1er décembre 196621 octobre 1969
(&&&&&&&&&&&010552 ans, 10 mois et 20 jours)
Président fédéral Heinrich Lübke
Gustav Heinemann
Gouvernement Kiesinger
Législature 5e
Coalition CDU/CSU-SPD
Prédécesseur Ludwig Erhard
Successeur Willy Brandt
3e ministre-président du Bade-Wurtemberg
17 décembre 195816 décembre 1966
(&&&&&&&&&&&029217 ans, 11 mois et 29 jours)
Gouvernement Kiesinger I, II et III
Législature 2e, 3e et 4e
Coalition CDU-SPD-FDP-GB/BHE (1958-1960)
CDU-FDP-GDP (1960-1964)
CDU-FDP (1964-1966)
Prédécesseur Gebhard Müller
Successeur Hans Filbinger
Biographie
Date de naissance 6 avril 1904
Lieu de naissance Ebingen (Reich allemand)
Date de décès 9 mars 1988 (à 83 ans)
Lieu de décès Tübingen (RFA)
Parti politique NSDAP (1933-1945)
CDU (1947-1988)
Conjoint Marie-Luise Kiesinger
Profession Avocat
Fonctionnaire
Religion Catholique

Kurt Georg Kiesinger Kurt Georg Kiesinger
Chanceliers fédéraux d'Allemagne
Ministre-présidents du Bade-Wurtemberg

Kurt Georg Kiesinger, né le 6 avril 1904 et mort le 9 mars 1988, est un homme politique ouest-allemand membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Il fut chancelier fédéral de 1966 à 1969, à la tête d’une grande coalition des démocrate-chrétiens et des sociaux-démocrates.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kiesinger avait fait des études de droit (couronnées en 1934 par un doctorat), et avait épousé en 1932 Marie-Luise Kiesinger, née Schneider.

Fonctionnaire du régime et membre du parti nazi[modifier | modifier le code]

Kiesinger devient en 1933 membre actif du parti nazi. À l’office des Affaires étrangères sous Joachim von Ribbentrop, en tant que directeur-adjoint de la propagande radiophonique du Reich vers l'étranger, il est chargé de faire le lien entre Ribbentrop et Goebbels, ce qui lui vaut le surnom de « Goebbels de l’étranger ».
À la défaite du Troisième Reich, il est emprisonné dans un camp d'internement de 1945 à 1946 avant d'être libéré en 1948.

La publication tardive en 1966 par le Spiegel des archives du NSDAP saisie par les Américains, confirme la défense de Kiesinger selon laquelle il n'avait jamais entretenu de sentiment antisémite. Il y était expressément dénoncé par ses collaborateurs auprès de la SS en 1944, comme principal responsable faisant obstacle à la mise en œuvre de la politique antisémite au sein de son département.

Sa nomination comme Chancelier n'en fut pas moins controversée.

Il fut publiquement giflé par Beate Klarsfeld, le mercredi 7 novembre 1968, aux cris de « Kiesinger, Nazi ! Démissionne ! ».

Carrière aux débuts de la RFA[modifier | modifier le code]

Membre de la CDU depuis 1947, il devient membre du Bundestag à sa création en 1949. De 1949 à 1966, il reçoit différents mandats comme député, député européen, président du Bade-Wurtemberg. Les antagonismes avec le chancelier Adenauer, qui lui refusera toujours un poste de ministre malgré sa popularité au niveau fédéral, lui valent son engagement dans le gouvernement du Land jusqu'à sa victoire au sein du CDU en 1966

Chancelier de la grande coalition[modifier | modifier le code]

En 1966, lors de la crise gouvernementale suivant la démission de Ludwig Erhard, il s'impose finalement comme le troisième chancelier de la République fédérale d'Allemagne (après Adenauer et Erhard). Chef d'un gouvernement soutenu par une coalition entre les deux grands partis de droite et de gauche, la CDU et le SPD, il doit composer avec des ministres comme Willy Brandt et Franz-Josef Strauß. Malgré ces difficultés, cette coalition dure jusqu'aux élections de 1969 et vote plusieurs réformes importantes dont celle du mode d'élection du Bundestag.

Perte du pouvoir[modifier | modifier le code]

Après ces élections et malgré une victoire de la CDU qui forme le groupe parlementaire le plus important, Willy Brandt succède à Kiesinger grâce au soutien du FDP, une coalition que Kiesinger considère jusqu'à sa mort comme anti-démocratique.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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