Z 5300

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Z 5300

La Z 5355 à Laroche-Migennes.

La Z 5355 à Laroche-Migennes.

Identification
Exploitant(s) SNCF
Type automotrice
Motorisation Électrique
Composition 3 ou 4 caisses
ZB+ZRB(+ZRB)+ZRABx
Couplage 1 à 3 unités
Construction 61 et 84 automotrices
Constructeur(s) Carel-Fouché-Langepin, MTE/Francorail
Fives-Lille, OC Oerlikon
Modernisation 27 rames en 1992Ligne N du Transilien
16 rames de 2005 à 2007(D)Ligne R du Transilien
Mise en service de 1965 à 1975
Effectif 30 ()
Retrait à partir de 2002
Affectation Transilien, RER
Utilisation (RER)(D)
TransilienLigne N du TransilienLigne R du Transilien
Configurations
Composition places
(assises)
longueur masse
3 c. (M+2R)
4 c. (M+3R)

880 (388)
77,2 et 78,45 m (1e et 2e S/Série)
102,8 et 103,55 m (1e et 2e S/Série)
123,5 t
153,5 t
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Bo'Bo'
Écartement standard
 Alimentation 1,5 kV CC
Moteurs de traction 4 * EMW 510
750 V
autoventilés
 Puissance continue 1180 kW
 Effort de traction 147 kN
 Largeur 2,870 m
 Hauteur 4,205 m
Empattement 18,100 m
 Diamètre des roues Ø1020 motrices 800 remorques
Accès 3 par flanc
Portes coulissantes
2 vantaux
Vitesse maximale 120 ou 130 km/h

[1],[2],[3],[4]

La Z 5300 est une rame automotrice électrique circulant en France et caractérisée par une caisse en acier inoxydable, ce qui lui vaut d'être surnommée « rame inox », « p'tit gris », « canette », « boîte de conserve » ou encore « couscoussière ». Elle succède aux Z 3700 et aux Z 5100. Les Z 5300 sont le plus ancien matériel roulant encore en circulation sur le réseau en 2015.

Composées à l'origine de quatre caisses (dont une seule motrice), certaines Z 5300 ont été réduites à trois caisses.

Les Z 5300 de la ligne N du Transilien sont en cours de remplacement par des VB 2N tractées par des locomotives BB 7200 modifiées en BB 7600, et celles des lignes D et R par des Z 20500 et des Z 5600.

Sous-séries[modifier | modifier le code]

Première sous-série (Z 5301-5361)[modifier | modifier le code]

Passage de la Z 5316 en mars 2011 à destination de Rambouillet au PK 36,7.
Passage de la Z 5316 en mars 2011 à destination de Rambouillet au PK 36,7.

Ceci est la première sous-série de ces trains, construite de 1965 à 1968. Cette première sous-série est reconnaissable par l'encadrement des baies qui, des deux côtés, est similaire à celui des Z 5100. Elles ont été équipées de l'EAS (équipement à agent seul) entre 1987 et 1990 (les rames de Montrouge ont été modernisés avec le remplacement des banquettes par des sièges individuels type Z 20500 en 1988-1992) mais, en raison de l'accident du 27 juin 1988, la Z 5301 n'a jamais été équipée de l'EAS. Quelques rames sont équipées de voitures transformées provenant de RIB 60 ou de RIB 70. Depuis juin 2005, douze rames sont modernisées avec nouvel aménagement intérieur (sièges, couleurs), décrassage poussé de l'inox et application d'un logo Transilien. Cette modernisation devrait prolonger la durée de vie de ces rames jusqu'en 2015-2016.

Deuxième sous-série (Z 5362-5445)[modifier | modifier le code]

La Z 5371 en gare des Essarts-le-Roi en 2011.

La deuxième sous-série est reconnaissable par l'encadrement des baies réalisé avec des bandes en néoprène. De plus, un côté possède une barre centrale pour permettre l'ouverture des fenêtres. Les Z 5366-5445 ont subi à la fin des années 1970 une profonde rénovation pour le service sur la ligne C du RER : remplacement des banquettes par des sièges individuels type Z 6400, nouveaux coloris d'intérieurs, mise en place d'un indicateur mission aux extrémités de la rame (vers 1982-1984).

Paradoxalement, la quasi-totalité de ces rames, à l'exception de douze rames Z 5362 à Z 5372 et Z 5426, n'ont pas été équipées de l'EAS, ce qui leur a valu une réforme accélérée en 2002-2003 lors de leur remplacement par des Z 20900 sur la ligne C, sauf pour les rames déjà mutées en province au milieu des années 1990 pour assurer des missions TER et les huit rames mutées à Montrouge (5371, 5372 et 5426) et à Villeneuve (5366-5370) pour assurer des missions de banlieue lors de l'arrivée des automotrices à deux niveaux sur le RER C. Trois sur les douze rames équipées EAS (5371, 5372 et 5426) ont été modernisés avec le remplacement des sièges individuels en skai type Z 6400 par des sièges individuels en tissu type Z 20500 en 1988-1992. Depuis 2005, les rames Z 5364, Z 5366, Z 5367 et Z 5368 sont modernisées avec un nouvel aménagement intérieur (sièges, couleurs), décrassage poussé de l'inox et application d'un logo Transilien.

Des rames ont assuré la navette entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours et entre Les Aubrais - Orléans et Orléans ; elles ont disparu en décembre 2011.

Services assurés[modifier | modifier le code]

Services actuels (2015)[modifier | modifier le code]

(RER)(D) Juvisy - Melun (missions JOPA/ZOPO)
TransilienLigne R du Transilien Melun - Montereau via Héricy (missions KOHO/ZOHA)
TransilienLigne N du Transilien Paris-Montparnasse - Sèvres-Rive-Gauche (missions SOPI/POSI)

Matériel moteur[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des Z 5300.
  • STF Lignes D/R : superviseur technique de flotte des lignes D et R, gérant le matériel Transilien affecté à ces lignes, basé au dépôt de Villeneuve-Saint-Georges.
  • STF Lignes N/U : superviseur technique de flotte des lignes N et U, gérant le matériel Transilien affecté à ces lignes, basé au dépôt de Montrouge.

Services anciennement assurés (1965-2013)[modifier | modifier le code]

Rames particulières[modifier | modifier le code]

Outre la distinction entre les première et deuxième sous-séries (distinction de construction), on peut distinguer trois catégories de rames, liées à leur équipements en cours de carrière :

  • les rames « standard » pour le service de banlieue (portes grises) : elles sont réformées ;
  • les rames dotées de l'EAS (équipement à agent seul), dont les portes sont peintes en rouge ; elles sont affectées aux dépôts de Villeneuve et de Montrouge, et en cours de réforme ;
  • les rames destinées au service TER, dont la composition peut être réduite à trois caisses, avec des portes peintes en bleu (bleu clair pour celles à quatre caisses de Montrouge, bleu foncé pour celles à trois caisses de Saint-Pierre) : elles sont réformées.

Indépendamment de ces distinctions, il existait cinq rames équipées d'anciens matériels du type « Rame inox de banlieue » (RIB), à la suite d'accidents ou du fait de l'absence de certaines caisses :

  • 5316 : ZR 15316 et 25591 ;
  • 5339 : ZR 15339 ;
  • 5359 à 5361 : ZR 25592 à 25597.

Il existe aussi des rames mixtes comprenant des caisses des 1re et 2e sous-séries :

  • 5360 et 5361 : ZR 15360 et 15361 (2e sous-série) ;
  • 5366 : cette rame comprend la caisse 25332 (de la rame 5316) afin d'harmoniser les rames.

Par ailleurs, à la suite de l'accident de Paris-Gare-de-Lyon de juin 1988, la rame 5342 comprend la remorque ZR 15301.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Accidents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail, 1978
  2. Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, page 169, 171, La Vie du Rail, 2007 (ISBN 978-2-915034-65-3)
  3. Revue bimestrielle Voies Ferrées, Le matériel moteur de la SNCF, en plusieurs articles sur plusieurs numéros par année
  4. Revue mensuelle Rail Passion, État trimestriel du matériel moteur SNCF, un article par trimestre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, "Le matériel moteur de la SNCF", N.M. La Vie du Rail,‎ 1969 et réédition 1978
  • Denis Redoutey, "Le matériel moteur de la SNCF", La Vie du Rail,‎ (ISBN 978-2-915034-65-3)