2CC2 3400

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2CC2 3400 (PLM SNCF)
Description de cette image, également commentée ci-après
La 262 AE 1 du PLM.
Identification
Exploitant(s) PLM puis SNCF
Désignation PLM 262 AE 1 à 4
puis SNCF 2CC2 3401-3404
Type locomotive électrique
Construction 4 locomotives
Constructeur(s) Batignolles-Châtillon
Oerlikon
Mise en service 1929-1930
Retrait radiées en 1974
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux (2'Co)(Co2')
Écartement standard
Alimentation continu 1,5 kV (panto et 3e rail)
Tension ligne de contact 1,5 k V
Moteurs de traction 6 moteurs MBZ 660
Puissance unihoraire : 3721 kW
Puissance continue 2943 kW
Masse en service 158,25 t
Longueur HT 23,800 m
Vitesse maximale 130 km/h

Les 2CC2 3400 sont une série de quatre locomotives électriques à courant continu commandées initialement par la compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée. Ces locomotives puissantes, parmi les plus anciennes machines électriques du PLM où elles étaient numérotées 262 AE 1 à 4, ont servi sur la ligne de Maurienne. Elles ont été radiées du service dans les années 1970.

Description et service[modifier | modifier le code]

La locomotive PLM 262 AE3.

Ces véritables monstres dénommés à l'origine 262 AE 1 à 4 ont été livrés dès 1929 pour le réseau du PLM au dépôt de Chambéry, afin d'assurer le trafic des trains de voyageurs dans le massif de la Maurienne. Équipées de frotteurs et de pantographes 1500 V, ces locomotives électriques considérées comme les plus longues de France ont durant près d'un demi-siècle parcouru la ligne reliant Culoz à Chambéry électrifiée par caténaire ainsi que la ligne Chambéry-Modane conservant quant à elle le 3e rail jusque dans les années 1970.

Relativement puissantes et fiables, elles ont été conçues à partir des prototypes 242 AE 1 et 242 BE 1 (devenus 2BB2 3200 et 2BB2 3300) radiés prématurément dès le milieu des années 1960. Le nombre important d'essieux porteurs et moteurs permettait d'améliorer l'adhérence de ces engins moteurs; le profil de la ligne entre Saint-Jean-de-Maurienne et Modane étant très sévère avec des déclivités atteignant 30 millimètres par mètre.

Durant les années 1950, ces engins sont renommés 2CC2 3400 et continuent à assurer sans faille leur mission. La livraison des BB 1 à 80, mais surtout des CC 7100 dotées de frotteurs les cantonne progressivement à la seule traction des trains de marchandises. Les nouvelles CC 6500 arrivées en masse à la fin des années 1960 entraîne le début de la radiation de la série dont il ne subsistera plus que la 2CC2 3402 rayée des inventaires en 1974. Peu de temps après leur disparition, la caténaire a été mise en place permettant la dépose des frotteurs 1500 V sur le parc équipé.

Particularités de l'alimentation électrique[modifier | modifier le code]

Ces locomotives très puissantes sont équipées de 6 moteurs électriques, un par essieu, ce qui permet 4 modes de couplage :

  1. Le couplage parallèle où les 6 moteurs sont en parallèle et alimentés en 1500 volts, marche à pleine vitesse.
  2. Le couplage série où les 6 moteurs sont en série et alimentés en 250 volts, utilisé pour le démarrage.
  3. Le couplage série-parallèle, où les moteurs sont en série par 2, les 3 séries sont en parallèle ; les moteurs sont alimentés en 500 volts ; ce couplage est utilisé pour la montée en vitesse après le couplage série.
  4. Le couplage parallèle-série, où les moteurs sont en série par 3, les 2 séries sont en parallèle ; les moteurs sont alimentés en 750 volts ; ce couplage est utilisé pour la montée en vitesse après le couplage série-parallèle.

Machine conservée (2013)[modifier | modifier le code]

La 2CC2 3402 sous la rotonde de Chambéry en novembre 2013.

La 2CC2 3402, seule machine de la série préservée avait été mise à l'abri pendant plusieurs années sous l'ancienne rotonde ferroviaire du dépôt de Montluçon après un passage au dépôt de Clermont-Ferrand. La locomotive a rejoint son dépôt d'origine en véhicule, le dimanche 20 janvier 2002, grâce à l'initiative de cheminots. Retrouvée dans un état de conservation plus que correct, la restauration complète [1] de la machine s'achève à Chambéry : La restauration en état de présentation est achevée et la partie mécanique l'est quasiment. En 2008, et pour la première fois depuis 1974 la machine a été mise sous tension et s'est déplacée par ses propres moyens dans l'enceinte du dépôt de Chambéry[2]

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les 2CC2 3400 ont fait l'objet de reproductions à l'échelle HO par l'artisan Locoset Loisir (Artmetal-LSL) sous forme de kit en laiton à monter et chez Lematec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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