X 3700

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X 3700
Description de cette image, également commentée ci-après
L'autorail Z 105 des CFL, série identique aux X 3700 françaises.
Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation X 3701 à 3720
Type autorail
Motorisation Diesel
Composition M
Couplage non
Commande
Construction 1949-1950
Constructeur(s) De Dietrich
Nombre 20
Effectif 0 au (01/01/2010)
Retrait radiés
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Carburant gazole
Moteur thermique 2 moteurs Saurer BXDS
Puissance 118 kW
à 1500 tr/min
Transmission mécanique
Puissance continue 236 kW
Masse en service 37,5 t
Longueur HT 24,510 m
Longueur totale 25,910 m
Capacité 81 p.
Vitesse maximale 120 km/h

Les X 3700 constituent une série de 20 anciens autorails de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Construits par De Dietrich et mis en circulation entre 1949 et 1950, les X 3700 sillonnent les lignes ferroviaires du grand est de la France. Ils sont réformés entre 1973 et 1976. Le X 3710, racheté par une association, est préservé.

Genèse de la commande[modifier | modifier le code]

Le , afin de reconstituer son parc d'autorail après la Seconde Guerre mondiale, la SNCF décide l'achat d'un certain nombre d'autorails auprès de Renault et de De Dietrich. Modifiée à plusieurs reprises, la commande ferme est de vingt X 3700 dérivés des X 42000, passée auprès de De Dietrich ; trente-cinq autres autorails, les X 3600, sont commandés à Renault à la même date du .

De son côté, la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL) commande à De Dietrich dix autorails identiques aux X 3700 et immatriculés Z 101 à Z 110.

Caractéristiques et aménagements[modifier | modifier le code]

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Face avant du Z 105.

La série des X 3700 est construite par De Dietrich dans son usine de Reichshoffen. Les livraisons s'échelonnent du au [1].

Ces autorail sont très semblables à ceux de la série X 42000, livrée par le même constructeur à plusieurs réseaux français puis à la SNCF de 1935 à 1942[2].

Réversibles, ils sont équipés de deux moteurs Saurer de type BXDS d'une puissance unitaire 118 kW (160 ch) à 1 500 tr/min. La boîte de vitesses Mylius CV2 est mécanique à quatre rapports synchronisés. Leur vitesse maximale est de 120 km/h[1]. Ils couplables mais jumelables avec d'autres types d'autorails ; en service commercial, un X 3700 est parfois jumelé avec un autre autorail de la même série ou avec un X 4300[3]. Les autorails peuvent tracter une remorque[4].

Au cours de leur carrière, les X 3700 bénéficient de plusieurs modifications techniques visant à améliorer le confort du conducteur et des passagers, à optimiser le comportement en ligne et à faciliter la maintenance ; celle-ci s'effectue, hors opérations courantes, aux ateliers de Bischheim[5].

Diagramme simplifié d'un X 3700.

Livrée et aménagements intérieurs[modifier | modifier le code]

Les X 3700 sont mis en service dans la livrée habituelle des autorails à la fin des années 1940 : bas de caisse rouge vermillon, ceinture des baies et pavillon crème. À partir de 1968 et comme sur l'ensemble du parc autorails, sauf exceptions, le pavillon est repeint en rouge vermillon pour améliorer la visibilité[6].

Ils peuvent accueillir 81 passagers de troisième, puis de seconde classe à partir de 1956, dont 75 places sur des banquettes (3 + 2 places de front) dans un compartiment unique et six strapontins sur les plateformes d'accès. Un compartiment postal (1 t de charge) prend place entre l'une de ces plateformes et un local moteur ; une plateforme à bagages, dont une partie est occupée par une chaudière à coke en tôle puis en fonte pour le chauffage de la salle voyageurs, admet 1,8 t de charge entre la seconde plateforme d'accès et l'autre moteur[1].

Dépôts titulaires[modifier | modifier le code]

Les X 3700 ont toujours été affectés à des dépôts alsaciens ou lorrains. Au fur et à mesure de leur livraison, ils rejoignent le dépôt de Nancy mais ce centre s'en défait dès 1952 au profit de Metz-Sablon, qui accueille ces autorails jusqu'à la radiation complète de la série en 1976. D'autre dépôts se voient dotés de X 3700, mais pour une durée assez réduite : l'Île-Napoléon, Vesoul ou Strasbourg[1],[7].

Effectifs des X 3700 par dépôt titulaire.
dépôt titulaire 01/01/1950 01/01/1953 01/01/1956 01/01/1961 01/01/1965 01/01/1973 01/01/1976
Nancy 20
Mulhouse-Île-Napoléon 6 6
Metz-Sablon 10 14 20 12 20 7
Vesoul 4
Strasbourg 8
TOTAL 20 20 20 20 20 20 7

Services assurés[modifier | modifier le code]

Enr aison de leur nombre réduit, les les X 3700 se cantonnent aux circulations sur les lignes d'Alsace et de Lorraine, assurant ponctuellement quelques services vers Dijon, le nord de la Franche-Comté ou l'Allemagne (Sarrebruck, Trèves)[3].

Lignes parcourues par les X 3700 (liste non exhaustive)[8] :

À partir de 1963, l'arrivée des X 4300, plus performants et confortables ainsi que le renforcement de la dotation des X 2400 entraînent une baisse de l'activité des X 3700[3]. Les X 3701 et 3714 sont les premiers à être radiés en . Les radiations se poursuivent en 1974 et 1975, les derniers exemplaires disparaissant des inventaires de la SNCF en décembre 1976[8]. Le X 3705 détient, pour cette série, le record du kilométrage parcouru avec 2 212 488 km, les parcours des autres exemplaires étant tous supérieurs à 2 070 000 km. D'une conception simple et robuste et mettant en œuvre des solutions techniques déjà éprouvées, les X 3700 n'ont jamais subi une longue immobilisation à la suite de panne[3].

Autorail préservé[modifier | modifier le code]

Le X 3710, qui appartient au Train Thur Doller Alsace (Cernay), est l'unique exemplaire de ce type conservé en France[9].

Au Luxembourg le Z 105 est préservé par le Service des sites et monuments nationaux et se trouve en état de marche. L'association 1604 CLASSICS s'occupe de son entretien ainsi de son exploitation.

Modélisme[modifier | modifier le code]

Ce type d'autorail a été reproduit en HO par la firme AS. Il existe également un Kit complet bronze-laiton à monter par assemblage et soudure produit par Loco Set Loisirs (réf 9420S).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Collin 1977, p. 46.
  2. Broncard 1986, p. 12.
  3. a b c et d Collin 1977, p. 47.
  4. Constant 1998, p. 68.
  5. Collin 1977, p. 46-47.
  6. Jehan-Hubert Lavie, « Autorails : les toits rouges gagnent en trois manches », Ferrovissime, no 36,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  7. Constant 1998, p. 69-70.
  8. a et b Constant 1998, p. 70.
  9. « Autorails », sur le site du Train Thur Doller Alsace (consulté le 11 février 2019).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvon Broncard, « De Dietrich : autorails pour tous usages », La Vie du Rail, no 2071,‎ , p. 9-14.
  • Jean Collin, « Les X 3700... c'est fini ! », La Vie du Rail, no 1575,‎ , p. 46-47.
  • Olivier Constant, Encyclopédie du matériel moteur SNCF : Supplément à la revue « Le Train », vol. 3 : Les autorails depuis 1938 (1re partie), Publitrains, , 98 p. (ISSN 1267-5008).
  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, Les Éditions La Vie du rail, , 4e éd. (1re éd. 1960), 660 p.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]